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10 mai, 2024

Déboires sur la Tardoire !

 Canoë sur la Tardoire - 9 mai 2024


Avec Philou et Lulu

C'est l'histoire d'un espoir et de quelques déboires sur la Tardoire....

Il y a 3 ans, nous étions venus en reconnaissance dans le secteur de la haute Tardoire et avions trouvé un point d'embarquement au Pont Rouchaud. Mais nous n'avions pas pu mettre notre projet à exécution car chaque année les week-end prolongés étaient pluvieux ou trop secs ! Cette année, après une période de forte pluie, un joli viaduc ensoleillé se présente et la soeur à Lulu qui habite en Charente accepte de s'occuper de la logistique.

Le 8, on se prépare : matériel et ravitaillement pour bivouaquer et le 9 au matin, on prend la soeur à Lulu au passage (elle doit ramener la voiture chez elle, pas loin du point d'arrivée). A La Rochefoucauld, le débit est conséquent car le toboggan est plein d'eau. Au Pont Rouchaud, là-aussi un gros débit.... on se dit juste qu'on risque d'être embêtés par les arbres tombés.

Juste après le départ, un petit barrage de rochers se présente et nous avons prévu de passer à droite. Mais le courant nous entraine dans les rochers et c'est le premier chavirage ! Pas grave, on a pied et il y a peu d'eau dans le bateau. Par contre, Philou a perdu sa rame, heureusement qu'on a celle de secours...


Puis c'est un fort courant avec des rochers affleurants, des branches qui pendouillent sur nos têtes, une succession de troncs à scier, arracher ou passer au-dessus. Au bout de 500 mètres, nous sommes parmi des ilôts avec des branches partout, des ressauts rocheux et un courant de plus en plus fort à cause du dévers. On ne se voit pas continuer comme ça, d'autant plus qu'on est toujours dans la forêt et que l'eau est glacial !

Lulu regarde sur la carte et constate qu'on est au plus prêt d'une petite route, une chance ! Il nous reste juste à  nous faufiler sur la rive et remonter le talus jusqu'à la route, ce qui n'est pas une mince affaire vue l'inclinaison de la pente et le terrain glissant !

Quand, enfin, on a pu s'extraire, on se dit qu'on peut partir de plus loin, vers Eymouthiers,  où  la rivière est aménagée. Mais à ce moment-là, Lulu reçoit un message de sa soeur disant qu'elle est toujours sur le Pont car la batterie de la voiture est à plat (on a mis les warnings pendant trop longtemps) ! On décide donc de la rejoindre pour attendre le dépanneur et sortir le pique-nique. 

Quant enfin on peut démarrer, on s'arrête jeter un oeil à Montbron où le débit est quand même un peu trop élevé. Comme il faut rouler pour recharger la batterie et qu'on est un jour férié, nous décidons de rentrer à la maison pour régler d'abord ce problème et repartir sereinement plus tard.

Nous sommes déçus mais nous avons pas été très raisonnables sur ce coup là en n'écoutant pas les signaux envoyés par la nature... une petite leçon qui nous servira pour plus tard quand on aura envie de s'aventurer dans des tronçons non aménagés :  C'est possible mais pas avec un trop gros débit ni après des tempêtes...

Le film des péripéties.





03 février, 2013

Stage de survie



Cabane de la Herrère - 2/3 février 2013 - Trappeurs : Xav, Lulu, Eric.

Il fallait en vouloir pour partir en montagne ce week-end puisque la météo s’annonçait plutôt mouvementée samedi avec des chutes de neige, du vent fort et un risque 4. Mais, comme un beau dimanche était prévu, nous avons décidé de partir quand même. Après plusieurs changements de destination, on se décide pour la vallée d’Ossau et une cabane en basse altitude.

Départ de Saintes le vendredi soir pour Lulu et Eric avec un RV au Mac Do (beurk !) de St André de Cubzac pour rejoindre Xav. Direction Laruns sous des trombes d’eau, au gite de l’Embaradère où Régis nous accueille.


Samedi matin, il pleut toujours, on ne se presse pas. Comme on ne veut pas se faire enneiger la voiture, on stationne au village de Bielle (450 m). On est déjà trempé par une averse avant de partir ! Les sacs sont chargés par la nourriture et de quoi se tenir au chaud. Traversée du village de Bielle, montée par un sentier/ruisseau jusqu’à Bilhères toujours sous la pluie. Ensuite c’est de la neige fondue ou de la grêle jusqu’à la chapelle de Houndas où on prend une piste enneigée. Après, la piste se perd, la carte est mouillée et tombe en lambeaux….. Lulu sort sa boussole, on tourne à droite, à gauche, les garçons lui jettent des coups d’œil suspicieux : « t’es sûre de savoir où on va ? ». On fait la trace dans la poudreuse à travers bois et on cherche « la clairière » où se trouve la cabane.

Enfin, à 14 H, on sort du bois et on voit une piste et la cabane de la Herrère sur un promontoire, perdue dans la tempête de neige. Le vent fouette les visages, y’a de l’ambiance !


Une fois à l’abri, on peut enfin manger. Ensuite, il faut ressortir pour trouver du bois qui est, bien sûr, tout mouillé ! Le feu a du mal à prendre, la soirée se passe à le surveiller et à ne pas faire brûler les vêtements qui sèchent…. Sans oublier de prendre l’apéro et de faire un bon repas malgré les 5 petits degrés ambiants.

Couchés vers 22 H sur une confortable mezzanine, on commence à s’endormir. Sauf que… ¼ d’heure plus tard, ça tambourine à la porte ! En effet, un groupe de 7 randonneurs Osssalois, nullement gênés par la tempête, a décidé de maintenir sa randonnée nocturne. Le chef du groupe, pensant que la cabane était vide et que la porte était coincée par le gel, essayait de l’ouvrir à coups d’épaule… Forcément, ça fait du bruit !

« Vous pouvez vous recoucher, on ne va pas vous déranger longtemps, on prend notre petit casse-croûte et on ne fait pas de bruit… ». Résultats des courses : pendant que Lulu s’endormait calfeutrée dans son duvet, Xav et Eric se sont relevés pour boire un coup de rouge et manger des saucisses grillées et ont fait la causette jusqu’à 1 h du matin !

Dimanche matin, beau temps, froid sec, belle poudreuse. Nous décidons de partir vers le col d’Aran puis, voyant des traces fraiches dans la forêt, nous les suivons par facilité. Ce sont des skieurs qui montent sur les crêtes de la Herrère. Après avoir essayé de les suivre sur des pentes verglacées, on se rend compte que ce n’est pas du terrain à raquettes et en plus, nous n’avons pas les crampons. Donc, demi-tour, nous coupons à  travers bois pour retrouver le sentier qui mène au col. En effet, le terrain est plus agréable et en plus, la trace est faite. Au col, à 1 650 m,  la vue est magnifique sur le moule de Jaout jusqu’à l’Amoulat, le rocher d’Aran et la vallée d’Aspe.

On redescend vers 13 H à la cabane pour manger et refaire les sacs. On trouve la piste, bien visible cette fois qui nous ramène à la chapelle de Houndas. Là, c’est un cirque incroyable : des voitures garées sur la route, des familles qui viennent s’amuser dans la neige, c’est Royan au mois d’Août ! C’est dans cette ambiance très bucolique que nous descendons, par la route jusqu’à Bilhères. On a les pieds en compote et le retour par le sentier/ruisseau nous achève les orteils.

Mais le plus important dans tout ça, ce sont les bons souvenirs : l’orientation dans la tempête, l’ambiance chaleureuse de la cabane, une belle rando au soleil. Un bon week-end de trappeurs ! 
Les photos ICI


26 mars, 2006

Stage de survie improvisé...

Mars 2006 à la Cabane d'Aygues-Cluses (Barèges)
Les Trappeurs : Xav, Guigui, Cliff, Karelle, Lulu et Philou, ne se laissent jamais prendre au dépourvu... Quand ils sont coincés dans un endroit par le mauvais temps ? et bien ils s'occupent !

LA GROTTE : Depuis le temps que nous voulions nous essayer au bivouac hivernal, au mois de mars 2006, nous avons enfin réaliser notre "rêve" de se prendre pour un ours polaire. Il faut dire que les conditions de neige n'étaient pas reunies pour fabriquer un igloo, nous avons donc creusés un abri style "chasseurs alpin" c'est à dire une sorte de grotte dans la neige.
Aprés une heure et demi à trois pelleteuses, dernier cri de chez caterpillar Xav, Guigui et Cliff), l'abri tant attendu nous a ouvert ses portes ! tout y est : la fosse froid, le couloir d'accès, la pièce à vitre pour deux... Guigui et Xav prennent place pour la nuit. L'isolation thermique et phonique de ce genre de construction est surprenante. Au coucher comme au lever : la tempête faisait rage et aucun bruit ne transperçait cette carapace de glace alors que les autres trappeurs, dans la cabane de berger, ont connus une nuit bruyante et un réveil glacé : de la neige était passée sous la porte recouvrant les chaussures, sacs...
Une expérience à renouveller dès que possible et à plusieurs cette fois-ci...
ARVA :

Le même jour de ce mois de mars a été l'occasion de s'entrainer à la recherche de victimes d'avalanches (ARVA). Philippe ayant déja pratiqué, nous a gracieusement formé au maniement de ces ustensiles vitaux. Des exercices qui nous ont ravis (puisque nouveau matos.... hein mon cliff !!). En fait, un groupe enfouissait un arva dans la neige (UNE FOIS l'appareil mis sous tension..hein KARELLE ?) puis le reste de la troupe s'affairait à le récupérer rapidement.
Exercices à renouveler fréquemment pour se rafraichir la mémoire au cas où.....