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23 septembre, 2024

Mauvais temps pour les ecrevisses !


 Rando à la journée - Marais Poitevin

22 septembre 2024 

avec Lulu, Karelle, Mathilde et Sandrine

 Encore un nouveau concept, quand la météo ou la disponibilité n'est pas au rendez-vous ! 

Facile finalement de se retrouver sur un point central entre nos domiciles assez éloignés.

A partir de tracés existants, Lulu a concocté une rando de 19 km sur les chemins entre les différents canaux. Départ d'Arçais sous la pluie avec traversée de la Sèvre en barque à chaînes, ça met dans l'ambiance ! Vers midi, les averses ont cessé et on a pu manger à Damvix. Puis, la suite s'est faite tranquillement sur les chemins blancs avec du soleil. Mathilde s'est mise en tête d'éliminer les écrevisses sur son chemin (espèce nuisible) avec la formule "Haut les mains ! Pan !" très efficace 😄



Une bien belle journée de retrouvailles qui s'est terminée autour d'un verre.

Formule à refaire car facile à organiser !



02 octobre, 2023

L'été joue les prolongations !

 PERIGORD VERT (NONTRONAIS)


30 sept/1er octobre 2023

Avec Lucile, Sandrine et Florence

Depuis septembre, le beau temps s'est installé. Lulu ayant bien apprécié sa découverte du mois d'août, elle a proposé à ses copines de découvrir les alentours de Nontron. C'est pratique car elle a les cartes des randonnées et ce n'est pas loin du point de rendez-vous, toujours l'aire de co-voiturage de Champniers.

Vendredi, on se retrouve vers 16 H 30 et une heure après on est déjà sur place ! Le camping de Nontron offre de beaux petits chalets à l'ombre et au calme. On peut continuer à papoter en attendant l'apéro qui sera festif, comme d'habitude !

 

Samedi : on prend la route de Mialet. Le village est désert... Le but est de faire le tour du lac qui, malheureusement est bien bas. Ensuite, on enchaine sur une autre randonnée qui nous emmène à travers la campagne et dans les bois où on trouve plein de châtaignes. 

 


 

Dimanche : comme la chaleur doit encore monter, la rando prévue est tranquille et beaucoup à l'ombre. Direction Champs Romain et le fameux Saut du Chalard. Ici, la Dronne est encaissée dans une petite vallée et nous offre de belles cascades. Pour continuer le circuit prévu, il faut passer sur la rive opposée en escaladant des troncs d'arbre ! 

 

On remonte ensuite vers Montagnac et son arboretum privé avec des essences venues d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord. Le circuit se termine à nouveau en suivant la Dronne dans un endroit charmant et moussu. La chaleur est vraiment écrasante en ce début d'après-midi mais on prend le temps de faire un tour à Nontron, sans oublier de boire un verre avant de rentrer !


 Des week-end comme ça, on en redemande ! Très facile à organiser, surtout quand la météo est parfaite, avec des paysages bucoliques dont on ne se lasse pas...

Le Film.

 







11 septembre, 2023

Le Peyrelue à notre insu !

VALLE D'OSSAU

9/10 SEPTEMBRE 2023

Avec Lulu, Philou et Xav

Les touristes sont rentrés chez eux et la rentrée est passée, on peut tranquillement descendre vers notre destination favorite ! 

Arrivée vendredi vers 17 H pour acheter du fromage chez Pujalet et boire un coup au Richelieu, ça c'est fait.... Après l'apéro, on attaque les cèpes car il faut vider le congélo !

 

Samedi : Lulu a une nouvelle idée, c'est le Pic de l'Ouradé, voisin du Peyrelue mais en plus sauvage. On part du parking du Pont de Peyrelue et, après la cabane, on bifurque à gauche dans les pâturages. Le but est d'attraper la crête menant à l'Ouradé. Mais, il faut croire qu'on a la tête ailleurs car on prend la première crête et non la deuxième. Résultat, on se retrouve sur le Géougue de Peyrelue et c'est trop tard pour faire demi-tour ! Tant pis, on refait le Peyrelue 4 ans après.... On se risque sur les crêtes entre les deux sommets mais il n'y a pas moyen de rejoindre l'Ouradé, c'est trop accidenté. On reste donc au sommet pour profiter du vaste panorama avec les vautours qui tournoient. Pour faire durer le plaisir, on descend au Port Vieux et on fait le tour du Pic d'Estrémère en restant dans les pâturages. Une belle petite bambée !


 Dimanche : Comme la route est coupée pour une course de vélo, on en profite pour ne pas prendre la voiture. On a envie de calme et d'ombre, il suffit de prendre la direction du Cirque de Balour. On ne peut pas faire plus zen ! D'abord dans les bois jusqu'à la cabane puis dans les pâturages encore plein de troupeaux. On monte jusque sur les hauteurs du plateau d'Anouilhas où la pause est magique devant un vrai décor de western ! Pour le retour, on passe par le Pas de Brèque pour arriver dans les pâturages et le col du Gourzy. Encore de nouvelles vues splendides ! Ensuite, la descente est longue mais on retrouve l'ombre de la forêt, prétexte à la méditation.


 C'est la dernière fois, cette année, qu'on est ensemble à Eaux-Bonnes. Le départ de Xav pour son tour du monde est imminent ! Mais d'autres projets sont dans les tiroirs et on se retrouvera bientôt dans notre pays préféré.... 

Les films.



26 septembre, 2022

Chantons sous la pluie !

LIMOUSIN : Monts de Blond et Charente Limousine

24/25 septembre 2022

avec Lulu, Karelle, Mathilde et Sandrine

 

Encore une sortie filles prévue dans les Pyrénées et qui se termine dans le Limousin ! Les quantités d'eau annoncées en montagne nous ont découragées mais Lulu a toujours des plans B dans la poche...

Vendredi : Lulu, Mathilde et Karelle se retrouvent à Chaniers et prennent Sandrine au vol à Champniers. On est vite arrivé au gite à St Christophe car nous sommes encore en Charente ! Un bon apéro et plein de choses à se raconter vont occuper la soirée.

Samedi : direction Blond pour un circuit avec du dénivelé. Beaucoup de montées/descentes en suivant le GRP du tour des Monts et quelques PR. Le tout dans les bois avec une belle récolte de châtaignes.  Juste après la pause de midi, la pluie fait son apparition. Elle nous suivra par intermittence mais rien de bien méchant.


 Dimanche : on repart vers l'ouest pour se poser à St Germain de Confolens. Le circuit est très varié : le long de la Vienne, dans la forêt où on trouve des cèpes, dans les pâturages à moutons, le long de l'Issoire. La randonnée se termine au-dessus du village de St Germain avec de beaux panoramas sur les vallées de l'Issoire et de la Vienne.

Un chouette petit coin sauvage, sans la fatigue de la route, pour une belle aération automnale !

L'album photos.

 

19 septembre, 2022

Randonnée nocturne... entre autres !

 SECTEUR HEAS/TROUMOUSE

16 au 18 septembre 2022

Avec Lulu et Philou

Un beau week-end se profilant, nous décidons au dernier moment de partir. La destination est vite trouvée, la haute montagne est idéale à cette saison et la petite cabane de Camplomg est dans la liste de Lulu depuis longtemps.

 Vendredi : départ de Pons à midi pour se retrouver dans les bouchons à Bordeaux et perdre une heure... puis encore du temps perdu car la 4 voies d'Argelés est en travaux. Bref, nous arrivons sur le parking d'Héas à 18 H 30 ! Le temps est bouché juste au-dessus et nous n'avons pas prévu de vêtement de pluie... Départ à 19 H 45, on arrive dans la zone de brouillard qui commence à s'épaissir et à être bien humide. En une heure, on arrive dans les pâturages de la cabane d'Aguila, qu'on ne voit pas. Heureusement, Philou a le GPS sur son téléphone et on trouve rapidement le sentier à troupeaux qui part sur le plateau où se situe notre cabane. Là encore, merci le téléphone car on aurait pu passer à côté sans la voir !

Arrivée vers 20 H 15, on est bien content de s'installer et de mettre des vêtements chauds. Maintenant, il faut trouver les abreuvoirs ! En sortant, Lulu a entendu de l'eau couler au loin mais préfère que Philou vienne avec son téléphone pour pouvoir se repérer. On arrive aux abreuvoirs après avoir zigzagué un peu. Seulement, au moment de repartir, Philou (qui est en tongues !) se rend compte que son téléphone ne s'est toujours pas positionné sur le fond de carte, gloups ! En attendant, on repart dans l'autre sens, on tourne, on vire, on essaie de se repérer mais rien. La batterie du téléphone se décharge rapidement mais on a accès à la boussole qui nous renseigne un peu.  Au bout de quasiment deux heures, on est de retour aux abreuvoirs, c'est toujours ça... Mais, ne sachant pas où est la cabane par rapport au point d'eau, aucune chance ! Et, au moment où on a épuisé toutes les solutions, enfin le petit point bleu apparait sur la carte ! Précipitation vers la cabane, au cas où il disparaisse aussi vite 😱

Enfin, on peut préparer notre purée à 23 H et se coucher dans la foulée en appréciant notre petite cabane pleine de toile d'araignée et de poussière !

Samedi : le brouillard s'est levé pendant la nuit et c'est un panorama incroyable qui s'offre à nous. Les vaches nous ont réveillé en allant boire et certaines viennent se gratter le long de la cabane ! Il fait un peu frais mais c'est tellement réjouissant de découvrir la vue du Cirque de Troumouse, le lac des Gloriettes et le Vignemale au fond. Et les abreuvoirs à 200 mètres ! Après le petit-déjeuner, on repart vers la cabane d'Aguila puis on monte vers celle des Aguilous. Ensuite, direction le col de la Gela sur des pentes très raides. Lulu n'a plus de jambes pour continuer vers le Pic. Les excès de la veille sans doute ! On mange sur un promontoire avec vue sur le Cirque de Barroude. Puis, on passe dans le pierrier sous le Pic de Gerbats et on se retrouve sur les crêtes de la Sède, au-dessus de Troumouse, splendide ! Du col de la Sède, la descente et bien longue mais les immenses pâturages déserts sont enivrants. A Aguila, il faut remonter vers notre sentier, ça coupe les jambes... Retour à notre cabane avec un bon rafraichissement aux abreuvoirs. Ensuite, on peu s'installer devant le panorama pour le thé et la soirée.

 


Dimanche : après une nuit plus longue que la première et un nouveau réveil par les vaches et les moutons, on ne se presse pas pour ranger les affaires. Pas facile de quitter un si bel endroit ! On descend une dernière fois vers Aguila et cette fois, à la fontaine, on monte de 300 mètres sur un plateau magnifique face à la vallée d'Héas et sous la Fourche de la Sède. Endroit très sauvage et minéral qui nous mène dans le Cirque de Troumouse. Comme nous sommes proches du chemin de descente, on décide d'aller faire un tour vers les lacs et trouver un promontoire pour manger. Quel endroit reposant avec encore plein de troupeaux ! Puis, petit passage à la Cabane des Aires face au Cirque. Et le soleil chauffe bien, nous aurons chaud à la descente le long du torrent des Touyères. Celui-ci sera le bienvenu pour les ablutions à l'arrivée...  Comme il n'est pas tard, petit coup de fil à Caro pour passer un moment avec elle à St Savin, et faire des papouilles à Fango ! Un moment bien agréable avec plein de choses à se raconter.

Voilà un magnifique week-end... qui aurait pu mal tourner sur une erreur de débutants... Mais nous avons vite oublié cette bêtise et le souvenir reste gravé sur les paysages grandioses et l'ambiance paisible de ce début d'automne.

L'album PHOTOS.



15 novembre, 2021

Trappeur glissant, trappeur volant !

 Eaux-Bonnes - 13/14 novembre 2021

Avec Xav, Philou, Lulu, Cliff et Sylvie

 

Ayant réussi à décider Cliff à bouger, Lulu a vite fait de rameuter les troupes pour un petit week-end chez Xav. Départ le vendredi en début d'après-midi et on passe prendre Sylvie à Beautiran. 

Chacun a apporté des victuailles donc on sait qu'on ne va pas manquer ! La soirée commence par un bon apéro et c'est parti !

Samedi : après maintes hésitations concernant la météo, on se décide pour éviter de faire trop de route et être à l'abri du vent froid. Ce sera la vallée du Soussouéou, très tranquille à cette saison car le GR10 est plutôt désert... Belle montée dans la forêt, sentier en balcon, pâturage immense et nous arrivons à la cabane pour manger. Finalement, on reste dehors car il ne fait pas froid. Ensuite, pour ne pas rentrer trop tôt, on fait un petit tour en sautant par dessus les ruisseaux. Cela nous vaudra de très belles figures ! La descente dans les bois ne sera pas mal non plus avec des glissades sur les feuilles et les rochers humides. Nouvelle soirée festive et dodo pas tard car le trappeur en chef est bien enrhumé.

Dimanche : un crachin persistant ne nous laisse rien espérer, même du côté espagnol. Pendant que Sylvie essaye d'avancer dans son travail, les trappeurs partent à la recherche d'une tomme de fromage puis font un tour au bistrot du coin. Toujours pas d'amélioration dans l'après-midi et il faut se résoudre à rentrer.

On le sait bien, à cette saison, ce sont plutôt des week-end gastronomiques mais on est sorti quand même et on a pu voir que les troupes sont toujours en forme !

L'album photos.


30 octobre, 2021

La saison du bonheur !

 Circuit cabanes entre Haute-Ariège et Capcir

du 24 au 28 octobre 2021

avec Xav, Philou et Lulu

Cette année, Xav a décalé ses vacances pour accompagner ses acolytes dans leur périple automnal. Il a bien fait car la météo a été parfaite et tout le programme a pu être respecté !

 

Retour à Merens 10 ans après notre demi échec (voir octobre 2011).

J1 : départ de Coucoury pour Mérens où nous sommes sur le départ vers 14 H 30. Putain, les sacs ! Il fait frais à l'ombre mais on se met vite à transpirer dès qu'on arrive au soleil sur la piste. Au col de Surle, on a déjà plus de 600 m de montée dans les pattes. Là, partie sanglier, il faut viser le vallon envahie par les arbustes et descendre jusqu'à la piste. Ensuite, c'est simple, on la suit jusqu'à tomber sur une cabane fermée, et on récupère le sentier balisé qui descend dans la vallée d'Orgeix. On a un peu de mal à trouver la cabane de Cizarols, cachée dans les bosquets. Mais elle est toujours aussi accueillante avec sa belle cheminée. On va chercher du bois puis, tandis que Philou s'attaque au sciage, Lulu et Xav descendent au torrent pour filtre la provision d'eau. Cette première journée est arrosée par un bon apéro car Xav a pris une bouteille de vin, qui nous fera deux jours.

J2 : toujours un temps magnifique mais ça caille dans le fond de la vallée qui ne voit pas le soleil toute la journée. On se réchauffe en reprenant la montée de la vallée d'Orgeix jusqu'au lac d'Aygue Longue où on retrouve le soleil. Magnifique endroit avec ensuite la raide montée jusqu'au Col de la Parade puis au pied du Pic de l'Homme. Après la visite de la douillette cabane du berger toute en bois, nous descendons à l'Etang Tort pour la pause de midi. Ensuite, c'est flou.... on suit des chemins à moutons jusqu'à l'Etang Deroun puis on cherche la descente vers l'étang de Naguille. Elle n'existe pas vraiment ! On aperçoit une personne descendre vers un pierrier puis plus rien. Finalement, on trouvera quelques cairns dans les rododendrons et on arrivera à bon port sur le GRP. Encore un endroit grandiose que cet immense étant de Naguille ! Nous continuons la montée jusqu'au replat où se trouve le refuge d'Eychouzé à 1950 m. Une cheminée mais pas de bois, le soleil est déjà caché, quelques ruines des anciennes cabanes des ouvriers du barrage, un endroit bizarre... Par chance, il y a des matelas et couvertures donc nous n'aurons pas trop froid. Sans oublier, l'apéro et un repas chaud !

 J3 : encore un froid bien sec avec 6° dans la cabane. Là encore, on s'active sur le sentier pour se réchauffer. Le programme en yoyo fait un peu peur car nous montons à la Couillade d'En Beys pour descendre à 1950 m et remonter à 2450 m. Mais tout cela se fait en douceur, sous un soleil radieux, avec une multitude de lacs, dans un calme et une solitude extraordinaire ! Au dernier col, les cailloux parfois verglacés de la Haute-Ariège laissent place à la steppe du Capcir : magique la vue sur l'étang de Lanoux ! C'est vers lui que nous descendons pour partir à la recherche de notre 3e cabane à 2200 m d'altitude, la cabane de Sola. Sans bois là-aussi mais franchement quel cadre ! Cerise sur le gâteau : un petit ruisseau coule à côté, nous profitons du soleil très longtemps et des troupeaux de mouflons courent partout ! Nous nous installons sur les bas flancs car pas de table mais ce n'est pas trop mal pour jouer au "6 qui prend" à la lueur de la bougie.

J4 : lever du soleil splendide, 4° dans la cabane de Sola. Ce matin nous commençons à marcher au soleil et il fait bon. Nous montons vers la Porteille de Lanoux où nous laissons les affaires. Philou préfère se reposer. Xav et Lulu suivent les crêtes pour monter au sommet du Puig Pedros à 2 840 m, surprenant encore des mouflons. Au sommet, vue dégagée sur l'Andorre, les crêtes frontières et une vue à l'infini. Descente raide mais rapide pour retrouver Philou vers 13 H et manger un morceau. Ensuite, c'est de la descente tranquille et très bucolique vers la Cabane de Bésines. Là nous croisons un peu de monde étant donné la proximité du parking  mais c'est franchement tranquille ! Là encore, le soleil est longtemps présent et nous attendons le dernier moment pour se mettre au chaud devant une bonne flambée. La dernière nuit sera bien douillette.

J5 : une belle gelée encore ce matin avec encore des endroits verglacés sur le sentier. Nous montons jusqu'au Porteille des Bésines où nous attend une longue descente vers la civilisation ! Pas si simple avec beaucoup de pierriers jusqu'à la Jasse du Miey puis on longe le torrent sur un sentier un peu plus pratique mais tellement long ! Les paysages sont flamboyants avec les couleurs d'automne. Arrivés dans la forêt, les garçons comptaient sur les sources chaudes pour une bonne pause. Mais, hélas, cet endroit est accessible depuis Mérens et toutes les baignoires naturelles sont prises ! Nous arriverons fourbus à la voiture vers 12 H 30. Après un arrêt sans succès pour trouver à manger à Ax-les-Thermes, nous trouvons le réconfort dans un sympathique petit snack au bord de la route à Savignac. Un hamburger ariègeois avec des frites maison, juste ce qu'il nous fallait ! N'oublions pas la pause au Vieux Campeur à Labège et la journée se terminera chez Sylvie à Beautiran pour un nouveau très bon repas avant de rentrer à la maison !

Quel bonheur cette saison magique qu'est l'automne avec ses couleurs et la solitude des grands espaces ! Une transition parfaite avant de retrouver la neige, nous l'espérons bientôt !

 L'ALBUM PHOTOS.



11 octobre, 2021

3 filles sur le caillou !

 Cabane d'Anaye : Grand Pic du Billare et Table des Trois Rois

9/10 octobre 2021 avec Lulu, Karelle et Mathilde

Trois filles en forme et motivées avec une belle météo en perspective ! Départ le vendredi soir à 18 H de Pons pour poser la tente au camping de Bedous : il est fermé !

On se rabat sur Lescun : fermé. Nous finirons pas squatter le parking désert de la salle des fêtes et on s'installe au hasard à la frontale.

Samedi matin : ça caille grave ! On monte au village pour trouver de l'eau et on part vers le parking de départ pour prendre le petit-déjeuner et boucler les sacs. La montée est jolie dans le bois, 500 m de dénivelé et on débouche dans les pâturages où se trouve la cabane d'Anaye. On s'allège avant de repartir en direction de pentes beaucoup plus raides ! Après la pause de midi, il reste encore 400 mètres de montée. La fin est plutôt sportive et aérienne sur les crêtes, il ne faut pas louper une marche... Au sommet du Grand Pic du Billare à 2318 mètres, il reste à profiter de la vue de toutes parts du Pic d'Anie au Balaïtous en passant par l'Ossau. La descente se fait lentement, surtout à la fin car le sentier est très humide. On ramène un peu de bois car le poêle est HS mais nous voulons profiter d'une petite flambée dehors. Le brouillard nous envahit et il fait vite frais en soirée. Nous sommes contentes de profiter du feu pour l'apéro qui va durer longtemps : Karelle a apporté plein de  victuailles faites maison et Lulu une bonne bouteille de vin. Nous verrons débarquer 3 locaux à la frontale qui nous demandent poliment de pouvoir s'installer dans la cabane et utiliser les braises pour leurs grillades. Tant d'amabilité, ça change ! Dodo vers 21 H 30 sur les matelas douillets du dortoir.

Dimanche : lever vers 7 H, toujours dans le brouillard. Les jeunes chasseurs nous disent que ça va se dégager. Nous démarrons bien habillées puis nous sortons de l'humidité vers 1800 m. Le vallon du Marmitou est toujours aussi sauvage et agréable. Début des cailloux et pause avant le col des Ourtets. Karelle préfère nous attendre vers 2200 m avant les grosses difficultés. En effet, le lapiaz crevassé est interminable jusqu'au Col de lhurs. Ensuite, c'est de la rigolade jusqu'à la Table des trois rois à 2421 m. Nous y sommes seules pour admirer le paysage spectaculaire. La montée au Pic ne nous fait pas envie : une foule impressionnante d'espagnol. Nous retrouvons Karelle pour manger vers 13 H et terminer la descente tranquillement jusqu'à la cabane. Pas facile d'abandonner cet endroit magique ! A l'arrivée au parking, on en a plein les pattes mais un détour s'impose vers la ferme de Superbat pour l'achat de fromage !

Quel plaisir d'être en montagne  à cette saison, les nombreux touristes sont partis mais le soleil est toujours là !

L'album photos.


 

27 septembre, 2021

Un week-end presque parfait !

Entre Cauterets et Argelès

Du 24 au 26 septembre 2021

Trappeurs : Xav, Lulu et Philou

 C'est l'histoire d'un week-end qui aurait pu être parfait...

 

Etant donné l'emploi du temps de chacun, un week-end de 3 jours se profile. On se donne rendez-vous à Argelès dès le jeudi soir et on dort dans le camion à Xav au bord du gave. Nuit un peu bruyante à cause des véhicules qui circulent à toute heure mais on s'y fait...

Vendredi : le programme est de monter au refuge Russell et de faire les Pics de Cestrède et d'Ardiden. Les sacs sont allégés car pas de duvet ni de matelas mais sont lestés par l'apéro et diverses victuailles... Au parking de la Fruitière, nous partons tranquillement sur le sentier qui mène au lac d'Estom puis bifurque vers celui du refuge, encore plus calme à cette saison. Après les 600 m de montée, pique-nique au soleil où on se prélasse en profitant de notre chance d'être ici. Ensuite, on décide de monter un peu pour chercher du bois en sortant du sentier. L'exploration est un peu acrobatique dans les genévriers et les rodhodendrons mais la récolte est bonne. On fait même une réserve sous un sapin, que l'on pourra prendre le lendemain. La fin de journée est paisible avec dégustation de cèpe à l'apéro et une bonne partie de cartes près du feu. On a aussi la chance d'avoir la lumière grâce aux panneaux solaires.

Samedi : en fin de nuit, il pleut et le vent est très fort. On se lève vers 8 H et on peut partir à 9 H quand le temps se calme, mais le vent est bien frais et le ciel nuageux. Le sentier n'est pas de tout repos avec un gros pierrier avant le col de Culaus. Ensuite, on suit la crête et les difficultés sont loin d'être terminées car il faut mettre les mains et chercher le cheminement. A 100 mètres sous le sommet, Lulu abdique car elle a la tête qui tourne et n'a pas envie de faire un vol plané dans les rochers. En plus, le plafond nuageux commence à s'abaisser, rendant l'ambiance bien glauque. Les garçons continuent jusqu'au sommet du Pic de Cestrède à 2 947 m où ils ne verront rien ! Pendant ce temps, Lulu a commencé à descendre prudemment jusqu'au col où une première averse arrive puis jusqu'au pierrier où c'est la grêle ! Pause sur un replat herbeux à l'abri d'un gros rocher pour attendre les garçons. Finalement, on pourra manger ensemble sous le soleil vers 15 H. La fin de la descente parait longue mais la vue est beaucoup plus jolie que le matin. Surtout vers l'arête de l'Ardiden très impressionnante. On ramasse notre provision de bois et on arrive au refuge vers 17 H où la cheminée fume à fond ! En effet, 5 jeunes, 2 chiens et quelques cannettes de bière sont installés, fenêtres ouvertes et lumière allumée.... Non seulement ils ont cramés la réserve de journaux, de cagettes et de bois mais en plus le refuge est complètement enfumé ! Dialogue impossible, ambiance électrique, il est évident que la soirée est fichue... Lulu ne pouvant pas supporter la fumée, ni les autres, propose aux garçons de redescendre et de trouver un plan B. Vers 18 H, on remballe donc nos affaires enfumées. 

L'ambiance se détend sur le sentier bucolique en sous-bois. Et c'est l'apothéose sur l'interminable sentier du Lutour quand l'orage éclate et la pluie s'abat sur nos pauvres carcasses ! On récupère le Berlingo au parking à la nuit tombée, et trempés !  Le but est de redescendre au camion à Argelès et d'y dormir, non sans oublier de s'arrêter à Cauterets pour acheter des pizzas... On peut donc manger à l'abri et au sec vers 21 H. Cette fois, nous sommes postés sur un parking plus calme. On ne tarde pas à se mettre au lit. La dernière descente nous a bien cassé les orteils. Quelle journée !

Dimanche : on se lève bien après 8 H, Lulu part acheter des viennoiseries et on s'installe tranquillement sur une table en bois. Le ciel est nuageux mais il ne fait pas froid. On pensait aller vers le Cabaliros mais il est dans le brouillard. Etant donné l'heure tardive et les courbatures, Lulu propose de monter au Col d'Andorre qui est exposé au sud et parait bien ensoleillé. Nous partons donc vers la vallée du Bergons et on se gare sur une piste. La montée est reposante sur le GR puis sur un petit sentier en balcon. On arrive dans les pâturages au-dessus de la cabane et on continue  jusqu'au Soum de Leiz à 1520 m. Certes,  l'altitude est moins spectaculaire que la veille mais au moins on a une vue splendide sur les pâturages et la vallée. Une petite rando bien reposante pour la tête et le moral, qui nous récompense de nos malheurs. En plus, pour vraiment terminer le week-end en beauté, nous passons un long moment à St Savin chez notre amie Caro. On avait plein de choses à se raconter depuis Noël !

Voilà, nous ne retiendrons que les bons moments de ce week-end et les projets sont déjà en tête pour les prochaines vacances et même plus loin puisqu'il est de nouveau question d'aller en Norvège ! Rêvons à nouveau....

L'album photos.






13 septembre, 2021

Mistigris dans les edelweiss !

 Sommets autour de Gourette 


11/12 septembre 2021

Trappeurs : Philou, Lulu, Xav et Sylvie

Youpi ! Lulu fête son premier vendredi à temps partiel. Départ dans l'après-midi pour les Eaux-Bonnes bien calme sans les touristes. Nous arrivons pour l'apéro au chalet où nous attend le chef des trappeurs et son amie Sylvie. On passe beaucoup de temps au téléphone chaque semaine mais on a encore des choses à se raconter !

Samedi : ça commence fort, nous partons pour gravir les pentes du Pic de Ger au départ de Gourette. Tout ça parce que les copains grimpeurs sont partis faire une voie dans la face Est. Dès le bas, on commence à appeler "mistigri" à destination de Guy-Paul et ça continuera toute la matinée 😂 Après le Plaa ségouné, ce seront des pierriers jusqu'au sommet à 2613 m. Super vue malgré les nuages et un environnement époustouflant dans ce massif très particulier. Malgré le vent frais, on s'installe pour reprendre des forces et profiter de la vue. Nous verrons peu de monde. A la descente, Xav et Lulu s'approchent  du bord de la falaise et distinguent bien les grimpeurs dans la voie "le chemin du Dharma" : Rico suivi de sa fille et Guy-Paul, ensuite Olivier et Jean. Ils sont encore loin pour que nous puissions les attendre. On finit la descente sur les pistes pour économiser les genoux. Après quelques courses à Laruns et la douche, c'est déjà l'heure de l'apéro et les copains débarquent en force pour nous raconter leur journée. Un moment très sympa car on ne s'est pas vu depuis longtemps ! Puis, ce sera une soirée à 4 avec le fameux Tian cuisiné par  Philou...

L'Ossau vu du Pic de Ger

Dimanche : un petit décrassage ? Départ dés 8 H de nouveau pour Gourette. Cette fois, on change de coin pour monter au Col de Tortes et au Pic de la Latte de Bazen à 2472 m. Finalement plus rude que le pic de Ger car c'est tout le temps de la montée très raide avec du terrain délité à la fin et des passages délicats. Là encore, une vue miraculeuse sur le Piémont et les crêtes frontières. Cette fois, nous sommes seuls toute la journée et l'endroit est très sauvage malgré la vue sur l'Aubisque. Descente sans se presser car nous avons le temps et il fait beaucoup plus chaud que la veille.

Un week-end parfait avec deux belles sorties, qui donne le top départ d'une nouvelle saison de folie !

L'album photos.



27 octobre, 2020

Sous le vent furieux de la steppe !

 Circuit cabanes en Pays Catalan

du 17 au 21 octobre2020

avec Philou et Lulu

Fuyons rapidement la façade atlantique pour chercher du soleil où il se trouve tout le temps : les Pyrénées Orientales ! Certes, le trajet est long et la route sinueuse, mais ça vaut le détour ! Une fois de plus, Lulu a concocté un circuit pas trop hasardeux mais avec un peu de suspens quand même et dans un coin inconnu, perdu au sud du Canigou.

J1 : Arrivée à Prats-de-Mollo en début d'après-midi et départ vers 15 H 30 du parking au bord du Tech. Déjà, au bout de 10 minutes, Lulu se rend compte que les sacs ne sont pas assez lourds : on a oublié le fromage, la confiture et le jambon dans la glacière. Philou retourne gentiment chercher les provisions. La montée est régulière sur le sentier balisé qui monte vers la Tour de Mir. ça se raidit à la fin en arrivant dans les bois. La cabane d'Artigues d'en Case est placée au milieu des pâturages. Une belle source à proximité et du bois à profusion pour occuper Philou Un jeune tchèque nous tient compagnie et nous offre même un coup à boire en échange de châtaignes grillées, ramassées à la montée.

J2 : le froid se fait sentir, même à cette faible altitude (1 500 m) mais le ciel est bien bleu, annonciateur d'une belle journée. Nous avons suivi les crêtes frontières toute la journée avec en point de mire le Pic de Costabone. Quelques montées/descentes pour passer plusieurs cols. Le refuge de Costabone  se trouve sur les pentes sud du pic avec une superbe vue. Nous y trouvons une source captée. Pas de bois ni de cheminée mais des couvertures pour se réchauffer car le vent est glacial le soir. Il est géré par le club alpin catalan et peu fréquenté. Là encore, un habitant de Banyuls nous tient compagnie et il a aussi monté une bouteille de vin !

J3 : On rattrape la crête frontière au col del Pal et on la suit toujours sur de grands plats où nous sommes déjà passés lors de notre traversée par la HRP (entre le Roc Colom et la Porteille de Mantet). Malgré un détour inopinée par les Rocs Blancs, à cause de la neige qui recouvrait les traces, et après une pause déjeuner dans la neige, nous arrivons à la Portella de Mantet vers 14 H. Hésitation : on descend tranquillement jusqu'au refuge ou on fait le détour par le sommet et les crêtes ? Philou ferait bien sa feignasse mais Lulu remporte la partie car elle se sent en forme : on passera par le sommet du Pic de la Dona à 2700 m avec descente par les crêtes de Serra Galinera.C'est un peu plus long que la descente directe par le col mais la vue est franchement belle sur les sommet ariégeois au loin. La descente finale par le GR 10 s'avère très raide, avec boue, neige et rochers ! On arrive à 17 H 30 au refuge de l'Alemany : source devant et du bois aux alentours. Là aussi, c'est tout confort avec couvertures et un beau poêle. On pensait y trouver du monde car le village de Mantet est proche mais on ne verra que le berger voisin et son chien aux yeux bleus.

J4 : c'est la partie intéressante du périple car l'itinéraire du jour ne suit pas de chemin balisé. Les marques en pointillé sur la carte laissent toujours la place au hasard et aux surprises en tous genres... En plus, la tempête Barbara est annoncée sur les Pyrénées ! On remonte le sentier de la Porteille pour rapidement le quitter et emprunter un autre qui descend vers Mantet. Puis, ce ne sont que des sentes à vaches difficiles à suivre dans la neige persistante en forêt. On débouche sur le beau site de Caps dels Rocs  où on trouve une cabane en pierre. Ensuite, on distingue bien le chemin en rive gauche du torrent, qui remonte la vallée del Callau. Jusque là, on avait échappé au vent car nous étions sous le couvert des arbres mais nous arrivons dans une zone de pâturages. On s'abrite pour manger en examinant la meilleure option sur la carte. Quoi qu'il arrive, on est obligé de passer par le sommet de Pomerola à 2450 m. Ce grand plateau désertique n'est occupé que par quelques isards téméraires ! Nous sommes bousculés par les bourrasques. Ensuite, on décide au dernier moment de s'engager dans le vallon de Pomerola car il parait peu raide. En effet, nous y sommes bien à l'abri et on rejoint facilement la belle piste jusqu'à la cabane Da Silva. Là, une splendide pièce avec insert et canapé... mais ce n'est pas pour nous ! C'est la cabane des chasseurs... la partie randonneur est à côté avec aussi une grande cheminée mais une fenêtre minuscule. La source ne coule plus et il faut aller filtrer de l'eau au torrent. Pour se venger, on pique un peu de bois dans le stock des chasseurs... La nuit sera ponctuée de grosses bourrasques.
AMBIANCE SUR LA STEPPE CATALANE !

J5 : nous avons prévu un itinéraire dans la pampa pour rejoindre les crêtes puis GRP et GRT  qui descend sur Prats. Mais, les chasseurs sont entrain de remballer leurs affaires et nous disent que des rafales à 150 km/h sont annoncées... Le mieux est de suivre sagement la piste qui nous ramènera au même endroit, même si elle fait un détour. En effet, malgré le vent fort, on passe tranquillement le col des Roques Blanques et on peut même couper les lacets de la piste par un PR. Au passage, on découvre la belle cabane de Les Molles face au Canigou puis on s'arrête pour manger au soleil et il fait bien chaud. On rejoint une petite route interdite à la circulation mais le relief ne nous permet pas de couper à travers bois. En effet, on se rallonge bien ! Le paysage est splendide avec les couleurs automnales. On rejoint enfin le GRT 78 noté sur la carte qui est à peine balisé en jaune et se perd dans un dédale de sentes, petits ruisseaux et passages rocheux. Même s'il n'en fini pas, ce jeu de piste est pourtant magnifique. On arrive enfin sur le goudron où on cherche les balises du GRT noté sur la carte mais, là c'est sûr, il n'existe pas du tout ! On trouve une passerelle qui nous mène en rive droite du Tech. Il y a bien un sentier mais il se perd vite dans les bois et on est obligé de repasser le torrent à pied pour retrouver la route. Grosse journée ! Heureusement, on a réservé une nuit à l'hôtel, on y arrive vers 18 H 30 et nous n'avons rien d'autre à faire que : douche et orteils en éventail en attendant le bon repas avec spécialités catalanes ! Après vérification, le fameux GRT 78 (transfrontalier) est à l'état de projet. Pourquoi apparait-il déjà sur le portail IGN ? Mystère !

Voilà, timing parfait, juste quelques petites mésaventures pour se souvenir de ce beau périple en terre catalane. Il nous reste encore quelques massifs à visiter pour parfaire notre connaissance de ce beau département et c'est tant mieux !

L'album photos.

 

Le lendemain : direction les Eaux-Bonnes où nous avons passé 2 jours avec notre chef trappeur. Le samedi, tentative d'ascension du Pic de Ger : hélas, la neige était bien installée et nous n'avions pas les crampons pour aborder la phase finale ! Belle journée tout de même dans un cadre somptueux !



31 octobre, 2019

Neige en altitude = crêtes en foultitude !


CIRCUIT CABANES - MASSIF DU BURAT

Du 25 au 29 octobre 2019


Avec Lulu et Philou



Fidèles à notre habitude, nous avions le projet d'un circuit en altitude avec de beaux sommets à la clé ! Que ce soit en Andorre, Ariège ou Luchonnais, Lulu avait des plans plein les poches... Malheureusement, cette année, la neige est tombée autour du 20 octobre et en assez grande quantité pour que ça reste accroché aux pentes nord. Donc, on dégaine le plan M comme moyenne montagne ! Ce sera le Luchonnais et les crêtes frontières, là où elles sont orientées Nord/sud et où on ne dépasse pas les 2200 m. Le circuit est à peu près défini et nous verrons où dormir au fur et à mesure car le massif est truffé de cabanes.

J1 : départ de la maison le vendredi matin car du beau temps est annoncé pour quelques jours. On arrive à Arlos (Haute-Garonne) en début d'après-midi. 
On connait déjà ce coin pour y avoir passé 3 jours de réveillon en 2013. Le GR10 a été nettoyé mais la crue du cours d'eau a laissé des dégâts irrémédiables et nous avons beaucoup de mal à trouver des traces de sentiers jusqu'à la cabane d'Artiguessans. Ensuite, on garde la piste car le sentier est interdit d'accès, sans doute éboulé. C'est là qu'on voit un fléchage de descente pour un nouvel itinéraire du GR10 (pas vu à la montée). On arrive enfin dans la jolie clairière où se cache la cabane de l'Artigue (1350 m) : grand bas flanc avec matelas, source à côté et du bois partout. ça tombe bien, on a ramassé des châtaignes et on va pouvoir se régaler !

J2 : après une nuit bien calme, on continue dans la forêt. Dès la sortie au soleil, on sent la chaleur. Pause à la cabane des Courraux où nous avions déjà dormi dans un paysage enneigé. Ensuite, la montée est pénible avec les sacs lourds et là-aussi, le tracé du GR ne correspond plus à la carte ! Mais les pâturages sont calmes et le paysage flamboyant. Enfin, on arrive sur la crête au pied du Pic de Burat et on fait la pause de midi en admirant les sommets enneigés au sud. En effet, on aurait eu du mal à grimper au Pic de Sacroux et descendre dans le Cirque des Crabioules car les rochers doivent être sacrément verglacés ! Ensuite, c'est un festival de couleurs automnales jusqu'au pied du Plan de Montmajou. On décide d'élire domicile à la cabane de Peyrehitte (1930 m), 4 places pour les randonneurs, celle du berger étant fermée. Le tuyau de l'abreuvoir ne coule plus mais on peut y faire la toilette dans l'eau stagnante. Philou remonte à l'autre abreuvoir 500 m au nord pour se ravitailler en eau potable. Du bois est disponible mais on s'enfume vite ! On fait juste un peu de braise pour faire griller le reste de châtaignes. Le soir, la vue sur la chaine est fantastique : de l'Anéto jusqu'au Néouvielle ! Et la visite surréaliste d'un cerf se détachant sur la crête a été appréciée aussi.




J3 : une nouvelle belle journée s'annonce. En ce dimanche, nous décidons de rester à l'heure d'été jusqu'au mardi afin de continuer à vivre au rythme de l'ensoleillement. On continue sur les crêtes en suivant des sentiers à moutons. Le terrain est plus accidenté et plus pentu, ça devient intéressant ! Entre le Tuc de Bidur et le Tuc de Poujastou, nous sommes suivis par les vautours. Ce terrain sauvage, ponctué par les bornes frontières, est parfait à cette saison. Malheureusement, c'est là qu'il faut commencer à descendre pour amorcer la boucle du circuit ! Nous descendons la crête du Poujastou, en faisant un peu les sangliers à la fin et rejoindre la piste forestière. Là, c'est beaucoup plus reposant mais toujours aussi calme. Nous qui avions peur de voir du monde en ce week-end, nous n'avons croisé qu'une dizaine de personnes depuis la veille. Pause au refuge forestier de Cualot, en mauvais état. Puis il faut remonter dans les pâturages pour dénicher la petite cabane de Plan Pouné (1560 m). En fait, elle se situe 400 mètres sous celle d'hier soir mais le paysage est différent avec la forêt à proximité et les vaches qui sont un peu collantes ! La source est à 500 m à l'Est. La cabane n'est pas très grande et le bas flanc biscornu. Après avoir hésité à dormir dehors, nous décidons de faire un tapis de fougères par terre + la couverture de survie pour protéger les matelas. On mange dehors sur le banc, il ne fait pas froid.


J4 : le ciel est voilé mais pas menaçant. Nous montons vers la fontaine de Saunères puis la cabane, bien exposée. Puis nous suivons un PR jusqu'à la cabane de Plan du Bosc, plutôt rustique : pierres et terre battue. 
Nous continuons dans la forêt par un sentier aménagé par endroit (main courante) et heureusement car très accidenté et rocheux par endroits. Au moins, ce n'est pas monotone ! Après la pause de midi, belle surprise en arrivant dans les pâturages et la cabane de Salode que nous ne connaissions qu'enneigés. Bel endroit, encore occupé par le berger et son troupeau. Ensuite, nous montons parmi les chevaux jusqu'au Port de Burat. Là, jolie découverte en voyant le cirque rocheux et la petite cabane dans le bas. Nous faisons un détour vers la source, hélas boueuse et qui ne coule plus. La cabane parait confortable mais nous décidons ne continuer la descente. Le petit lac est 100 mètres plus bas. Nous suivons un sentier qui longe le torrent du Pich. Il est balisé mais ça n'empêche pas qu'il soit très scabreux ! Au début, nous sommes sur des rochers glissants 200 m au dessus du torrent. Et c'est comme ça tout le long des 700 mètres de descente ! Le pont en bois, qui annonce la fin des hostilités, et à l'image du sentier : moyen-âgeux ! A côté, c'est la cabane forestière de Sarribarolles (1050 m). Immense mais plancher du grenier en mauvais état, mangé par les termites. Là-aussi, on s'enfume malgré la grande cheminée et la profusion de bois, dommage... Lulu dormira sur la table du banquet tandis que Philou préfère s'installer au grenier pour son récital, qualifié de "brame du cerf dans une cathédrale" ! On ne peut pas faire mieux pour imager ce concert nocturne... Les souris sont traumatisées à vie !

 

J5 : malgré le mauvais temps annoncé au départ, les nuages se dispersent et laissent place au soleil. Tant mieux car nous pensions descendre sous la pluie ! Nous suivons la piste en direction du col du Couret mais nous loupons le balisage qui, une fois de plus, n'existe que sur la carte ! Donc, on décide de continuer sur la piste et de tenter une descente sur les petits zigzags de la crêtes du Pouch. Le sentier est parfait, bien entretenu et cairné. Dans la forêt, on fait de nouveau le plein de châtaignes, au moins deux kilos ! Nous arrivons sur une piste forestière qui nous conduit à Arlos et à notre parking.


On l'aime bien ce Luchonnais : superbe région boisée, pays de l'ours. Belle idée finalement pour changer de la haute montagne et la chance aussi de trouver toutes ces cabanes bien pratiques. Il ne faudra donc pas hésiter, pour d'autres fois, à avoir dans son sac un petit circuit bucolique et forestier !




03 décembre, 2018

Montagnes et chocolat

Les Eaux-Bonnes - 1er/2 décembre 2018
Trappeurs : Xav, Sandrine, Lulu, Philou et Eric


La météo n'étant pas très avenante, nous avons décidé de faire des randos à la journée. Samedi : départ de la chapelle de Houndas, pause à la cabane des Bordes puis à celle de Crambots. Heureusement, une partie est ouverte et on peut y manger. L'ambiance est hivernale et ravive les trappeurs ! 
Ensuite, on descend par le ravin de l'Artigasse et le plateau de Benou, une belle partie bucolique.
   La soirée est occupée par l'apéro et un bon repas qui se termine par un festival de tablettes de chez Lindt... On n'oublie pas de soutenir notre Jako qui débute un trail de 40 km et 1300 m de dénivelé du côté de St Etienne.

Dimanche, on se contente d'une balade autour des Eaux-Bonnes, le coin est agréable et le temps très doux. On ne veut pas rentrer tard à cause du mauvais temps annoncé. En effet, il a plu tout le week-end chez nous.

Nous avons pu profiter d'une belle parenthèse entre copains (et plus si affinités...). A bientôt, nous l'espérons, pour un petit réveillon !