30 juin, 2020

Bienvenue chez les Trappeurs !

Bienvenue sur ce blog ! Le blog d'un groupe de montagnards qui se sont connus au Cracq Jeunes Escalade de Saintes au début des années 2000. Depuis, ils se sont éparpillés : Deux-Sèvres, Vendée, Pyrénées-Atlantiques... mais se retrouvent toujours avec plasir. En règle générale, le groupe est composé de : Xavier (Xav le trappeur), Lucile (Lulu), Philippe (Philou), Guillaume (Guigui),Jean-Jacques (Jako), Sandrine, Eric, Jean-Luc (Cliff). Se joignent à nous aussi quelques fois Lolo, Karelle et François qui font partie de la "famille" ou d'autres invités, triés sur le volet...
18 ans que nous parcourons ensemble les Pyrénées ; quel terrain de jeux !
Eric, Xav, Guigui, Jako, Cliff et Lulu en avril 2017
Hiver comme été, ils nous régalent et on aime ça !
L'esprit Trappeur, c'est : se retrouver entre amis, dans une petite cabane avec du feu, dans un refuge glacé ou au bivouac, à la seule lumière de sa frontale, autour du repas avec une bonne bouteille de vin, se lever à l'aube pour se retrouver au sommet de la montagne... ces moments là sont inoubliables ...
Certains vont parfois explorer d'autres montagnes : Alpes, Himalaya, Atlas Marocain, les Andes...
Avec le temps, les agendas sont souvent remplis et difficiles à coordonner, mais, dès que nous le pouvons, ce sont toujours les Pyrénées qui nous rassemblent !

29 juin, 2020

Va te faire voir chez les Basques !

Massif du Mondarrain - 27/28 juin 2020
avec Lulu et Sandrine

Mettez du piquant dans vos sorties ! ça pourrait être aussi un beau titre pour une première journée ponctuée de quelques aléas....

Départ vendredi avec nuit paisible (et humide) dans le Berlingo près de St Pée sur Nivelle. Le but du week-end est de s'offrir un splendide bivouac sur les pentes du Mondarrain avec vue sur la mer

Samedi : on se gare au parking du Pont du Diable sur la route de Dancharia et on part sur le GR 10 qu'on va s'empresser de quitter. On ne sait jamais, des fois que d'autres randonneurs viennent perturber notre tranquillité ! Vers 11 H, Lulu se rend compte qu'elle s'est trompée de chemin  à un embranchement. On est parti trop au nord, mais on peut rejoindre facilement l'itinéraire. Ensuite, il est prévu de quitter la piste pour monter sur les crêtes d'Haizagerri. C'est là qu'on tombe sur des ruches au milieu du chemin. On pense pouvoir passer car les bestioles ont l'air affairé... mais non : on se fait piquer et c'est la débandade pour fuir les assaillantes ! Il faut faire demi-tour pour passer ailleurs. Du coup, on redescend un peu pour trouver de l'ombre et manger. C'est là que Lulu se rend compte qu'elle n'est pas en forme : réaction aux piqûres ? coup de chaleur ? Plutôt que d'attaquer les crêtes sous le soleil, on prend une piste non marquée sur la carte. Malheureusement,  elle s'arrête au milieu des fougères, puis on se ruine les jambes dans les ronces en voulant continuer donc : demi-tour !
Une pause à l'ombre où Lulu s'endormira pour retrouver un peu de force. Il est 17 H et la seule manière de ne pas se fatiguer pour trouver un coin de bivouac est de descendre dans un vallon. On déniche un petit coin près du ruisseau dans le sous-bois et Lulu retrouve sa forme avec la petite bière de l'apéro... parfumée au miel ! 😛 
Par contre, les tiques et moustiques sont très affectueux ! Attention à ne faire rentrer personne dans la tente... mais une grosse limace, planquée sous un sac de nourriture, arrivera à nous tenir compagnie toute la nuit...

Dimanche : il a pleuvioté et les arbres s'égouttent sur la tente. C'est la forme pour Lulu. On étudie la carte pour rejoindre la boucle prévue au départ. On grimpe vers le Col des trois croix où on rejoint le GR10. Il y un peu de monde malgré les nuages bas. Ensuite, on fuit la foule en prenant un sentier qui descend vers le GR 8. Très sympa, on fait une bonne pause à midi et le ciel s'éclaircit. Après le Col de Pinodieta, on a une très belle vue sur la côte et le Piémont. On arrive au parking en transpirant sous le soleil ! La Nivelle nous tend les bras pour un petit rafraichissement avant de reprendre la route. Bof, on est quand même un peu déçues par cette 2e journée : beaucoup trop calme ! 😁

Malgré quelques mésaventures, nous avons apprécié la beauté du Pays Basque : les petites routes et pistes tranquilles, les jolies fermes, les chevaux dans les fougères et les troupeaux de brebis. Le sommet du Mondarrain nous attend toujours ! Nous y reviendrons donc, par d'autres versants inexplorés, il y a de quoi faire encore !



15 juin, 2020

Détours sauvages !

Moundelhs/Aste Béon - 13/14 juin 2020

Trappeurs : Xav, Lulu, Philou

Enfin, les Népalais se retrouvent après une très longue période de flottement ! Etant donné la météo douteuse, le programme se fera à la journée. Il existe toujours des coins inexplorés en vallée d'Ossau et comme le confinement nous a rendu encore plus sauvages : on va chercher le wild complet !

Samedi : direction le parking de Bious où il y a déjà du monde. On s'en fiche ! On bifurque dans le bois de Bious-Artigues et personne n'ose nous suivre ! 😁 On se prend quelques petites averses mais rien de bien méchant. Xav doit dégainer son Iphigénie pour s'orienter, c'est dire si le vallon est bien caché....
En effet, vers 1 900 m on débouche sur le cirque de Moundelhs. Le Pic du midi d'Ossau n'est pas visible à cause du brouillard mais l'endroit est beau et mystérieux.
On continue à grimper jusqu'à la Brèche inférieure de Moundelhs à 2 122 m : ambiance haute montagne avec les pierriers, les pins à crochets, la muraille de l'Ossau et les névés. On fait une bonne pause pour profiter du paysage : crêtes d'Auliou/Soum d'Aas d'un côté et crêtes  Lavigne/Chérue de l'autre.
Ensuite, on descend prudemment dans le vallon de Magnabaigt, désert. Et c'est tant mieux ! car nous voulions de la tranquillité et on en a eu !
Après un bon temps de repos au chalet, la soirée fut festive et gastronomique au restaurant du Richelieu 🍽 👍

Dimanche : nous avons décidé de rester dans le bas de la vallée pour éviter l'humidité. On part vers Aste-Béon où Lulu a repéré un circuit. Malheureusement, ça commence mal car la piste du Boala, choisie pour gagner de l'altitude, est fermée aux étrangers
. On revoit notre copie et on se gare sur la place du village pour emprunter le sentier du Port d'Aste, il est déjà plein de randonneurs bavards. ça ne va pas du tout ! 😞 Arrivés à l'intersection avec le GRP, on voit que les autres partent à gauche, donc on prend à droite direction les granges du Dès. Très beau sentier en balcon, avec du gaz à tous les étages ! On fait notre pause bucolique à 1 200 m et on étudie les hypothèses pour rejoindre Aste.
En fait, il n'y en a qu'une : il faut descendre tout droit dans les fougères pour rejoindre l'Arrec et récupérer le "sentier en pointillé sur la carte", c'est à dire : rien ! On trouve des cairns au début puis c'est une longue séquence "sangliers" à monter/descendre, suivre des traces d'animaux, éviter les broussailles, s'enfoncer dans des trous... Sans parler de Philou qui fait une fixation sur les fougères et veut en rapporter un spécimen à la maison ! Bref, ce fut long, la piste a été rejointe assez tard et le clocher a sonné 17 h lorsqu'on est arrivé au parking !

C'était un bien agréable week-end de reprise avec des retrouvailles et de belles randos pimentées : on ne s'ennuie pas chez les trappeurs !




02 juin, 2020

Rendez-vous en terres charentaises


Charente Limousine
Du 30 mai au 1er juin

Trappeurs : Lulu et Philou

Toujours impatients de se dégourdir les jambes  mais encore coincés par les 100 km du déconfinement phase 1 !
C'est l'occasion de tester un GRP local, celui de la Mandragore. On ne peut pas en faire la totalité mais on se prépare une boucle sur 3 jours en utilisant le tracé.

Une belle région à moins de deux heures de chez nous. Les contreforts du Limousin avec le point culminant de la Charente à 368 m, de la lande, des forêts de résineux, des prairies pleines de moutons, le val d'Issoire, des petits hameaux et villages aux maison en granit, des étangs, de nombreuses pistes et petites routes bien tranquilles. Tout pour plaire quand on raffole du Limousin !


On a juste eu un peu chaud à cause des fortes températures de la semaine mais on partait tôt le matin.
Voilà de quoi nous faire patienter jusqu'à la prochaine sortie en montagne qui est pour très bientôt !





21 mai, 2020

Remise à l'eau

Descente de l'Antenne
Trappeurs : Lulu, Philou, Cliff + Véro

Inutile d'en dire plus long sur notre envie de bouger au bout de 8 semaines de confinement !
Déjà, le week-end précédent, enfin libres, Lulu et Philou sont partis en limite des 100 km impartis ! Deux belles journées de rando autour de Gurat (Charente) et Paussac (Dordogne).

En ce jeudi d'Ascension, ils ont invité les voisins du village d'en face pour une descente d'un petit affluent de la Charente, pas très loin de la maison. Deux jours avant, ils sont tout de même partis faire une petite reconnaissance pour trouver un point de départ et sonder les difficultés.

Le point de départ fut trouvé sur le Canal qui rejoint ensuite l'Antenne après Mesnac. Les difficultés ont ponctuées cette belle journée : Arbres couchés, barrage de castors, chaussées imprévues... Une belle partie de rigolade avec certains passages franchement compliqués et cela jusqu'à la fin ! Après Javrezac, il a même fallu faire demi-tour à cause d'un barrage sans échappatoire  et faire 250 m sur la route ! Cliff a compris pourquoi Lulu insistait pour prendre les charriots !
Ensuite, arrivée sur la Charente, beaucoup plus calme et sans surprise pendant 2 km.

Une agréable journée qui nous a fait reprendre le goût pour l'aventure !

 
Le samedi suivant, Lulu partait vers la forêt de Mervent dans le sud Vendée. Elle avait rendez-vous le lendemain avec Sandrine et Mathilde pour une virée de 20 km dans ce beau coin de paradis.





Voilà, les activités reprennent doucement. On revoit nos plans en sachant qu'on trouvera toujours de beaux coins pas loin de chez nous pour profiter de la nature.



29 février, 2020

Trappeurs en crampons !

L'ASTON SAUVAGE : circuit cabanes
Du 23 au 27 février 2020
Avec Lulu et Philou


Pas facile de s'organiser, même quand on a 15 jours devant soi ! Le seul petit créneau de beau annoncé se situe juste au début des vacances et on sait déjà qu'on descendra sous le mauvais temps... On attend que le week-end se tasse et on part le dimanche matin vers Toulouse puis Tarascon. Hélas, on a laissé les raquettes au placard, rien de nouveau depuis les dernières vacances ! Par contre, cette fois, on a les crampons : Irvis Hybrid de chez Petzl, une nouveauté super légère !

Dimanche : départ de Larcat en début d'après-midi. On ne trouve pas le sentier prévu car les prés sont clôturés. On prend le sentier balisé puis on coupe à travers pâturages et bois, c'est raide et on transpire ! On finit par rattraper la piste et, comme elle fait des grands détours, on coupe les lacets. Là encore, transpiration et il fait chaud en plus ! On arrive enfin à la cabane du Besset : point d'eau et bois coupé, rien à faire !

Lundi : toujours grand soleil, c'est la journée la plus longue car on fait un grand tour par les crêtes. Pour les trouver, il faut se rendre au Col du Sasc puis au Pas de l'Escalier. Là, l'enneigement est présent côté nord et les corniches impressionnantes. Mais, quand on monte et se rapproche, ce n'est pas si méchant et on passe tranquille. Surtout avec les supers crampons ! Le seul point un peu acrobatique aurait pu être le Pas des Egues mais les rochers sont déneigés. Ensuite, on passe sous le Pic de Bèze et contourne une grande pente enneigée pour atteindre la Cabane des chasseurs de la Unarde. Bien cachée sous son toit végétalisé à 2100 m. Plein de neige partout et les cours d'eau ne sont pas accessibles donc on utilise le gaz pour faire fondre la neige. 

Mardi : temps couvert mais la pluie n'est pas annoncée avant le soir. On chausse les crampons et c'est parti ! Là, le passage clé est le col de la Unarde, déjà pris en été et dans l'autre sens : très raide ! Mais, là-aussi, pas d'inquiétude car la partie gauche est sans neige. On préfère passer par là car la grosse pente neigeuse est crevassée. Ensuite, on remet les crampons et on part en direction du Planel de Brouchet. Comme on ne veut pas perdre d'altitude, on s'attaque à des pentes un peu raides, il ne faut pas glisser ! On se retrouve ensuite dans la forêt, plus sécurisante avec les sapins. La vallée de Rieutort est en vue, on engage la descente dans un petit vallon où on fait la pause de midi avec quelques passages ensoleillés. Puis, on termine la descente jusqu'à la Cabane de Rieutort de Gascous. Partie randonneurs entretenue par les chasseurs, super confortable avec du carrelage, un insert, des couvertures, l'eau courante à l'évier !
Dans la soirée, la pluie et la neige tombent sans discontinuer.

Mercredi : un fin manteau neigeux s'est déposé et le temps est bouché. Forcément, c'est la partie la plus hasardeuse du périple ! Déjà faite en été mais il y a 7 ans ! Le tout est de rester à l'altitude du sentier qui n'existe plus, soit environ 1700 m. Au début, on cherche un peu, on fait demi-tour, on descend trop bas, on remonte... Dans le secteur du Roc de Juel, Lulu fait une erreur d'orientation, et on s'embarque dans la descente d'un vallon en pleine forêt au lieu de s'engager vers la vallée de Calvière ! Heureusement, il nous mène à l'endroit désiré : le tracé du GR 10.
On s'arrête juste pour grignoter car il fait froid. Dès qu'on sort de la forêt pour se retrouver sur le plateau, c'est le vent en bourrasque. On sait à quoi servent les piquets du GR 10 : on peut les suivre tête baissée ! Après la raide descente vers la Jasse de Sirbal : neige fraiche sur feuilles mortes..., on remonte tranquillement vers la cabane de Balledreyt. Elle a été rénovée par les scouts et sert d'épicerie de secours l'été. La 2e partie a une cheminée et des bas flancs. On ne trouve pas trop de bois à cause de l'éco-buage récent mais il y a ce qu'il faut sur place. On se fait un petit nid avec les couvertures, ça caille et il neige toujours ! Une fois encore, on cuisine dans la cheminée car le gaz arrive à sa fin.

Jeudi : toujours pareil avec le vent et les chutes intempestives de neige. Le manteau s'est épaissi mais ne justifie toujours pas les raquettes. On pensait récupérer la piste sur les plateaux de pâturages et rentrer tranquillement. Mais impossible avec le vent et les grosses congères formées partout. Donc, on reste à mi-pente avec le vent et le grésil dans la figure ! Comme dit Philou : un paysage pour mammouth à poils laineux ! Le ciel est de plus en plus noir et on se prend une grosse tempête ! Enfin, on attaque la descente vers le vallon de La Prade et vers un sentier, déjà pris en raquettes. Quand on atteint la piste, le temps s'est apaisé et serait presque printanier malgré le froid. A 13 H à Larcat, on se change vite fait. Dans un magazine laissé dans une cabane, on a vu une publicité  pour une auberge (datant quand même de 2012 !) qui nous a mis l'eau à la bouche. On file vers Aston et, en effet, on arrive "Chez Dolorès". Pas déçus du voyage : soupe succulente, énorme cassoulet et patron très burlesque ! Il faut ça pour terminer un périple aussi magique !

Un peu déçus cependant de ne pas avoir eu plus de neige pour le côté trappeurs. Mais sans doute, ne nous serions-nous pas engagés sur ses crêtes abruptes. On a eu quand même deux journées d'hiver dont on se souviendra ! Merci encore l'Ariège pour les nombreuses cabanes ouvertes et entretenues par les collectivités, les chasseurs, les associations. Encore de beaux séjours en perspective !









27 janvier, 2020

Escapade dans la poudreuse

VALLEE DE CAMPAN
25/26 JANVIER 2020

Avec Lucile, Karelle + Florence et Magali.

La décision a été prise assez rapidement, il suffisait de faire le tour des copines et l'affaire était jouée !
L'endroit était modifiable selon la météo et finalement, même si le soleil a joué à cache-cache, nous n'avons pas subi d'intempéries.

Cette fois, c'était conditions hivernales avec des températures de saison.

Vendredi : départ de Pons à 17 H 00 pour une arrivée à Baudéan au camping l'Arriou où on s'installe dans un bungalow (presque un chalet de trappeur mais en PVC !).

Samedi : départ du parking du Garet. Le sentier est verglacé puis on trouve la neige sur le Plat du Garet. On prend le tracé d'hiver, c'est-à-dire à gauche de la vallée. Les choses se compliquent lorsqu'il faut passer un verrou à 1900 mètres. C'est raide et on ne fait pas ce qu'on veut sur une couche de poudreuse glissant sur le verglas ! Magali déchausse, Karelle dérape, Florence glisse et Lucile descend d'un étage ! Les skieurs qui nous suivent ne s'amusent pas non plus...
Après cet intermède sportif, le terrain parait beaucoup plus progressif et on finit tranquillement au Réservoir des Laquets. Le pique-nique est expédié car il fait froid, même à l'abri d'une cabane. On se réchauffe vite à la descente, surtout en tombant dans les trous, il faut sortir la pelle !
Soirée tranquille, on décide de faire un gros apéro car tout le monde a apporté quantité de victuailles délicieuses !

Dimanche : il a plu toute la nuit et neigé vers 1500 mètres. Lucile ne change pas son programme qui est de monter au Casque du Lhéris. Le point de départ est au-dessus de Bagnères de Bigorre, après le col des Palomières. On gagne 2 km de piste en se garant à Bernadaus. On est dans la purée de pois et on se sent bien seules... Il bruine un peu mais on décide de partir car il est 10 H 00 passé. La piste est balisée mais vite encombrée d'arbres tombés lors de la dernière tempête. On fait les sanglières... Puis c'est plus tranquille jusque dans les pâturages où on trouve la neige fraiche jusqu'au sommet. On ne verra pas grand chose et là encore, il ne fait pas chaud ! La descente sera plus douce avec le départ du brouillard et enfin une visibilité sur les environs et la plaine. Très bel endroit paisible où on peut venir en toutes saisons.





13 janvier, 2020

A donf dans la drepou !

Peyreget/Lazive/Gourette
11/12 janvier 2020

Trappeurs : Xav, Lulu et Guigui



Guigui avait déjà lancé l'idée d'une virée chez Xav à la mi-décembre et nous étions prêts à partir. Mais de fortes pluies nous en avaient empêchés, des inondations ont eu lieu partout dans le sud-ouest et particulièrement en vallée d'Ossau. 
Le problème, cette fois, est que Guigui a prévenu tout le monde le dimanche soir pour un départ le vendredi suivant ! Donc les troupes sont maigres... Heureusement que Lulu est toujours motivée 👍. D'autant plus que le beau temps est assuré avec en plus des petites chutes de neige le vendredi matin.

Samedi : afin de profiter de la neige fraiche, nous avons prévu d'aller vers le Pic de Peyreget, Lulu en raquettes et les garçons à skis. Couloir, sommet ou le tour, on ne sait pas encore. Déjà, à 10 H le parking de l'Araillé est plein et il faut se garer au col du Pourtalet. Ce qui ajoute toute la traversée du plat d'Anéou pour rejoindre le pied du Col de Pombie. Là, on décide de rejoindre ce col. La montée est fastidieuse car les sacs sont plombés : fringues chaudes, crampons/piolet, matériel de sécurité, etc... Pause de 13 H au pied du col de Peyreget où on voit des skieurs monter un peu tard vers le col de la Fourche. Ensuite, on y voit de belles avalanches descendre juste après leur départ. Du spectacle ! 
Au col à 2300 M, on décide de monter au sommet du Peyreget car il reste moins de 200 mètres. Cette dernière montée verglacée sera un peu fastidieuse pour les skieurs, il ne faut pas glisser... 😅 Magnifique vue sur ce petit sommet de presque 2500 m. Alors qu'on est dans les pâturages en été, là c'est ambiance haute montagne assurée avec l'Ossau juste en face. Nous décidons de descendre par la face ouest :  toujours aussi compliqué pour les skieurs car la poudreuse a été chassée par les premiers passages. Lulu descend tranquillement en crampons et photographie les stars du jour ! La fin sera longue car on en a plein les guiboles... et on arrive au parking vers 17 H 00 alors que l'Anéou est déjà à l'ombre.
La soirée sera quand même bien festive, on ne se laisse pas abattre !

Dimanche : les spots pour skier étant rares vu le peu de neige tombée, les garçons partent du côté de Gourette pour faire le tour du Pène Sarrière. Grâce aux connaissances de Xav, ils pourront même remonter par le télésiège pour une 2e descente gratos ! 
Les cuisses chauffent quand même en fin de journée...
Pendant ce temps, Lulu est partie des Eaux -Bonnes vers la Montagne Verte.Même si elle y était il y a 10 jours c'est un  magnifique endroit. Cette fois, elle monte au-delà du Col de la Cure, prête à rallier les crêtes blanches. Mais, finalement, l'idée de retrouver les voitures et le goudron n'est guère séduisante ! Donc, demi-tour en faisant des petits détours dans les pâturages enneigés. Elle découvre même une belle petite cabane au pied du Lazive, inconnue sur les cartes ! Le retour se fera comme prévu pour 16 h 00 au chalet.


Encore un bon petit week-end qu'il ne fallait pas louper ! La vie est courte et toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver et passer de bons moments en toute simplicité 🙏



04 janvier, 2020

Passage en Twenty/Twenty !

Circuit cabanes - Vallée d'Aspe
DECEMBRE 2019

Trappeurs : Lulu et Philou

Nous voilà très motivés pour une nouvelle escapade pyrénéenne ! En effet, Xav travaillant en cette fin d'année, sa belette et lui nous attendent pour le 31. Une grande période de beau est annoncée donc nous décidons de partir 5 jours avant la date !

J1 : en début d'après-midi, nous démarrons de Borce, sans raquettes ni crampons car la neige a beaucoup fondu. Les sacs sont tout de même lourd, ou alors c'est nous qui vieillissons... GR 10 dans les pâturages raides puis la forêt et nous arrivons à la clairière qui abrite les cabanes d'Udapet de Bas (1420 m) dont une reste ouverte l'hiver. Tout confort et un poêle comme dans beaucoup de cabanes maintenant. Du bois mort à côté et un ruisseau pas très loin.

J2 : départ vers 9 H 30 pour monter au col de Barrancq puis on suit la crête vers le Pic de Labigouer. Quelle vue ! d'un côté l'Ossau et ses satellites et de l'autre : Lescun et ses sommets emblématiques, sans parler de la large vue sur les sommets espagnols. Nous profitons de la pause pour admirer tout ça et décider de l'itinéraire pour accéder à notre prochaine résidence. Décision est prise de continuer dans la neige vers le col des Pises puis de prendre des petits vallons en visant la forêt. Pause de midi au soleil puis on continue jusqu'à la cabane de Cayalatte (1550 m) où on s'installe. Glandouillage au soleil en admirant la vue, corvée de bois, toilette à la source. Nous n'avons vu personne de la journée. Le soir, le poêle fait monter la température à 14° !

J3 : nous ne sommes pas vraiment décidé sur la prochaine cabane. Celle d'Hortassy a l'air tout confort mais ne voit pas le soleil de la journée. Nous descendons dans la Vallée de Bélonce en suivant un sentier qui disparait sous les fougères. On jette un oeil à la cabane de Trongaillère qui pourrait être bien s'il y avait un bas flanc. De là, nous apercevons le fond de la vallée où se situe la cabane d'Hortassy : c'est un cirque enneigé et sûrement verglacé. Nous décidons donc de viser plutôt la cabane de Pacheu dans la vallée annexe. Nous montons au col de Lagréou pour un pique-nique fort agréable. Puis, descente dans les bois vers la vallée du Baralet et la cabane de Pacheu (1450 m) où nous passerons deux nuits. Celle-ci aussi est vraiment bien aménagée, le berger y passe l'été. Après la corvée de bois, on se fait chauffer de l'eau sur le poêle pour faire la toilette dans l'évier : le luxe !

J4 : Départ en mode léger vers le fond de la vallée pour monter sur le plateau de pâturages enneigés de la Montagne de Banasse. Il faut éviter les passages verglacés, heureusement une partie est en herbe. Nous visons le sommet du Souperet mais Lulu abandonne avant la fin car pente dangereuse et verglacée pouvant mener vers une barre rocheuse. Pique-nique au soleil, balade sur les bosses et visite de la cabane de Gourgue Sec sans mode de chauffage hélas. Nous redescendons vers notre havre de paix, faire encore un peu de bois et passer notre dernière soirée au chaud. La bonbonne de gaz arrive à sa fin et nous faisons cuire nos lentilles sur le poêle.

J5 : Après un peu de ménage, nous laissons notre belle cabane pour remonter au col de Lagréou et descendre vers le bas de la vallée de Belonce. Une piste forestière nous conduit tranquillement vers Borce. 1/2 heure avant d'arrivée au parking, nous recevons un appel de la Gendarmerie d'Arramits : les locaux s'inquiètent de voir une voiture qui n'a pas bougé depuis 5 jours !
En bas, nous profitons encore du coin avec le menu montagnard du bistrot d'Etsaut, endroit bien paisible à cette saison.

Mais ce n'est pas fini, on ne rentre pas à la maison, c'est ça la bonne nouvelle ! Direction le col de Marie Blanque pour basculer côté Ossau et faire quelques achats pour la soirée du 31.
Nous retrouvons Xav et Sandrine aux Eaux-Bonne pour une bonne soirée de réveillon et un lendemain tout aussi agréable au soleil avec une balade sur la Montagne Verte.



De bien belles vacances, on s'habitue au manque de neige... Mais on sait qu'elle sera présente en février et surtout qu'on en aura au-delà du cercle polaire en avril !

Les photos.



25 novembre, 2019

Lost in the storm !

LES EAUX-BONNES

23/24 NOVEMBRE

avec Xav, Jako, Sandrine, Lulu et Philou


Nous devions être plus nombreux au départ mais nous ne sommes partis qu'à 4 ! Le but du week-end étant de fignoler le séjour en Norvège dont l'organisation est déjà bien avancée : logement réservé et billets d'avion achetés.
Arrivée le vendredi soir à 21 H 30, on commence par l'apéro et un petit repas au chalet de notre chef vénéré.

Samedi : il a plu sans arrêt toute la nuit et ça continue. La neige étant tombée en grosse quantité depuis 10 jours, les garçons veulent skier ! Les filles, plus raisonnables, resteront tranquillement au chaud tandis qu'ils vont monter au Col du Pourtaler pour trouver un temps perturbé. Ils rentreront en début d'après-midi trempés et après s'être pris quelques gamelles sur un terrain sans visibilité !


Dimanche : le temps semble plus clément et nous partons à Gourette, où les pneus hiver sont de rigueur pour accéder au parking des Crêtes Blanches, désert et un brouillard épais... Là, nous ferons une boucle par le Turon de l'Ausetch où le vent se lève, parfait pour les filles avec leur nouvelle veste Cimalp ! Ensuite, direction le col d'Aubisque, sans voir grand chose et avec une météo qui ne donne pas envie de pique-niquer ! Si le soleil a l'air de vouloir se pointer parfois, 5 mn après le vent se lève et la neige tombe... Donc retour aux Eaux-Bonnes pour manger au chaud avant de se préparer pour rentrer assez tôt à la maison.

Petit week-end sans prétention, les activités étant toujours limitées à cette saison. Mais le trappeur trouve toujours de quoi s'occuper que ce soit dehors ou dedans : préparer des bons petits plats, déguster une bonne bouteille, goûter aux productions très variées de chez Lindt, tester son nouveau matos en conditions réelles, rêver devant une carte de la Norvège....