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09 août, 2025

Le grand Tour des vaches rouges !


 GRP Tour du Cézallier

du 1er au 7 août avec Lulu

Cela faisait bien longtemps qu'il me faisait de l'oeil.... L'occasion s'est révélée lorsque Sandrine a lancé les invitations d'un rassemblement pour ses 50 ans à Allanche le 8 août.

Départ la veille avec une pause à Bugeat pour profiter des paysages de Corrèze, sur le GRP du Tour de la montagne limousine, qui lui aussi me fait de l'oeil !

 

Comme je n'ai jamais fait de périple aussi long toute seule, j'ai calculé des étapes de 20 points efforts et sur 8 jours. Pour ajouter de la tranquillité : j'ai choisi de faire le circuit à l'envers et en décalé des étapes !

Comme les villages de ravitaillement sont tous regroupés à l'ouest, je suis partie planquer un sac de nourriture à récupérer le 3e jour.


 Tout a été top et, chaque jour, j'arrivais à grignoter un peu plus sans forcer,  pour m'avancer dans le programme. Surtout le 6e jour où j'ai fait 23 km et 600m de dénivelé car je ne trouvais pas de coin de bivouac tranquille ! Le plus compliqué, en effet, sont les prés clôturés qui limitent les possibilités. J'ai passé plusieurs nuits en pente, dans des fonds de vallons mais c'est le jeu !

 

Résultats : 6,5 jours de marche, 6 bivouacs, 130 km et 3500m de dénivelé, des paysages magnifiques et variés, de grandes étendues comme en Mongolie et de vertes vallées avec de l'ombre, des petits hameaux paisibles. Très peu de monde à part sur les 16 km communs avec le GR30. Cela m'a permis de constater que j'ai de l'endurance et de la volonté mais, à la longue, être seule m'a quand même pesé. ça ne suffit pas de parler aux vaches ! En tout cas, je sais que j'ai l'embarras du choix pour ce genre de périple tous les étés !


 

09 juin, 2025

Immersion dans la nature


 La boucle de la Saintonge boisée

du 7 au 9 juin 2025 

par Lulu

Ne pouvant pas trop m'éloigner pour des raisons familiales et après maintes hésitations, j'ai choisi de partir à 50 mn de la maison. Au départ de Montendre, j'ai repris le GRP de Saintonge, dont j'avais fait quelques portions en VTT, dans l'autre sens, en juin 2022.  

Cette fois, c'est donc à pied, par obligation à cause de mes douleurs mais j'ai mieux profité du sentier. Départ de Montendre en passant par Vallet et Sousmoulins, bivouac au joli pont sur la petite Seugne. Puis Pouillac, Neuvicq, Orignolles avec de la chaleur à la fin pour un autre bivouac. Le 3e jour, plus chaud mais relativement à l'ombre en passant par Chepniers et le lac. Beaucoup de forêts et de petites routes de campagne, des cimetières pour se ravitailler en eau. Une soixantaine de kilomètres en tout.


 Une belle aération salvatrice en attendant de pouvoir aller plus loin et plus haut ! 

 

19 mai, 2025

Un bain de verdure !

 Vallée d'Ossau : Massif du Mailh Massibé



du 16 au 18 mai 2025

Avec Xav et Lulu

Lulu a pris la route à midi après le boulot et rejoint Xav à Bielle. On est sur le départ à 16 H 30, pas de voiture sur le parking, les brebis qui descendent des pâturages : génial ! On va pouvoir faire une belle boucle, imaginée par Lulu après ses explorations hivernales !

Vendredi : montée sur la piste et ses raccourcis jusqu'à la cabane des Bordes puis on continue dans le brouillard jusqu'à la cabane de Crambots, notre point de chute. Pas d'eau dans ce terrain karstique, on trouve un petit reste dans l'abreuvoir et on peut la filtrer. Il y a un lit superposé, parfait pour deux. Apéro avec du Mouton Cadet 😇. Le crachin tombe dans la soirée mais on est bien à l'abri !

Samedi : Beau lever de soleil puis la mer de nuages monte de la vallée. ça donne une belle ambiance toute la journée, même si les sommets sont cachés. On part dans les pâturages pour passes sous les crêtes de Pan. Dans le lapiaz, on trouve la petite cabane de Las Capessas mais pas de point d'eau, dommage. Ensuite, c'est la cabane de l'Ourtiguet, au bord d'une piste. Il y a une partie ouverte, très bien aménagée et de l'eau à proximité : à noter pour une autre fois!


 Ensuite, on rejoint un sentier cairné sous le Lauriolle, très belle ambiance sauvage jusqu'à la plaine d'Ibech. Pause déjeuner avant la dure montée jusqu'au col de Gerbe de Haut. La montée au Pic de Gerbe est abandonnée à cause de la purée de pois, décidément nous n'avons pas de chance ! On commence la descente dans les pâturages déserts. La cabane de Gerbe de Haut n'est pas très accueillante avec son sol en terre battue. Notre destination est celle de Gerbe de Bas qui se cache derrière la forêt sur un joli plateau.

Comme on a le temps, on va chercher du bois pour profiter de la cheminée. Mais on va vite se retrouver enfumés et on est obligé de tout éteindre avant de se coucher !

Dimanche : un soleil magnifique nous incite à prendre le petit déjeuner dehors, il fait déjà chaud ! Par un beau sentier en balcon, on descend rejoindre la piste et le GRP du tour de la vallée d'Ossau. On profite de la vue sur le massif de Gourette avant de continuer dans le Bois du Boila. Au pont de Bilhères, la montée va bien nous couper les jambes... Pause déjeuner et récupération avant de retrouver la petite route et le parking envahi de véhicules !

Quel bonheur de retrouver enfin la montagne après cette trop longue période de mauvais temps. Un circuit bucolique, des cabanes en pagaille et de belles découvertes. Allez, on peut dire que la saison est lancée ! En espérant pouvoir se retrouver bientôt pour des vadrouilles montagnardes !


 

L'ALBUM PHOTOS.

 

 

 

30 avril, 2025

Bon dia !


 Nord du PORTUGAL

du 22 au 30 avril 2025

avec Lulu et Philou

Nous voilà repartis dans ce bel endroit découvert l'an dernier. Lulu avait mis de côté un dépliant ventant la beauté du GR 45 dans la vallée du Côa. Cela lui a servi de trame pour imaginer une boucle entière, sans train ni bus cette fois. 

Au programme : départ de Pinhel en suivant le GR 45 jusqu'à Vila Nova de Foz Côa, ancienne ligne de chemin de fer, liaison jusqu'au Camino Este qui ramène à Pinhel.

Après avoir attendu une journée sous la pluie à Pinhel, départ sous un beau soleil. La première partie jusqu'à Vila Nova s'est faite en suivant le Rio Côa sur les rives ou au-dessus. Une splendide traversée de la Réserve de Faia Brava et  l'arrivée sur les hauteurs du Douro. Ensuite, l'amorce du retour s'est faite en rejoignant les rives du Douro où nous avons suivi l'ancienne voie de chemin de fer sur 16 km, avec souvent des hautes herbes car pas d'entretien ! Puis, remontée dans les vignobles pour récupérer le Camino Este dans la montagne sauvage (sans troupeaux ni cultures). Les chemins existent bien mais pas de balisage... Très joli ensuite avec un beau plateau de pâturages et ses gros blocs de granit. Etape au village historique de Castello Rodrigo où on a retrouvé une portion du GR 22 (et la méga panne d'électricité qui a bloqué l'Espagne et le Portugal pendant une demi-journée !). Le 8e jour : montée sur la Serra de Marofa a presque 1000 m d'altitude avec une belle vue sur la campagne environnante. Le dernier jour, il nous restait 3H30 de marche pour retrouver Pinhel mais Lulu souffrait trop de son nerf fessier depuis plusieurs jours. Philou a donc terminé en mode léger et sous la pluie pour aller chercher la voiture. Ensuite, il est tombé des trombes d'eau, nous avons vraiment eu une chance monstrueuse !

 

 Les films.

 En résumé un circuit au top, varié au niveau des découvertes, flore et paysage, beaucoup d'oiseaux aussi avec une mention particulière pour les rossignols qui n'étaient jamais loin de la tente la nuit !

 

 

29 octobre, 2024

En cabanes !

 Vallée de Bellongue - Ariège


du 20 au 24 octobre 2024

Avec Lulu et Philou


Les plans de Lulu sont tombés à l'eau 3 jours avant le départ à cause de la neige tombée sans prévenir ! L'itinéraire prévu dans les hauteurs du Luchonnais est donc abandonné et il faut trouver rapidement un circuit moins haut. Nous avions découvert la vallée de Bellongue par hasard en mai 2013, à cause d'une météo capricieuse. Lulu établit donc un circuit modulable dans ce coin plein de cabanes.

J1 : départ du hameau d'Autrech en début d'après-midi pour une montée raide de 650 m dans la forêt et sous la chaleur. A la fin, hors sentier, nous avons subi quelques errances mais avons enfin atteint les pâturages où trône la cabane de Bazet. La vue est époustouflante ! Le seul bémol est le manque d'eau dans ce terrain karstique : la réserve était vide, une bouteille avec 1,5 litre laissée là nous a dépannés. Nous avons mangé froid pour l'économiser.

J2 : On est en tee shirt dès le lever et on prend le petit-déjeuner dehors. Direction le col et la cabane de Piéjau (où nous avions déjà dormi). Ravitaillement à la fontaine du Mouchet. Ensuite, au lieu de récupérer le sentier à l'ouest des crêtes, nous avons eu la bonne idée de vouloir couper par la Pale Grande, ce qui nous a fatigué et rallongé ! Au Col de Consires, enfin un chemin bien marqué. Pause sur les crêtes de Pale de Rase. On se rend bien compte qu'on n'a pas assez de jambes pour faire l'étape un peu trop ambitieuse qui doit nous mener à la cabane forestière de l'Isard. On décide de s'arrêter à la cabane du Col de la Terne à 2000m, superbe endroit là aussi avec une source. Pas de bois mais il ne fait pas froid.


 J3 : le crachin, annoncé jusqu'en début de matinée, n'a pas l'air de vouloir s'arrêter. On décide d'attendre car nous avons le projet d'aller directement au refuge de l'Etang d'Araing en récupérant le GR10, et on ne veut pas se mouiller car pas de chauffage là-bas. A midi, on est toujours à la cabane. On mange et on revoit nos plans une nouvelle fois... La décision est prise de descendre à la Cabane de l'Herbe Soulette à 1 H 30 de marche. On s'oriente dans le brouillard grâce au balisage puis avec le GPS quand on se perd dans les pâturages. On arrive trempé à la cabane. Pas de bois sec mais de l'eau captée. La température a bien baissé et il ne fait pas chaud malgré la descente en-dessous de 1600 m.

J4 : grand beau ! les crêtes et les sommets en face nous tendent les bras et nous partons en mode léger pour une belle boucle par le Col de la calabasse et l'ascension du Pic de la Calabasse à 2210 m. On profite de la pause de midi pour admirer les endroits où nous aurions du aller, vers l'étang d'Araing et la haute montagne, d'ailleurs il reste encore beaucoup de neige. La descente se fait par les crêtes avec bifurcation avant le Pic de Paumade, puis de beaux vallons sauvages plein de cours d'eau. Une bien belle journée !

J5 : la matinée est reposante avec une descente tranquille sur les pistes et routes forestières par le Col de l'Estrade avec quelques petits raccourcis. Les couleurs de l'automne sont splendides ! On arrive juste avant midi à la voiture. Ensuite, c'est direction les Eaux-Bonnes !

Encore un beau circuit automnale, en mode tranquille à cause de la forme et de la météo. Nous saurons maintenant qu'il faut raccourcir les étapes pour bien profiter de notre séjour. En tout cas, cette région est parfaite à cette saison car nous n'avons croisé personne. La partie qui n'a pas pu être réalisée sera l'occasion de revenir une autre fois !

L'album photos.



23 août, 2024

Aération de fin de vacances !

Vallée d'Aspe - Castillo d'Achert
19 au 21 août 2024 avec Lulu

Dernière aération avant de reprendre le boulot... les vacances ont été pénibles avec toujours des douleurs à la jambe et le besoin de sortir se fait à nouveau ressentir. Il s'agit encore une fois d'explorer un endroit longtemps fantasmé !

Lundi : arrivée en vallée d'Aspe et direction les Fortes d'Abel et le parking d'Espélunguère. Le sac est lourd avec la tente et le filtre à eau, indispensable dans les pâturages. Montée pénible en plein chaleur jusqu'au Pas de l'Escalé où un troupeau m'attend avec un gentil patou, cette fois ! Un petit vent salvateur se fait sentir dans les pâturages d'Aigue Torte. Je croise le GR11 où il y a un peu de monde. Fatiguée, je ne monte pas bien haut et m'arrête à 1700 m au bord du torrent de la Rueda. Je m'installe rive gauche où il y a moins de troupeaux.


Mardi : je décide de laisser ma tente en place pour partir en mode léger. La montée est déjà bien assez raide, d'autant plus que je loupe le Puerto d'Achert et m'en vais sur les pentes du Pico Netera. Je récupère mon tracé au Collada de lo Barcal. La vue est époustouflante sur le Castillo d'Achert et son versant de terre rouge. Ensuite, je me traine dans les pierriers jusqu'au sommet mais j'ai le temps ! J'en profite pour manger et admirer le spectacle à 380° ! La brume de chaleur cache l'Ossau mais je devine bien les sommets du cirque de Lescun. Ce promontoire est une table affaissée en son milieu avec du terrain karstique, très surprenant. Il y a pas mal d'espagnols qui arrivent de la vallée d'Echo mais dès que je quitte le pierrier final, je suis à nouveau seule ! La descente n'est pas plus vaillante que la montée et je m'arrête beaucoup pour calmer mes douleurs. Je retrouve ma tente maltraitée par les chevaux, pénibles ces bestiaux mais c'est moins grave qu'au Kirghistan... cette fois j'ai juste une sardine tordue et un petit accroc à la toile 😂

Mercredi : Bien en forme, je range le campement pour partir dans l'immense vallée du Naval d'Aiguas Tortas où je suis toujours seule parmi les troupeaux. Je pars en biais pour monter tranquillement et rejoindre le sentier du vallon d'Acué. Un beau petit sentier en balcon avec la vue magique sur la blanche Sierra de Bernera, le rouge du massif du Castillo et la vallée immense : un vrai décor de western ! Arrivée au Col d'Arlet c'est encore le 😍 garanti avec la vue sur l'Ossau et un beau troupeau de brebis qui a bien voulu poser pour la photo ! Là encore avec un patou bienveillant... Je fais une belle pause et renonce à grimper au Pic d'Allary pourtant proche, je préfère garder des forces pour la descente. Après le refuge, je tape la causette pendant 1/2 heure avec Antoine, un copain qui monte pour y travailler. Le reste de la descente est long mais je découvre ces paysages, loupés sur la HRP pour cause de brouillard ou seulement vus sous la neige. La chaleur me rattrape dans le bas mais je suis dans la forêt, ouf ! Ensuite, direction Eaux-Bonnes pour se reposer et arroser les plantes du trappeur en chef 😉

Vraiment très contente d'avoir pu réaliser ce circuit, même si j'ai apporté quelques modifications pour mon confort. La vallée d'Aspe, c'est quand même quelque chose !

L'album photos.


08 août, 2024

En plein dans la diagonale du vide !

 GRP SUMENE-ARTENSE (CANTAL)


Du 1er au 7 août 2024

avec Lulu et Philou

 

Cela faisait longtemps que ce circuit faisait de l'oeil à Lulu, situé dans un endroit méconnu où on ne fait que passer pour se rendre dans les monts du Cantal.

Aucun renseignement sur ce circuit à part le tracé sur la carte... on a compris pourquoi !

 

Départ la veille pour se poster au départ de la rando à Bort-les-Orgues avec nuit dans le Berlingo. Pendant 7 jours, nous ne verrons personne sur le tracé qui en fait n'existe plus ! En effet, aucun balisage jaune et rouge, juste d'autres balisages de randos locales ou rien du tout ! Nous avons suivi la carte et parfois coupé par des petites routes ou chemins pour se raccourcir quand la fatigue se faisait sentir.

 

Les seuls endroits avec un peu de monde ont été sur une petite section du GR30 le long des étangs et sur la voie verte entre Ydes et Bassignac.

 

 

 

 

 Un joli paysage de basse montagne avec des plateaux de pâturages, lacs et étangs, plein de torrents et petits cours d'eau, petits villages avec un peu de ravitaillement, petits campings sympas, bivouacs dans la forêt et un beau final le long de la Dordogne.

Le film.

 


29 février, 2024

Rendez-vous au Canigou !

 MASSIF DU CANIGOU


 DU 19 AU 23 FEVRIER 2024

avec Lulu et Philou

 

Une fois de plus, on a dégainé le Plan C, la Haute Ariège et le Capcir étant sous la pluie, comme toute la France d'ailleurs ! Le massif du Canigou sera donc notre refuge mais avec très peu de neige, comparé à il y a deux ans...

 

J1 : arrivée tardive au point de départ à Baillestavy vers 16 H 30. Non seulement cette étape est assez longue mais en plus Philou se traine car patraque depuis la veille. La montée jusqu'au col de Teixo est fastidieuse et nous y arrivons à la tombée de la nuit vers 19 H. On sort les frontales et on essaye de ne pas se perdre dans la descente, grâce à un balisage correct et un sentier unique. Au fond du vallon de la Mollina, ça se complique car il faut traverser deux cours d'eau. Le sentier se perd, il y a de l'eau partout et le balisage disparait..... Merci la géolocalisation ! On perd du temps mais on arrive à remonter sur la piste où il reste 800 m sous la pleine lune. On arrive donc à la cabane de la Mouline après 20 H 30, une première ! Heureusement, il y a la fontaine à côté et il fait assez chaud pour ne pas avoir besoin d'allumer la cheminée.

J2 : On garde la piste qui serpente tranquillement. Depuis 2015, les pistes forestières sont fermées au public à partir de 900 m selon les versants du massif. Il n'y a donc personne à part le 4X4 de l'ONF qui fait des rondes. On bifurque dans la forêt pour rejoindre la cabane de Prat Cabrera, magnifique endroit, dommage il n'y a pas d'eau à cette saison (source fermée ou gelée ?). On continue pour s'arrêter manger plus loin, le vent est glacial. Au Ras des Cortalets, on choisit de descendre vers la petite cabane en contrebas car Lulu a peur de voir du monde au refuge d'hiver des Cortalets. En effet, très tranquille comme endroit, pas d'eau mais on fait fondre de la neige à la cheminée.


J3 : le but de la journée est de monter au sommet du Canigou. Philou se contente d'aller jusqu'à l'étang des Estanyols pour tenter de filtrer de l'eau à travers la glace et la boue ! Pendant, ce temps, Lulu a bien l'intention de profiter de la journée et part sur le sentier bien balisé. Il est rapidement enneigé et verglacé mais on arrive à se faufiler. Elle ne chausse ses crampons qu'à 200 m du sommet, au moment où la pente se raidit. Le ciel se couvre mais au moins il n'y a plus de vent. Moment paisible à profiter du paysage de haute montagne. Elle descend sans se presser avec une pause à l'étang pour rejoindre Philou qui a fait une belle provision d'eau et de bois.

 

J4 : on remonte au Ras des Cortalets pour prendre la direction des crêtes boisées, très jolies jusqu'au Roc Mosquit, magnifique point rocheux. Puis, on descend dans la forêt paisible. Pause repas avant de terminer jusqu'au refuge forestier de Mas Malet.Ici, la piste arrive de Taurinya et il y a un parking mais seulement 2 voitures garées. On s'installe. Comme la fontaine ne coule pas, Philou part filtrer de l'eau au torrent pendant que Lulu commence à stocker du bois. La belle cheminée va bien flamber. Un refroidissement est annoncé et même de la pluie pour le lendemain.

 J5 : Il a un peu plu pendant la nuit mais le sol est déjà sec. Beau ciel bleu pour cette dernière

journée. On descend vers le Llec pour le traverser et monter tranquillement jusqu'au Col de Gallina. Une belle vue sur le Canigou nous récompense de nos efforts ! La descente est très jolie jusqu'au hameau de La Coma, un bel endroit retapé par des jeunes. On retrouve la piste jusqu'à Baillestavy où la fraicheur nous accueille.

Un nouveau séjour parfait à explorer ce massif incroyable. Nous n'aurions pas pu faire ce circuit s'il y avait eu de la neige. Ce qui ne nous empêchera pas d'y retourner une autre fois, même en restant sur les pistes ! Il y a de quoi faire encore....

 

L'ALBUM PHOTOS.



19 août, 2023

Entre Périgord et Limousin

 


Parc Naturel Périgord/Limousin

du 15 au 18 août 2023

par Lucile

Déjà une semaine sans rien faire et pas de projets précis. Pour des contraintes familiales, je ne veux pas m'éloigner beaucoup ni longtemps. Après maintes hésitations et tergiversations, je choisis la destination la plus proche. J'ai sous le coude le topo de la "Grande boucle du PNR Périgord/Limousin (200 km). J'ai aussi des copies de cartes au format "vélo" mais je préfère y aller à pied car j'ai peur d'avoir trop chaud.

 

Je me concocte donc une boucle de 4 jours en me servant du tracé de la grande boucle et du GR4, avec bien sûr une part de hasard...

J1 : direction Nontron, la ville la plus proche où je veux laisser ma voiture. Après avoir repéré un sentier de petite randonnée qui me fera rattraper le tracé, je mange et hop ! c'est parti ! La météo est nuageuse et je marche beaucoup en sous-bois, parfait. Aux Chadauds, je récupère le GR4 dont je perds la trace à un moment car il a été dévié et je rêvasse un peu... A Abjat-sur-Bandiat, je trouve de l'eau au village (toilettes publiques). Le but est de trouver un coin pour bivouaquer près des étangs. Je trouve un coins calmes mais je ne suis pas tranquille car la météo annonce des orages avec rafales. Je préfère m'éloigner des arbres et je finis par trouver un grand pré au milieu des bois. C'est l'endroit rêvé pour observer les chevreuils en soirée.

J2 : il a un peu plu en fin de nuit mais l'orage est passé au loin. Comme d'habitude, je n'ai emmené que le toit d'une vieille tente avec un tarp. Je me suis faite bouffée par les moustiques et la tente est trempée par la condensation ! Je reprends sur des pistes forestières et petites routes, c'est assez varié et je ne rencontre personne... Quelques petites averses en matinée dont une assez forte à la pause de midi où j'ai la chance de trouver un abri au Moulin du Rat. Dans l'après-midi, je quitte le GR4 pour rejoindre le village de Dournazac. Ici, le but est de couper à travers la campagne pour rejoindre le tracé à St Saud le lendemain. Il commence à faire chaud. Manque de chance : la boulangerie n'ouvre que le matin et le Vival est fermé aujourd'hui ! J'ai encore de quoi manger jusqu'à demain matin, c'était "au cas où". Je fais le plein d'eau aux toilettes publiques et repars à la recherche d'un cours d'eau. J'ai de la chance, avant le hameau d'Arrivaud, je trouve un petit ruisseau issu d'une source. Je peux me laver discrètement dans le bois et rincer mes vêtements, même si personne ne passe sur le sentier ! Finalement, je vais m'installer un peu plus haut dans un pré car il y a des tiques et il fait bien humide en bas.


 

 J3 : Je continue en suivant le balisage menant au "Trou du papetier" où j'espère trouver une continuité vers le sud. L'arrivée au bord de la Petite Dronne dans les sous-bois est magique. Ici, elle est protégée car il y a des moules perlières. Bingo : je trouve un petit pont et un balisage vert qui relie les sentiers locaux entre eux. Ensuite, j'arrive comme prévu sur une petite route qui me ramènent sur le tracé de la boucle du PNR. J'arrive à St Saud vers 12 H 30. Je trouve du pain à la boulangerie mais le Vival est en train de fermer et j'ai à peine le temps d'acheter 3 bricoles. Je décide de manger au bar du coin pour garder mon pique-nique pour le soir. Cette pause me fait du bien et le patron, très sympa, me propose de l'eau. C'est vrai qu'il fait bien chaud et j'ai l'intention de descendre sur les bords de la Dronne pour me poser un peu. Le coin est vraiment agréable mais infesté de tiques donc, à 16 H, je repars en faisant des pauses régulièrement. Ne trouvant pas d'autres cours d'eau pour m'arrêter, je décide de continuer jusqu'au camping de St Pardoux. J'y arrive à 19 H 30 mais je ne suis pas pressée car j'ai tout le temps pour m'installer, prendre une bonne douche et manger un peu. 

J4 : je n'ai pas très bien dormi avec le bruit de la route, la chaleur et toujours les moustiques qui m'ont criblée de piqûres ! Il faut vraiment que je trouve une autre solution pour dormir, quitte à porter une tente plus lourde... mais au moins avec une moustiquaire ! Je pars plus tôt car un début de canicule est annoncé. Finalement, le soleil ne va pas se montrer et je vais marcher relativement au frais et à l'ombre. Un beau parcours sur une piste forestière puis dans des pâturages inattendus. Avant Nontron, je quitte à nouveau le tracé pour remonter en ville. J'y arrive vers midi et je prends le temps d'aller m'acheter à manger. En effet, j'ai repéré un coin tranquille au bord du Bandiat où je peux descendre en voiture. J'y fait une bonne pause avec baignade avant de prendre la route du retour.


 

 Encore une région méconnue à deux heures de la maison ! Et un nouveau terrain de jeu car j'ai récupéré plein de cartes de randonnées. Cette belle région est bien exploitée au niveau du tourisme vert avec des sentiers partout.

Bilan : 75 km et 900 m D+

LE FILM.


11 avril, 2023

Camembert for ever !

 CIRCUIT CABANES

AUTOUR DU MASSIF DU JAUT


du 7 au 10 avril 2023

avec Lulu, Xav et Philou

Les vacances de Pâques s'annoncent calment pour Lulu et Philou mais débutent pas un long week-end ensoleillé qu'il ne faut pas louper !

- vendredi : vers 18 H, nous sommes sur le parking du Col d'Aubisque. Il a neigé la semaine passée et on ne sait pas trop ce qu'on va trouver au niveau enneigement. On décide cependant de partir léger en matos (c'est à dire : rien !) et de miser sur l'apéro ! Direction le Col de Louvie par une piste encore enneigée. Là, on voit déjà qu'il va falloir faire le circuit prévu dans le sens inverse (anti-horaire), afin de laisser la neige fondre sur le GRP pentu. On descend vers la cabane du Soum de Laroum. Pendant que Philou se jette sur sa scie, Xav et Lulu descendent vers le cours d'eau, car la fontaine est coupée. La soirée est très gastronomique avec pommes de terres, saucisses et camembert sur la braise : un régal ! Sans oublier une bonne bouteille...

- Samedi : nous remontons donc vers le Col de Louvie pour prendre le sentier du Col d'Arriste. Il est parfois coupé par des coulées de neige. C'est un endroit splendide avec des vues sur la haute montagne et la vallée de l'Ouzom. On profite du paysage à la pause de midi au col. Ensuite, il faut descendre un peu au hasard dans la combe enneigée pour retrouver les pâturages et le vallon de la Glacère. Là, nous attend la jolie cabane de Hount de Jaut. Nous avons tout l'après-midi pour couper du bois, aller chercher de l'eau au puits et profiter du soleil. Le soir, on préfère allumer une flambée dehors car la cabane est très basse et n'a pas de fenêtres.

 

 - Dimanche : on va chercher un petit sentier forestier qui rejoint le col de la Portère. Ensuite, on suit les crêtes menant au Pic Durban à 1700 m. Belles vues sur le Piémont et la plaine de Pau. On continue sur la crête qui prend des allures de haute montagne avec les corniches enneigées. Pique-nique parmi les jonquilles avant de descendre vers la Coume de Baile. Là, il faut prendre des pentes neigeuses dans la forêt pour trouver le sentier menant à la montagne de Jaut. On s'installe dans la cabane du Col de Jaut au milieu des pâturages (celle qui est cachée dans les rochers est du même modèle que Hount de Jaut, sans fenêtres). Le problème reste toujours l'eau dans cet endroit karstique. Les cabanes d'alpage n'étant pas encore occupées, aucun point d'eau n'est ouvert. Nous décidons d'aller voir de l'autre côté du col vers les abreuvoirs. En effet, il y a des captages et un grand réservoir où on peut filtrer. C'est tout de même à un kilomètre de distance ! La soirée sera douce et nous n'allumons pas le poêle.

- Lundi : pour retrouver notre point de départ, il faut passer la barrière montagneuse du Moulle de Jaut qui est enneigée côté nord, dès 1500 m. Nous montons en direction du premier passage, sans savoir s'il sera possible. Au pied du col de Lallène, nous sommes rassurés, le début est raide mais c'est plus tranquille ensuite dans un large goulet rocheux. A 1800 m, nous profitons des sommets environnants : les rois de la vallée d'Aspe et même le sommet de l'Ossau. La descente est très bucolique dans les pâturages ponctués de névés, avec champs de jonquilles et isards. Pause de midi au minuscule lac de Bat Bielh. Puis, on retrouve le GRP sur des pentes très raides. Comme prévu, la neige a fondu. Dans les bois, on trouve une chaleur étouffante. Après le col de Louvie, une bavante de 300 m nous attend pour remonter vers l'Aubisque ! 


 

La soirée sera encore festive car Lulu et Philou ne repartent que le lendemain. Quel chouette week-end, pas loin du chalet, sans croiser pratiquement personne. Le wild et l'aventure à deux pas de chez soi !

L'ALBUM PHOTOS.

 

 

23 novembre, 2022

Retour au pays !

 MASSIF DE L'EVEREST - NEPAL 

Du 13 octobre au 12 novembre 2022

avec Lucile et Philippe

 

Depuis deux ans, la crise sanitaire nous a empêché de concrétiser le projet de retourner au Népal. Nous voici fin prêts cette année avec une dispo d'un an pour Philou et un congé de 4 mois pour Lulu ! 

Le but est aussi de retourner à Laprak pour y passer quelques jours.

Hélas, notre Xav ne sera pas avec nous cette fois mais nous l'emmènerons dans nos pensées...

- 12 octobre : départ de Saintes en TER, Angoulême/Roissy en TGV puis vol pour Delhi

- 13 octobre : arrivée à Kathmandou vers 16 H. Accueillis par Ashok à l’aéroport.

- 14 octobre : nous retrouvons Ashok pour le repas et prendre le temps de discuter. Ensuite il nous emmène au Tourist Center pour les permis de trek et d’entrée dans le Parc national.


15/16 octobre : dernières formalités et achat des tickets de bus. Visites à Pashupatinath et Patan.

17 octobre : départ en bus à 5 h pour Bhandar, une journée de bus très cahotique qui s'est terminé en panne et descente à pied vers le village !

18 octobre au 12 novembre : trek dans le Solu Khumbu avec pour but de faire le trek des 3 cols dans le sens Est/Ouest. Nous n’avons pas fait le 1er car trop long et pas assez acclimatés. Le Cho La a été parfait avec un beau glacier. Le 3e a été abandonné car Philou était fiévreux et nous sommes redescendus un jour plus tôt. Nous avons également gravi le Kala Pattar à 5 600m où nous étions seuls ! La journée au 5e lac de Gokyo restera aussi un souvenir magique face au Cho Oyu. Le retour en jeep et bus fut épuisant : plus jamais ça !

Les photos



13 juin, 2022

GR à rallonges en Saintonge !

 VTT sur le GRP DE SAINTONGE

DU 10 AU 12 JUIN 2022

par Lulu.

Comme d'habitude, ne tenant pas en place, je me suis concocté un petit circuit sympa en suivant plus ou moins le tracé du GRP de Saintonge et du GR 360, sur 2,5 jours.

 

Avant cela, quelques péripéties avaient eu lieu lors de sorties à la journée avec mon nouvel engin ORBEA, à cause de crevaisons à répétition. Cours de réparation à l'Atelier "Saintes à Vélo", circuit étudié, affaires préparées et portage testé la veille, tout allait bien. Au moment de partir, le pneu avant est encore crevé et l'arrière commence à se dégonfler ! De colère, je suis partie au magasin, où ils m'ont mis des chambres à air anti-crevaison, ouf !


Vendredi : c'est donc l'esprit libre que je pars en voiture vers Jonzac où je veux débuter. Finalement, devant les ronds-point et rocades à passer, je préfère établir mon départ à St Simon de Bordes, beaucoup plus tranquille. En effet, je trouve un parking ombragé près d'un étang et je peux installer mes affaires : un sac étanche sur le porte-bagage déporté et un petit sac de 30 L sur le dos. Il est quand même 17 H ! En plus, j'ai oublié mes deux bidons d'eau... j'ai récupéré une bouteille de 0,5 l dans la voiture et j'ai mis aussi 0,5 L dans ma poche à eau. Heureusement qu'il y a un point d'eau sur le parking ! Je rattrape le tracé rapidement, il commence à être vallonné et alterne entre petites routes, sentiers en sous-bois et chemins herbeux. Ce sont ces derniers qui me découragent car pas roulants du tout. Après Roufignac, pour me reposer, je bifurque sur une petite route en direction de Coux où je fais le plein d'eau au cimetière en prévision d'un arrêt bivouac. Mais, je ne trouve pas d'endroit accessible ! Je n'ai pas fait de découpage précis mais j'avais noté quelques points de bivouacs possibles sur un papier.... oublié à la maison ! Finalement, je rattrape le GR chez Galant pour contourner le bourg de Montendre. Une petite erreur d'orientation me rallonge de 4 km, toujours avec mes 2 litres d'eau qui commencent à me tirer sur le dos ! ça m'apprendra à mieux regarder la carte ! Arrivée au lac, je tournicote, l'endroit est calme et il y a des pêcheurs. Je repère une cabane en bois, il s'agit d'une halte pour rando à cheval : table, banc et auvent en cas de pluie, dommage que le petit cours d'eau soit à sec. Mais, je suis bien tranquille dans cette belle forêt de pins et il est 21 H 00 quand je peux enfin manger ! 

Samedi : après une nuit calme, lever vers 7 H 20 pour se préparer tranquillement et partir une heure plus tard. En sous-bois, alternance de petites routes et pistes sablonneuses, c'est calme et très joli. Après Chepniers, ça devient très vallonné et je dois descendre de vélo parfois pour ne pas glisser. Passage sur la N10 et encore une flopée de petits vallons. A St Martin d'Ary, j'avais prévu de faire le point sur mon avancée et choisir entre : continuer sur le GR qui fait un détour de 12 km ou prendre la voie verte qui file tout droit sur 5 km. Comme j'ai bien mal aux fesses, je choisis la voie verte. Magnifique ancienne voie ferrée, sous un tunnel de verdure et sur le passage de la Scandibérique. Je retrouve le GRP à St Palais de Négrignac où je commence à être fatiguée. Grande pause entre midi et 16 H 30 dans une petite clairière. Je prends le temps d'étudier la suite du topo et me fixer un point de chute fiable pour le soir. Une bonne sieste et un repas m'ont remise d'aplomb. J'ai aussi de la chance car le soleil se cache derrière les nuages. Des averses sont annoncées mais je ne suis pas inquiète. Un ravitaillement en eau à Pouillac et je me retrouve le long de la Seugne naissante, pause bain de pieds pour le fun ! Ensuite, je choisis un dédale de petites routes pour éviter un sentier raide en herbe qui remonte vers Sousmoulins. A 18 H 30, j'arrive enfin à l'église de Moulons, au milieu des champs ! Exactement ce que j'espérais : je peux m'installer derrière le cimetière et j'ai de l'eau à volonté pour mes ablutions ! La soirée sera vraiment agréable avec le retour du soleil sur les champs de blé, au bord de la vallée de la Seugne sans axe routier à proximité.


Dimanche : après une bonne nuit réparatrice, je suis prête pour la fin du périple. Comme des orages sont annoncés dès midi, je n'ai pas l'intention de trainer et je veux terminer avant midi car je n'ai plus de pain... Je prends quelques petits chemins reposants pour éviter Léoville et la route départementale. Ravitaillement au cimetière de Fontaine d'Ozillac où je pars dans la mauvaise direction mais cette fois je ne me rallonge que d'1,5 km... A Ozillac, il faut quitter le tracé qui remonte vers Jonzac, pour rejoindre mon point de départ par une petite route tranquille. De retour au parking, je tombe sur un type catastrophé car il vient de prévenir le Maire que mon véhicule était immobilisé depuis vendredi. Il me faudra donc passer au bureau de vote pour expliquer à ces messieurs que je suis de retour saine et sauve 😅 !

Je suis vraiment enthousiasmée par la multitude de sentiers et de possibilité d'escapades si près de chez moi ! En lorgnant encore plus au sud, j'ai vu encore des possibilités de belles sorties, youpi !

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30 octobre, 2021

La saison du bonheur !

 Circuit cabanes entre Haute-Ariège et Capcir

du 24 au 28 octobre 2021

avec Xav, Philou et Lulu

Cette année, Xav a décalé ses vacances pour accompagner ses acolytes dans leur périple automnal. Il a bien fait car la météo a été parfaite et tout le programme a pu être respecté !

 

Retour à Merens 10 ans après notre demi échec (voir octobre 2011).

J1 : départ de Coucoury pour Mérens où nous sommes sur le départ vers 14 H 30. Putain, les sacs ! Il fait frais à l'ombre mais on se met vite à transpirer dès qu'on arrive au soleil sur la piste. Au col de Surle, on a déjà plus de 600 m de montée dans les pattes. Là, partie sanglier, il faut viser le vallon envahie par les arbustes et descendre jusqu'à la piste. Ensuite, c'est simple, on la suit jusqu'à tomber sur une cabane fermée, et on récupère le sentier balisé qui descend dans la vallée d'Orgeix. On a un peu de mal à trouver la cabane de Cizarols, cachée dans les bosquets. Mais elle est toujours aussi accueillante avec sa belle cheminée. On va chercher du bois puis, tandis que Philou s'attaque au sciage, Lulu et Xav descendent au torrent pour filtre la provision d'eau. Cette première journée est arrosée par un bon apéro car Xav a pris une bouteille de vin, qui nous fera deux jours.

J2 : toujours un temps magnifique mais ça caille dans le fond de la vallée qui ne voit pas le soleil toute la journée. On se réchauffe en reprenant la montée de la vallée d'Orgeix jusqu'au lac d'Aygue Longue où on retrouve le soleil. Magnifique endroit avec ensuite la raide montée jusqu'au Col de la Parade puis au pied du Pic de l'Homme. Après la visite de la douillette cabane du berger toute en bois, nous descendons à l'Etang Tort pour la pause de midi. Ensuite, c'est flou.... on suit des chemins à moutons jusqu'à l'Etang Deroun puis on cherche la descente vers l'étang de Naguille. Elle n'existe pas vraiment ! On aperçoit une personne descendre vers un pierrier puis plus rien. Finalement, on trouvera quelques cairns dans les rododendrons et on arrivera à bon port sur le GRP. Encore un endroit grandiose que cet immense étant de Naguille ! Nous continuons la montée jusqu'au replat où se trouve le refuge d'Eychouzé à 1950 m. Une cheminée mais pas de bois, le soleil est déjà caché, quelques ruines des anciennes cabanes des ouvriers du barrage, un endroit bizarre... Par chance, il y a des matelas et couvertures donc nous n'aurons pas trop froid. Sans oublier, l'apéro et un repas chaud !

 J3 : encore un froid bien sec avec 6° dans la cabane. Là encore, on s'active sur le sentier pour se réchauffer. Le programme en yoyo fait un peu peur car nous montons à la Couillade d'En Beys pour descendre à 1950 m et remonter à 2450 m. Mais tout cela se fait en douceur, sous un soleil radieux, avec une multitude de lacs, dans un calme et une solitude extraordinaire ! Au dernier col, les cailloux parfois verglacés de la Haute-Ariège laissent place à la steppe du Capcir : magique la vue sur l'étang de Lanoux ! C'est vers lui que nous descendons pour partir à la recherche de notre 3e cabane à 2200 m d'altitude, la cabane de Sola. Sans bois là-aussi mais franchement quel cadre ! Cerise sur le gâteau : un petit ruisseau coule à côté, nous profitons du soleil très longtemps et des troupeaux de mouflons courent partout ! Nous nous installons sur les bas flancs car pas de table mais ce n'est pas trop mal pour jouer au "6 qui prend" à la lueur de la bougie.

J4 : lever du soleil splendide, 4° dans la cabane de Sola. Ce matin nous commençons à marcher au soleil et il fait bon. Nous montons vers la Porteille de Lanoux où nous laissons les affaires. Philou préfère se reposer. Xav et Lulu suivent les crêtes pour monter au sommet du Puig Pedros à 2 840 m, surprenant encore des mouflons. Au sommet, vue dégagée sur l'Andorre, les crêtes frontières et une vue à l'infini. Descente raide mais rapide pour retrouver Philou vers 13 H et manger un morceau. Ensuite, c'est de la descente tranquille et très bucolique vers la Cabane de Bésines. Là nous croisons un peu de monde étant donné la proximité du parking  mais c'est franchement tranquille ! Là encore, le soleil est longtemps présent et nous attendons le dernier moment pour se mettre au chaud devant une bonne flambée. La dernière nuit sera bien douillette.

J5 : une belle gelée encore ce matin avec encore des endroits verglacés sur le sentier. Nous montons jusqu'au Porteille des Bésines où nous attend une longue descente vers la civilisation ! Pas si simple avec beaucoup de pierriers jusqu'à la Jasse du Miey puis on longe le torrent sur un sentier un peu plus pratique mais tellement long ! Les paysages sont flamboyants avec les couleurs d'automne. Arrivés dans la forêt, les garçons comptaient sur les sources chaudes pour une bonne pause. Mais, hélas, cet endroit est accessible depuis Mérens et toutes les baignoires naturelles sont prises ! Nous arriverons fourbus à la voiture vers 12 H 30. Après un arrêt sans succès pour trouver à manger à Ax-les-Thermes, nous trouvons le réconfort dans un sympathique petit snack au bord de la route à Savignac. Un hamburger ariègeois avec des frites maison, juste ce qu'il nous fallait ! N'oublions pas la pause au Vieux Campeur à Labège et la journée se terminera chez Sylvie à Beautiran pour un nouveau très bon repas avant de rentrer à la maison !

Quel bonheur cette saison magique qu'est l'automne avec ses couleurs et la solitude des grands espaces ! Une transition parfaite avant de retrouver la neige, nous l'espérons bientôt !

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15 août, 2021

Transhumance en solo

Pays de Salers - du 10 au 13 août 2021


par Lucile

Après les Alpes, l'emploi du temps des vacances étant flou, je décide de partir quelques jours seule. J'ai une multitude de topos sous le coude et je choisis la route des transhumances en Pays de Salers.

Comme d'habitude, je ne prépare pas grand chose et les points de chute sont approximatifs !

J1 : départ d'Anglards de Salers par petites routes puis sentiers dans la forêt au-dessus de la vallée du Mars. Le balisage n'est pas très frais et ne parlons pas du topo très exhaustif ! Traversée de St Vincent pour monter sur le versant opposé où je comptais bivouaquer : pas de coin approprié, pas d'eau... J'ai donc poussé jusqu'au Vaulmier en descendant vers le Mars. En effet, un ancien mini-golf m'a accueilli pour la nuit. Comme la pelouse était très humide et que je n'avais que mon tarp, j'ai fini sous un abri en bois.


 J2 : Sentier très agréable jusqu'au Falgoux où j'ai acheté du pain. Un peu plus de monde car passage du GR 400. Là, j'ai voulu faire du zèle en prenant un sentier alternatif au GR mais il n'existe plus ! Merci le GPS du téléphone pour retrouver la trace... Arrivée dans les pâturages, il faisait chaud mais il y avait de l'air et enfin la montagne avec les vaches ! J'ai profité des lieux avant de contourner le Roc des Ombres et m'installer près des ruines sous le Roc d'Hozières.


J3 : Descente sur le GR 400, croisant pas mal de monde qui avait passé la nuit au gite du Fau. A la Bastide, j'ai retrouvé mes sentiers improbables, le balisage rare et la tranquillité ! Quelques petites routes après le col St Georges mais personne à part le facteur... Descente à l'ombre jusqu'à Fontanges et son camping. Prix imbattable : 3,5 € ! J'ai bien fait car il y a eu de grosses averses orageuses en fin d'après-midi et j'ai pu manger une bonne pizza le soir.

J4 : départ à 8 H par de jolis petits vallons jusqu'à St Martin : ravitaillement. Puis, j'ai fui la foule pour une rude montée. A partir de là, le tracé a été de moins en moins évident et les sentiers pas entretenus. J'ai souffert de la chaleur après la pause de midi et suis arrivée à St Bonnet avec une grosse soif. Pause au bistrot du coin. Au hameau "les planches" l'endroit où je comptais m'arrêter au bord de l'eau est squatté par les vaches. Je voulais continuer mais aucun balisage et une propriété privée me barre la route. Détours, passages de barbelés, pauses à l'ombre, recherches dans les fourrés : rien ! J'ai donc repris le goudron, pas marrant sous la chaleur, et retrouvé mon chemin plus loin. Comme il ne me restait que quelques km j'ai fini le parcours jusqu'à Anglards  mais ce fut une grosse journée ! Je l'ai fini au camping municipal à manger mes pâtes à la frontale ! Mais j'ai pu passer une bonne nuit réparatrice dans la voiture...

Un peu déçue de ma dernière journée qui ne s'est pas déroulée comme prévue, mais c'est le prix des itinéraires aléatoires et sauvages ! J'adore cette région quoi qu'il arrive...

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18 juillet, 2021

Retour aux racines

 3,5 jours en VTT au départ de la maison

du 13 au 16 juillet 2021

par Lulu

Toujours décidée à continuer sur ma lancée, je tente un circuit plus long. Profitant que Philou soit parti en stage de parapente à Accous, je suis en selle une heure après le top départ des vacances !

 

 J1 (20 km) : départ de la maison à 16 H, il pleuviote un peu. Un petit bout de la Flow vélo puis direction St Sauvant où je prends le tracé de la Via Agrippa, ancienne voie romaine qui va de Santonum à Lugdunum ! D'abord des petites routes puis des entiers caillouteux jusqu'à Cherves. Ensuite, ça se gâte après un joli morceau de départementale, car le chemin est en herbe et bien spongieux jusqu'à Ste Sévère. Arrêt comme prévu sur l'aire de repos du Cluzeau qui n'est qu'un terrain entretenu. J'ai fait le plein d'eau au cimetière.

J2 (38 km) : reprise de la Via Agrippa qui, en Pays Rouillacais, est indiquée. A St Cybardeaux, elle est même balisée par des bornes colorées, ce qui m'a bien aidé à traverser le village et la nationale. Ensuite, reprise de pistes caillouteuses, temps maussade jusqu'à Chébrac où je fais la pause de midi près de la chapelle. Petite visite sur les hauteurs de Montignac. Après, la voie de chemin de fer me fait faire un détour par Nitrat. J'abandonne la Via pour me diriger vers le Breuil d'Anais, chez ma sister où je passe la nuit.

 

 

 

 

 

 

 

 J3 (37 km) : Je prends le GRP de l'Angoumois puis des chemins agricoles pour me diriger vers St Angeau. La connexion avec la réalité s'est faite lorsque je suis arrivée devant le gué marqué sur la carte pour traverser la Tardoire : rivières en crue à cause de trois semaines de mauvais temps. Ce n'est pas la peine d'habiter au bord de la Charente si on ne pense pas à ce genre de détails ! Donc demi-tour pour prendre la D15, pas très agréable car pentue et passagère. Ravitaillement en pain et pause. Tracé du GR 36 pour descendre vers la Bonnieure : même combat, mais j'ai pu passer en me  mouillant les pieds. Passage à Mouton, très joli et pause de midi au bord de la Son-Sonnette où les passerelles étaient au ras de l'eau. A Lichères, la carte donne l'impression qu'il y a une passerelle sur la Charente mais non ! C'est une barque avec un filin ! Super sympa et original. Après être passée sous la N10, j'abandonne le GR 36 pour me diriger vers les Déffends puis Lonnes. J'arrive dans le pays où je suis née ! Pause chez ma tante Micheline à Salles de Villefagnan puis montée à Nanclair chez mon frérot.

 

J4 (80 km): je pars vers 8 H 30 en prenant des petites routes vers Juillé qui me permettent de passer sous les lignes TGV/LGV. Puis Ligné, forêt de Tusson, Mons, Bresdon en alternant chemins et routes agricoles. Ensuite, je garde la petite route parallèle à la D739. Pause de midi à Haimps et succession de petites routes de campagne pour arriver chez mes parents à Matha où je m'arrête deux heures. J'avais prévu de m'arrêter bivouaquer près des étangs de Prignac mais comme il est tôt et que je suis en forme, je continue : rude montée à Villars les Bois, plus reposant dans les bois jusqu'à St Bris puis la descente dans la vallée du Coran. J'ai quand même bien mal aux fesses en arrivant à la maison après cette grosse étape !

Voilà : 175 km quand même ! Encore une belle expérience, à refaire en prenant d'autres chemins car c'est toujours plaisant de découvrir sa région sous un autre angle.

L'album photos.