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09 août, 2025

Le grand Tour des vaches rouges !


 GRP Tour du Cézallier

du 1er au 7 août avec Lulu

Cela faisait bien longtemps qu'il me faisait de l'oeil.... L'occasion s'est révélée lorsque Sandrine a lancé les invitations d'un rassemblement pour ses 50 ans à Allanche le 8 août.

Départ la veille avec une pause à Bugeat pour profiter des paysages de Corrèze, sur le GRP du Tour de la montagne limousine, qui lui aussi me fait de l'oeil !

 

Comme je n'ai jamais fait de périple aussi long toute seule, j'ai calculé des étapes de 20 points efforts et sur 8 jours. Pour ajouter de la tranquillité : j'ai choisi de faire le circuit à l'envers et en décalé des étapes !

Comme les villages de ravitaillement sont tous regroupés à l'ouest, je suis partie planquer un sac de nourriture à récupérer le 3e jour.


 Tout a été top et, chaque jour, j'arrivais à grignoter un peu plus sans forcer,  pour m'avancer dans le programme. Surtout le 6e jour où j'ai fait 23 km et 600m de dénivelé car je ne trouvais pas de coin de bivouac tranquille ! Le plus compliqué, en effet, sont les prés clôturés qui limitent les possibilités. J'ai passé plusieurs nuits en pente, dans des fonds de vallons mais c'est le jeu !

 

Résultats : 6,5 jours de marche, 6 bivouacs, 130 km et 3500m de dénivelé, des paysages magnifiques et variés, de grandes étendues comme en Mongolie et de vertes vallées avec de l'ombre, des petits hameaux paisibles. Très peu de monde à part sur les 16 km communs avec le GR30. Cela m'a permis de constater que j'ai de l'endurance et de la volonté mais, à la longue, être seule m'a quand même pesé. ça ne suffit pas de parler aux vaches ! En tout cas, je sais que j'ai l'embarras du choix pour ce genre de périple tous les étés !


 

08 août, 2024

En plein dans la diagonale du vide !

 GRP SUMENE-ARTENSE (CANTAL)


Du 1er au 7 août 2024

avec Lulu et Philou

 

Cela faisait longtemps que ce circuit faisait de l'oeil à Lulu, situé dans un endroit méconnu où on ne fait que passer pour se rendre dans les monts du Cantal.

Aucun renseignement sur ce circuit à part le tracé sur la carte... on a compris pourquoi !

 

Départ la veille pour se poster au départ de la rando à Bort-les-Orgues avec nuit dans le Berlingo. Pendant 7 jours, nous ne verrons personne sur le tracé qui en fait n'existe plus ! En effet, aucun balisage jaune et rouge, juste d'autres balisages de randos locales ou rien du tout ! Nous avons suivi la carte et parfois coupé par des petites routes ou chemins pour se raccourcir quand la fatigue se faisait sentir.

 

Les seuls endroits avec un peu de monde ont été sur une petite section du GR30 le long des étangs et sur la voie verte entre Ydes et Bassignac.

 

 

 

 

 Un joli paysage de basse montagne avec des plateaux de pâturages, lacs et étangs, plein de torrents et petits cours d'eau, petits villages avec un peu de ravitaillement, petits campings sympas, bivouacs dans la forêt et un beau final le long de la Dordogne.

Le film.

 


15 août, 2021

Transhumance en solo

Pays de Salers - du 10 au 13 août 2021


par Lucile

Après les Alpes, l'emploi du temps des vacances étant flou, je décide de partir quelques jours seule. J'ai une multitude de topos sous le coude et je choisis la route des transhumances en Pays de Salers.

Comme d'habitude, je ne prépare pas grand chose et les points de chute sont approximatifs !

J1 : départ d'Anglards de Salers par petites routes puis sentiers dans la forêt au-dessus de la vallée du Mars. Le balisage n'est pas très frais et ne parlons pas du topo très exhaustif ! Traversée de St Vincent pour monter sur le versant opposé où je comptais bivouaquer : pas de coin approprié, pas d'eau... J'ai donc poussé jusqu'au Vaulmier en descendant vers le Mars. En effet, un ancien mini-golf m'a accueilli pour la nuit. Comme la pelouse était très humide et que je n'avais que mon tarp, j'ai fini sous un abri en bois.


 J2 : Sentier très agréable jusqu'au Falgoux où j'ai acheté du pain. Un peu plus de monde car passage du GR 400. Là, j'ai voulu faire du zèle en prenant un sentier alternatif au GR mais il n'existe plus ! Merci le GPS du téléphone pour retrouver la trace... Arrivée dans les pâturages, il faisait chaud mais il y avait de l'air et enfin la montagne avec les vaches ! J'ai profité des lieux avant de contourner le Roc des Ombres et m'installer près des ruines sous le Roc d'Hozières.


J3 : Descente sur le GR 400, croisant pas mal de monde qui avait passé la nuit au gite du Fau. A la Bastide, j'ai retrouvé mes sentiers improbables, le balisage rare et la tranquillité ! Quelques petites routes après le col St Georges mais personne à part le facteur... Descente à l'ombre jusqu'à Fontanges et son camping. Prix imbattable : 3,5 € ! J'ai bien fait car il y a eu de grosses averses orageuses en fin d'après-midi et j'ai pu manger une bonne pizza le soir.

J4 : départ à 8 H par de jolis petits vallons jusqu'à St Martin : ravitaillement. Puis, j'ai fui la foule pour une rude montée. A partir de là, le tracé a été de moins en moins évident et les sentiers pas entretenus. J'ai souffert de la chaleur après la pause de midi et suis arrivée à St Bonnet avec une grosse soif. Pause au bistrot du coin. Au hameau "les planches" l'endroit où je comptais m'arrêter au bord de l'eau est squatté par les vaches. Je voulais continuer mais aucun balisage et une propriété privée me barre la route. Détours, passages de barbelés, pauses à l'ombre, recherches dans les fourrés : rien ! J'ai donc repris le goudron, pas marrant sous la chaleur, et retrouvé mon chemin plus loin. Comme il ne me restait que quelques km j'ai fini le parcours jusqu'à Anglards  mais ce fut une grosse journée ! Je l'ai fini au camping municipal à manger mes pâtes à la frontale ! Mais j'ai pu passer une bonne nuit réparatrice dans la voiture...

Un peu déçue de ma dernière journée qui ne s'est pas déroulée comme prévue, mais c'est le prix des itinéraires aléatoires et sauvages ! J'adore cette région quoi qu'il arrive...

L'album photos.



24 août, 2020

De puys en dômes

 GR 441 TOUR DE LA CHAINE DES PUYS

Du 17 au 22 AOUT 2020

Avec Lulu et Sandrine

Notre cher Limousin étant classé rouge en sécheresse et les Pyrénées infestés de touristes, ce GRP a été sélectionné au dernier moment. C'est donc munies d'une carte datant de 1991 que nos deux marcheuses sont parties ! Lulu avait tout de même noté les modifications sur la carte et calculé les étapes. Pas si facile que ça d'ailleurs car peu de points d'eau sur le parcours.

6 jours sont calculés avec 4 bivouacs et un camping au milieu. Le départ se fera au plus près, à Orcival, et le circuit dans le sens horaire pour garder ce qui semble être le plus joli pour la fin.

J1 : (15 km/+ 300 m). Comme d'habitude, nous avons rendez-vous à Champniers vers 10 H pour prendre la route de Limoges. Après une pause déjeuner à Seilhac, on est sur le départ à Orcival vers 15 H. Sur des pistes ou petites routes, nous traversons des hameaux et le paysage se déroule avec des prairies et quelques cultures. Au loin, on aperçoit déjà le Puy de Dôme. Au point d'arrêt prévu, Mazaye, on se ravitaille en eau au cimetière. En continuant un peu sur la piste, on trouve même un petit cours d'eau pour la toilette et on s'installe à l'entrée d'un pré. Parfait.

J2 : (18 km/+400 m) Il fait frais et on sent l'humidité. C'est une belle matinée variée : montée sur le village perchée de St Pierre de Chastel, passage dans une vallée marécageuse, dans une cheire (ancien champ de lave) recouverte de forêt à l'ambiance très nordique. Nous faisons un détour à Pontgibaud pour acheter du pain et prendre un café. La chaleur se fait ensuite sentir en arrivant à St Ours, fin de l'étape. Ravitaillement en eau au cimetière mais la recherche d'un coin de bivouac a été plus long. Nous avons tourné un moment avant de trouver un coin bien caché dans la forêt. Il faut dire aussi que tous les prés sont fermés, bonjour l'accueil ! .

J3 : (21 km/+ 300 m). A midi, nous sommes à l'endroit le plus au nord du circuit. La chaleur augmente et nous arrivons sur les hauteurs où on voit la plaine de Clermont. Le château de Tournoël puis ND de la Garde nous accueillent pour la descente vers Volvic. Petite ville tranquille où on s'arrête boire un verre avant d'aller à l'épicerie. Ensuite, il faut descendre encore et traverser la ville pour arriver au camping. Tout confort malgré les contraintes du port du masque auxquelles nous n'étions plus habituées ! On a oublié la vrai vie...

J4 : (17 km/+ 700 m). Il faut remonter sur les hauteurs de Volvic pour retrouver notre itinéraire. Nous avons de la chance car nous sommes essentiellement dans les sous-bois alors qu'il fait de plus en plus chaud. 

Mais les étapes ont été calculées aussi pour ça ! Nous évitons tout de même quelques montées/descentes inutiles au sommet des puys boisés. Nous allons au sommet du Puy de Jume pour admirer la vue et le cratère comblé par la végétation. Pique-nique à l'ombre au Puy de la Coquille puis c'est une descente tranquille vers le parking bondé de Vulcania pour prendre de l'eau. Nous n'allons pas bien loin puisqu'une belle forêt nous tend les bras avec une clairière toute en mousse.

J5 : (23 km/+ 650 m). Nous évitons le sommet du Puy de Dôme en prenant le GR4 jusqu'au Col de Ceyssat. En effet, vu le monde, ça n'avait aucun intérêt. Par contre, nous faisons une pause café à Laschamps. Ensuite, c'est toujours de la forêt entre les puys. Le but de la journée est le Col de la Ventouse pour le ravitaillement en eau. C'était sans compter la déviation du GR4 et du GR441 sur lesquels nous sommes et qui empruntent le tracé du GR 30. Nous pensons qu'ils vont bifurquer plus loin, mais non ! Nous partons toujours plus à l'est et nous retrouvons près du lac de la Cassière. Nous continuons donc jusqu'à Fontclairant où on trouve une fontaine. Enfin, un pré sans clôture nous accueille au-dessus du village où nous avons retrouvé le tracé. C'est d'ailleurs un endroit magnifique pour ce dernier bivouac.

J6 : (17 km/+ 500 m). Il a plu pendant la nuit et nous partons au frais pour cette étape prometteuse. En effet, nous ne sommes pas déçues ! Dès La Garandie, nous avons une vue splendide sur le massif du Sancy, tout proche. Les pâturages sont immenses et les troupeaux aussi. Entre Saulzet le Froid et Pessade, le vent est bien froid, changement d'ambiance ! Longue pause au charmant café de Pessade. La pancarte nous indique 9 km jusqu'à Orcival ! Après un beau parcours dans la forêt, nous profitons du lac de Servières pour la pause de midi. Ce sont des coins où on se promet de revenir, surtout l'hiver... La fin de la descente sera tranquille et ensuite : pause à Orcival, installation au camping de Leschat et truffade le soir !

Quelle belle trouvaille ce coin inexploré du Massif Central ! Nous y avons croisé d'autres sentiers : la grande traversée, le tour des lacs, etc... Bref, il reste de quoi faire !

L'album photos.


14 mai, 2008

Le tour du Sancy

10, 11 et 12 mai 2008, par Lucile et Philippe

Annulation de la sortie au Mont Perdu pour cause de météo capricieuse : damned !
On ne va pas se laisser abattre, il a l'air de faire à peu près beau dans le Massif Central. Nous voila partis vendredi direction le parking du Capucin au Mont Dore où nous passons la nuit.

Samedi 10 : départ avec les sacs à dos chargés de nourriture pour deux jours et du matériel de bivouac. Nous longeons les crêtes très abruptes et encore enneigées. Le temps est gris et le vent froid. Au sommet du Puy de Sancy, nous ne restons pas longtemps vu le nombre de touristes montés en téléphérique... En bas, nous trouvons encore pas mal de neige pour la saison. Puis nous marchons sur les crêtes qui longent la vallée de Chaudefour, le soleil est au rendez-vous. Nous apercevons des chamois. Après la pause déjeuner, descente dans la vallée où il y a pas mal de visiteurs. Nous installons le bivouac près du torrent dans un petit bois hors de vue des promeneurs.
Dimanche 11 : nous remontons sur les crêtes de la vallée de Chaudefour côté Est, les pâturages sont remplis de jonquilles. Nous admirons la "crête de coq" et la "dent de la rancune" où nous aimerions bien revenir grimper le lendemain. C'est à la fin de la pause de midi que la grêle et la pluie sont venues nous déranger. Les ponchos sont sortis. Arrivés au-dessus du Mont Dore, le soleil est déjà de retour. Nous traversons la ville et remontons au parking du Capucin sous la chaleur.

Lundi 12 : les précipitations de la veille au soir ont tapissé les sommets de grêle et la température a chuté. Il faut abandonner l'idée d'aller grimper sur la Crête de Coq. Nous allons faire une randonnée qui se terminera par une grosse averse et un pique-nique dans la voiture !
L'Auvergne, c'est pas si mal après tout, très jolie au printemps. En attentant que les Pyrénées soient disposées à nous accueillir, nous avons pu nous entraîner un peu et faire du dénivelé.