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05 juillet, 2026

La Tardoire m'en a fait voir !

Packraft/Hamac sur la Tardoire + retour à pied



du 3 au 5 juillet 2026 Avec Lulu

Je crois que ça va devenir une institution cette sortie packraft pour fêter la fin de l'année scolaire ! Pas facile de trouver un cours d'eau navigable en cette période de canicules et sécheresse.

Après avoir descendu un joli tronçon de la Bonnieure fin avril, ça me donne envie d'aller retester la Tardoire dans sa partie susceptible d'être en eau. A Montbron, le loueur de canoé n'ouvre pas cette année, pas bon signe pour la partie Chambon/Montbron. Je décide donc de partir de la Maison du canoé à Montbron et de voir jusqu'où je peux aller.

Vendredi : départ ver 16 H. En effet, pas trop d'eau et quelques parties où il faut marcher. Par contre, c'est très sauvage, pas de routes à proximité. Je perd beaucoup de temps avec des barrages d'arbres et la marche mais ce n'est pas grave car les journées sont encore longues. Je m'arrête comme prévu à la passerelle après La Chaise, dans une jolie clairière.


 

Samedi : encore pas mal de barrage d'arbres mais on voit que ça a été un peu nettoyé pour laisser juste le passage d'un canoé. Après Vilhonneur, les moulins deviennent compliqués à passer car les seuils sont encombrés de rochers et de branches. C'eset dommage car il y a beaucoup d'eau et plus besoin de marcher. A Tuffas, il est midi et je décide de stopper ici pour mieux gérer le retour à pied. Après une bonne pause, je prépare mon sac à dos et cache le canoé dans un bois. Il est 16 h quand je démarre sous la chaleur (début de la 2e vague de canicule). Après Rancogne, je rejoint le GR4. Comme je veux passer une 2e nuit au bord de l'eau pour me rafraichir, je stoppe après Vilhonneur après m'être approvisionnée au cimetière.


 

Dimanche :je continue sur le GR4 qui monte sur les hauteurs et je bifurque jusqu'à une table d'orientation. A 11 h, j'ai retrouvé mon parking pour un dernier rafraîchissement dans la Tardoire ! Ensuite, direction chez ma soeur à 30 mn de route pour manger et me mettre au frais : + de 40° sont annoncés...

Oui, c'est une bonne habitude à prendre ces petites sorties car faciles à organiser ! Malheureusement, cette année l'automne risque d'être tristounet pour les sorties s'il ne pleut pas cet été...

 



15 juin, 2026

Un petit tour en solo !

 Vallée de l'Ouzom


du 12 au 14 juin 2026 

avec Lulu

L'Auvergne, c'est bien joli mais continuer à explorer les Pyrénées c'est plus divertissant ! D'autant plus que cette fois, pas de foule déchaînée mais une solitude parfaite...

 

Vendredi : arrivée tardive au Col d'Aubisque à cause de divers ralentissements. Je prends le départ à 17 H 30 avec mon gros sac très lourd (c'est aussi ça le prix de la solitude !). Direction le Col d'Arbaze et le vallon du même nom où je rejoins le GR10. La descente est raide et casse-pattes, si bien qu'en arrivant aux cabanes du Litor, j'en ai déjà marre ! Arrêt dans les pâturages près d'un petit cours d'eau. Un très beau coin sous les contreforts du Cirque du Litor.

 


Samedi : le but est de monter vers le Col du Soulor (où j'avais prévu de bivouaquer la veille). Je coupe à travers les pâturages pour éviter la route et j'arrive directement sur la piste. Elle est bien reposante et je préfère la suivre pour m'économiser. Pause au Col de Soum puis descente par le GRP du tour du Val d'Azun qui descend vers Arbéost. La chaleur commence à se faire sentir... d'autant plus que je descends jusqu'au village ! Ensuite, je suis à l'ombre le long du torrent. Je fais une pause d'une heure car je sais que la montée va être rude. En plus, comme j'ai changé d'itinéraire au dernier moment, je ne suis pas sûre que ça passe. Mais ça va, j'ai de la chance car des vaches sont passées par là et ont aplati les fougères sur le sentier. Je m'égare un peu parfois et dois manger un peu pour tenir le coup, mais j'arrive enfin au bivouac prévu près de la cabane de Coums vers 20 h ! Ensuite, il faut monter la tente et trouver de l'eau dans un abreuvoir à 400 m sur la piste... mais ça va je ne suis plus chargée et les journées sont longues ! Le repas se fera tardivement mais quel plaisir de contempler le cirque des Gabizos !

 


Dimanche : matinée tranquille sur la piste forestière à l'ombre. Avant le col de Louvie, je bifurque vers la cabane des Echars puis je rejoins péniblement le GRP de la vallée d'Ossau. Je fais une bonne pause sous un sapin avant de continuer la grimpette et la piste plus tranquille qui me ramène au col d'Aubisque où je verrai les premières personnes de la journée !

 


Cela faisait longtemps que ce coin m'attirait et je suis bien heureuse de l'avoir visité à cette saison. Quelle tranquillité ! 

22 février, 2026

En Catalogne : olé ! el sol !

 


GARROTXA et MASSIF DE COSTABONE

du 15 au 21 février 2026 avec Lulu et Philou

C'est la cata depuis 40 jours : de la pluie partout et des inondations qui commencent à nous cerner ! La première semaine de vacances est très déprimante et il faut d'urgence trouver un endroit sec où pouvoir se ressourcer.

Lulu a toujours quelques topos sous le coude et choisi donc la Garrotxa, cette charmante région de Catalogne avec d'anciens volcans. On s'installe dans un mobil home près d'Olot et ce sont 4 belles journées de randonnées très variées et tout de même bien montagneuses. Le 4e jour sera le point d'orgue avec une rando splendide sur les crêtes du Pic Sacalm et du Puig del Llops à 1500m, avec de belles désescalade au programme !


 Le vendredi, encore du soleil au programme, les gros sacs sont près et on part vers le village d'Espinavell où on laisse la voiture. On monte sur la piste puis dans les pâturages jusqu'à la cabane des Saleres de Caderget à 1760m. Un vent glacial nous y attend. L'après-midi, on trouve refuge dans un vallon ensoleillé où on fait la provision d'eau et de bois.

Après une bonne nuit, on met les raquettes pour grimper vers le Pic de Costabone. Avec la chaleur, la neige est vite molle et fatigante. On s'arrête vers 2100 m pour profiter de la vue et se reposer. Ne pas oublier que nous sommes en convalescence ! En plus, on a décidé de redescendre dans l'après-midi. En effet, on a bcp de route à faire et notre village est maintenant cerné par l'eau donc il va falloir s'organiser !


 Merci une fois encore à l'Espagne et l'Est des Pyrénées qui nous sauvent toujours ! 

 

25 juillet, 2025

En Ariège : on s'allège !

 PYRENEES : 09 - 65 - 64


Du 15 au 23 juillet 2025

Avec Lulu et Philou

Comme l'année dernière, pas de programme défini et nous partons au gré de la météo et des vagues de chaleur...

Direction l'Ariège car coin tranquille + pas de passage du Tour de France ! Le but est de faire deux treks de 3 jours avec une journée de repos au milieu.

On arrive au point de départ de notre premier trek, au Port de Lers, et le crachin commence à tomber... Pas grave, on a prévu de démarrer le lendemain matin.

J1 : départ du Port de Lers sous le soleil et montée au Mont Ceint où nous sommes seuls. Descente au Port de Saleix où passe le GR10. Là, ce n'est pas pareil ! Ce GR est "à faire au moins une fois dans sa vie", c'est comme le GR20, faut pas chercher.... Pause à l'Etang d'Alate avant d'atteindre le Port de Saleix et sa vue magnifique sur les etangs et la vallée glaciaire du Bassiès. On passe devant le refuge et on trouve un coin de bivouac à 1700 m près d'une source (orri des Fouzès).

J2 : Le but était de continuer avec les gros sacs, mais comme d'habitude on revoit notre circuit pour partir légers. La forme n'est vraiment plus ce qu'elle était et il faut se faire une raison...On fait donc le tour du cirque de Bassiès par un splendide sentier en balcon où il n'y a toujours personne. On n'a même pas le courage de monter au sommet du Pic rouge car une raide descente nous attend. En effet, au Col de Fouzès, il n'y a plus de sentier et il faut tergiverser avec les barres rocheuses pour retrouver le bivouac...

J3 : On remonte au Port de Bassiès puis au col des Fouzès pour descendre jusqu'à l'Etang de Labant et traverser le GR10. C'est là qu'on tombe sur l'UltrAriège, avec un nombre conséquent de traileurs que nous accompagnerons jusqu'au Tuc des Paloumières. Ensuite, c'est le calme plat en descendant vers le bois de Bispou car le balisage a disparu. Puis, on prend le sentier de découverte qui nous ramène à la route du Port de Lers.

Descente à Aulus avec une journée de repos dans le crachin. Les jours suivants étant annoncés orageux, on décide de migrer vers Payolle pour y faire un trek de 3 jours en cabane et bivouac.

 

 

J1 : départ des granges de Camoudiet et montée dans les pâturages jusqu'au Col de Crabe. Le brouillard s'épaissit... on s'engage sur un sentier en balcon avec des passages très chauds car érodés par les troupeaux. Il faut sortir le GPS pour trouver la cabane du lac de Montarrouye. Personne en vue, on passe une nuit bien tranquille à l'abri pendant que la pluie tombe. Une courte éclaircie nous permet d'admirer le paysage...


 

J2 : on se donne jusqu'à 10 H pour voir si le brouillard se lève mais ce n'est pas le cas. Plutôt que de monter au col de Couradette, s'amuser sur les pierriers glissants et monter la tente dans l'humidité, on préfère redescendre. Par prudence, on prend le sentier balisé qui mène au Pla des Gats puis on s'attaque à la montée raide et sans chemin jusqu'au Col de Crabe. On mange dans le brouillard avant la fin de la descente.

 

 

Décision est prise de migrer vers la vallée d'Ossau faire un coucou à Xav. Après   une rando à la journée par les pistes tranquilles entre Castet et Béon, on passe une soirée festive à Eaux-Bonnes.


 




30 avril, 2025

Bon dia !


 Nord du PORTUGAL

du 22 au 30 avril 2025

avec Lulu et Philou

Nous voilà repartis dans ce bel endroit découvert l'an dernier. Lulu avait mis de côté un dépliant ventant la beauté du GR 45 dans la vallée du Côa. Cela lui a servi de trame pour imaginer une boucle entière, sans train ni bus cette fois. 

Au programme : départ de Pinhel en suivant le GR 45 jusqu'à Vila Nova de Foz Côa, ancienne ligne de chemin de fer, liaison jusqu'au Camino Este qui ramène à Pinhel.

Après avoir attendu une journée sous la pluie à Pinhel, départ sous un beau soleil. La première partie jusqu'à Vila Nova s'est faite en suivant le Rio Côa sur les rives ou au-dessus. Une splendide traversée de la Réserve de Faia Brava et  l'arrivée sur les hauteurs du Douro. Ensuite, l'amorce du retour s'est faite en rejoignant les rives du Douro où nous avons suivi l'ancienne voie de chemin de fer sur 16 km, avec souvent des hautes herbes car pas d'entretien ! Puis, remontée dans les vignobles pour récupérer le Camino Este dans la montagne sauvage (sans troupeaux ni cultures). Les chemins existent bien mais pas de balisage... Très joli ensuite avec un beau plateau de pâturages et ses gros blocs de granit. Etape au village historique de Castello Rodrigo où on a retrouvé une portion du GR 22 (et la méga panne d'électricité qui a bloqué l'Espagne et le Portugal pendant une demi-journée !). Le 8e jour : montée sur la Serra de Marofa a presque 1000 m d'altitude avec une belle vue sur la campagne environnante. Le dernier jour, il nous restait 3H30 de marche pour retrouver Pinhel mais Lulu souffrait trop de son nerf fessier depuis plusieurs jours. Philou a donc terminé en mode léger et sous la pluie pour aller chercher la voiture. Ensuite, il est tombé des trombes d'eau, nous avons vraiment eu une chance monstrueuse !

 

 Les films.

 En résumé un circuit au top, varié au niveau des découvertes, flore et paysage, beaucoup d'oiseaux aussi avec une mention particulière pour les rossignols qui n'étaient jamais loin de la tente la nuit !

 

 

17 février, 2025

Hop ! Hop ! c'est reparti !

 EAUX-BONNES du 14 au 16 février 2025

Avec Xav, Jako, Philou et Lulu

 

Jako est à Eaux-Bonnes depuis une semaine et s'est remis en condition sur les pistes de Gourette.

Vendredi : Xav et Jako se font 1000 m de montée jusqu'au Sanctus avec de belles conditions et surtout : personne dans les environs ! 

Lulu et Philou débarquent en fin de journée et c'est une belle soirée arrosée de champagne et de bon vin pour fêter la naissance de Mattéo, le petit-fils de Jako.

Samedi : à 9 H, on est à l'Anéou sous un beau soleil. On décide de monter en direction du le Pic d'Anéou. En effet, la neige est parfaite et il y a moins de monde ici. Comme d'habitude, Lulu est en raquettes. N'ayant pas pris les crampons ni les piolet et la neige étant très molle, on s'arrête sur la crête frontière à 2360 m. Après une bonne pause pique-nique, c'est une belle descente, toute en douceur. En bas, c'est de la soupe et il fait 12° !  

Dimanche : on se lève plus tôt pour avoir de meilleures conditions. Les garçons retournent à Anéou pour une nouvelle montée au Cuyalaret. Ce sera torché en 1 H 30 ! Le vent est glacial et, après la descente,  ils rentrent manger au chalet.

Pendant ce temps, Lulu est partie continuer son exploration du massif au-dessus de Bielle. Un beau circuit de 14 km en passant par le Plaa du Soum à 1400 m avec une salle à manger de rêve pour elle toute seule !  

Malheureusement pour les skieurs, le printemps s'est bien installé et la neige est de nouveau en train de disparaître. ça ne nous empêche pas de faire des projets, on aura toujours de quoi s'occuper !

Les photos et le film.

 

10 mai, 2024

Déboires sur la Tardoire !

 Canoë sur la Tardoire - 9 mai 2024


Avec Philou et Lulu

C'est l'histoire d'un espoir et de quelques déboires sur la Tardoire....

Il y a 3 ans, nous étions venus en reconnaissance dans le secteur de la haute Tardoire et avions trouvé un point d'embarquement au Pont Rouchaud. Mais nous n'avions pas pu mettre notre projet à exécution car chaque année les week-end prolongés étaient pluvieux ou trop secs ! Cette année, après une période de forte pluie, un joli viaduc ensoleillé se présente et la soeur à Lulu qui habite en Charente accepte de s'occuper de la logistique.

Le 8, on se prépare : matériel et ravitaillement pour bivouaquer et le 9 au matin, on prend la soeur à Lulu au passage (elle doit ramener la voiture chez elle, pas loin du point d'arrivée). A La Rochefoucauld, le débit est conséquent car le toboggan est plein d'eau. Au Pont Rouchaud, là-aussi un gros débit.... on se dit juste qu'on risque d'être embêtés par les arbres tombés.

Juste après le départ, un petit barrage de rochers se présente et nous avons prévu de passer à droite. Mais le courant nous entraine dans les rochers et c'est le premier chavirage ! Pas grave, on a pied et il y a peu d'eau dans le bateau. Par contre, Philou a perdu sa rame, heureusement qu'on a celle de secours...


Puis c'est un fort courant avec des rochers affleurants, des branches qui pendouillent sur nos têtes, une succession de troncs à scier, arracher ou passer au-dessus. Au bout de 500 mètres, nous sommes parmi des ilôts avec des branches partout, des ressauts rocheux et un courant de plus en plus fort à cause du dévers. On ne se voit pas continuer comme ça, d'autant plus qu'on est toujours dans la forêt et que l'eau est glacial !

Lulu regarde sur la carte et constate qu'on est au plus prêt d'une petite route, une chance ! Il nous reste juste à  nous faufiler sur la rive et remonter le talus jusqu'à la route, ce qui n'est pas une mince affaire vue l'inclinaison de la pente et le terrain glissant !

Quand, enfin, on a pu s'extraire, on se dit qu'on peut partir de plus loin, vers Eymouthiers,  où  la rivière est aménagée. Mais à ce moment-là, Lulu reçoit un message de sa soeur disant qu'elle est toujours sur le Pont car la batterie de la voiture est à plat (on a mis les warnings pendant trop longtemps) ! On décide donc de la rejoindre pour attendre le dépanneur et sortir le pique-nique. 

Quant enfin on peut démarrer, on s'arrête jeter un oeil à Montbron où le débit est quand même un peu trop élevé. Comme il faut rouler pour recharger la batterie et qu'on est un jour férié, nous décidons de rentrer à la maison pour régler d'abord ce problème et repartir sereinement plus tard.

Nous sommes déçus mais nous avons pas été très raisonnables sur ce coup là en n'écoutant pas les signaux envoyés par la nature... une petite leçon qui nous servira pour plus tard quand on aura envie de s'aventurer dans des tronçons non aménagés :  C'est possible mais pas avec un trop gros débit ni après des tempêtes...

Le film des péripéties.





08 avril, 2024

Un petit tour dans le grand wild !

 Parc Naturel Périgord-Limousin


5 au 7 avril 2024

avec Lulu

Toujours en quête de nature et de découverte, me voilà repartie à destination de ce beau coin découvert l'an dernier. Cette fois, je vise la région à l'ouest de Nontron. Avec un départ du boulot le vendredi à midi par des petites routes bien agréables, me voici à Varaignes (Dordogne).

J1 : en suivant les nombreux chemins balisés, je rattrape le GR4 au nord de Varaignes. Il fait particulièrement chaud mais un vent frais me rend bien service. Forêt, cultures, hameaux se succèdent jusqu'à Bussière-Badil. Ravitaillement en eau au cimetière puis direction un étang repéré sur la carte. Il est bien isolé, à l'écart du sentier et le contour n'est pas entretenu, signe de tranquillité ! En effet, je passerai une nuit bien tranquille avec les grenouilles, au chaud dans ma nouvelle tente Nemesi 1 de chez Férino (j'en ai trop bavé avec les moustiques l'été dernier sous mon tarp !).

 

J2 : départ à 9 H pour traverser le village désert... très joli avec des boutiques de céramistes. Je retrouve le GR4 qui m'emmène dans d'immenses pâturages, déserts à cette saison, ce qui donne une ambiance très sauvage. A Lacaujamet, je quitte le GR pour suivre d'autres sentiers en forêt à travers les étangs. La pause de midi sera d'une quiétude infinie et me redonne de l'élan. J'en profite pour jeter un oeil à la météo qui me faisait hésiter sur la suite mais ça va être correct donc j'établis mon programme pour le reste du parcours. La suite est toute aussi jolie avec des moulins et des déversoirs gavés d'eau. La fin est splendide sur un sentier en ligne de crête et de la forêt à perte de vue, sans aucune habitation ni route. Comme prévu, je stoppe à l'entrée de Javerlhac, près du cimetière. En fouinant, je trouve le coin parfait invisible de la route, avec de la pelouse et un petit portillon pour accéder au robinet ! Pause goûter, installation de la tente, toilette et repos avant le diner. 

 


 

 J3 : départ à 8 H 20 et traversée de Javerlhac, bien tranquille là-aussi malgré la route principale. Un petit arrêt contemplation et repérage sur le Bandiat, affluent de la Tardoire. Je le longe jusqu'au moulin de Forgeneuve. Pause à La Chapelle St Robert, encore un endroit figé dans le temps ! Puis, ce sont des grands espaces de culture entrecoupés de bois avant de retourner à Varaignes. J'arrive à 11 H 30  car j'ai prévu de déjeuner chez ma soeur, à 45 mn en voiture.

Waouh ! cette région m'a encore épatée avec son relief et ses grands espaces, quelle chance d'habiter à moins de deux heures de route de tels endroits ! Grâce aux nombreux panneaux de randonnée, j'ai découvert de nouveaux tracés VTT et rando que je me garde dans un coin pour plus tard....

Le film.

 

31 juillet, 2023

Trappeurs spongieux !

 HAUT COUSERANS


du 28 au 30 juillet 2023

Avec Xav, Philou et Lulu


Le circuit avait pourtant été méticuleusement préparé par Lulu, la planque de nourriture prévue, le ravitaillement en cours de route, etc... 

Vendredi 28 : la veille, nous nous sommes retrouvés à Eaux-Bonnes pour les derniers préparatifs. Xav était persuadé qu'on allait dormir en cabane et n'a pas racheté de tente. Il part donc avec sa vieille North Face rafistolée ! On fait la route jusqu'à St Girons, puis les routes se rétrécissent jusqu'à Salau et le parking des Peyrots où nous partons sur la piste pour installer la réserve de nourriture. Chose faite au-dessus de la cascade de Léziou où nous devons repasser dimanche. Nous retournons au Moulin de Lauga pour un pique-nique et un départ les sacs légers. Nous ne sommes qu'à 540 m d'altitude et le bivouac prévu 1 000 m plus haut. On attaque un sentier agréable dans la forêt jusqu'au hameau de Sahusset. C'est ensuite que ça se complique : on voit d'anciennes marques de GR et le sentier disparait régulièrement, la végétation a poussé... On perd donc beaucoup de temps et d'énergie avant de trouver la crête où on y voit plus clair. Mais nos misères ne sont pas terminées car on reperd plusieurs fois la trace dans les fougères ! On arrive enfin à la cabane de Fonta, fermée, où il y a juste de quoi installer les tentes parmi les hautes herbes. Six heures de bavantes pour en arriver là 😞

Philou a du mal à suivre, ce n'est pas la grande forme malgré le sac allégé. C'est vrai que le terrain est raide et n'aide pas à la sérénité... Heureusement, nous avons une bonne source d'eau fraiche à proximité et le panorama est splendide et très sauvage.


 Samedi 29 : la journée commence par une rude montée sur les pentes du Pic de Fonta. Là encore, plein de traces de troupeaux mais pas de vrai sentier. La descente vers le col de Pause est moins fatigante mais très longue. On attaque la remontée en suivant le GR 10. Après la pause de midi, on contourne le Lac d'Arreau pour s'engager dans les pâturages en essayant de suivre la trace sur l'IGN. Là où elle s'arrête sur la carte, elle s'arrête aussi sur le terrain ! Le ciel se couvre et nous avons une grosse montée à faire jusqu'aux abords de la cabane de Berbegué où nous comptons trouver de l'eau. On est à sec ! Quand on y arrive, elle est fermée et le captage goutte à peine. Il doit y avoir une autre cabane ailleurs vu le nombre de brebis mais on ne sait pas où ! On décide de basculer vers le vallon suivant. On découvre finalement, sur la crête, une nouvelle cabane fermée mais avec un captage qui fonctionne. Ouf ! on a juste une petite place pour s'installer devant. Xav se met au ras de la cabane sous le toit sans gouttière... Est-ce bien judicieux ? Non ! Il se met à pleuvoir en début de nuit et il passe sa nuit trempé.

 


 Dimanche 30 : les troupes ne sont pas fraiches au réveil. Les affaires de couchage de Xav sont toutes trempées et le brouillard ne laisse pas espérer un séchage rapide. De son côté, Philou est fatigué est appréhende la prochaine étape qui est longue. Lulu propose un redécoupage des étapes en dormant à proximité de la planque de nourriture, en espérant du soleil pour sécher les affaires. On attaque donc la suite du circuit dans un brouillard dense et on s'aide du GPS pour trouver l'Escale de St Girons, passage menant à la descente. Splendide endroit avec l'accueil d'un vautour, suivi d'une crête gazeuse à souhait. Dommage qu'on ne puisse pas voir le paysage ! Ensuite, la descente est glissante et pénible sous le crachin, on arrive même à s'égarer à cause d'un balisage soudain ! On rejoint enfin un bon sentier qui mène à la piste et on peut enfin s'arrêter manger dans un endroit sec. Les garçons n'étant plus du tout motivés et la météo peu engageante, on décide de descendre récupérer la nourriture à la planque et de partir chercher la voiture. Comme il n'est pas possible de trouver un hébergement un dimanche soir, on rentre tranquillement à Eaux-Bonnes.

LES PHOTOS.

Lulu est un peu déçu de ne pas avoir terminé ce circuit qui promettait d'être grandiose côté espagnol. Il faudra y retourner, d'une autre manière plus light... on se fait vieux !


24 juillet, 2023

Voguons sur l'Isle !

Dordogne : descente de l'Isle en canoë

de Savignac-les-Eglises à Montpon-Ménestérol

du 18 au 23 juillet 2023 

Avec Lulu et Philou

Comme en 2021, nous avons la chance d'avoir un été moins sec. Nous continuons à explorer les rivières du bassin de la Dordogne. L'Isle prend sa source non loin de celle de la Dronne et elles se rejoignent à Coutras. Nous partons sans trop savoir où se fera le départ ni l'arrivée, avec peu de renseignements sur la navigation.


J1 : départ pour Corgnac où nous constatons que le niveau est trop bas, même chose à Coulaures malgré l'arrivée de la Loue. Nous jetons notre dévolu sur la base de loisirs de Savignac. En effet, on peut y laisser la voiture et embarquer facilement. C'est donc parti, en cette fin de journée où il fait très chaud. Après deux heures, on s'arrête avant le Moulin à la sortie de Sarliac, près d'un champ de maïs.

J2 : les passages des nombreux seuils et barrages se font au petit bonheur, la plupart sont en mauvais état. Celui du château de Rognac possède un petit rapide très sympa. Il est vrai qu'on s'ennuie un peu car pas de courant du tout ! Après Charrieras, on trouve des passes à canoë pour la traversée de Périgueux. Elle se fait tranquillement car les berges sont arborées et on ne voit guère la civilisation. Juste un peu de cirque près des quais avec pédalos et animation, mais peu de gens. On s'arrête dans les faubourgs de la ville dans un parc plus ou moins abandonné. Le soir, nous avons la visite d'un jeune réfugié pakistanais qui demande à faire un tour de bateau. Il conduit Philou vers un point d'eau pour remplir le jerricane.

J3 : la suite est très bizarre, on tombe sur un panneau d'interdiction de naviguer entre "les Izards" et "Toulon". En fait, la rivière s'étale, il n'y a pas de fond et plein de végétation. On passe quand même car cela représente 1,5 km et on ne veut pas déjà sortir le charriot (ce qui pourrait se faire à pied par le GR). Le seuil de Toulon est hors d'eau. Ensuite, on trouve soit des passes menant dans des rochers ou ronces, soit des seuils en pentes douces... donc on passe tout à pied en laissant glisser le canoë ! Avant St Astier, on trouve une ligne d'arrosage au milieu de la rivière (?) et on se fait copieusement mouiller... Stop au camping du Pontet, désert, tenu par deux jeunes très sympas. Ils se plaignent du peu de touristes. Nous avons constaté que les loueurs de canoë ne font pas recette ou n'existent plus. Par contre, la nouvelle voie verte rencontre un grand succès, de nombreuses passerelles ont vu le jour et ça a du coûter cher !

 

J4 : journée où on ne s'est pas ennuyé... après deux rampes à canoë bien marquée, on commence à rencontrer beaucoup d'infranchissables à contourner. Le pompon revient à Coly où on fait carrément un détour par le hameau pour demander aux habitants si on peut traverser les prés ! On s'arrête avant un énième infran à Sourzac.

J5 : Après des seuils plus reposants, pause à Mussidan pour le ravitaillement. Ensuite, on fait connaissance avec les fameuses écluses à l'abandon (38 entre Périgueux et Coutras). Les panneaux nous mènent vers le canal, à l'écluse il faut débarquer au ponton, monter le bateau et refaire le travail inverse derrière l'écluse ! La jussie envahie les berges et les canaux. Dans quelques années tout cela sera inutilisable... On est crevé en fin de journée, on trouve un beau bivouac en pleine campagne avant Bénévent. Enfin un endroit loin des routes !

J6 : Un seul débarquement au Moulin de Duellas. Même ici, la location de canoë n'était pas ouverte... Un dernier seuil en piteux état à Chandos . En plus, par endroit la rivière est sale, des choses suspectes flottent à la surface... Nous avons décidé d'arrêter à Montpon car la navigation devient sans intérêt avec un paysage de champs de maïs et peu d'aménagement. On s'installe au camping et Philou part en train + auto-stop + marche pour rejoindre Savignac et ramener la voiture. Ici, le camping est pratiquement plein : il possède une piscine et c'est le royaume du pêcheurs.

Nous sommes très étonnés d'avoir trouvé cette rivière à l'abandon et souvent monotone. Sa voisine la Dronne est si sauvage et tumultueuse jusqu'à la fin ! Mais c'est une expérience intéressante avec de nouveaux aléas à gérer et des décisions à prendre, c'est toujours enrichissant !

L'album photos.


03 juillet, 2023

Quelques sommets au pas sage !


 PICO ROYO - ROCHER DES CINQ MONTS

1/2 JUILLET 2023

Avec Xav, Lulu et Philou

Cette fois, nous sommes tous disponibles pour se retrouver avant le rush de l'été. C'est encore calme à Eaux-Bonnes et on compte bien en profiter même si la météo est annoncée humide.

Samedi : direction le Col du Pourtalet, enfin ouvert après des travaux. On descend juste un peu pour se garer à 1600 m . La route menant au parking d'Anayet est fermée à cette saison. Il faut donc monter à pied vers la station avec les nombreux randonneurs qui vont tous au lac d'Anayet. Comme à notre habitude, nous avons trouvé une destination tranquille. On bifurque à gauche dans un petit vallon et on se retrouve seuls. Montée dans les pâturages jusqu'à l'étang de Lamazuso où fait une pause. Le brouillard enveloppe les sommets. Nous continuons vers le sommet du Pico Royo à 2 430 m où le soleil veut bien se montrer un peu. On aperçoit la Pena Telera mais pas les gros sommets frontaliers. Le pique-nique est fort agréable, seuls sur notre promontoire. On se fait un peu arroser par le crachin à la descente mais le soleil réapparait régulièrement.

 


 La soirée sera festive, comme d'habitude avec une raclette au fromage de brebis arrosée de vin d'Albanie !

Dimanche : la météo s'annonce clémente et nous partons vers un petit vallon qui nous fait de l'oeil depuis longtemps. Au village de Bielle, on continue sur la petite route dans le vallon du Boila et on stationne à la cabane de Bourdiou d'Aspeigt. Là, on continue sur la piste forestière qui monte tranquillement le long du cours d'eau. Peu à peu, la végétation laisse place aux pâturages et on arrive à la cabane d'Ibech avec de nombreux troupeaux de vaches. Le pic de Lauriole se cache dans le brouillard et notre destination aussi !

On continue dans le bois des terres inconnues, un nom bien poétique ! Au col suivant, on découvre d'immenses pâturages dans le Cirque des cinq monts. On se fait un peu arroser en montant au Rocher des Cinq Monts mais on peut y manger, même si la vue n'est pas très étendue. La descente est magnifique parmi les troupeaux de vaches, brebis et chevaux, avec le cirque qui se dévoile de temps en temps.

 

 

 Le sentier de retour, défoncé par les animaux et extrêmement boueux ! Au col de la Courade, nous prenons droit dans la pente et dans les fougères pour éviter un long détour. On retrouve une piste mais c'est de courte durée car celle qui doit nous mener en bas n'existe plus ! Ou plutôt : est envahie par la végétation... Xav se transforme en Indiana Jones pour s'attaquer aux ronces et orties qui barrent le chemin. Après maints efforts et transpiration, on retrouve enfin un sentier plus confortable jusqu'à la petite route. C'est comme ça quand on veut s'organiser son propre circuit ! Mais, au moins, ça fait des souvenirs et on a vu du pays !

Prochain rendez-vous pour nous trois fixé le 27 juillet, un long périple nous attend et sans doute encore quelques péripéties ariégeoises !

L'album photos.



30 avril, 2022

Au pays des mille péripéties !

 ALBANIE - Sud et côte Ionienne

Du 17 avril au 1er mai 2022

Avec Lulu et Philou

Enfin, après tout ce temps sans bouger de France, nous voici repartis vers notre destination préférée !

Cette fois, voulant éviter de trop se cailler et profiter d'un climat plus méditerranéen, nous décidons d'aller plus au sud. Nous profitons du vol Bordeaux/Corfou et nous sommes à 30 mn de bateau des côtes albanaises.

Bien joué, dès le début il fait froid et humide ! On se prend de grosses averses au premier col ! Ensuite, le temps va s'améliorer mais il ne fera pas vraiment chaud. Toujours une bise fraiche, des nuits glaciales à 1400 m mais aussi des gros coups de chauds à la fin dès qu'on descend vers la mer.

J1 : vol Bordeaux/Corfou et petite galère en arrivant à minuit. Le plan nous indiquait des raccourcis pour aller à l'hôtel mais, sans éclairage, on a du faire un grand tour avec les gros sacs !

J2 : le bateau de 14 H étant annulé faute de participants, nous avons pris celui de 16 H. De l'hôtel au Port sous la pluie et attente... A Saranda, un dimanche de pluie, personne dans les rues, triste. Hôtel et resto le soir.

J3 : Bus pour Girokastra à l'Est et de l'autre côté de la chaine de montagnes que nous devons repasser à pied. Installation dans la vieille ville dans une famille d'épicier/restaurateur. Nouvelle galère de réchaud : celui acheté au Maroc de fonctionne plus donc achat d'un albanais ! Ici aussi, on ne trouve que des cartouches de gaz à percer. Balade et visite de la vieille ville, très tranquille à cette saison.

J4 : départ pour la montagne. A Lazarat, le ciel est noir au fond de la vallée. Le sentier n'est pas facile à trouver. Heureusement, on voit quelques marques orange fluo. Des averses avant le col à 1300 m nous empêchent de manger. Puis une averse plus forte nous trempe complètement : descente glaciale sur la piste, en mode survie. Heureusement, le vent nous  séche un peu et il fait moins froid plus bas. Au bivouac prévu après Sopot : pas d'eau, comme dans la plupart des cours d'eau rencontrés. Donc pique-nique !

J5 : les vêtements ont un peu séché, ils finiront sur nous. Recherche d'eau auprès de bergers qui nous accueillent avec un café. Journée plus tranquille à travers les petits villages, les jardins, les pâturages et sur les pistes : Kopaçë, Vergo, Seniçë. Citrons du jardin offerts par une jeune femme. Ce qui nous fera une bonne citronnade au bivouac du soir près d'un cours d'eau. Endroit sympa où on a fait un feu de camp.

J6 : détails du parcours incertains, la trace sur la carte satellite n'étant pas forcément un sentier... En effet, après avoir passé les villages de Kalas et Tadzat, on se retrouve sur des sentiers de plus en plus étroits. Il faut trouver un moyen de passer la chaîne montagneuse. On fait les sangliers dans la forêt pour finalement renoncer et partir sur l'autre versant où on croisera un beau troupeau de vrais sangliers ! Ensuite, on rejoint des pâturages et on retombe sur le tracé prévu. Mais la journée n'est pas finie ! Malgré la vue magnifique sur la mer, le vent violent nous pousse, pas toujours où on voudrait. Pas d'eau donc pas de bivouac ! On finit par se résoudre à descendre à Borsch où on arrive fourbus à 19 H 30. Chambre chez l'habitant et repas rapide au bar avant de s'effondrer au lit !

J7 : plutôt que de remonter là-haut et comme nous sommes bien fatigués de la veille, nous décidons de faire une journée de transition tranquille sur la côte. Nous la longeons en alternant la route peu fréquentée, des pistes et chemins à moutons. Très belle journée reposante qui nous mène à Himara. Hôtel un peu bruyant où rien ne fonctionne, ravitaillement, resto sympa sur la croisette.

J8 : on repart avec 5 jours de nourriture. Pour faire une étape tranquille et trouver de l'eau, on s'arrête à Pilur. Là, il y a une belle fontaine. Il y a aussi plein de poteaux indicateurs de rando. Le seul problème est que le balisage est moins évident ! En plus, la piste a été refaite donc plus de traces ! Nous nous installons à la sortie du village pour avoir accès à l'eau. Visite des trois petits cochons puis des biquettes. Le seul problème est que les chiens du berger voisin vont nous pourrir la nuit car nous sommes dans leur périmètre !

J9 : 1 H 30 de galère pour trouver le chemin ! On se perd dans des traces de moutons et on se pique dans les buissons ! Cela va bien nous allonger la journée car le point d'arrêt est obligatoire près d'une source et elle est loin... Belle journée quand même dans la montagne et les pâturages déserts et verdoyants. Le soir, installation dans les ruines près de la source qui coule à flots à 1300 m.

J10 : Nuit bien froide. On continue notre route vers les crêtes. Là-aussi, grosse surprise en trouvant des plaques de neige dès 1 500 m et des névés à 1 700 m. On se retrouve bloqué à 1 850 m face à des effondrements du sentier, une grande cuvette neigeuse et pentue, une crête abrupte dans des éboulis, un sommet à 2 000m dans les nuages, une descente incertaine de l'autre côté. Demi-tour pour retrouver les verts pâturages à 1 450 m. Pendant que Lulu installe le campement, Philou va chercher de l'eau à la source la plus proche (35 mn quand même !).

J11 : la nuit a été encore plus froide, on a dormi habillé ! Mais le réveil est magistral avec le soleil et un vol de chocards sur les montagnes. Le seul sentier visible sur la carte est face à nous et descend vers la mer. Il est même balisé mais si peu utilisé que les arbustes ont poussé au milieu ! Le balisage rouge et blanc est très ancien et peu judicieux car les rochers blancs sont pleins de lichen rouge ! La descente sera longue et chaude jusqu'à la piste mais très sauvage. Ensuite on descend jusqu'à la route à Ilias où on mange notre reste de pain et fromage. Un papy, ancien routier, viendra nous faire la conversation en français, très sympa ! Après diverses tergiversations, on décide de descendre à Dhermi. Rien dans le village, on trouve un logement chez l'habitant près de la plage.

J12 : le programme est donc remanié pour les derniers jours. On remonte à Dhermi village pour prendre le bus jusqu'à Saranda où on achète nos billets de bateau pour le retour (et être sûrs que le voyage ne sera pas annulé !). Ensuite, bus jusqu'à Butrint où il y a plein de choses à voir. Unique hôtel sympa. Balade dans les environs.

J13 : On prend le bac pour passer le canal Vivari et visiter le Parc National et ses lagunes. Très joli mais on trouve le moyen de s'égarer avec la carte au 50 000e. Un petit tour dans les ronces nous évitera un long détour pour rentrer ! Retour à 15 H 30 à l'hôtel sans avoir mangé : on prend le bus pour le village d'à côté à 10 mn et on se fait une orgie de cheese cake. Pour le retour, plus de bus et on se fait embrouiller par un taxi qui nous demande trop cher. Résultat : on rentre avec un autre taxi qui nous demande pratiquement rien !

J14 : Retour à Saranda et bateau pour Corfou. Soirée tranquille.

J15 : lever tôt pour profiter de la matinée et monter à la citadelle et jusqu'au phare où on est seuls. Ensuite, de l'hôtel on se lance dans les raccourcis qu'on n'avait pas pu prendre de nuit. En effet, en passant par des petites routes et jardins, on débouche sur le parking de l'aéroport à travers une haie !

Voilà un séjour encore plein de surprises et d'imprévus. Le programme n'a pas été tout à fait ce qui été prévu mais on sait s'adapter et trouver une solution à chaque problème ! Encore de belles virées se profilent dans ce beau pays et dans le sud notamment !

L'ALBUM PHOTOS.


18 juillet, 2021

Retour aux racines

 3,5 jours en VTT au départ de la maison

du 13 au 16 juillet 2021

par Lulu

Toujours décidée à continuer sur ma lancée, je tente un circuit plus long. Profitant que Philou soit parti en stage de parapente à Accous, je suis en selle une heure après le top départ des vacances !

 

 J1 (20 km) : départ de la maison à 16 H, il pleuviote un peu. Un petit bout de la Flow vélo puis direction St Sauvant où je prends le tracé de la Via Agrippa, ancienne voie romaine qui va de Santonum à Lugdunum ! D'abord des petites routes puis des entiers caillouteux jusqu'à Cherves. Ensuite, ça se gâte après un joli morceau de départementale, car le chemin est en herbe et bien spongieux jusqu'à Ste Sévère. Arrêt comme prévu sur l'aire de repos du Cluzeau qui n'est qu'un terrain entretenu. J'ai fait le plein d'eau au cimetière.

J2 (38 km) : reprise de la Via Agrippa qui, en Pays Rouillacais, est indiquée. A St Cybardeaux, elle est même balisée par des bornes colorées, ce qui m'a bien aidé à traverser le village et la nationale. Ensuite, reprise de pistes caillouteuses, temps maussade jusqu'à Chébrac où je fais la pause de midi près de la chapelle. Petite visite sur les hauteurs de Montignac. Après, la voie de chemin de fer me fait faire un détour par Nitrat. J'abandonne la Via pour me diriger vers le Breuil d'Anais, chez ma sister où je passe la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 J3 (37 km) : Je prends le GRP de l'Angoumois puis des chemins agricoles pour me diriger vers St Angeau. La connexion avec la réalité s'est faite lorsque je suis arrivée devant le gué marqué sur la carte pour traverser la Tardoire : rivières en crue à cause de trois semaines de mauvais temps. Ce n'est pas la peine d'habiter au bord de la Charente si on ne pense pas à ce genre de détails ! Donc demi-tour pour prendre la D15, pas très agréable car pentue et passagère. Ravitaillement en pain et pause. Tracé du GR 36 pour descendre vers la Bonnieure : même combat, mais j'ai pu passer en me  mouillant les pieds. Passage à Mouton, très joli et pause de midi au bord de la Son-Sonnette où les passerelles étaient au ras de l'eau. A Lichères, la carte donne l'impression qu'il y a une passerelle sur la Charente mais non ! C'est une barque avec un filin ! Super sympa et original. Après être passée sous la N10, j'abandonne le GR 36 pour me diriger vers les Déffends puis Lonnes. J'arrive dans le pays où je suis née ! Pause chez ma tante Micheline à Salles de Villefagnan puis montée à Nanclair chez mon frérot.

 

J4 (80 km): je pars vers 8 H 30 en prenant des petites routes vers Juillé qui me permettent de passer sous les lignes TGV/LGV. Puis Ligné, forêt de Tusson, Mons, Bresdon en alternant chemins et routes agricoles. Ensuite, je garde la petite route parallèle à la D739. Pause de midi à Haimps et succession de petites routes de campagne pour arriver chez mes parents à Matha où je m'arrête deux heures. J'avais prévu de m'arrêter bivouaquer près des étangs de Prignac mais comme il est tôt et que je suis en forme, je continue : rude montée à Villars les Bois, plus reposant dans les bois jusqu'à St Bris puis la descente dans la vallée du Coran. J'ai quand même bien mal aux fesses en arrivant à la maison après cette grosse étape !

Voilà : 175 km quand même ! Encore une belle expérience, à refaire en prenant d'autres chemins car c'est toujours plaisant de découvrir sa région sous un autre angle.

L'album photos.



10 mai, 2021

Retour aux sources...

 8/9 mai 2021  -  Vallée de la Tardoire

avec Lulu et Philou

 

Les beaux jours vont arriver.... enfin, on espère ! donc il faut prévoir une petite rivière à descendre pour le week-end de Pentecôte. Philou étant en plein jeûne de printemps, Lulu décide d'aller faire une reconnaissance aux confins de la Haute-Vienne et de la Charente. La Tardoire parait être un joli petit cours d'eau qui serpente dans les basses montagnes du Limousin et se jette dans la Charente vers Mansle. Finalement, Philou décide d'y aller aussi pour tenter le jeûne en rando.... à moins que ce soit la rando en jeûnant ?

Samedi : à 10 H, arrivée à Les Salles-Lavauguyon, point de départ choisi pour faire une boucle sur 1,5 jour. Tout n'est que verdure : petits vallons, prés et bois. On trouve La Tardoire à Lavauguyon et on remonte son cours, en suivant de beaux sentiers dans les bois. En effet, cette partie non navigable (privée) est plutôt tumultueuse pour Lulu et avec "un peu d'agitation" selon Philou ! Mais en tout cas, splendide vallée avec des petites cascades et des moulins. Surtout après Peyrassoulat où on est dans une ZNIEFF. Ensuite, on remonte vers Chéronnac pour se ravitailler en eau au cimetière. On fait un détour pour voir la source de la Charente. Très sympa de se retrouver dans le lieu de naissance de notre fleuve préféré ! Lulu a repéré sur la carte un endroit où il serait possible de bivouaquer. En effet, près du petit ruisseau Charente, on peut s'installer au bord du sentier qui fait le tour du PNR du Périgord-Limousin. 

 

C'est aussi l'occasion d'essayer le bivouac avec la nouvelle trouvaille de Philou : le tipi fabriqué en France par Tipik et ultra léger. Le montage met un certain temps car les bâtons de rando servent d'armature et tout doit être parfaitement haubané. Le principe est sympa car on peut s'asseoir à l'intérieur et manger en cas de mauvais temps. Le problème est que s'il pleut la chambre doit être vite trempée car on touche facilement les parois. En plus, l'installation prend beaucoup de places. Bref, nous sommes à moitié convaincus...


Dimanche : la nuit a été agitée et le vent continue de souffler, annonciateur d'orages après la chaleur de la veille. Il nous reste 8 km à faire pour rejoindre la voiture. Nous suivons toujours le sentier du PNR, très agréable entre pâturages et étangs. A 10 H, nous sommes à la voiture. Le but étant de trouver un point d'embarquement pour la future descente et d'être à midi chez la soeur à Lulu (à 30 mn de route). Selon les maigres informations trouvées sur le net, La Tardoire est navigable à partir de Lavauguyon. Malheureusement, pas de possibilité d'atteindre le cours d'eau et surtout un Moulin et une grosse chute d'eau. Direction le pont suivant à Maisonnais où, là encore, aucun endroit n'est possible car la pente trop raide. Le 3e pont à Chadalais est également pentu mais possible et le suivant beaucoup plus commode mais on perd 4,5 km de descente depuis Chadalais. Au passage à La Rochefoucauld, nous avons vu un beau toboggan sous le château, ça va être splendide ! Nous allons donc travailler les derniers détails de l'organisation, en croisant les doigts pour la météo ! 

 

Un nouveau coin à découvrir, à seulement 1 H 30 de la maison. On adore ça !


L'album photos
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