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11 mai, 2026

Sur le Piémont, y'a du mouflons !


 MASSIF DE ST PÉ

Du 8 au 10 mai 2026

Avec Lulu, Philou, Xav et Christine 

Avec ce début mai pas très réjouissant au niveau météo et un week-end du 1er mai déjà annulé, on tente le coup malgré des annonces d'orages.... Bingo ! nous avons pu profiter de belles journées et le mauvais temps n'est arrivé qu'en soirée.

 

Jeudi soir : très tard, on se retrouve au bord du gave à St Pé pour dormir dans nos véhicules. 

Vendredi : nous sommes rapidement prêts et à seulement 10 mn du point de départ à Vert Couret. Les sacs sont bien chargés, les garçons ont pris du vin rouge... La montée se fait dans une belle forêt de hêtres jusqu'au Pladi puis sur du terrain karstique. Arrivés dans le vallon de Batsuguère, on a une belle vue sur la plaine de Lourdes. Notre point de chute est atteint à 12H30 : la cabane de P. du Rey, au milieu des pâturages avec quelques vaches déjà présentes. Nous avons donc du temps pour se reposer, chercher du bois, descendre à l'abreuvoir pour filtrer de l'eau... Le vent est bien glacial en soirée et on est content d'allumer la cheminée. Sur le versant Pibeste, avec les jumelles de Xav, nous observons des mouflons, réintroduits depuis longtemps dans la Réserve.

 


Samedi : le ciel est bâché mais il ne fait pas froid. On démarre par une montée tranquille jusqu'à l'Escala du P. du Rey, un beau passage accidenté où la vue se dévoile sur la vallée des gaves et le val d'Azun avec les montagnes enneigées. On remonte ensuite jusqu'au Col d'Andorre et ses pâturages déserts. Après une nouvelle traversée d'hêtraie, on fait la pause de midi au Col d'Espades. 



La suite est assez chaotique jusqu'au Soum de Maule, à cause des nombreuses dolines qui font faire des détours. La cabane de M. Peyras est enfin en vue, il faut descendre 100 mètres pour la rejoindre. Il y a de nombreuses réserves d'eau et un abreuvoir, une beau stock de bois et un poêle. La cabane est top confort avec l'intérieur en bois. Encore une belle soirée !

Dimanche : à 8 H, on est sur le départ pour retrouver les crêtes ensoleillées où courent les isards. Passage au Soum de M. Peyras avant de descendre dans la forêt jusqu'à Bat de hau où les réjouissances nous attendent : une longue descente de 700 m sur un sentier étroit et glissant, ça va nous prendre deux heures... Philou a mal aux genoux et il faut l'attendre. Lulu pensait arriver plus tôt et nous n'avons donc pas prévu de 3e pique-nique ! Ce seront donc quelques restes grignotés pour reprendre des forces. Ce qu'il nous reste à faire n'est pas long mais le terrain, lui, n'a pas dit son dernier mot. Le sentier est à peine marqué sur la carte et en effet il existe mais n'est pas entretenu. Il faut dont escalader les troncs ou passer à 4 pattes. Ce qui va réveiller les douleurs à Lulu et ralentir encore l'avancée. Finalement, arrivées sur la petite route, les filles vont attendre pendant que les garçons terminent la montée jusqu'au parking.


Un beau périple dans une montagne encore déserte. Très peu de personnes croisées, il faut dire que le terrain est bien raide pour atteindre ce petit paradis. Le printemps est vraiment magique sur le Piémont avec la nature qui s'éveille et les fleurs partout.

 

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27 octobre, 2025

Chaleur et tempête !

 Pyrénées-Orientales

Du 20 au 24 octobre 2025  Avec Lulu et Philou

Comme souvent à cette période de l'année, il faut trouver un plan de dernière minute. Cette fois, c'est compliqué car le temps est pourri d'un bout à l'autre de la chaîne des Pyrénées, sauf à l'extrême Est.

 

Le problème est que nous avons déjà écumée toutes les cabanes du coin et elles sont peu nombreuses....Qu'à cela ne tienne, Lulu propose à Philou de bivouaquer puisqu'il fait super chaud là-bas ! Cela fait longtemps qu'elle a envie de suivre le chemin côtier. C'est vite vu : on va longer la côte d'Argelès à Cerbère puis monter sur la crête frontière pour redescendre par la forêt.

- J1 : départ du parking de Porteils vers 15 H. ça commence mal : plein de monde et des pontons de bois, l'horreur ! A Collioure, plein de monde aussi... Heureusement, ça se calme ensuite et il n'y a plus personne quand on arrive à Port Vendres. Il faut dire qu'il est tard... , on arrive dans la zone des anciennes fortifications. On décide de s'installer sur la plage de la Anse d'Espeluga. Il fait super doux et on mange notre purée à la frontale !

 

- J2 : la fin de nuit été ponctué des cris des pêcheurs sur la digue en face. On continue tranquillement notre chemin avec une belle partie sauvage dans le maquis du Cap Béard. Ensuite, c'est un festival de jolies petites criques, de falaises et de sentiers abruptes. A Banyuls, il est midi  et on passe devant les petits restos... On ne va quand même pas louper ça ! L'après-midi, on transpire beaucoup et on traverse la Réserve naturelle donc pas de bivouac envisageable. On s'arrête à 17 H au camping de Peyrefite où on se retrouve seuls dans la forêt de pins. Une bonne douche, ça fait du bien !

 

 

- J3 :  Encore un belle partie le long de la côte. A Cerbère, pause boulangerie, café et épicerie. On trouve un sentier qui nous emmène sur la crête frontière. Là encore, quelle chaleur ! On mange à l'ombre avant d'attaquer la dernière montée jusqu'au pied de la Tour de Querroig. Ensuite, descente tranquille où on ne croise personne. Le pla de Ras ne nous convient pas, d'autant plus que le vent est annoncé pour la nuit. On pousse jusqu'à la Fontaine de Taravaus. Bingo ! un superbe endroit, la fontaine est toute empierrée et offre un bel abri. Plus bas, il y a un abreuvoir qui nous sert de salle de bain. Magnifique vue sur la côte espagnole !

 

- J4 : la nuit fut mouvementé car le vent a arraché quelques sardines et il a fallu faire des attaches en urgence. Sans parler des tongues à Philou qui se sont envolées 😅 En plus, un arceau de la tente s'est détaché du reste. On s'en est rendu compte au matin en voyant la toile toute penchée....

Le programme de la journée était de suivre la crête jusqu'au Col de Banyuls et de rejoindre ensuite le Col de Vallauria mais on a un plan B. Au Col de Taravaus, les rafales de la tempête Benjamin sont très violentes et en plus il pleut ! C'est tout noir partout.... On prend donc le sentier de descente repéré sur la carte, bien clair au début il va vite se perdre dans le maquis... On passe au moins 45 minutes à travers les taillis à suivre sa trace virtuelle avant de retomber sur un sentier plus clair. On arrive sur une piste forestière où le vent nous bouscule. Il est clair qu'il faut  continuer à descendre... et en plus il fait froid... Au dernier virage, on a la chance de trouver un petit abri pour manger au chaud. Ensuite, c'est plus calme sur la petite route, on ne sent plus le vent. Le programme est d'aller jeter un oeil sur une aire de repos notée sur la carte. Résultat : elle est squattée et trop près des habitations, aucun coin tranquille pour bivouaquer et on est déjà dans les faubourgs de Banyuls. Donc décision est prise de retrouver notre camping de fin de HRP ! 

Vu la température, on décide de louer une petite cabane sans commodités. Il faut dire qu'entre temps, Sandrine a signalé à Lulu qu'elle arrivait dans le secteur. Donc, la soirée a été très vite improvisée : quand Sandrine et Dominic sont arrivés avec leur camion, on s'est tous retrouvé dans la cabane pour une soirée conviviale !

- J5 :  Lulu et Philou ont prévu de laisser le gros de leurs affaires au camping et partir en mode léger pour chercher la voiture à Argelès, en passant par la montagne. Malheureusement, Lulu a du abandonner assez vite à cause de ses douleurs persistantes. Elle s'est consolée auprès de ses amis en attendant le retour de Philou. Puis, ce fut de nouveau une belle soirée !

Malgré la déception de n'avoir pas fait la totalité du circuit prévu, cette solution de replis nous a bien plu. C'est bien aussi de prendre des temps de repos et de profiter autrement des vacances !

 Les films ICI.



 


09 août, 2025

Le grand Tour des vaches rouges !


 GRP Tour du Cézallier

du 1er au 7 août avec Lulu

Cela faisait bien longtemps qu'il me faisait de l'oeil.... L'occasion s'est révélée lorsque Sandrine a lancé les invitations d'un rassemblement pour ses 50 ans à Allanche le 8 août.

Départ la veille avec une pause à Bugeat pour profiter des paysages de Corrèze, sur le GRP du Tour de la montagne limousine, qui lui aussi me fait de l'oeil !

 

Comme je n'ai jamais fait de périple aussi long toute seule, j'ai calculé des étapes de 20 points efforts et sur 8 jours. Pour ajouter de la tranquillité : j'ai choisi de faire le circuit à l'envers et en décalé des étapes !

Comme les villages de ravitaillement sont tous regroupés à l'ouest, je suis partie planquer un sac de nourriture à récupérer le 3e jour.


 Tout a été top et, chaque jour, j'arrivais à grignoter un peu plus sans forcer,  pour m'avancer dans le programme. Surtout le 6e jour où j'ai fait 23 km et 600m de dénivelé car je ne trouvais pas de coin de bivouac tranquille ! Le plus compliqué, en effet, sont les prés clôturés qui limitent les possibilités. J'ai passé plusieurs nuits en pente, dans des fonds de vallons mais c'est le jeu !

 

Résultats : 6,5 jours de marche, 6 bivouacs, 130 km et 3500m de dénivelé, des paysages magnifiques et variés, de grandes étendues comme en Mongolie et de vertes vallées avec de l'ombre, des petits hameaux paisibles. Très peu de monde à part sur les 16 km communs avec le GR30. Cela m'a permis de constater que j'ai de l'endurance et de la volonté mais, à la longue, être seule m'a quand même pesé. ça ne suffit pas de parler aux vaches ! En tout cas, je sais que j'ai l'embarras du choix pour ce genre de périple tous les étés !


 

25 juillet, 2025

En Ariège : on s'allège !

 PYRENEES : 09 - 65 - 64


Du 15 au 23 juillet 2025

Avec Lulu et Philou

Comme l'année dernière, pas de programme défini et nous partons au gré de la météo et des vagues de chaleur...

Direction l'Ariège car coin tranquille + pas de passage du Tour de France ! Le but est de faire deux treks de 3 jours avec une journée de repos au milieu.

On arrive au point de départ de notre premier trek, au Port de Lers, et le crachin commence à tomber... Pas grave, on a prévu de démarrer le lendemain matin.

J1 : départ du Port de Lers sous le soleil et montée au Mont Ceint où nous sommes seuls. Descente au Port de Saleix où passe le GR10. Là, ce n'est pas pareil ! Ce GR est "à faire au moins une fois dans sa vie", c'est comme le GR20, faut pas chercher.... Pause à l'Etang d'Alate avant d'atteindre le Port de Saleix et sa vue magnifique sur les etangs et la vallée glaciaire du Bassiès. On passe devant le refuge et on trouve un coin de bivouac à 1700 m près d'une source (orri des Fouzès).

J2 : Le but était de continuer avec les gros sacs, mais comme d'habitude on revoit notre circuit pour partir légers. La forme n'est vraiment plus ce qu'elle était et il faut se faire une raison...On fait donc le tour du cirque de Bassiès par un splendide sentier en balcon où il n'y a toujours personne. On n'a même pas le courage de monter au sommet du Pic rouge car une raide descente nous attend. En effet, au Col de Fouzès, il n'y a plus de sentier et il faut tergiverser avec les barres rocheuses pour retrouver le bivouac...

J3 : On remonte au Port de Bassiès puis au col des Fouzès pour descendre jusqu'à l'Etang de Labant et traverser le GR10. C'est là qu'on tombe sur l'UltrAriège, avec un nombre conséquent de traileurs que nous accompagnerons jusqu'au Tuc des Paloumières. Ensuite, c'est le calme plat en descendant vers le bois de Bispou car le balisage a disparu. Puis, on prend le sentier de découverte qui nous ramène à la route du Port de Lers.

Descente à Aulus avec une journée de repos dans le crachin. Les jours suivants étant annoncés orageux, on décide de migrer vers Payolle pour y faire un trek de 3 jours en cabane et bivouac.

 

 

J1 : départ des granges de Camoudiet et montée dans les pâturages jusqu'au Col de Crabe. Le brouillard s'épaissit... on s'engage sur un sentier en balcon avec des passages très chauds car érodés par les troupeaux. Il faut sortir le GPS pour trouver la cabane du lac de Montarrouye. Personne en vue, on passe une nuit bien tranquille à l'abri pendant que la pluie tombe. Une courte éclaircie nous permet d'admirer le paysage...


 

J2 : on se donne jusqu'à 10 H pour voir si le brouillard se lève mais ce n'est pas le cas. Plutôt que de monter au col de Couradette, s'amuser sur les pierriers glissants et monter la tente dans l'humidité, on préfère redescendre. Par prudence, on prend le sentier balisé qui mène au Pla des Gats puis on s'attaque à la montée raide et sans chemin jusqu'au Col de Crabe. On mange dans le brouillard avant la fin de la descente.

 

 

Décision est prise de migrer vers la vallée d'Ossau faire un coucou à Xav. Après   une rando à la journée par les pistes tranquilles entre Castet et Béon, on passe une soirée festive à Eaux-Bonnes.


 




09 juin, 2025

Immersion dans la nature


 La boucle de la Saintonge boisée

du 7 au 9 juin 2025 

par Lulu

Ne pouvant pas trop m'éloigner pour des raisons familiales et après maintes hésitations, j'ai choisi de partir à 50 mn de la maison. Au départ de Montendre, j'ai repris le GRP de Saintonge, dont j'avais fait quelques portions en VTT, dans l'autre sens, en juin 2022.  

Cette fois, c'est donc à pied, par obligation à cause de mes douleurs mais j'ai mieux profité du sentier. Départ de Montendre en passant par Vallet et Sousmoulins, bivouac au joli pont sur la petite Seugne. Puis Pouillac, Neuvicq, Orignolles avec de la chaleur à la fin pour un autre bivouac. Le 3e jour, plus chaud mais relativement à l'ombre en passant par Chepniers et le lac. Beaucoup de forêts et de petites routes de campagne, des cimetières pour se ravitailler en eau. Une soixantaine de kilomètres en tout.


 Une belle aération salvatrice en attendant de pouvoir aller plus loin et plus haut ! 

 

19 mai, 2025

Un bain de verdure !

 Vallée d'Ossau : Massif du Mailh Massibé



du 16 au 18 mai 2025

Avec Xav et Lulu

Lulu a pris la route à midi après le boulot et rejoint Xav à Bielle. On est sur le départ à 16 H 30, pas de voiture sur le parking, les brebis qui descendent des pâturages : génial ! On va pouvoir faire une belle boucle, imaginée par Lulu après ses explorations hivernales !

Vendredi : montée sur la piste et ses raccourcis jusqu'à la cabane des Bordes puis on continue dans le brouillard jusqu'à la cabane de Crambots, notre point de chute. Pas d'eau dans ce terrain karstique, on trouve un petit reste dans l'abreuvoir et on peut la filtrer. Il y a un lit superposé, parfait pour deux. Apéro avec du Mouton Cadet 😇. Le crachin tombe dans la soirée mais on est bien à l'abri !

Samedi : Beau lever de soleil puis la mer de nuages monte de la vallée. ça donne une belle ambiance toute la journée, même si les sommets sont cachés. On part dans les pâturages pour passes sous les crêtes de Pan. Dans le lapiaz, on trouve la petite cabane de Las Capessas mais pas de point d'eau, dommage. Ensuite, c'est la cabane de l'Ourtiguet, au bord d'une piste. Il y a une partie ouverte, très bien aménagée et de l'eau à proximité : à noter pour une autre fois!


 Ensuite, on rejoint un sentier cairné sous le Lauriolle, très belle ambiance sauvage jusqu'à la plaine d'Ibech. Pause déjeuner avant la dure montée jusqu'au col de Gerbe de Haut. La montée au Pic de Gerbe est abandonnée à cause de la purée de pois, décidément nous n'avons pas de chance ! On commence la descente dans les pâturages déserts. La cabane de Gerbe de Haut n'est pas très accueillante avec son sol en terre battue. Notre destination est celle de Gerbe de Bas qui se cache derrière la forêt sur un joli plateau.

Comme on a le temps, on va chercher du bois pour profiter de la cheminée. Mais on va vite se retrouver enfumés et on est obligé de tout éteindre avant de se coucher !

Dimanche : un soleil magnifique nous incite à prendre le petit déjeuner dehors, il fait déjà chaud ! Par un beau sentier en balcon, on descend rejoindre la piste et le GRP du tour de la vallée d'Ossau. On profite de la vue sur le massif de Gourette avant de continuer dans le Bois du Boila. Au pont de Bilhères, la montée va bien nous couper les jambes... Pause déjeuner et récupération avant de retrouver la petite route et le parking envahi de véhicules !

Quel bonheur de retrouver enfin la montagne après cette trop longue période de mauvais temps. Un circuit bucolique, des cabanes en pagaille et de belles découvertes. Allez, on peut dire que la saison est lancée ! En espérant pouvoir se retrouver bientôt pour des vadrouilles montagnardes !


 

L'ALBUM PHOTOS.

 

 

 

30 avril, 2025

Bon dia !


 Nord du PORTUGAL

du 22 au 30 avril 2025

avec Lulu et Philou

Nous voilà repartis dans ce bel endroit découvert l'an dernier. Lulu avait mis de côté un dépliant ventant la beauté du GR 45 dans la vallée du Côa. Cela lui a servi de trame pour imaginer une boucle entière, sans train ni bus cette fois. 

Au programme : départ de Pinhel en suivant le GR 45 jusqu'à Vila Nova de Foz Côa, ancienne ligne de chemin de fer, liaison jusqu'au Camino Este qui ramène à Pinhel.

Après avoir attendu une journée sous la pluie à Pinhel, départ sous un beau soleil. La première partie jusqu'à Vila Nova s'est faite en suivant le Rio Côa sur les rives ou au-dessus. Une splendide traversée de la Réserve de Faia Brava et  l'arrivée sur les hauteurs du Douro. Ensuite, l'amorce du retour s'est faite en rejoignant les rives du Douro où nous avons suivi l'ancienne voie de chemin de fer sur 16 km, avec souvent des hautes herbes car pas d'entretien ! Puis, remontée dans les vignobles pour récupérer le Camino Este dans la montagne sauvage (sans troupeaux ni cultures). Les chemins existent bien mais pas de balisage... Très joli ensuite avec un beau plateau de pâturages et ses gros blocs de granit. Etape au village historique de Castello Rodrigo où on a retrouvé une portion du GR 22 (et la méga panne d'électricité qui a bloqué l'Espagne et le Portugal pendant une demi-journée !). Le 8e jour : montée sur la Serra de Marofa a presque 1000 m d'altitude avec une belle vue sur la campagne environnante. Le dernier jour, il nous restait 3H30 de marche pour retrouver Pinhel mais Lulu souffrait trop de son nerf fessier depuis plusieurs jours. Philou a donc terminé en mode léger et sous la pluie pour aller chercher la voiture. Ensuite, il est tombé des trombes d'eau, nous avons vraiment eu une chance monstrueuse !

 

 Les films.

 En résumé un circuit au top, varié au niveau des découvertes, flore et paysage, beaucoup d'oiseaux aussi avec une mention particulière pour les rossignols qui n'étaient jamais loin de la tente la nuit !

 

 

29 octobre, 2024

En cabanes !

 Vallée de Bellongue - Ariège


du 20 au 24 octobre 2024

Avec Lulu et Philou


Les plans de Lulu sont tombés à l'eau 3 jours avant le départ à cause de la neige tombée sans prévenir ! L'itinéraire prévu dans les hauteurs du Luchonnais est donc abandonné et il faut trouver rapidement un circuit moins haut. Nous avions découvert la vallée de Bellongue par hasard en mai 2013, à cause d'une météo capricieuse. Lulu établit donc un circuit modulable dans ce coin plein de cabanes.

J1 : départ du hameau d'Autrech en début d'après-midi pour une montée raide de 650 m dans la forêt et sous la chaleur. A la fin, hors sentier, nous avons subi quelques errances mais avons enfin atteint les pâturages où trône la cabane de Bazet. La vue est époustouflante ! Le seul bémol est le manque d'eau dans ce terrain karstique : la réserve était vide, une bouteille avec 1,5 litre laissée là nous a dépannés. Nous avons mangé froid pour l'économiser.

J2 : On est en tee shirt dès le lever et on prend le petit-déjeuner dehors. Direction le col et la cabane de Piéjau (où nous avions déjà dormi). Ravitaillement à la fontaine du Mouchet. Ensuite, au lieu de récupérer le sentier à l'ouest des crêtes, nous avons eu la bonne idée de vouloir couper par la Pale Grande, ce qui nous a fatigué et rallongé ! Au Col de Consires, enfin un chemin bien marqué. Pause sur les crêtes de Pale de Rase. On se rend bien compte qu'on n'a pas assez de jambes pour faire l'étape un peu trop ambitieuse qui doit nous mener à la cabane forestière de l'Isard. On décide de s'arrêter à la cabane du Col de la Terne à 2000m, superbe endroit là aussi avec une source. Pas de bois mais il ne fait pas froid.


 J3 : le crachin, annoncé jusqu'en début de matinée, n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. On décide d'attendre car nous avons le projet d'aller directement au refuge de l'Etang d'Araing en récupérant le GR10, et on ne veut pas se mouiller car pas de chauffage là-bas. A midi, on est toujours à la cabane. On mange et on revoit nos plans une nouvelle fois... La décision est prise de descendre à la Cabane de l'Herbe Soulette à 1 H 30 de marche. On s'oriente dans le brouillard grâce au balisage puis avec le GPS quand on se perd dans les pâturages. On arrive trempé à la cabane. Pas de bois sec mais de l'eau captée. La température a bien baissé et il ne fait pas chaud malgré la descente en-dessous de 1600 m.

J4 : grand beau ! les crêtes et les sommets en face nous tendent les bras et nous partons en mode léger pour une belle boucle par le Col de la calabasse et l'ascension du Pic de la Calabasse à 2210 m. On profite de la pause de midi pour admirer les endroits où nous aurions du aller, vers l'étang d'Araing et la haute montagne, d'ailleurs il reste encore beaucoup de neige. La descente se fait par les crêtes avec bifurcation avant le Pic de Paumade, puis de beaux vallons sauvages plein de cours d'eau. Une bien belle journée !

J5 : la matinée est reposante avec une descente tranquille sur les pistes et routes forestières par le Col de l'Estrade avec quelques petits raccourcis. Les couleurs de l'automne sont splendides ! On arrive juste avant midi à la voiture. Ensuite, c'est direction les Eaux-Bonnes !

Encore un beau circuit automnale, en mode tranquille à cause de la forme et de la météo. Nous saurons maintenant qu'il faut raccourcir les étapes pour bien profiter de notre séjour. En tout cas, cette région est parfaite à cette saison car nous n'avons croisé personne. La partie qui n'a pas pu être réalisée sera l'occasion de revenir une autre fois !

L'album photos.



30 avril, 2024

Au Portugal, on se régale !

TREK GR 22 dans le Nord-Est du Portugal

 Du 13 au 26 avril 2024

Avec Lulu et Philou

Lulu voulait aller au sud, donc Philou a choisi le nord.... Il a découvert le GR22 qui fait une grande boucle de 600 km (ou 2 boucles de 300 km). Le projet est de faire une partie de la boucle sud sur 10 jours.

Départ : Le Berlingo est aménagé pour y dormir. Départ tranquille le samedi après-midi lorsque le plus gros des vacanciers est passé. Nous avons des températures estivales. Pause à Biriatou sur notre parking de départ de la HRP, que de souvenirs ! En soirée, nous sommes montés sur le Rocher des Perdrix pour admirer le paysage et la côte. Le lendemain, on a repris la route : Vitoria, Burgos, Valladolid, Salamanque... On a fait quelques pauses pour ne pas s'ennuyer. Arrivée à Guarda à 15 H (on gagne 1 heure) et installation au camping où finalement on ne pourra pas rester la nuit. En effet, les grilles sont fermées jusqu'à 8 H le matin et notre train est à 7 H ! On trouve un parking désert près de la gare pour y passer la nuit. Le lundi matin :  train de Guarda à Castelo Novo. A 9 H 30, top départ du trek pour rejoindre le tracé du GR22. 

Météo : Il faisait déjà très chaud au début et ça a duré environ 4 jours. Puis, le vent du nord a refroidi l'atmosphère, les dernières nuits ont été très froides !

Nuits : nous avons alterné 2/3 jours de bivouac et logement dans les villages historiques à Monsanto, Sortelha et Belmonte, + la dernière nuit au camping. Il a fallu chercher un peu pour certains bivouacs mais on a toujours trouvé près d'un point d'eau :  pâturages, champ et oliveraie abandonnés, clairière.

Ravitaillement : Nous avons trouvé restaurants et épiceries dans les villages et même un marché fermier avec des super produits ! Seul le pain n'est vraiment pas bon....

Paysages magnifiques et très changeants : champs d'oliviers, forêt d'eucalyptus ou de chênes Tauzin, landes, pâturages, rocailles, lacs et cours d'eau, vergers, serras. Une grande diversité au niveau de la flore avec beaucoup de lavande papillon, cystes et genêts. Une constante au niveau rocheux avec partout des "boulders", gros rochers polis, vestiges d'anciennes vallées glacières. Les villages perchés sont splendides !

Avant de rentrer à la maison, nous avons pris le temps de visiter un peu Guarda et nous somme repartis en passant par la vallée du Douro avec une multitude de lacs de barrage.  Cet endroit m'a donné d'autres idées pour revenir, notamment le GR 45...

LES FILMS

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08 avril, 2024

Un petit tour dans le grand wild !

 Parc Naturel Périgord-Limousin


5 au 7 avril 2024

avec Lulu

Toujours en quête de nature et de découverte, me voilà repartie à destination de ce beau coin découvert l'an dernier. Cette fois, je vise la région à l'ouest de Nontron. Avec un départ du boulot le vendredi à midi par des petites routes bien agréables, me voici à Varaignes (Dordogne).

J1 : en suivant les nombreux chemins balisés, je rattrape le GR4 au nord de Varaignes. Il fait particulièrement chaud mais un vent frais me rend bien service. Forêt, cultures, hameaux se succèdent jusqu'à Bussière-Badil. Ravitaillement en eau au cimetière puis direction un étang repéré sur la carte. Il est bien isolé, à l'écart du sentier et le contour n'est pas entretenu, signe de tranquillité ! En effet, je passerai une nuit bien tranquille avec les grenouilles, au chaud dans ma nouvelle tente Nemesi 1 de chez Férino (j'en ai trop bavé avec les moustiques l'été dernier sous mon tarp !).

 

J2 : départ à 9 H pour traverser le village désert... très joli avec des boutiques de céramistes. Je retrouve le GR4 qui m'emmène dans d'immenses pâturages, déserts à cette saison, ce qui donne une ambiance très sauvage. A Lacaujamet, je quitte le GR pour suivre d'autres sentiers en forêt à travers les étangs. La pause de midi sera d'une quiétude infinie et me redonne de l'élan. J'en profite pour jeter un oeil à la météo qui me faisait hésiter sur la suite mais ça va être correct donc j'établis mon programme pour le reste du parcours. La suite est toute aussi jolie avec des moulins et des déversoirs gavés d'eau. La fin est splendide sur un sentier en ligne de crête et de la forêt à perte de vue, sans aucune habitation ni route. Comme prévu, je stoppe à l'entrée de Javerlhac, près du cimetière. En fouinant, je trouve le coin parfait invisible de la route, avec de la pelouse et un petit portillon pour accéder au robinet ! Pause goûter, installation de la tente, toilette et repos avant le diner. 

 


 

 J3 : départ à 8 H 20 et traversée de Javerlhac, bien tranquille là-aussi malgré la route principale. Un petit arrêt contemplation et repérage sur le Bandiat, affluent de la Tardoire. Je le longe jusqu'au moulin de Forgeneuve. Pause à La Chapelle St Robert, encore un endroit figé dans le temps ! Puis, ce sont des grands espaces de culture entrecoupés de bois avant de retourner à Varaignes. J'arrive à 11 H 30  car j'ai prévu de déjeuner chez ma soeur, à 45 mn en voiture.

Waouh ! cette région m'a encore épatée avec son relief et ses grands espaces, quelle chance d'habiter à moins de deux heures de route de tels endroits ! Grâce aux nombreux panneaux de randonnée, j'ai découvert de nouveaux tracés VTT et rando que je me garde dans un coin pour plus tard....

Le film.

 

29 février, 2024

Rendez-vous au Canigou !

 MASSIF DU CANIGOU


 DU 19 AU 23 FEVRIER 2024

avec Lulu et Philou

 

Une fois de plus, on a dégainé le Plan C, la Haute Ariège et le Capcir étant sous la pluie, comme toute la France d'ailleurs ! Le massif du Canigou sera donc notre refuge mais avec très peu de neige, comparé à il y a deux ans...

 

J1 : arrivée tardive au point de départ à Baillestavy vers 16 H 30. Non seulement cette étape est assez longue mais en plus Philou se traine car patraque depuis la veille. La montée jusqu'au col de Teixo est fastidieuse et nous y arrivons à la tombée de la nuit vers 19 H. On sort les frontales et on essaye de ne pas se perdre dans la descente, grâce à un balisage correct et un sentier unique. Au fond du vallon de la Mollina, ça se complique car il faut traverser deux cours d'eau. Le sentier se perd, il y a de l'eau partout et le balisage disparait..... Merci la géolocalisation ! On perd du temps mais on arrive à remonter sur la piste où il reste 800 m sous la pleine lune. On arrive donc à la cabane de la Mouline après 20 H 30, une première ! Heureusement, il y a la fontaine à côté et il fait assez chaud pour ne pas avoir besoin d'allumer la cheminée.

J2 : On garde la piste qui serpente tranquillement. Depuis 2015, les pistes forestières sont fermées au public à partir de 900 m selon les versants du massif. Il n'y a donc personne à part le 4X4 de l'ONF qui fait des rondes. On bifurque dans la forêt pour rejoindre la cabane de Prat Cabrera, magnifique endroit, dommage il n'y a pas d'eau à cette saison (source fermée ou gelée ?). On continue pour s'arrêter manger plus loin, le vent est glacial. Au Ras des Cortalets, on choisit de descendre vers la petite cabane en contrebas car Lulu a peur de voir du monde au refuge d'hiver des Cortalets. En effet, très tranquille comme endroit, pas d'eau mais on fait fondre de la neige à la cheminée.


J3 : le but de la journée est de monter au sommet du Canigou. Philou se contente d'aller jusqu'à l'étang des Estanyols pour tenter de filtrer de l'eau à travers la glace et la boue ! Pendant, ce temps, Lulu a bien l'intention de profiter de la journée et part sur le sentier bien balisé. Il est rapidement enneigé et verglacé mais on arrive à se faufiler. Elle ne chausse ses crampons qu'à 200 m du sommet, au moment où la pente se raidit. Le ciel se couvre mais au moins il n'y a plus de vent. Moment paisible à profiter du paysage de haute montagne. Elle descend sans se presser avec une pause à l'étang pour rejoindre Philou qui a fait une belle provision d'eau et de bois.

 

J4 : on remonte au Ras des Cortalets pour prendre la direction des crêtes boisées, très jolies jusqu'au Roc Mosquit, magnifique point rocheux. Puis, on descend dans la forêt paisible. Pause repas avant de terminer jusqu'au refuge forestier de Mas Malet.Ici, la piste arrive de Taurinya et il y a un parking mais seulement 2 voitures garées. On s'installe. Comme la fontaine ne coule pas, Philou part filtrer de l'eau au torrent pendant que Lulu commence à stocker du bois. La belle cheminée va bien flamber. Un refroidissement est annoncé et même de la pluie pour le lendemain.

 J5 : Il a un peu plu pendant la nuit mais le sol est déjà sec. Beau ciel bleu pour cette dernière

journée. On descend vers le Llec pour le traverser et monter tranquillement jusqu'au Col de Gallina. Une belle vue sur le Canigou nous récompense de nos efforts ! La descente est très jolie jusqu'au hameau de La Coma, un bel endroit retapé par des jeunes. On retrouve la piste jusqu'à Baillestavy où la fraicheur nous accueille.

Un nouveau séjour parfait à explorer ce massif incroyable. Nous n'aurions pas pu faire ce circuit s'il y avait eu de la neige. Ce qui ne nous empêchera pas d'y retourner une autre fois, même en restant sur les pistes ! Il y a de quoi faire encore....

 

L'ALBUM PHOTOS.



31 juillet, 2023

Trappeurs spongieux !

 HAUT COUSERANS


du 28 au 30 juillet 2023

Avec Xav, Philou et Lulu


Le circuit avait pourtant été méticuleusement préparé par Lulu, la planque de nourriture prévue, le ravitaillement en cours de route, etc... 

Vendredi 28 : la veille, nous nous sommes retrouvés à Eaux-Bonnes pour les derniers préparatifs. Xav était persuadé qu'on allait dormir en cabane et n'a pas racheté de tente. Il part donc avec sa vieille North Face rafistolée ! On fait la route jusqu'à St Girons, puis les routes se rétrécissent jusqu'à Salau et le parking des Peyrots où nous partons sur la piste pour installer la réserve de nourriture. Chose faite au-dessus de la cascade de Léziou où nous devons repasser dimanche. Nous retournons au Moulin de Lauga pour un pique-nique et un départ les sacs légers. Nous ne sommes qu'à 540 m d'altitude et le bivouac prévu 1 000 m plus haut. On attaque un sentier agréable dans la forêt jusqu'au hameau de Sahusset. C'est ensuite que ça se complique : on voit d'anciennes marques de GR et le sentier disparait régulièrement, la végétation a poussé... On perd donc beaucoup de temps et d'énergie avant de trouver la crête où on y voit plus clair. Mais nos misères ne sont pas terminées car on reperd plusieurs fois la trace dans les fougères ! On arrive enfin à la cabane de Fonta, fermée, où il y a juste de quoi installer les tentes parmi les hautes herbes. Six heures de bavantes pour en arriver là 😞

Philou a du mal à suivre, ce n'est pas la grande forme malgré le sac allégé. C'est vrai que le terrain est raide et n'aide pas à la sérénité... Heureusement, nous avons une bonne source d'eau fraiche à proximité et le panorama est splendide et très sauvage.


 Samedi 29 : la journée commence par une rude montée sur les pentes du Pic de Fonta. Là encore, plein de traces de troupeaux mais pas de vrai sentier. La descente vers le col de Pause est moins fatigante mais très longue. On attaque la remontée en suivant le GR 10. Après la pause de midi, on contourne le Lac d'Arreau pour s'engager dans les pâturages en essayant de suivre la trace sur l'IGN. Là où elle s'arrête sur la carte, elle s'arrête aussi sur le terrain ! Le ciel se couvre et nous avons une grosse montée à faire jusqu'aux abords de la cabane de Berbegué où nous comptons trouver de l'eau. On est à sec ! Quand on y arrive, elle est fermée et le captage goutte à peine. Il doit y avoir une autre cabane ailleurs vu le nombre de brebis mais on ne sait pas où ! On décide de basculer vers le vallon suivant. On découvre finalement, sur la crête, une nouvelle cabane fermée mais avec un captage qui fonctionne. Ouf ! on a juste une petite place pour s'installer devant. Xav se met au ras de la cabane sous le toit sans gouttière... Est-ce bien judicieux ? Non ! Il se met à pleuvoir en début de nuit et il passe sa nuit trempé.

 


 Dimanche 30 : les troupes ne sont pas fraiches au réveil. Les affaires de couchage de Xav sont toutes trempées et le brouillard ne laisse pas espérer un séchage rapide. De son côté, Philou est fatigué est appréhende la prochaine étape qui est longue. Lulu propose un redécoupage des étapes en dormant à proximité de la planque de nourriture, en espérant du soleil pour sécher les affaires. On attaque donc la suite du circuit dans un brouillard dense et on s'aide du GPS pour trouver l'Escale de St Girons, passage menant à la descente. Splendide endroit avec l'accueil d'un vautour, suivi d'une crête gazeuse à souhait. Dommage qu'on ne puisse pas voir le paysage ! Ensuite, la descente est glissante et pénible sous le crachin, on arrive même à s'égarer à cause d'un balisage soudain ! On rejoint enfin un bon sentier qui mène à la piste et on peut enfin s'arrêter manger dans un endroit sec. Les garçons n'étant plus du tout motivés et la météo peu engageante, on décide de descendre récupérer la nourriture à la planque et de partir chercher la voiture. Comme il n'est pas possible de trouver un hébergement un dimanche soir, on rentre tranquillement à Eaux-Bonnes.

LES PHOTOS.

Lulu est un peu déçu de ne pas avoir terminé ce circuit qui promettait d'être grandiose côté espagnol. Il faudra y retourner, d'une autre manière plus light... on se fait vieux !


09 mai, 2023

Le Périgord, on adore !


RANDO/BIVOUAC SUR LE

GRP DU BEAUMONTOIS

DU 6 AU 8 MAI 2023

Avec Lulu et Sandrine

Un week-end filles à deux ! Les autres copines ne sont pas disponibles : Florence termine son déménagement en Bretagne, Mathilde est en convalescence (genou) et Karelle est surbookée. Lucile propose donc de ne pas aller trop loin et ce sera le Périgord Pourpre.


Vendredi : rendez-vous sur l'aire de co-voiturage à Pons pour un départ tardif en Berlingo. Nous prenons des petites routes à travers la Charente sud et trouvons un joli coin perdu, près d'un étang le long d'une piste forestière. Retrouvailles, apéro... on a plein de choses à se raconter !

Samedi : nous terminons la route jusqu'à Beaumont du Périgord et débutons le GRP dans le sens horaire. Il alterne petites routes, sentiers et pistes forestières dans les sous-bois et les hameaux. Comme nous sommes parties tard et que nous sommes attendues au camping, nous prenons quelques raccourcis pour écourter l'étape. A 17 H, nous sommes à Couze-et-St Front, un charmant village au bord de la Dordogne. Installation au camping, petit orage et un bon repas à la crêperie occuperont la fin de journée !

Dimanche : le GRP grimpe au-dessus du village pour atteindre la chapelle de St Front, perdue dans les bois. La vue est splendide sur La Dordogne et Lalinde.Quelques petites averses nous accompagnent durant la matinée mais nous pourrons manger au sec et faire sécher la tente à la pause après Bourniquel. Passage à St Avit, beau village perché avec une halte de pélerins (nous sommes sur une variante du chemin de St Jacques). Nous faisons le plein d'eau et cherchons ensuite un coin de bivouac pas trop humide. Ce qui nous rallonge un peu le trajet avec une belle montée. Enfin, nous trouvons des pâturages abandonnés en grimpant sur un muret et passant des barbelés ! Là, c'est le paradis au milieu des orchidées avec une belle vue sur la forêt alentour. Le ciel se dégage et nous profitons du soleil longtemps.

Lundi : comme la fin du circuit parait moins jolie et que nous préférons rentrer plus tôt, nous coupons par les petites routes désertes pour rejoindre un PR à Lagouquerie.Il nous ramène à Beaumont où nous arrivons à midi pile ! Par chance, la charcuterie du village est encore ouverte et nous y trouvons un ravitaillement excellent pour le déjeuner que nous prendrons sur la place d'un petit village.

Voilà encore un nouveau coin que nous avons aimé explorer, l'essentiel est d'être dans la nature désertique et les petits villages tranquilles. Il y a toujours de quoi s'occuper pas loin de chez soi !

L'ALBUM PHOTOS.   

11 avril, 2023

Camembert for ever !

 CIRCUIT CABANES

AUTOUR DU MASSIF DU JAUT


du 7 au 10 avril 2023

avec Lulu, Xav et Philou

Les vacances de Pâques s'annoncent calment pour Lulu et Philou mais débutent pas un long week-end ensoleillé qu'il ne faut pas louper !

- vendredi : vers 18 H, nous sommes sur le parking du Col d'Aubisque. Il a neigé la semaine passée et on ne sait pas trop ce qu'on va trouver au niveau enneigement. On décide cependant de partir léger en matos (c'est à dire : rien !) et de miser sur l'apéro ! Direction le Col de Louvie par une piste encore enneigée. Là, on voit déjà qu'il va falloir faire le circuit prévu dans le sens inverse (anti-horaire), afin de laisser la neige fondre sur le GRP pentu. On descend vers la cabane du Soum de Laroum. Pendant que Philou se jette sur sa scie, Xav et Lulu descendent vers le cours d'eau, car la fontaine est coupée. La soirée est très gastronomique avec pommes de terres, saucisses et camembert sur la braise : un régal ! Sans oublier une bonne bouteille...

- Samedi : nous remontons donc vers le Col de Louvie pour prendre le sentier du Col d'Arriste. Il est parfois coupé par des coulées de neige. C'est un endroit splendide avec des vues sur la haute montagne et la vallée de l'Ouzom. On profite du paysage à la pause de midi au col. Ensuite, il faut descendre un peu au hasard dans la combe enneigée pour retrouver les pâturages et le vallon de la Glacère. Là, nous attend la jolie cabane de Hount de Jaut. Nous avons tout l'après-midi pour couper du bois, aller chercher de l'eau au puits et profiter du soleil. Le soir, on préfère allumer une flambée dehors car la cabane est très basse et n'a pas de fenêtres.

 

 - Dimanche : on va chercher un petit sentier forestier qui rejoint le col de la Portère. Ensuite, on suit les crêtes menant au Pic Durban à 1700 m. Belles vues sur le Piémont et la plaine de Pau. On continue sur la crête qui prend des allures de haute montagne avec les corniches enneigées. Pique-nique parmi les jonquilles avant de descendre vers la Coume de Baile. Là, il faut prendre des pentes neigeuses dans la forêt pour trouver le sentier menant à la montagne de Jaut. On s'installe dans la cabane du Col de Jaut au milieu des pâturages (celle qui est cachée dans les rochers est du même modèle que Hount de Jaut, sans fenêtres). Le problème reste toujours l'eau dans cet endroit karstique. Les cabanes d'alpage n'étant pas encore occupées, aucun point d'eau n'est ouvert. Nous décidons d'aller voir de l'autre côté du col vers les abreuvoirs. En effet, il y a des captages et un grand réservoir où on peut filtrer. C'est tout de même à un kilomètre de distance ! La soirée sera douce et nous n'allumons pas le poêle.

- Lundi : pour retrouver notre point de départ, il faut passer la barrière montagneuse du Moulle de Jaut qui est enneigée côté nord, dès 1500 m. Nous montons en direction du premier passage, sans savoir s'il sera possible. Au pied du col de Lallène, nous sommes rassurés, le début est raide mais c'est plus tranquille ensuite dans un large goulet rocheux. A 1800 m, nous profitons des sommets environnants : les rois de la vallée d'Aspe et même le sommet de l'Ossau. La descente est très bucolique dans les pâturages ponctués de névés, avec champs de jonquilles et isards. Pause de midi au minuscule lac de Bat Bielh. Puis, on retrouve le GRP sur des pentes très raides. Comme prévu, la neige a fondu. Dans les bois, on trouve une chaleur étouffante. Après le col de Louvie, une bavante de 300 m nous attend pour remonter vers l'Aubisque ! 


 

La soirée sera encore festive car Lulu et Philou ne repartent que le lendemain. Quel chouette week-end, pas loin du chalet, sans croiser pratiquement personne. Le wild et l'aventure à deux pas de chez soi !

L'ALBUM PHOTOS.