26 mai, 2026

Par mon âme et mon sang, Col de la Croix St Morand !


 MASSIF DU SANCY

DU 22 AU 25 MAI 2026

Avec Lulu et Philou

C'était l'occasion ou jamais de retenter le tour des crêtes du Sancy (voir Mai 2008 !). Avec ce week-end à rallonges, de fortes chaleurs annoncées et surtout une semaine précédente particulièrement pourrie, on a envie de grands espaces ! 

Vendredi : arrivée vers 17 H 30 à l'étang du Pré Coadon, au-dessus de Murat-le-Quaire. Direction la Banne d'Ordanche, un belle éperon qui se voit depuis l'autoroute. Ensuite, on descend jusqu'aux ruines du Puy May où on trouve des sources et de quoi s'installer. Un bel endroit tranquille !


 Samedi : on continue vers le Lac de Guéry et on suit le GR30 que l'on quitte rapidement pour s'orienter vers le Col de la Croix Morand. On perd du temps en passant plusieurs clôtures... A midi au col, on en profite pour déguster quelques spécialités locales avant d'aller transpirer sur les crêtes où il commence à y avoir un peu de monde. Les montées/descentes sont rudes jusqu'au Puy de l'Angle où on fait une bonne pause en observant les parapentistes. Il souffle un bon petit vent frais. Descente vers le Col de la Croix St Robert où Lulu a repéré un coin avec des sources. Sauf qu'il y a des clôtures avec de gros barbelés et on peut être vus du parking du col. Donc, on se pose non loin du sentier près d'un petit ruisseau. Il y a du passage mais personne ne vient nous embêter.

 


 Dimanche : toujours les crêtes, particulièrement accidentées après le Roc Cuzeau. Il commence à y avoir du monde car certains font une boucle à la journée au départ du Mont Dore. Ne parlons pas des traileurs que l'on voit fleurir maintenant un peu partout en montagne... On profite des belles vues sur le Sancy et la vallée de Chaudefour. On sait déjà qu'on ne montera pas au sommet en voyant le monde arriver par les différents côté... On avise un sentier qui coupe sous le sommet, il est enneigé mais ça passe. En effet, le téléphérique déverse un nombre horrifiant de personnes qui s'agglutinent ensuite sur les escaliers en bois. Courage : fuyons ! C'est quand même plus tranquille l'hiver en piolet/crampons 😉

Malheureusement pour nous, il y a aussi pas mal de monde qui arrive du parking du Capucin par les crêtes de Cliergue. Au Col de Courre, on n'en peut déjà plus ! On décide donc de bifurquer vers Chastreix car, de toutes façons il était prévu de descendre dans ce secteur pour le 3e bivouac. Et là, plus personnes ! Tranquilles comme tout, on a fait la pause de midi au frais puis on a continué sur les pistes. Elles nous ont menés dans les pâturages jusqu'au ruisseau de Vendeix où nous avons trouvé un beau coin dans une clairière. Repos au frais.

 


 Lundi : nous somme remontés dans les pâturages pour traverser la magnifique Montagne de Bozat et ses troupeaux. Un moment bien agréable... Puis, par différents sentiers ombragés, nous somme descendus jusqu'à La Bourboule où la chaleur nous a rattrapés ! Plutôt que de transpirer dans la remontée vers Mural avec les gros sacs, Lulu s'est posée au cimetière et Philou est parti en mode léger pour chercher la voiture. 

 


 

Ce beau week-end s'est terminé au restaurant où Philou n'a pas eu peur d'attaquer un gratin d'andouillette au St Nectaire 😂

Malgré quelques moments pénibles avec la foule, ce petit périple était chouette avec des paysages printaniers d'une beauté particulière.

 

11 mai, 2026

Sur le Piémont, y'a du mouflons !


 MASSIF DE ST PÉ

Du 8 au 10 mai 2026

Avec Lulu, Philou, Xav et Christine 

Avec ce début mai pas très réjouissant au niveau météo et un week-end du 1er mai déjà annulé, on tente le coup malgré des annonces d'orages.... Bingo ! nous avons pu profiter de belles journées et le mauvais temps n'est arrivé qu'en soirée.

 

Jeudi soir : très tard, on se retrouve au bord du gave à St Pé pour dormir dans nos véhicules. 

Vendredi : nous sommes rapidement prêts et à seulement 10 mn du point de départ à Vert Couret. Les sacs sont bien chargés, les garçons ont pris du vin rouge... La montée se fait dans une belle forêt de hêtres jusqu'au Pladi puis sur du terrain karstique. Arrivés dans le vallon de Batsuguère, on a une belle vue sur la plaine de Lourdes. Notre point de chute est atteint à 12H30 : la cabane de P. du Rey, au milieu des pâturages avec quelques vaches déjà présentes. Nous avons donc du temps pour se reposer, chercher du bois, descendre à l'abreuvoir pour filtrer de l'eau... Le vent est bien glacial en soirée et on est content d'allumer la cheminée. Sur le versant Pibeste, avec les jumelles de Xav, nous observons des mouflons, réintroduits depuis longtemps dans la Réserve.

 


Samedi : le ciel est bâché mais il ne fait pas froid. On démarre par une montée tranquille jusqu'à l'Escala du P. du Rey, un beau passage accidenté où la vue se dévoile sur la vallée des gaves et le val d'Azun avec les montagnes enneigées. On remonte ensuite jusqu'au Col d'Andorre et ses pâturages déserts. Après une nouvelle traversée d'hêtraie, on fait la pause de midi au Col d'Espades. 



La suite est assez chaotique jusqu'au Soum de Maule, à cause des nombreuses dolines qui font faire des détours. La cabane de M. Peyras est enfin en vue, il faut descendre 100 mètres pour la rejoindre. Il y a de nombreuses réserves d'eau et un abreuvoir, une beau stock de bois et un poêle. La cabane est top confort avec l'intérieur en bois. Encore une belle soirée !

Dimanche : à 8 H, on est sur le départ pour retrouver les crêtes ensoleillées où courent les isards. Passage au Soum de M. Peyras avant de descendre dans la forêt jusqu'à Bat de hau où les réjouissances nous attendent : une longue descente de 700 m sur un sentier étroit et glissant, ça va nous prendre deux heures... Philou a mal aux genoux et il faut l'attendre. Lulu pensait arriver plus tôt et nous n'avons donc pas prévu de 3e pique-nique ! Ce seront donc quelques restes grignotés pour reprendre des forces. Ce qu'il nous reste à faire n'est pas long mais le terrain, lui, n'a pas dit son dernier mot. Le sentier est à peine marqué sur la carte et en effet il existe mais n'est pas entretenu. Il faut dont escalader les troncs ou passer à 4 pattes. Ce qui va réveiller les douleurs à Lulu et ralentir encore l'avancée. Finalement, arrivées sur la petite route, les filles vont attendre pendant que les garçons terminent la montée jusqu'au parking.


Un beau périple dans une montagne encore déserte. Très peu de personnes croisées, il faut dire que le terrain est bien raide pour atteindre ce petit paradis. Le printemps est vraiment magique sur le Piémont avec la nature qui s'éveille et les fleurs partout.

 

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