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03 février, 2025

les foufous dans la drepou !

 EAUX-BONNES

1/2 FEVRIER 2025

Avec Xav, Guigui, Philou, François + Pascal

La venue de Philou et Guigui s'organisait déjà depuis une semaine sans connaître les conditions et, par chance, il s'est mis à neiger le mardi et encore plus fort le jeudi ! De son côté, François a appelé Xav pour venir lui faire un coucou lors de son week-end ski à Gourette avec son copain Pascal. Ils se sont vite fait embarquer dans un plan ski de rando !😂

 Avec en plus, Léa et Tristan qui passent le mois en transit dans le chalet, ça fait du monde à caser !


Les deux journées se sont déroulées à l'Anéou avec un risque 4, donc prudence... De la poudreuse, du ciel bleu et de belles descentes dans la joie et la bonne humeur !




 

De leur côté, Lulu et Mathilde étaient en sortie raquettes avec le C.T., en vallée d'Aspe. Là aussi, un gros cumul de neige et des randos féériques au Col de Barrancq avec la forêt givrée et au lac d'Estaens avec d'immenses étendues.







20 janvier, 2025

En Ossau toujours tu reviendras !


 EAUX-BONNES

18/19 janvier 2025

Avec Xav, Philou et Lulu

 

On ne change pas une équipe qui gagne..... Comme promis, on se retrouve déjà 15 jours après être partis ! C'est qu'il faut préparer la Gourettoise, ça ne rigole pas ! Malheureusement, Guigui est resté au lit car grippé.

Samedi : la neige a fondu en-dessous de 2000 m mais on espère trouver encore de quoi bricoler en montant à l'Anéou, sur les faces Nord. En effet, c'est moins pelé du côté des combes où on souhaite aller. On chausse les skis, Lulu part en crampons car la neige est dure malgré une petite couche de poudreuse. Direction le col d'Anéou où l'absence de vent rend le pique-nique très agréable. Ensuite, Philou est rincé et ne souhaite pas attaquer la monter vers le Pic d'Anéou. Après négociations, on s'engage sur la petite crête enneigée puis rocheuse menant au Pic de Cuyalaret. Un petit côté alpi, très sympa. Ensuite, chacun fait sa vie pour la descente : Lulu dans les combes ombragées pour ne pas trop s'enfoncer et les garçons sur des pentes plus molles, avec quelques chutes au passage.... 

Dimanche : on se met d'accord pour une rando tranquille dans les pâturages. Ce sera l'ascension du Sésérite au départ du Port de Castet. Une montée bien raide pour accéder à la crête finale. Puis un terrain karztique très joli. Au sommet à 1586 m, avec un beau soleil, la vue est toujours ravissante sur le piémont et les crêtes de Coos verglacées. Descente par la combe sud, histoire de faire une boucle.

Comme d'habitude, on n'a pas trop envie de rentrer.... mais la perspective de se retrouver dans 15 jours nous donne de l'élan pour retourner au turbin  !

L'album photos.

 

 

05 janvier, 2025

De la neige pour les fêtes !

EAUX-BONNES

Du 30 décembre 2024 au 5 janvier 2025

Avec Xav, Lulu, Philou + Mathilde


Il a bien neigé dès la mi-décembre mais il faut se dépêcher car ça commence à fondre.

- Lundi 30 : Lulu et Philou arrivent avec une marmite de garbure, ça va nous occuper un moment !

- Mardi 31 : pendant que le trappeur en chef part au turbin, Philou s'en va sur les pistes de Gourette pour tester ses nouvelles chaussures de ski de rando. De son côté, Lulu prend le chemin du Gourzy où elle passera une belle journée seule dans la forêt et les pâturages enneigés. 


 

 

 

 

 

La soirée sera festive avec du foie gras et des magrets !

- Mercredi 1er : toujours du beau temps, Mathilde est partie de La Rochelle à 4 h du matin pour nous retrouver, quel courage ! Direction l'Anéou et la rando classique vers le col d'Iou. Pique-nique à l'abri du vent glacial et descente agréable sous une tempête de ciel bleu. 

 

- Jeudi 2 : Xav repart au boulot... Philou et Mathilde à la recherche d'endroits skiables remontent à Gourette pour longer le Valentin et  monter vers un petit couloir en haut du Pène Sarrière. Ils en verront de toutes les couleurs avec les chaussages/déchaussages des crampons, avant de pouvoir descendre tranquillement par les pistes de Cotch.

Pendant ce temps, Lulu est bien tranquille sur les pistes forestières au-dessus de Gère. Elle a décidé d'explorer une nouvelle cabane, qu'elle rejoint après une bonne suée sur un sentier raide et enneigé. Là-haut, c'est magique avec la vue sur le massif du Pic de Ger. La cabane sera confortable en demi-saison pour refaire les Cinq Monts par beau temps. Encore une belle journée malgré le ciel couvert, et toujours personne !

 

- Vendredi 3 : il pleuviote et cela doit s'aggraver en cours de journée. Lucile et Mathilde vont faire le tour de la Montagne Verte, histoire d'occuper la matinée. Elles échappent à la pluie et profitent bien de cette randonnée bucolique. L'après-midi et la nuit suivante seront très pluvieuses.

 

- Samedi 4 : le ciel se dégage. On a décidé de tenter notre chance en Espagne. Départ du parking d'Anayet pour la classique montée dans le Barranco de Culivillas où la neige est humidifiée mais praticable. Sur le plateau, on décide de filer vers le sommet de l'Espelunciecha. Les skieurs choisissent le côté nord-ouest où la fin sera fastidieuse. Lulu s'est décidé pour l'arête sud-ouest où il faut faire la trace, la fin est aérienne et majestueuse. En haut, on ne traine pas car le ciel s'est bâché et le vent est glacial ! On se retrouve en bas pour terminer le repas avant une descente toute en douceur.

 


Quel beau séjour ! Varié et gastronomique comme d'habitude et ponctué de belles soirées avec des parties de 6 qui prend dans la bonne humeur. A refaire dès que possible car il faut s'entraîner pour la Gourettoise !

L'ALBUM PHOTOS.


30 janvier, 2023

On ressort les spatules !

 28/29 janvier 2023



Vallée d'Ossau

Avec Xav, Jako et Guigui

On ne change pas une équipe qui gagne ! Retour en montagne avec, cette fois une meilleurs météo.

Samedi, on est donc reparti sur les pentes du Cuyalaret avec cette fois une belle météo. Par contre, encore un vent glacial au sommet où il a fallu sortir les plumes !

Dimanche, le Sanctus, on ne s'en lasse pas avec les paysages particuliers de la haute montagne et la raideur des pentes. D'ailleurs, quelques gamelles ont eu lieu...

Youpi, l'hiver n'est pas fini !

L'album photos.



04 avril, 2022

Gavé de drepou !


 Vallée des Gaves

2/3 avril 2022

avec Xav, Jako, Guigui + Guy-Paul et Babeth.

 

 

Jako a lancé les invitations depuis 10 jours et ceux qui étaient libres n'ont pas hésité longtemps !

Malgré le mauvais temps, la fine équipe se retrouve au gite des Cascades à Luz pour un week-end dans la poudreuse. Il en est tombé environ 60 cm depuis deux jours. 

Le samedi, la sortie a été prudente dans la forêt de l'Ayré  au-dessus de Barèges.


 

Le dimanche, pour profiter du soleil, ce fut un bon 1 000 m de dénivelé pour atteindre les crêtes de la Pègue.

Un beau week-end qui sonne la fin de la saison de ski pour certains.... mais pas pour d'autres !


De son côté, Lulu était en week-end C.T. FFME 17 au Pays Basque avec, entre autres, Karelle et Mathilde. Deux belle randos avec de la neige le samedi dès 600 m d'altitude ! Et le dimanche, un beau circuit sur des pentes plus escarpées.


L'album photos



07 mars, 2022

La tête dans les nuages !

 5/6 MARS 2022 à EAUX-BONNES

Avec Xav, Jako, Guigui, Lulu + Sylvie

Rapidement organisées en moins d'une semaine, ces retrouvailles ont été appréciées malgré le temps mitigé. Mais on s'en est sorti avec un programme adapté !

 

Samedi : direction l'Espagne où le ciel est moins chargé. En effet, un peu de ciel bleu parait à travers les nuages en milieu de journée. Nous partons du parking d'Anayet où il fait - 5° ! Cette fois, arrivés sur le plateau, nous tournons à droite pour monter au sommet de la Punta Espelunciecha à 2400 m. Une couche de 15 cm est tombée sur la couche ancienne. On attaque par la face Ouest pour prendre pied sur la crête. Très belle vue qui plait beaucoup à ceux qui ne connaissaient pas l'endroit. En plus, il n'y a pas de vent et on peut manger au sommet. Descente tranquille pour Lulu et un peu plus longue pour les skieurs qui cherchent de belles pentes.

Au chalet, un bon apéro nous attend, suivi d'une raclette béarnaise : charcuterie de chez Lahouratate et fromage de brebis !


 Dimanche : l'accès à Gourette étant moins compliqué (c'est la fin des vacances), on décide d'y monter. Les skieurs laissent Lulu au parking des Crêtes Blanches, désert et dans le brouillard ! Ambiance sauvage dans la poudreuse pour monter au Soum de Grum où la vue s'étend un peu vers le Soulor. Puis, prudence sous les corniches pour couper dans la pente et rejoindre la piste menant au Col de la Cure. Ensuite, c'est une descente bucolique pour manger à la cabane du Lazive et une belle suite sur la Montagne Verte. Le tout sans voir personne ! Juste un renard et quelques rapaces. 

De leur côté, les skieurs sont partis vers le Lac d'Anglas, dans la purée de pois, avec de gros doutes sur le tracé. Plus aucun repère avec le jour blanc ! Ils ne verront pas le lac car la visibilité est nulle ! Une descente prudente est de mise pour retrouver le vallon du Valentin. 

Tout le monde se retrouve au chalet vers 16 H 00 pour un bon goûter avant de reprendre la route.

L'album photos.


 

21 février, 2022

Le canigou, seulement pour nous !

CIRCUIT CABANES DANS LE MASSIF DU CANIGOU 

DU 16 AU 20 FEVRIER 2022 avec Lulu et Philou


J1 : la météo n'étant pas très bonne en ce début de vacances, il ne nous faut pas longtemps pour décider de la destination ! La route est longue mais ça vaut le coup de se rendre dans ce coin des Pyrénées où le soleil brille souvent.

Nous arrivons au Col de Jou (1 125 m) vers 16 H, pas un chat,  et chargeons les sacs, toujours la même histoire : la bouffe, le matériel de sécurité, raquettes, crampons, etc ! Nous prenons le GR 10 qui monte tranquillement dans la forêt, jusqu'au Col du cheval mort où il est préférable de récupérer la piste car il n'y a plus trop de lumière ! Piste qui s'avère être enneigée et même verglacée. A Mariailles, le refuge forestier est en vue à 1 700 m. Il est divisé en deux parties, nous choisissons la plus grande avec une belle cheminée et un dortoir pour 10. Il y a un peu de bois que Philou coupe pendant que Lulu part à la recherche de la source : elle est gelée ! Donc, nous redescendons tous les deux à la frontale jusqu'au dernier virage de la piste pour se servir dans un petit torrent. Bonne nuit dans le dortoir de 10 places.


 J2 : le temps est nuageux mais va se dégager au cours de la journée. Nous suivons toujours le GR 10, tranquille dans la forêt puis de plus en plus enneigé et raide. Nous alternons raquettes et crampons selon le terrain, quelle perte de temps ! La dernière pente avant la traversée du cours d'eau s'avère très pentue avec de la neige sans cohésion. Philou s'y engage en raquettes et déconseille à Lulu d'y aller ! Donc, elle chausse ses crampons et va faire un grand détour par le haut. Enfin, on est sur du terrain tranquille et on peut manger en profitant du paysage. Ensuite, côté sud, il n'y a plus de neige. On tombe sur un carrefour avec un sentier balisé que nous n'avions pas repéré et que nous aurions pu prendre. Il nous sera utile au retour. En attendant , il faut rechausser les raquettes pour la dernière montée jusqu'au refuge Arago à 2150 m. Splendide cabane très cosy dans un cadre somptueux. On s'occupe : déneigement de la source, recherche de bois et repérage de la montée du lendemain.

J3 : soleil et ciel bleu mais neige toujours aussi pénible à pratiquer. Nous faisons un long détour pour traverser le torrent escarpé. Après une balade bucolique en louvoyant à travers les sapins, les difficultés surviennent. Lulu voulait faire un détour par une petite combe mais Philou a préféré couper tout droit sur une pente très exposée. Bonjour les émotions ! Enfin, nous avons mis les crampons et le terrain est moins pentu. On continue tranquillement jusqu'à la Portella del tres vents qui porte bien son nom. On s'abrite près des rochers pour manger. Belle vue sur le sud mais pas de neige et très peu sur les pentes du Puig del Tres Vents. Nous décidons de monter au sommet à 2 727 m. Très bonne idée, c'est une belle crête avec une vue sur le Canigou et la chaine pyrénéenne au loin. Ensuite, la descente sera plus tranquille, par la combe à Lulu et une succession de petites pentes ! Encore un peu de ravitaillement en bois (au moins pour 3 jours !) et le poêle nous réchauffe bien le soir.


 J4 : Vu la météo et le temps perdu à la montée, nous avons décidé de redescendre à Mariailles. La matinée sera occupée à mettre et enlever les raquettes, ne pas glisser sur le sentier verglacé, chercher les traces de balisages, traverser le torrent du Cadi, .... Le tout sous le grésil puis la neige. Nous arrivons vers 12 H 30 à Mariailles, la cheminée fume. Le refuge est occupé par 6 randonneurs du coin, très sympathiques, qui sont venus les sacs plein de victuailles. Nous mangeons au chaud en regardant  la neige tomber de plus en plus dru. Vers 15 H, ça se calme, Lulu part faire une balade sur la piste forestière pour profiter du paysage féérique. Puis, c'est ravitaillement en bois et en eau. Comme la grande pièce du refuge est très enfumée, nous décidons d'occuper le petit refuge annexe où nous sommes au calme. D'ailleurs, un couple d'espagnols viendra se réfugier chez nous car ils ne peuvent pas dormir !

J5 : C'est de nouveau le grand beau temps mais il faut redescendre ! Nous profitons de la belle vue dégagée sur les sommets et les passages rocheux splendides. Il y a un peu plus de monde en ce dimanche mais nous avons pu profiter de la solitude pendant 3 jours !

 


Et en bonus : le super film !

 

07 février, 2022

Snow, sun and friends !

EAUX-BONNES                             5/6 février 2022

Avec Xav, Philou, Eric et Lulu


Enfin, Eric est de retour après quelques années d'absence avec nous en montagne ! On se retrouve tous les 4 au chalet le vendredi soir.

 

Samedi : on est censé faire une sortie light pour qu'Eric puisse se mettre en jambes... Comme la neige a bien fondu et qu'on veut changer de coin, on décide de descendre en Espagne. On stationne au parking de la station d'Anayet à 1700 m. De là, on s'engage dans le barranco de Culivillas en rive droite du torrent. Il y a du brouillard et il neigeotte mais on sent bien que le soleil n'est pas loin. Après un dernier raidillon casse-pattes, on arrive sur le plat d'Anayet. Ambiance grand nord avec les nuages, l'immensité enneigée et les pics d'Anayet et d'Ossau qui apparaissent. On se dirige vers le sud pour trouver un coin où manger. Ensuite, comme il n'est pas tard et que le soleil est là, direction le Pic d'Arroyetas à 2 555 m. Pour atteindre le col sur la crête, il faut passer une pente bien raide donc on chausse les crampons. Au col, la vue est splendide sur les sierras Collarada et Telera. 

Sommet du Pico Arroyetas

Encore 100 mètres et nous sommes au sommet. Quelle vue ! du Pic d'Anie aux Pics d'Enfer. Eric ne regrette pas les 900 m de dénivelés arrachés à la sueur de son front ! Il descendra tranquillement avec Lulu tandis que Xav et Philou se prennent quelques gamelles à skis dans un vallon bien glacé. En bas, il souffle un vent glacial, nous avons eu de la chance de pouvoir profiter d'une bonne météo.

 


Le soir, c'est garbure à volonté, concoctée par Philou ! et tarte aux myrtilles...

Dimanche : Départ du Caillou de Soques pour trouver un nouveau spot. Avant cela, Lulu fait un beau salto sur un rocher verglacé et se fait bien mal au tibia, mais rien de grave. Montée sympa dans la forêt puis on débouche dans le vallon d'Arrious où on peut chausser raquettes ou skis. La progression est tranquille jusqu'à la cabane de berger. Le but est de monter au Bat de la Quèbe, un beau spot de ski. En effet, la pente est raide et pas vraiment adaptée à la raquettes. Lulu et Eric s'arrêtent à 2100 m pour manger face au splendide panorama sur Anayet et Anéou. Xav et Philou continuent 200 mètres plus haut pour profiter d'une belle descente. On se retrouvera tous en bas à 15 H 30 après avoir bien profité de l'endroit.

Montée vers le Bat de la Quèbe

Deux très belles sorties qui nous ont fait découvrir de nouveaux spots, à refaire !

L'album photos.

 

17 janvier, 2022

Du soleil et des glaçons !

Chalet des Eaux-Bonnes

du 14 au 16 janvier 2022 Avec Xav, Guigui, Philou, Lulu, Jako + Patrick

Quel troupeau en ce beau week-end à rallonges ! Jako et son ami Patrick sont déjà sur place depuis le mercredi lorsque le reste de la troupe arrive le jeudi vers 23 H. L'heure tardive  n'empêche pas tout le monde de jacasser ! Les conditions en montagne sont particulières : du soleil mais, comme il a gelé après la pluie, la neige est très verglacée. On ne peut donc aller que dans des endroits ouverts qui prennent le soleil. C'est à dire au Pourtalet !

Vendredi : Xav part au boulot, Patrick souhaite continuer son entrainement de skis à Gourette. Jako, Guigui, Philou et Lulu montent au Pourtalet. Une fois de plus, les garçons partent vers le Pic d'Estrémère qui est en bonnes conditions. En plus, Jako a pris son parapente et s'offre un splendide vol. La vidéo :




De son côté, Lulu part tranquillement se remettre en jambes sur les contreforts sud du Peyrelue : tranquillité absolue et magnifique vue sur les Pics d'Enfer et la Pena Foratata.

 Le soir, tout le monde est H.S. mais ça n'empêche pas de faire un énorme festin avec moultes bouteilles !

Samedi :  Patrick part à nouveau sur Gourette tandis que les autres reprennent la direction du parking de l'Araillé. Déjà du monde, on décide de partir vers le col de l'Iou. Les garçons ne s'amusent pas, même avec les couteaux. En effet, tout est verglacé et certaines pentes sont de vrais miroirs. Lulu arrive en premier, en raquettes, sur les hauteurs du col où souffle un vent glacial qui ramène la température à un bon - 10°. Il faut s'emmitoufler dans la doudoune pour être à l'aise et prendre de belles photos avec le Petit pic d'Ossau majestueux et les sommets d'Ayous. On ne traine pas et on descend au petit col plus bas pour manger. Jako voulait tenter un vol mais les conditions ne le permettent pas. Il décide de redescendre avec Guigui dans la vallée pour tenter un décollage de la Montagne Verte (qui se transformera en sieste au chalet !). Pendant ce temps, Xav et Philou remontent sur les pentes sud du Peyreget pour une très belle descente. Tandis que Lulu trainasse pour profiter de l'endroit.

 L'album photos de la journée


 Dimanche : n'ayant plus de possibilités pour trouver de la neige en condition, nous décidons de profiter de la vallée. En effet, Jako a repéré un spot de parapente au Port d'Aste. Nous y allons tranquillement par la piste en observant les rapaces d'Aste-Béon. Nous arrivons à destination pour manger dans les pâturages sous un beau soleil. La voile est étendue et c'est un magnifique envol avec un vent parfait. Nous descendrons tranquillement pour retrouver Jako aux voitures. Il rentre directement à Niort avec Patrick pendant que les autres rentrent à Eaux-Bonnes comme s'ils allaient prolonger leur séjour. Mais ce n'est pas le cas ! Il faut ranger les affaires pour repartir vers le nord... 
 


 Rendez-vous est donné dans 3 semaines avec l'espoir de meilleures conditions de neige et la venue d'autres trappeurs !


24 décembre, 2021

Résidence de luxe !

 Cabane d'Espélunguère

du 20 au 23 décembre 2021

Avec Lulu et Philou

Innovation cette année : pas de réveillon en montagne pour cause d'agenda et une seule cabane pour cause de vieillerie ! Et on a bien fait car le temps a été superbe avant Noël et c'est très confortable de pouvoir se balader avec des sacs légers. Ils étaient assez lourds comme ça avec les matériels de sécurité !

Lundi : départ des Forges d'Abel. On est obligé de se garer sur la nationale tellement il y a de neige. La montée jusqu'à la cabane est tranquille sur la piste et par les raccourcis mais toujours à l'ombre à cette saison. Arrivée vers 15 H 30, il y a un accompagnateur avec 4 clients qui font des igloos où ils doivent dormir. Ce n'est pas gênant donc on s'installe dans la cabane (5 places) et on fait un gros stock de bois pour s'occuper. Les autres en seront ravis car ils sont tous mouillés en fin de journée. Soirée tranquille à discuter et profiter de la chaleur du poêle; et nuit bien douillette.

Mardi : nous décidons de monter vers la frontière pour tenter le tour par le Lac d'Estaens. Le pas d'Escalé nous ralentit car des coulées gelées et des passages scabreux nous obligent à chausser les crampons. Arrivés sur les grands pâturages d'Aygues Tortes, c'est le silence et l'immensité sous le regard de la Sierra de Bernera et de l'Ossau au loin. On monte dans les petits vallons mais à 1800 m, on se rend compte qu'on va être un peu juste en temps car nous devons faire plein de détours à cause des corniches. Donc, demi-tour prudent et pause au soleil avant de repasser les difficultés du matin, encore plus pénible car la neige a ramolli ! Nous serons tous les deux pour cette 2e soirée.

Mercredi : direction la montagne de Couecq. On crève de chaud dès qu'on arrive au soleil et la neige n'a pas regelé la nuit. On reste prudent sur le petit verrou rocheux qui mène sur le plateau. Ensuite c'est plus tranquille en cheminant parmi les mamelons jusqu'aux cabanes de Caillabère. Philou s'attaque au déneigement de la porte d'entrée pour manger à l'intérieur. Cet endroit est vraiment magique. Dommage qu'il n'y ait pas de bois ! La descente sera prudente dans la forêt où on trouve d'énormes coulées et même une qui n'était pas là à la montée... En fin d'après-midi, on voit arriver 3 personnes : deux trentenaires et leur tante. Soirée très sympa à discuter.

Jeudi : il nous reste à descendre tranquillement, toujours sous le soleil. Visite à la cabane de Thézy au passage, très mignonne aussi. La neige a déjà bien fondue sur la route des forges d'Abel et le paysage à changé. Décidément, les périodes hivernales sont courtes.

Ravis de ce séjour enneigé et ensoleillé, nous sommes contents d'avoir pu profiter de conditions normales, même si ça ne dure pas longtemps. Nous verrons ce que nous réserve la suite de la saison...

Le film du séjour.

 


13 janvier, 2020

A donf dans la drepou !

Peyreget/Lazive/Gourette
11/12 janvier 2020

Trappeurs : Xav, Lulu et Guigui



Guigui avait déjà lancé l'idée d'une virée chez Xav à la mi-décembre et nous étions prêts à partir. Mais de fortes pluies nous en avaient empêchés, des inondations ont eu lieu partout dans le sud-ouest et particulièrement en vallée d'Ossau. 
Le problème, cette fois, est que Guigui a prévenu tout le monde le dimanche soir pour un départ le vendredi suivant ! Donc les troupes sont maigres... Heureusement que Lulu est toujours motivée 👍. D'autant plus que le beau temps est assuré avec en plus des petites chutes de neige le vendredi matin.

Samedi : afin de profiter de la neige fraiche, nous avons prévu d'aller vers le Pic de Peyreget, Lulu en raquettes et les garçons à skis. Couloir, sommet ou le tour, on ne sait pas encore. Déjà, à 10 H le parking de l'Araillé est plein et il faut se garer au col du Pourtalet. Ce qui ajoute toute la traversée du plat d'Anéou pour rejoindre le pied du Col de Pombie. Là, on décide de rejoindre ce col. La montée est fastidieuse car les sacs sont plombés : fringues chaudes, crampons/piolet, matériel de sécurité, etc... Pause de 13 H au pied du col de Peyreget où on voit des skieurs monter un peu tard vers le col de la Fourche. Ensuite, on y voit de belles avalanches descendre juste après leur départ. Du spectacle ! 
Au col à 2300 M, on décide de monter au sommet du Peyreget car il reste moins de 200 mètres. Cette dernière montée verglacée sera un peu fastidieuse pour les skieurs, il ne faut pas glisser... 😅 Magnifique vue sur ce petit sommet de presque 2500 m. Alors qu'on est dans les pâturages en été, là c'est ambiance haute montagne assurée avec l'Ossau juste en face. Nous décidons de descendre par la face ouest :  toujours aussi compliqué pour les skieurs car la poudreuse a été chassée par les premiers passages. Lulu descend tranquillement en crampons et photographie les stars du jour ! La fin sera longue car on en a plein les guiboles... et on arrive au parking vers 17 H 00 alors que l'Anéou est déjà à l'ombre.
La soirée sera quand même bien festive, on ne se laisse pas abattre !

Dimanche : les spots pour skier étant rares vu le peu de neige tombée, les garçons partent du côté de Gourette pour faire le tour du Pène Sarrière. Grâce aux connaissances de Xav, ils pourront même remonter par le télésiège pour une 2e descente gratos ! 
Les cuisses chauffent quand même en fin de journée...
Pendant ce temps, Lulu est partie des Eaux -Bonnes vers la Montagne Verte.Même si elle y était il y a 10 jours c'est un  magnifique endroit. Cette fois, elle monte au-delà du Col de la Cure, prête à rallier les crêtes blanches. Mais, finalement, l'idée de retrouver les voitures et le goudron n'est guère séduisante ! Donc, demi-tour en faisant des petits détours dans les pâturages enneigés. Elle découvre même une belle petite cabane au pied du Lazive, inconnue sur les cartes ! Le retour se fera comme prévu pour 16 h 00 au chalet.


Encore un bon petit week-end qu'il ne fallait pas louper ! La vie est courte et toutes les occasions sont bonnes pour se retrouver et passer de bons moments en toute simplicité 🙏



25 février, 2016

Neige au Madres : estomac en détresse !




Itinérance en cabanes entre Capcir et Donezan

Du 21 au 25 février 2016


Trappeurs : Philou et Lulu


Les conditions ne sont certainement pas idéales mais nous sommes hyper motivés pour partir dans ces contrées inconnues ! Explorer des nouveaux coins peu fréquentés en hiver est un réel plaisir pour le trappeur rusé…
Nous descendons vers les Pyrénées Orientales un dimanche pour être tranquilles sur la route. Au départ de Réal sur la piste, nous croisons les derniers randonneurs et ensuite : c’est la paix royale ! Nous chaussons les raquettes après le Col de Sansa.
Au  bout de  2 heures de montée dans la forêt, nous atteignons la jolie petite cabane du Pla de Gril à 1860 m. Du soleil, du bois, de l’eau… Un petit poêle pas facile à mettre en route nous apporte une douce chaleur pour une nuit bien tranquille.


Lundi, le temps est un peu brouillé et le vent glacial. On continue l’itinéraire jusqu’au Clot Rodon. Après quelques recherches, on renonce à aller voir le refuge de la Perdrix qui nous éloigne du parcours. Le brouillard nous enveloppe soudain et nous avons du mal à nous orienter. On continue la montée sur la pente Est du Madres mais le Clot Tort porte bien son nom ! C’est un passage plus que délicat avec du rocher, de la neige et du vide de chaque côté… sans parler du vent qui nous bouscule. Nous renonçons assez rapidement à passer par là. Tant pis, on reprend le chemin du matin Après une pause déjeuner glaciale, on continue la descente pour retrouver notre petite cabane et se réchauffer. Et on a bien fait : vers 15 H 30  une averse de grêle s’abat sur le secteur, aïe ! On en profite pour étudier la carte et retrouver notre itinéraire. Philippe déniche un petit vallon caché qui ramène sur les pentes ouest du Madres. Il est trop tard pour espérer atteindre la prochaine cabane ce soir mais nous partons explorer le vallon et faire une belle trace pour le lendemain. En plus, le ciel veut bien se dégager pour nous…
Mardi, après une 2e nuit tranquille au Pla de Grill, nous partons sous le soleil dans le petit vallon de Gaillitayre, sauvage à souhait. Plein de traces d’animaux mais pas la  moindre bestiole à l’horizon !  Nous remontons la Serrat de l’Ours, c’est là que le temps se gâte… nous espérions gravir le Madres en aller/retour, histoire de faire un sommet, mais pas la peine ! C’est déjà bien de pouvoir se repérer et manipuler la carte avec le vent glacial… Sur les  hauteurs, les petits sapins sont pétrifiés, les trappeurs aussi ! Au Col de Marrane, on commence la descente et on vise la clairière où se trouve la prochaine cabane. Ensuite, dans les bois, il faudra monter sur un ilot rocheux pour la repérer car nous sommes partis trop à gauche. Nous sommes passés en Ariège, dans la région du Donezan, appelé aussi « petit Canada ». La cabane de Madres nous accueille pour le repas de midi, on prend le temps d’allumer un petit feu et de faire fondre la neige pour les lyophilisés. Pendant ce temps, le ciel se dégage et on peur repartir sereinement par des petits vallons sauvages. La cabane de la Resclause est immense, du bois à profusion mais pas d’eau. Il fait déjà moins froid, heureusement car la cheminée refoule énormément à cause du vent et on s’enfume comme des renards ! A la nuit tombée, deux forestiers nous feront une peur bleue en frappant aux carreaux. Ils sont coincés dans la neige avec leur 4X4 et veulent savoir si on a du réseau…. Ben non !



Mercredi, ce sera la plus belle journée et on sera sans cesse dans la forêt, dommage ! On suit la piste et les sentiers dans la forêt du Carcanet jusqu’à la route principale. Ensuite, on prend le chemin Vauban et le Col de Bernady. Arrivée à Quérigut pour le déjeuner et on profite de l’auberge du village car plus de provisions. A 14 H, on arrive à l’épicerie du village : elle n’ouvre qu’à 16 H ! On est en pleine vacances scolaires mais c’est vraiment calme ce coin…

On réfléchit un peu et on décide de continuer quand même. Tant pis, on préfère jeuner pour le dernier soir plutôt que d’attendre deux heures. On remonte la piste du Prat d’Encoille et on suit des petits torrents et d’anciennes traces de sentiers. On retrouve une piste vers 1750 m qui nous mène à notre dernier point de chute : la cabane de Prat Baillat. Bien exposée au soleil, un vrai bonheur. Comme d’habitude, Philou fait une énorme provision de bois. Mais, là encore, on ne pourra pas faire sécher les chaussures car la cheminée enfume la cabane, même sans vent ! La soirée sera donc très restreinte : une petite soupe, un morceau de fromage suivi d’un carré de chocolat et une tisane ! Lulu s’installe sur des vieux coussins tandis que son Doudou s’étend sur une table dans la pièce à côté.
Jeudi, lever à 7 H 00 avec un ciel gris, il tombe quelques flocons. Le petit déjeuner se restreint à un thé et un fond de céréales. On reprend la piste puis la direction du Col des Ares où on retrouve le chemin Vauban jusqu’à Puyvalador. Ensuite, il suffit de traverser le barrage et de longer le lac pour retrouver le village de Réal. A 11 H, nous investissons la boulangerie de Formiguères, véritable caverne d’Ali Baba du gâteau ! On a faim !!


Exploration hivernale super réussie ! Une fois de plus,  les trappeurs ont bravé le blizzard, choisi leur itinéraire et fait leur trace…. Manquait juste un ours ou deux pour ajouter un peu de piquant à l’aventure…. Feignasse qui passe son temps à dormir…




L'album complet ICI

12 mars, 2012

L'ivresse des grands espaces vierges !

10/11 mars 2012 - Vallée d'Ossoue
Avec Xav, Lulu, Eric et Guigui.

Gros programme pour ce week-end puisque nous visions le pic de Tapou en fond de vallée d'Ossoue, Xav voulant à tout prix gravir un 3 000m...

Samedi : après une nuit au gite ND de l'Estaou, direction Gavarnie où nous laissons la voiture dans un lacet sur la route qui monte à la station. Les sacs sont, bien entendu, beaucoup trop lourds, même si certain ont oublié des bricoles genre guêtres et rondelles de bâtons. Puis montée tranquille dans les pâturages par le GR10. Ce sentier est très agréable car il traverse la vallée d'Ossoue en balcon entre 1800 et 2000 m. Enfin, on dit agréable... l'été ! car pour nous il a fallu rapidement chausser la crampons sur des pentes raides et gelées puis ensuite les raquettes avec lesquelles nous avons brassé à n'en plus finir ! Mais c'est le prix de la tranquillité : personne en vue, pas de traces, juste un renard ! Arrivée à la cabane de Lourdes (1947 m) à 14 H 00.
Après un repas bien mérité, on s'est installé. La cheminée est dans une partie de la cabane et les lits dans une autre, donc pas de chauffage mais de toutes façons il n'y a pas de bois à proximité !
Petits exercices de recherche avec les détecteurs de victimes d'avalanches, ça ne fait de mal à personne....
A 18 H, on est prêt pour le Vino del Vero, Eric sort les apéricubes, ça occupe bien son monde à condition de sortir les loupes pour lire les questions !. Et oui, le trappeur n'échappe pas à la vieillerie.......
Après le repas, tout le monde est dans le duvet à 20 H. On y est bien au chaud. La température ne descendra que jusqu'à 3 °, rien de bien méchant.
Lever à 5 H 30, ciel dégagé et la lune éclaire bien nos premiers pas. La neige a toujours aussi peu de cohésion et il faut se relayer pour faire la trace. On coutourne le Pic Rond, le pic Pointu et on fait la chasse aux cairns...
Aux lacs de Montferrat, à 2400m, le chemin à suivre apparait comme évident : il faut rattraper une arête qui est toute dénudée par le vent, facile !
En effet, on quitte les raquettes pour monter tranquillement sur du sentier à bique pendant que le vent s'accentue. Arrivés à 2600 m, les rafales commencent à nous coucher par terre. Nous avons le choix entre continuer sur cette arête très ventée ou traverser un névé avec des plaques à vent verglacées. Gloups ! Après une brève discussion, nous décidons de rebrousser chemin avec prudence n'ayant pas envie de nous envoler ni de dévaler 500 m de pente... Nous redescendons tranquillement en jacassant.
Et nous avons bien fait car, le temps de retourner à la cabane, manger, ranger les affaires et rattraper la piste d'Ossoue, nous n'étions pas encore rentrés ! Sans parler des aléas de la descente : les bâtons de Lulu ayant rendu l'âme (au bout de la 2e sortie !), elle s'est consolée en pensant à Otzi qui, en son temps, a traversé las Alpes avec un bout de bois et une peau de bête. La descente sur la piste d'Ossoue ne fut pas des plus agréables pour les orteils qui criaient pitié au bout des chaussures...Arrivés à l'entrée de Gavarnie vers 16 H 45, Guigui s'est dévoué pour remonter 300 mètres afin de récupérer la voiture. Pendant ce temps, les 3 autres surveillaient la circulation avec beaucoup de zèle....
Bien sûr, c'était un super week-end dans les immensités vierges de la vallée d'Ossoue ! Avec un nouveau projet : revenir l'été prochain bivouaquer aux lacs pour faire le sommet dans de meilleures conditions.

L'album complet ICI.


28 janvier, 2008

Baptème de trappeur !

PIC D'ARDIDEN : 26/27 Janvier 2008
Trappeurs : Jako, Lulu, Guigui et le petit dernier : Eric.

En cette fin janvier, douce pour la saison, un week-end ensoleillé est annoncé. Nous partons comme d'habitude le vendredi soir, direction Argelés où un nouveau gite nous accueille : "Notre Dame de l'Estaou" à Ayros-Arbouix. Gite confortable, propriétaire charmante, prix raisonnable.
Samedi matin, nous arrivons vers 10 H au parking de la Raillère au-dessus de Cauterets. Les sacs sont déjà prêts. Il faut quand même y ajouter : raquettes, crampons, piolet, ARVA, sonde et pelle.
Après quelques petits raidillons dans les bois, nous arrivons dans la vallée de la Fruitière que nous longeons un grand moment. La neige, déjà présente, est relativement dure. Nous prenons notre temps et profitons du magnifique paysage, du calme et faisons une pause.
Nous sommes obligés de chausser les raquettes 1/2 heure avant le refuge Russell, que nous atteignons vers 14 H. Quel plaisir de déjeuner au soleil, en face du Vignemale et du couloir de Gaube (convoité par certains trappeurs !).
Ensuite, il faut penser à s'installer et surtout à s'occuper du bois. En plus de la fameuse scie du trappeurs (invention de l'année, rappelons-le !), nous trouvons au refuge une hâche et une longue scie. Nous descendons dans la forêt et trouvons du bois mort de toutes tailles.

Guigui, le roi de la flambée, réchauffe le refuge dès le coucher du soleil. L'apéro est préparé : vin rouge, saucisson et toasts grillés pour le foie gras apporté par Eric (il est bien ce petit nouveau, il prend déjà de bonnes habitudes !). Nous sommes les plus heureux ! Une pensée pour nos trappeurs restés à la maison et qui nous manquent.


Le dortoir est un vrai frigo, chacun dort plus ou moins bien. Dimanche, le réveil sonne à 6 H et nous partons à 7 H à la lumière des frontales et d'un quartier de lune. Jako fonce tête baissée vers le col de Culaus alors que nous devons bifurquer bien avant. Nous rattrapons notre itinéraire par une pente déjà bien bavante et nous apercevons au loin le Pourtau des Agudes (passage pour la voie normale) que nous avons loupé. Pour gagner du temps, nous décidons d'attaquer le couloir qui se présente devant nous et qui mène au sommet. Crampons et piolet sont sortis, on ne plaisante plus. La pente s'accentue, la neige se durcie, il faut être prudent, Lucile n'est pas rassurée. Arrivé sur les premiers rochers, Jako essaie de nous dégommer avec un gros caillou mais c'est raté ! Nous voici dans du mixte, quelques derniers efforts, la pente se redresse, nous sortons de la combe et le paysage s'offre à nous. Le sommet du Pic d'Ardiden est atteint à 11 H : 2989 m ! Nous profitons de la vue sur les massifs alentour : Gavarnie, Vignemale, Balaïtous. Pas un nuage et pas de vent.
Il faut attaquer la descente par la crête (voie normale) et passer le Pourtau des Agudes. Nous avons failli encore louper ce passage puisque Jako, le sournois, tente une nouvelle fois de se débarrasser de nous dans une brèche vertigineuse. Mais c'est encore raté ! On a la peau dure !


Vers 14 H, nous retrouvons notre douillet refuge où nous pouvons décompresser et reprendre des forces au soleil. Il fait bon, on a envie de rester.... Mais le devoir nous appelle, les obligations, le travail, les bras d'une dulcinée... Il faut rentrer.... 2 H 30 de descente finissent d'achever nos muscles et nos orteils.
Voilà, tout y était : une météo idéale, un refuge accueillant, une course magnifique. Et un nouveau trappeur ! Eric est donc sacré "trappeur 1er piolet", il l'a bien mérité. On arrose ça bientôt !