28 janvier, 2020

Bienvenue chez les Trappeurs !

Bienvenue sur ce blog ! Le blog d'un groupe de montagnards qui se sont connus au Cracq Jeunes Escalade de Saintes au début des années 2000. Depuis, ils se sont éparpillés : Deux-Sèvres, Vendée, Pyrénées-Atlantiques... mais se retrouvent toujours avec plasir. En règle générale, le groupe est composé de : Xavier (Xav le trappeur), Lucile (Lulu), Philippe (Philou), Guillaume (Guigui),Jean-Jacques (Jako), Sandrine, Eric, Jean-Luc (Cliff). Se joignent à nous aussi quelques fois Lolo, Karelle et François qui font partie de la "famille" ou d'autres invités, triés sur le volet...
18 ans que nous parcourons ensemble les Pyrénées ; quel terrain de jeux !
Eric, Xav, Guigui, Jako, Cliff et Lulu en avril 2017
Hiver comme été, ils nous régalent et on aime ça !
L'esprit Trappeur, c'est : se retrouver entre amis, dans une petite cabane avec du feu, dans un refuge glacé ou au bivouac, à la seule lumière de sa frontale, autour du repas avec une bonne bouteille de vin, se lever à l'aube pour se retrouver au sommet de la montagne... ces moments là sont inoubliables ...
Certains vont parfois explorer d'autres montagnes : Alpes, Himalaya, Atlas Marocain, les Andes...
Avec le temps, les agendas sont souvent remplis et difficiles à coordonner, mais, dès que nous le pouvons, ce sont toujours les Pyrénées qui nous rassemblent !

27 janvier, 2020

Escapade dans la poudreuse

VALLEE DE CAMPAN
25/26 JANVIER 2020

Avec Lucile, Karelle + Florence et Magali.

La décision a été prise assez rapidement, il suffisait de faire le tour des copines et l'affaire était jouée !
L'endroit était modifiable selon la météo et finalement, même si le soleil a joué à cache-cache, nous n'avons pas subi d'intempéries.

Cette fois, c'était conditions hivernales avec des températures de saison.

Vendredi : départ de Pons à 17 H 00 pour une arrivée à Baudéan au camping l'Arriou où on s'installe dans un bungalow (presque un chalet de trappeur mais en PVC !).

Samedi : départ du parking du Garet. Le sentier est verglacé puis on trouve la neige sur le Plat du Garet. On prend le tracé d'hiver, c'est-à-dire à gauche de la vallée. Les choses se compliquent lorsqu'il faut passer un verrou à 1900 mètres. C'est raide et on ne fait pas ce qu'on veut sur une couche de poudreuse glissant sur le verglas ! Magali déchausse, Karelle dérape, Florence glisse et Lucile descend d'un étage ! Les skieurs qui nous suivent ne s'amusent pas non plus...
Après cet intermède sportif, le terrain parait beaucoup plus progressif et on finit tranquillement au Réservoir des Laquets. Le pique-nique est expédié car il fait froid, même à l'abri d'une cabane. On se réchauffe vite à la descente, surtout en tombant dans les trous, il faut sortir la pelle !
Soirée tranquille, on décide de faire un gros apéro car tout le monde a apporté quantité de victuailles délicieuses !

Dimanche : il a plu toute la nuit et neigé vers 1500 mètres. Lucile ne change pas son programme qui est de monter au Casque du Lhéris. Le point de départ est au-dessus de Bagnères de Bigorre, après le col des Palomières. On gagne 2 km de piste en se garant à Bernadaus. On est dans la purée de pois et on se sent bien seules... Il bruine un peu mais on décide de partir car il est 10 H 00 passé. La piste est balisée mais vite encombrée d'arbres tombés lors de la dernière tempête. On fait les sanglières... Puis c'est plus tranquille jusque dans les pâturages où on trouve la neige fraiche jusqu'au sommet. On ne verra pas grand chose et là encore, il ne fait pas chaud ! La descente sera plus douce avec le départ du brouillard et enfin une visibilité sur les environs et la plaine. Très bel endroit paisible où on peut venir en toutes saisons.





13 janvier, 2020

A donf dans la drepou !

Peyreget/Lazive/Gourette
11/12 janvier 2020

Trappeurs : Xav, Lulu et Guigui



Guigui avait déjà lancé l'idée d'une virée chez Xav à la mi-décembre et nous étions prêts à partir. Mais de fortes pluies nous en avaient empêchés, des inondations ont eu lieu partout dans le sud-ouest et particulièrement en vallée d'Ossau. 
Le problème, cette fois, est que Guigui a prévenu tout le monde le dimanche soir pour un départ le vendredi suivant ! Donc les troupes sont maigres... Heureusement que Lulu est toujours motivée 👍. D'autant plus que le beau temps est assuré avec en plus des petites chutes de neige le vendredi matin.

Samedi : afin de profiter de la neige fraiche, nous avons prévu d'aller vers le Pic de Peyreget, Lulu en raquettes et les garçons à skis. Couloir, sommet ou le tour, on ne sait pas encore. Déjà, à 10 H le parking de l'Araillé est plein et il faut se garer au col du Pourtalet. Ce qui ajoute toute la traversée du plat d'Anéou pour rejoindre le pied du Col de Pombie. Là, on décide de rejoindre ce col. La montée est fastidieuse car les sacs sont plombés : fringues chaudes, crampons/piolet, matériel de sécurité, etc... Pause de 13 H au pied du col de Peyreget où on voit des skieurs monter un peu tard vers le col de la Fourche. Ensuite, on y voit de belles avalanches descendre juste après leur départ. Du spectacle ! 
Au col à 2300 M, on décide de monter au sommet du Peyreget car il reste moins de 200 mètres. Cette dernière montée verglacée sera un peu fastidieuse pour les skieurs, il ne faut pas glisser... 😅 Magnifique vue sur ce petit sommet de presque 2500 m. Alors qu'on est dans les pâturages en été, là c'est ambiance haute montagne assurée avec l'Ossau juste en face. Nous décidons de descendre par la face ouest :  toujours aussi compliqué pour les skieurs car la poudreuse a été chassée par les premiers passages. Lulu descend tranquillement en crampons et photographie les stars du jour ! La fin sera longue car on en a plein les guiboles... et on arrive au parking vers 17 H 00 alors que l'Anéou est déjà à l'ombre.
La soirée sera quand même bien festive, on ne se laisse pas abattre !

Dimanche : les spots pour skier étant rares vu le peu de neige tombée, les garçons partent du côté de Gourette pour faire le tour du Pène Sarrière. Grâce aux connaissances de Xav, ils pourront même remonter par le télésiège pour une 2e descente gratos ! 
Les cuisses chauffent quand même en fin de journée...
Pendant ce temps, Lulu est partie des Eaux -Bonnes vers la Montagne Verte.Même si elle y était il y a 10 jours c'est un  magnifique endroit. Cette fois, elle monte au-delà du Col de la Cure, prête à rallier les crêtes blanches. Mais, finalement, l'idée de retrouver les voitures et le goudron n'est guère séduisante ! Donc, demi-tour en faisant des petits détours dans les pâturages enneigés. Elle découvre même une belle petite cabane au pied du Lazive, inconnue sur les cartes ! Le retour se fera comme prévu pour 16 h 00 au chalet.


Encore un bon petit week-end qu'il ne fallait pas louper ! La vie est courte et toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver et passer de bons moments en toute simplicité 🙏



04 janvier, 2020

Passage en Twenty/Twenty !

Circuit cabanes - Vallée d'Aspe
DECEMBRE 2019

Trappeurs : Lulu et Philou

Nous voilà très motivés pour une nouvelle escapade pyrénéenne ! En effet, Xav travaillant en cette fin d'année, sa belette et lui nous attendent pour le 31. Une grande période de beau est annoncée donc nous décidons de partir 5 jours avant la date !

J1 : en début d'après-midi, nous démarrons de Borce, sans raquettes ni crampons car la neige a beaucoup fondu. Les sacs sont tout de même lourd, ou alors c'est nous qui vieillissons... GR 10 dans les pâturages raides puis la forêt et nous arrivons à la clairière qui abrite les cabanes d'Udapet de Bas (1420 m) dont une reste ouverte l'hiver. Tout confort et un poêle comme dans beaucoup de cabanes maintenant. Du bois mort à côté et un ruisseau pas très loin.

J2 : départ vers 9 H 30 pour monter au col de Barrancq puis on suit la crête vers le Pic de Labigouer. Quelle vue ! d'un côté l'Ossau et ses satellites et de l'autre : Lescun et ses sommets emblématiques, sans parler de la large vue sur les sommets espagnols. Nous profitons de la pause pour admirer tout ça et décider de l'itinéraire pour accéder à notre prochaine résidence. Décision est prise de continuer dans la neige vers le col des Pises puis de prendre des petits vallons en visant la forêt. Pause de midi au soleil puis on continue jusqu'à la cabane de Cayalatte (1550 m) où on s'installe. Glandouillage au soleil en admirant la vue, corvée de bois, toilette à la source. Nous n'avons vu personne de la journée. Le soir, le poêle fait monter la température à 14° !

J3 : nous ne sommes pas vraiment décidé sur la prochaine cabane. Celle d'Hortassy a l'air tout confort mais ne voit pas le soleil de la journée. Nous descendons dans la Vallée de Bélonce en suivant un sentier qui disparait sous les fougères. On jette un oeil à la cabane de Trongaillère qui pourrait être bien s'il y avait un bas flanc. De là, nous apercevons le fond de la vallée où se situe la cabane d'Hortassy : c'est un cirque enneigé et sûrement verglacé. Nous décidons donc de viser plutôt la cabane de Pacheu dans la vallée annexe. Nous montons au col de Lagréou pour un pique-nique fort agréable. Puis, descente dans les bois vers la vallée du Baralet et la cabane de Pacheu (1450 m) où nous passerons deux nuits. Celle-ci aussi est vraiment bien aménagée, le berger y passe l'été. Après la corvée de bois, on se fait chauffer de l'eau sur le poêle pour faire la toilette dans l'évier : le luxe !

J4 : Départ en mode léger vers le fond de la vallée pour monter sur le plateau de pâturages enneigés de la Montagne de Banasse. Il faut éviter les passages verglacés, heureusement une partie est en herbe. Nous visons le sommet du Souperet mais Lulu abandonne avant la fin car pente dangereuse et verglacée pouvant mener vers une barre rocheuse. Pique-nique au soleil, balade sur les bosses et visite de la cabane de Gourgue Sec sans mode de chauffage hélas. Nous redescendons vers notre havre de paix, faire encore un peu de bois et passer notre dernière soirée au chaud. La bonbonne de gaz arrive à sa fin et nous faisons cuire nos lentilles sur le poêle.

J5 : Après un peu de ménage, nous laissons notre belle cabane pour remonter au col de Lagréou et descendre vers le bas de la vallée de Belonce. Une piste forestière nous conduit tranquillement vers Borce. 1/2 heure avant d'arrivée au parking, nous recevons un appel de la Gendarmerie d'Arramits : les locaux s'inquiètent de voir une voiture qui n'a pas bougé depuis 5 jours !
En bas, nous profitons encore du coin avec le menu montagnard du bistrot d'Etsaut, endroit bien paisible à cette saison.

Mais ce n'est pas fini, on ne rentre pas à la maison, c'est ça la bonne nouvelle ! Direction le col de Marie Blanque pour basculer côté Ossau et faire quelques achats pour la soirée du 31.
Nous retrouvons Xav et Sandrine aux Eaux-Bonne pour une bonne soirée de réveillon et un lendemain tout aussi agréable au soleil avec une balade sur la Montagne Verte.



De bien belles vacances, on s'habitue au manque de neige... Mais on sait qu'elle sera présente en février et surtout qu'on en aura au-delà du cercle polaire en avril !

Les photos.



25 novembre, 2019

Lost in the storm !

LES EAUX-BONNES

23/24 NOVEMBRE

avec Xav, Jako, Sandrine, Lulu et Philou


Nous devions être plus nombreux au départ mais nous ne sommes partis qu'à 4 ! Le but du week-end étant de fignoler le séjour en Norvège dont l'organisation est déjà bien avancée : logement réservé et billets d'avion achetés.
Arrivée le vendredi soir à 21 H 30, on commence par l'apéro et un petit repas au chalet de notre chef vénéré.

Samedi : il a plu sans arrêt toute la nuit et ça continue. La neige étant tombée en grosse quantité depuis 10 jours, les garçons veulent skier ! Les filles, plus raisonnables, resteront tranquillement au chaud tandis qu'ils vont monter au Col du Pourtaler pour trouver un temps perturbé. Ils rentreront en début d'après-midi trempés et après s'être pris quelques gamelles sur un terrain sans visibilité !


Dimanche : le temps semble plus clément et nous partons à Gourette, où les pneus hiver sont de rigueur pour accéder au parking des Crêtes Blanches, désert et un brouillard épais... Là, nous ferons une boucle par le Turon de l'Ausetch où le vent se lève, parfait pour les filles avec leur nouvelle veste Cimalp ! Ensuite, direction le col d'Aubisque, sans voir grand chose et avec une météo qui ne donne pas envie de pique-niquer ! Si le soleil a l'air de vouloir se pointer parfois, 5 mn après le vent se lève et la neige tombe... Donc retour aux Eaux-Bonnes pour manger au chaud avant de se préparer pour rentrer assez tôt à la maison.

Petit week-end sans prétention, les activités étant toujours limitées à cette saison. Mais le trappeur trouve toujours de quoi s'occuper que ce soit dehors ou dedans : préparer des bons petits plats, déguster une bonne bouteille, goûter aux productions très variées de chez Lindt, tester son nouveau matos en conditions réelles, rêver devant une carte de la Norvège....



31 octobre, 2019

Neige en altitude = crêtes en foultitude !



CIRCUIT CABANES - MASSIF DU BURAT

Du 25 au 29 octobre 2019


Avec Lulu et Philou




Fidèles à notre habitude, nous avions le projet d'un circuit en altitude avec de beaux sommets à la clé ! Que ce soit en Andorre, Ariège ou Luchonnais, Lulu avec des plans plein les poches... Malheureusement, cette année, la neige est tombée autour du 20 octobre et en assez grande quantité pour que ça reste accroché aux pentes nord. Donc, on dégaine le plan M comme moyenne montagne ! Ce sera le Luchonnais et les crêtes frontières, là où elles sont orientées Nord/sud et où on ne dépasse pas les 2200 m. Le circuit est à peu près défini et nous verrons où dormir au fur et à mesure car le massif est truffé de cabanes.

J1 : départ de la maison le vendredi matin car du beau temps est annoncé pour quelques jours. On arrive à Arlos (Haute-Garonne) en début d'après-midi. 
On connait déjà ce coin pour y avoir passé 3 jours de réveillon en 2013. Le GR10 a été nettoyé mais la crue du cours d'eau a laissé des dégâts irrémédiables et nous avons beaucoup de mal à trouver des traces de sentiers jusqu'à la cabane d'Artiguessans. Ensuite, on garde la piste car le sentier est interdit d'accès, sans doute éboulé. C'est là qu'on voit un fléchage de descente pour un nouvel itinéraire du GR10 (pas vu à la montée). On arrive enfin dans la jolie clairière où se cache la cabane de l'Artigue (1350 m) : grand bas flanc avec matelas, source à côté et du bois partout. ça tombe bien, on a ramassé des châtaignes et on va pouvoir se régaler !

J2 : après une nuit bien calme, on continue dans la forêt. Dès la sortie au soleil, on sent la chaleur. Pause à la cabane des Courraux où nous avions déjà dormi dans un paysage enneigé. Ensuite, la montée est pénible avec les sacs lourds et là-aussi, le tracé du GR ne correspond plus à la carte ! Mais les pâturages sont calmes et le paysage flamboyant. Enfin, on arrive sur la crête au pied du Pic de Burat et on fait la pause de midi en admirant les sommets enneigés au sud. En effet, on aurait eu du mal à grimper au Pic de Sacroux et descendre dans le Cirque des Crabioules car les rochers doivent être sacrément verglacés ! Ensuite, c'est un festival de couleurs automnales jusqu'au pied du Plan de Montmajou. On décide d'élire domicile à la cabane de Peyrehitte (1930 m), 4 places pour les randonneurs, celle du berger étant fermée. Le tuyau de l'abreuvoir ne coule plus mais on peut y faire la toilette dans l'eau stagnante. Philou remonte à l'autre abreuvoir 500 m au nord pour se ravitailler en eau potable. Du bois est disponible mais on s'enfume vite ! On fait juste un peu de braise pour faire griller le reste de châtaignes. Le soir, la vue sur la chaine est fantastique : de l'Anéto jusqu'au Néouvielle ! Et la visite surréaliste d'un cerf se détachant sur la crête a été appréciée aussi.




J3 : une nouvelle belle journée s'annonce. En ce dimanche, nous décidons de rester à l'heure d'été jusqu'au mardi afin de continuer à vivre au rythme de l'ensoleillement. On continue sur les crêtes en suivant des sentiers à moutons. Le terrain est plus accidenté et plus pentu, ça devient intéressant ! Entre le Tuc de Bidur et le Tuc de Poujastou, nous sommes suivis par les vautours. Ce terrain sauvage, ponctué par les bornes frontières, est parfait à cette saison. Malheureusement, c'est là qu'il faut commencer à descendre pour amorcer la boucle du circuit ! Nous descendons la crête du Poujastou, en faisant un peu les sangliers à la fin et rejoindre la piste forestière. Là, c'est beaucoup plus reposant mais toujours aussi calme. Nous qui avions peur de voir du monde en ce week-end, nous n'avons croisé qu'une dizaine de personnes depuis la veille. Pause au refuge forestier de Cualot, en mauvais état. Puis il faut remonter dans les pâturages pour dénicher la petite cabane de Plan Pouné (1560 m). En fait, elle se situe 400 mètres sous celle d'hier soir mais le paysage est différent avec la forêt à proximité et les vaches qui sont un peu collantes ! La source est à 500 m à l'Est. La cabane n'est pas très grande et le bas flanc biscornu. Après avoir hésité à dormir dehors, nous décidons de faire un tapis de fougères par terre + la couverture de survie pour protéger les matelas. On mange dehors sur le banc, il ne fait pas froid.


J4 : le ciel est voilé mais pas menaçant. Nous montons vers la fontaine de Saunères puis la cabane, bien exposée. Puis nous suivons un PR jusqu'à la cabane de Plan du Bosc, plutôt rustique : pierres et terre battue. 
Nous continuons dans la forêt par un sentier aménagé par endroit (main courante) et heureusement car très accidenté et rocheux par endroits. Au moins, ce n'est pas monotone ! Après la pause de midi, belle surprise en arrivant dans les pâturages et la cabane de Salode que nous ne connaissions qu'enneigés. Bel endroit, encore occupé par le berger et son troupeau. Ensuite, nous montons parmi les chevaux jusqu'au Port de Burat. Là, jolie découverte en voyant le cirque rocheux et la petite cabane dans le bas. Nous faisons un détour vers la source, hélas boueuse et qui ne coule plus. La cabane parait confortable mais nous décidons ne continuer la descente. Le petit lac est 100 mètres plus bas. Nous suivons un sentier qui longe le torrent du Pich. Il est balisé mais ça n'empêche pas qu'il soit très scabreux ! Au début, nous sommes sur des rochers glissants 200 m au dessus du torrent. Et c'est comme ça tout le long des 700 mètres de descente ! Le pont en bois, qui annonce la fin des hostilités, et à l'image du sentier : moyen-âgeux ! A côté, c'est la cabane forestière de Sarribarolles (1050 m). Immense mais plancher du grenier en mauvais état, mangé par les termites. Là-aussi, on s'enfume malgré la grande cheminée et la profusion de bois, dommage... Lulu dormira sur la table du banquet tandis que Philou préfère s'installer au grenier pour son récital, qualifié de "brame du cerf dans une cathédrale" ! On ne peut pas faire mieux pour imager ce concert nocturne... Les souris sont traumatisées à vie !

 

J5 : malgré le mauvais temps annoncé au départ, les nuages se dispersent et laissent place au soleil. Tant mieux car nous pensions descendre sous la pluie ! Nous suivons la piste en direction du col du Couret mais nous loupons le balisage qui, une fois de plus, n'existe que sur la carte ! Donc, on décide de continuer sur la piste et de tenter une descente sur les petits zigzags de la crêtes du Pouch. Le sentier est parfait, bien entretenu et cairné. Dans la forêt, on fait de nouveau le plein de châtaignes, au moins deux kilos ! Nous arrivons sur une piste forestière qui nous conduit à Arlos et à notre parking.


On l'aime bien ce Luchonnais : superbe région boisée, pays de l'ours. Belle idée finalement pour changer de la haute montagne et la chance aussi de trouver toutes ces cabanes bien pratiques. Il ne faudra donc pas hésiter, pour d'autres fois, à avoir dans son sac un petit circuit bucolique et forestier !




17 septembre, 2019

Rendez-vous en terrain minéral

 Entre Estaubé et Astazous - 14/15 septembre 2019
Trappeurs : Xav, Sandrine, Lulu, Philou + Florence

Enfin, l'équipe s'étoffe un peu cette fois ! Les sorties avec le C.T. n'étant plus d'actualité vu le peu de monde intéressé, on se concentre sur les virées entre copains et puis c'est tout ! C'est donc le coeur joyeux qu'on part le vendredi soir en direction du Camping Bellevue à Ayzac-Ost où Xav nous attend.

Samedi : Le programme n'est pas seulement bucolique puisqu'on vise l'envers des crêtes frontières à plus de 2 600 m. Déjà, par la route, il faut s'enfoncer dans la vallée des gaves jusqu'au parking des Gloriettes. Ensuite, on gambade dans les pâturages jusqu'au fond du cirque d'Estaubé. C'est là que ça commence à couiner : quand on arrive au pied de la brèche de Tuquerouye... Certes, il ne reste plus que 200 mètres mais c'est plutôt vertical ! Xav est déjà loin devant pour réserver les places au refuge. Chacun va à son rythme en respirant plus ou moins bien.... 
Le terrain ne s'arrange pas au fil des années, très glissant et raviné. Par contre, la vue sur le lac glacé et le Mont Perdu est toujours aussi incroyable. A 14 H 00, on peut enfin souffler et s'installer pour manger. Il nous reste juste 5 places sur les 12 du refuge, on a de la chance ! L'après-midi passe très vite, les garçons vont chercher de l'eau au lac 100 mètres plus bas. Ensuite : goûter, "6 qui prend, apéro, repas, "6 qui prend", tout ça en révisant son espagnol plutôt bruyamment !


Dimanche : Réveil à 7 h avec 10° et une météo peu engageante puisqu'il pleut. On bouge quand même et on prend le petit-déj. On a bien fait car le ciel se lève et un peu de ciel bleu apparait sur le Mont Perdu. On a perdu seulement 1/2 heure sur le timing prévu. Philou, un peu fiévreux, préfère rester pour garder le refuge et surveiller l'horizon...
On descend la brèche côté sud et on vire à droite dans un pierrier interminable qui ne nous fait pas gagner de dénivelé. Puis, la montée est assez pénible jusqu'au col Swann. Mais la vue est splendide sur la vallée des Gaves et le cirque de Gavarnie. Ensuite, on se concerte : grimper sur l'arête aérienne du grand Astazou ne tente pas la majorité. On part vers le Petit Astazou qui parait plus facile. Mais finalement, après avoir fait un numéro d'équilibriste rampeur sur une vire, Lulu fait demi-tour pour retrouver Florence. Pendant ce temps, Xav et Sandrine vont s'engager dans une petite cheminée pour trouver un sentier plein d'éboulis. Ils n'iront pas au sommet non plus. Bon, ce n'est pas grave, il faut surtout penser au retour au refuge puis jusqu'au parking. On profite des grandes terrasses pour faire le tour du lac glacé et éviter les pierriers. Détour très joli avec de nouvelles vues.
On retrouve Philou pour le repas et le rangement des affaires. Début de la descente après 13 H 00. Elle est longue, très longue jusqu'au lac des Gloriettes et on a le temps de compter les marmottes. Et surtout de plus en plus chaude ! Comme il n'y a pas d'eau près du parking, on descend jusqu'au pont de l'Araillé et on peut s'ébattre joyeusement dans le gave d'Héas avant de reprendre la route. On abandonne notre Xav sur le bord de la route en se promettant de nouvelles escapades bientôt. Du moins, s'il veut toujours de nous...




16 septembre, 2019

Fashion week !



C'est la surenchère au niveau des commandes de fringues ! En prévision de la Norvège, chacun s'équipe en profitant des soldes et envoie des photos pour faire baver les copains... Allez, il en manque certains !

 
La polaire coupe-vent de Lulu

La doudoune flashy de Jako

















 
La Montura d'Alex
Nouvelle couleur pour Sandrine

























Philou préfère le topo de 300 pages !












02 septembre, 2019

On joue les prolongations !

Pic Peyrelue, Vertice et Pic d'Anayet
31 août/1er septembre 2019

Trappeurs : Xav, Philou et Lulu


A peine trois semaines que Lulu et Philou ont quitté les Pyrénées et, déjà, ils ont la nostalgie ! ça tombe bien, Xav les attend de pied ferme ! Comme le temps risque d'être bouché dans la vallée, il leur propose d'aller se poster au Col du Pourtalet et de dormir dans le camion. Super idée !

Samedi : à 9 H, on est au parking du Pont de Peyrelue pour grimper vers le sommet du même nom. Une montée tranquille jusqu'à la cabane de Dous Boues puis la pente se raidit dans les pâturages. On se prend une petite averse mais le soleil n'est pas loin. On arrive au sommet du Pic de Peyrelue à 2 240 m pour la pause de midi. On profite bien de la vue à 360° et on repère le cheminement pour les sommets espagnols du lendemain.
A la descente, on se prend de nouveau une grosse averse mais on a la peau dure ! On se sèche en se répandant sur les canapés au bar du col... Par contre, le parking où nous pensions passer la nuit est fermé. On se pose un peu plus haut. Les averses reprennent mais on est à l'abri et au chaud pour quelques parties de cartes et l'apéro....


Dimanche : à 8 H 15, on est sur le départ pour traverser les pâturages et s'engager dans le Barranco de Batallero. On retrouve alors le vallon de Culivillas où le paysage commence à être intéressant. Malgré quelques remontées mécaniques, la montagne est préservée. Ensuite, on rejoint le GR 11 et on arrive aux Lacs d'Anayet. Puis, c'est une petite grimpette jusqu'au Col dans de magnifiques blocs rouges. La discussion est sévère sur l'ascension à faire : le Vertice qui a l'air tranquille ou le Pic que Lulu trouve trop pentu ? Et en plus, le temps se couvre ! On décide de monter d'abord au Vertice à 2 555 m. Magnifique et nouvelle vue sur l'Ossau et le Pic d'Anayet très imposant. Les autres vallées et toutes les sierras espagnoles sont aussi splendides de ce côté. Descente au col, le temps s'est dégagé et les garçons décident de monter au Pic d'Anayet à 2 575 m pendant que Lulu se repose et commence à manger. Il est quand même midi 20. Ils mettront 45 mn pour l'aller/retour. Après le repas, descente tranquille par le même chemin en admirant le plateau d'Anayet où il doit faire bon bivouaquer.

Voilà, encore un nouveau coin visité et il y a encore à faire ! Et surtout : de beaux spots de randos à skis et raquettes ont été repérés ! 

L'album photos.


25 août, 2019

La rando, ça Creuse !

CREUSE ET HAUTE-VIENNE
Du 19 au 23 août 2019

Trappeurs : Lulu et Sandrine


Comme à son  habitude, Lulu a besoin d'une dernière aération avant de reprendre son dur labeur...
Cette fois, elle embarque Sandrine dans ses délires du Limousin ! Ce sera le GRP cascades, landes et tourbières dans la Creuse. Le parcours fait 70 km et 1800 m de montée, pas mal pour de la basse montagne !

Il sera découpé en 4 jours pour prendre le temps et profiter des divers endroits à visiter.

J1 : parties le matin, on se retrouve à Angoulême et on arrive à Bourganeuf vers 14 H 30. Le circuit commence agréablement par les gorges du Verger avec petite cascade et falaises dans les bois. On traverse quelques hameaux isolés. Ici, le terrain viabilisé ne se vend que 6 € le m² ! Au bout de 13 kilomètres, on s'arrête comme prévu au cimetière de Morteroles. Il y a un coin discret pour planter la tente et l'arrivée d'eau est à côté.

J2 : le temps est gris et il ne fait pas très chaud, c'est parfait pour marcher.  La journée débute par un détour vers la tourbière de l'Etang Bourdeau où on profite des panneaux pédagogiques. Puis nous sommes beaucoup en forêt. On traverse la lande d'Augerolles en montant jusqu'au Puy de la Chaise à 745 m d'où on a une belle vue. Pause de midi au lavoir de La Chaise. On quitte le tracé pour se ravitailler à Royère de Vassivière. Avant le village, on laisse nos affaires dans un champ où on veut s'installer. On part à la recherche de nourriture et surtout d'eau ! En fait, la région est en restriction et c'est un habitant qui nous propose de remplir nos contenants. On trouve de quoi manger à la supérette et on s'arrête boire un coup sur la place du village. C'est calme.... 


J3 : après une nuit tranquille installées dans notre champ, on rejoint le tracé du GRP. On loupe le sentier à la première intersection à cause d'énormes tas de bois. Mais on coupe la forêt pour retrouver le marquage. Après la pause de midi, on fait un détour pour admirer le site de la cascade des Jarrauds, très joli et bien aménagé. Traversée du petit village de St Martin Château où une auberge nous tend les bras ! Ensuite, en voulant éviter un détour par Montayaud, on coupe à travers bois par un ancien sentier, qui est vraiment ancien : ronces et fougères nous le feront payer ! Quand on retrouve notre tracé, il faut de nouveau le quitter pour descendre vers le seul camping du coin. Mais aucun problème cette fois : belle piste puis route. Le petit camping des Chenauds est tenu par des anglais, bonne douche et nuit au calme au bord de la départementale peu empruntée.

J4 : On reprend la route pour monter vers St Junien la Brégère où on retrouve le balisage. Toujours du sentier bien marqué ou de la petite route de campagne, sans personne ! A midi, on rejoint le site des roches de Mazuras. C'est un amoncellement granitique du haut duquel on peut admirer le paysage, très sympa ! Puis il nous reste environ 5 kilomètres pour retrouver Bourganeuf, petite ville agréable.


Après un peu de ravitaillement, on reprend ensuite la voiture et la route du retour. On s'arrête à l'entrée des Monts d'Ambazac où on trouve un petit coin bien tranquille à Billanges. Le lendemain matin, on fait une petite randonnée de 4 heures car le retour de la chaleur s'annonce. Un beau coin, différent de la Creuse, où on pourra revenir car un GRP en fait le tour.

ça y est, on vient de créer un autre  sous-groupe de trappeurs : les mordues du Limousin ! C'est bien mérité, et tous ces GRP qui nous attendent !!

L'album photos.