12 juin, 2014

Guet apens à la Grimauderie !


TRAQUENARD ORGANISÉ  
Un grand évènement a eu lieu le 12 juin 2014 : les trappeurs réunis !
Ce n’était pas arrivé depuis bien des années…. Grâce à une suggestion de Jako, un traquenard a été lancé chez Lulu : tout ça pour fêter l’anniversaire qu’elle voulait s’empresser d’oublier…. 
La subtilité fut que le guet-apens eut lieu un mois après la date d’anniversaire, alors qu’elle dormait sur ses deux oreilles !

Non seulement il y eut un gros arrivage de trappeurs mais en plus des copains venus de tout le département !
Alors, merci à Jako, Philippe, Xav et Alexandra, Cliff, Guigui, Eric, Karelle et François, Olivier, Michèle, Sandrine, Céline, Mathilde, Jonathan, Florence, Alex, Roland et Gaylord.
Quelle soirée !



08 juin, 2014

Autour de la montagne de Jaut



Exploration des cabanes
en vallée d'Ossau - 7/8/9 juin 2014
Avec Lucile et Céline

  
Un week-end de 3 jours avec du beau temps annoncé, ça ne fait pas un pli : on part !

Comme on est seulement deux, on va au plus près, en vallée d’Ossau, et ça tombe bien car Lulu a quelques endroits où fouiner et quelques cabanes à visiter… La haute montagne étant encore bien enneigée, on restera en moyenne montagne, à l’entrée de la vallée.
Départ le vendredi soir, arrosées au passage par un énorme orage. A Pau, les feuilles sont hachées par la grêle et un arbre est au milieu de la route. A l’arrivée, au Port de Castet, le temps est redevenu calme. On se cache dans la forêt pour monter la tente le long de la piste.
Samedi : le réveil est un peu brutal car, dès 6 H, des véhicules commencent à passer. Au début, on a cru à un raid en 4X4 mais en fait, ce sont les bergers qui montent les vaches en bétaillère. Forcément, ça fait du bruit…
Départ à 8 H du Port de Castet, en prenant le sentier du Tour de la vallée d’Ossau que l’on quitte pour monter dans les pâturages vers le Coutchet. De là, on voit bien la longue crête du Moulle de Jaut qui fait presque 5 km. On va y monter en passant par le Tousseau et profiter de la crête jusqu’au col de Lallène. On a une vue superbe du pic d’Anie au Pic du midi de Bigorre, avec mention spéciale au Pic de Ger qui parait énorme. Ensuite, belle descente pour manger aux ruines de Bat Bielh. On retrouve les balises rouges et jaunes qui nous emmènent dans les bois. La chaleur est étouffante. Au passage, une petite visite à la cabane d’Aygue Morte, cachée dans une petite clairière. On sort de la forêt au col de Louvie où la vue s’élargit sur le col du Soulor, la vallée de Ferrières et le val d’Azun. C’est vraiment sympa de pouvoir observer ces massifs et vallées sous un autre angle. Ensuite, un récent sentier pour quads nous mène au col d’Arriste. On descend de nouveau dans les bois, se dirigeant à la boussole pour tomber juste face aux cabanes de Houn de Jaut. La plus petite nous accueille (3 places). Nous sommes dans un massif de lapiaz donc très peu d’eau, seulement quelques sources ou ruisseaux temporaires. A 250 m à l’ouest, c’est un puits qui va nous donner de l’eau bien fraiche. C’est super agréable avec cette chaleur !

La soirée sera tranquille dans cette petite vallée perdue sous les pentes du Moulle de Jaut.
Dimanche : il fait déjà chaud dès le matin. On monte dans la forêt sur un vague sentier cairné qui se perd souvent dans les taillis. A la Portère, petit col taillé dans le rocher, on descend pour jeter un œil à la cabane mais c’est juste un abri plein de courant d’air. Dommage car la vue est splendide ! On remonte à la Portère pour attaquer la crête ouest. A 1700 m, on est au Pic Durban où la pause est obligatoire pour admirer le paysage et la plaine de Pau. Ensuite, on suit les crêtes : Soum de Quiala, le Mail, pic de la Peyrie, plus ou moins sur le fil pendant 4 km. De nos sommets, on observe les nombreux troupeaux qui s’installent pour la saison. Au Soum de la Pale, il y a longtemps qu’on ne voit plus de traces ni de sentiers. On descend au jugé en visant notre point d’arrivée. Dans la forêt, ça se complique un peu mais on trouve des sentiers à vaches, très boueux… Pas agréable mais au moins nous sommes rassurées sur la destination. En effet, on arrive à la fontaine des Coigts où ces dames pataugent allègrement ! On y trouve juste quelques filets d’eau et un abreuvoir pas très ragoutant. On monte vers les cabanes Deus Coigts. La première n’est pas mal mais la seconde nous plait mieux donc on s’installe. On se repose car la chaleur fait monter la pression sous le chapeau et on est crevées ! Une fois retapées, on redescend vers les points d’eau. On constate qu’il y a une source au-dessus de l’abreuvoir. Ensuite, on découvre une autre source avec un petit bassin, parfait pour faire la toilette.

Comme la veille, on prend l’apéro dehors en observant les vaches qui circulent. C’est un très beau coin, très paisible aussi. On partage cependant la cabane avec un loir qui goûte au chocolat de Céline dès qu’on a le dos tourné !


Lundi : le paysage est magique avec le brouillard qui s’est levé, la mer de nuage sur le piémont et les vaches qui sont près de la cabane. On ne se presse pas car le parking n’est pas loin. On se mouille les pieds dans la rosée pour trouver le sentier de descente. En ¾ d’heure, on retrouve la voiture malgré le brouillard qui s’est épaissi. Pas grand monde encore aujourd’hui à part quelques bétaillères qui continuent à monter les vaches. A Castet, on se ravitaille en fromage avant de prendre la route du retour.


Voilà une saison bien agréable pour partir en exploration dans les pâturages pendant que tout le monde est à la plage ! On a découvert de belles idées de circuits, des cabanes accueillantes bien que petites.

L'album photos ICI.


04 mai, 2014

Grande Traversée de l'Atlas Marocain - Acte I

De la vallée des Aït Bougmez à la vallée du Zat - Avril/mai 2014
Par Lucile et Philippe


ça faisait un moment que Lulu lorgnait sur cette belle traversée de l'Atlas. Les vacances de Pâques sont le moment idéal pour planifier ce périple car le temps est clément et la neige a fondu.
Les étapes intéressantes passant par des gorges ne sont pas accessibles avant juin donc la portion retenue sera "Vallée des Aït Bougmez/Vallée de l'Ourika". Philou propose de faire le M'goun au passage. En effet, renseignements pris, le sommet est accessible à cette saison.
On prend le matériel de bivouac et de la nourriture pour une autonomie de 4 jours.
Bordeaux/Marrakech en avion comme d'habitude et c'est parti !
Après les aléas habituels des transports, on peut commencer notre traversée au départ d'Agouti. La première nuit : tempête de neige aux bergeries d'Ikkis où nous trouveront un providentiel gite. Ensuite ce sera du beau temps.
Le 3e jour, on a pu faire le sommet comme prévu au départ du refuge de Tarkeddit, sauf qu'on est parti sans le topo et la carte.... on s'est engagé dans le mauvais col. Ce qui a fait à l'arrivée un total de 1400 m de dénivelé et au moins 20 km ! Nous nous sommes arrêtés à 4020 m sur un sommet secondaire car il nous restait encore 1km à faire sur une arête enneigée et étroite, et on avait pris du retard avec notre petit détour...
 Ensuite, ce fut un festival de couleurs et du terrain varié selon les vallées traversées. De beaux bivouacs et des moments de repos plus confortables en gite ou chez l'habitant, avec des rencontres fort sympathiques.
D'ailleurs une journée supplémentaire spéciale gastro pour Lulu s'est déroulée à Telouet, suivie d'une journée "post gastro" à trainer la patte.... donc le périple a du être écourté pour respecter le timing. Il a été stoppé dans la vallée du Zat pour trouver un véhicule nous menant à Marrakech. 

Super, on a un alibi pour y retourner : il nous reste donc à terminer cette traversée jusqu'à la vallée de l'Ourika (2 jours) et continuer bien au-delà vers le Toubkal, et certainement encore un peu plus loin pour remplir un prochain séjour  ! 

Les photos ICI.


01 mars, 2014

Le Luchonnais : c'est parfait !

Exploration dans le Luchonnais
Février 2014 par Lulu et Philou


On n'en fini pas d'explorer les Pyrénées... et il y a du boulot ! Nous sommes partis dans l'optique de faire deux fois trois jours en montagne avec une coupure à Luchon, sachant que la météo est très capricieuse en cet hiver. 
La route de l'Hospice de France étant fermée à la circulation, on se gare au pont de Ravi pour monter dans la forêt de Benque. En ce début d'après-midi, le temps est très printanier. Au bout d'1 H 40, on arrive à la cabane de Barguères à  1365 m. Située dans une clairière, on y trouve plein de bois et la source et à 5mn plus bas. Le plancher pour dormir est un peu branlant et il y a 2 matelas en mousse dont on profitera.
Le lendemain, on repart en direction du col de Barèges. Il n'y a pas assez de neige pour justifier les raquettes. Pour attaquer la montée au pic d'Aubas, on met les crampons car la neige est bien dure. Ensuite, on suit les crêtes frontières pour une belle traversée jusqu'au pic d'Arrès. On est à 2100 m. Le vent souffle en rafales glacées. On descend se mettre à l'abri pour manger puis on trouve le sentier et on chausse les raquettes jusqu'à la cabane de Campsaur. La vue est surprenante, face au Port de Venasque, on voit la raide montée de 1200m que nous avions faite durant la HRP. Une source coule à côté de la cabane. Il faut descendre la piste pour trouver du bois, on s'épuise à faire des réserves pour au moins une semaine ! Mais avec une grosse flambée, on arrive à faire remonter la température. Il y a juste un matelas pour deux où on s'installe.
Le 3e jour, il fait 4° au réveil. On part tôt pour attaquer la montée raide au Pic de Campsaur. On ressort les crampons et le piolet. Ensuite, on suit la crête jusqu'au Pouylané d'où on profite de la vue sur le massif de l'Aneto, toutes les vallées environnantes et le Val d'Aran, jusqu'au Montvallier. Les nuages passent et le soleil se montre de temps en temps. On redescend à la cabane pour manger puis on reprend la piste en raquettes pour repasser devant la cabane de Barguères. On fait un peu de zèle en voulant essayer un nouvelle piste et on se retrouve sur des petits chemins très pentus qui nous ramènent quand même au point de départ après quelques hésitations.

Comme prévu, on trouve un chalet sympa au gite Skioura. On fait quelques courses et on passe une soirée tranquille à se reposer. Cependant, après avoir pris le bulletin météo, nous sommes obligés de changer nos plans. Pas question de repartir pour 3 jours avec  les fortes précipitations annoncées. On décide de faire des randos à la journée et de rentrer un jour plus tôt pour éviter les chutes de neige annoncées à basse altitude.
Les deux jours suivants donneront lieu à une belle rando dans la poudreuse au col de Peyresourde et une rando dans la tempête de neige dans la vallée du Larboust.

Malgré la déception d'avoir écourté le séjour, on est content d'avoir pu explorer cette région. Ce coin regorge de petites vallée avec des possibilités de balades en crêtes avec vues sur les sommets prestigieux. Et les cabanes accueillantes sont nombreuses !


Les photos ICI.


01 janvier, 2014

Exploration et gastronomie

Massif du Burat - Décembre 2013
Par Lulu et Philou avec Céline et Sandrine


Nous voilà de nouveau partis pour un séjour montagnard de fin d'année avec Céline qui était déjà avec nous l'an passé et Sandrine qui fait aussi des sorties avec le C.D. dans l'année. On sait qu'elles n'ont peur de rien et qu'on peut les emmener partout depuis nos 4 jours en Ariège en juillet où elles ont affronté : attaques de moustiques, orage, grêle, forêts de ronces et de fougères, terrains scabreux, etc... Nous innovons en partant dans la vallée de la Garonne sur le GR10 où se perchent 3 cabanes, ce qui nous laissent le choix pour dormir.
30/12 : arrivée au parking de départ vers 12 H 30, déjeuner et préparation des sacs. On monte sur le sentier dallé et glissant qui nous laisse songeurs pour la descente. Les intempéries récentes et datant aussi du printemps ont laissé de nombreuses traces : boues et débris sur le sentier, arbres couchés et nombreux branchages. Il faut parfois se mettre à 4 pattes pour passer ! La cabane d'Artiguessans (1025 m) est atteinte en 1 H 20 sans se presser. Située dans une clairière enneigée, elle est entourée de forêt. Pas difficile de se ravitailler pour le soir. Une petite source coule à côté et il y a une table en pierre sur la terrasse, c'est royal ! Il fait d'ailleurs meilleur dehors car la cabane est glaciale. Nous passons cependant une bonne soirée devant la cheminée.

31/12 : 4° au réveil, on est mieux dehors pour prendre le petit-déj. Le ciel est un peu nuageux et il faut doux. Départ ensuite, toujours sur le GR10 qui commence à être bien enneigé. On chausse les raquettes vers 1250m et on s'engage sur un beau sentier qui nous mène au soleil mais pas où nous devions aller ! Demi-tour, on retrouve la direction de la Cabane d'Artigue (1350 m) où on s'abrite pour le pique-nique. Après une nouvelle erreur d'aiguillage et une montée raide sous l'oeil curieux des isards, on trouve la cabane des Courraux (1586m) située dans un beau cirque enneigé. La vue sur les crêtes frontières est magnifique, dommage qu'elles nous cachent le soleil ! On s'installe et on prend un petit café avant de redescendre chercher du bois, moments scabreux sur des pentes raides pour trouver des branches mortes. Mais le résultat s'avère payant : il faut faire de la braise pour les magrets, c'est vital ! Très bonne soirée avec un apéro au Gewurtztraminer et foie gras, suivi de magret de canard et patates à la braise avec un Château Gruaud-Laroze 1989..... Nous n'attendrons pas minuit pour nous coucher car nous sommes un peu anesthésiés...

01/01 : Toujours 4° au réveil, beau ciel bleu mais il faut repartir. Nous ne verrons pas le soleil car ce versant est à priori toujours à l'ombre à cette saison. Mais la neige y est très bonne pour une belle descente en raquettes. Le bas du sentier, pavé, sera le responsable de quelques glissades, comme on l'avait prévu... Arrivés vers 11 H 30 au parking, on profite enfin du soleil pour faire une brève toilette et se changer. C'est qu'on est attendu dans un endroit spécial... En effet, Lulu avait réservé dans un petit résto fort sympathique à Lannemezan : Le restaurant de la Demi-Lune où le menu de fête fit grande impression.

 Ma foi, c'est une bonne habitude que nous avons prise, en changeant de coin et trouvant de belles petites cabanes accueillantes. Tant que la météo s'y prêtera, on y reviendra !

Les photos ICI.




08 décembre, 2013

Premières neiges sur l'Ossau

7/8 DECEMBRE 2013 - ENTRE AYOUS ET OSSAU
Avec Xav, Lulu et Benoît


Pas la peine d'insister, très peu de trappeurs disponibles pour une sortie qu'on ne veut surtout pas annuler... donc on part à 3 et tant pis pour les autres ! Il a beaucoup neigé, il fait beau depuis une semaine et ça va encore durer.

Départ comme d'hab le vendredi direction les Eaux Chaudes et le seul gite ouvert à cette saison : la Caverne. Endroit douillet malgré l'étroitesse des gorges à cet endroit.



Samedi, on monte au Col du Pourtalet où on laisse la voiture. Départ en raquettes sous un beau soleil. Il y a du monde sur le plateau d'Anéou. On a vite chaud avec les sacs plutôt lourds : duvet, nourriture, apéro, etc....
Au col de l'Iou (2 200 m), on se met dans un coin tranquille pour manger (les espagnols font toujours un peu de bruit et ça raisonne sur les parois de l'Ossau...). Ensuite, on descend vers le lac de Peyreget, c'est déjà plus calme, moins de traces. On se retrouve vite dans la poudreuse vierge en passant près de la cabane de Peyreget. Ensuite, on attaque la dernière descente très raide où Lulu a failli passer la nuit, le pied coincé dans un trou. Ses camarades étant déjà loin, elle se demande encore s'il seraient remontés la chercher si elle ne s'en était pas sortie toute seule ??
La cabane de Cap de Pount (1 650 m) est en vue, pas de traces autour, la tranquillité est presque assurée. On s'installe, on se prend un petit thé et on repart chercher du bois dans le bosquet au-dessus. Moment sympa la tête dans la résine à couper du bois et casser des branches mortes.
De retour à la cabane, on voit monter deux raquetteurs qui arrivent de GaBas, des Toulousains sympas avec qui nous partageront l'apéro et une bonne flambée : vin d'Afrique du Sud, Moscatel, Buzet, Rhum arrangé.... La nuit sera bruyante !

Dimanche, il fait 2°au lever à 8 H. On se prépare rapidement pour continuer le circuit prévu. On remonte vers les cabanes de la Hosse puis on bifurque plein Est dans la vallée qui monte au col d'Anéou. Charmante petite vallée déserte où on aperçoit des isards.
Au col (2 085 m), on mange avant d'attaquer la montée au Gradillère à 2250 m. Plus besoin des raquettes car le vent a soufflé la neige et découvert les rochers. Nous pensions rejoindre les crêtes du Canaourrouye mais les passages vertigineux nous en ont dissuadé. Après, un bon moment à admirer le paysage, on redescend tranquillement vers le col puis dans les blancs pâturages de l'Anéou pour rejoindre la voiture. 
Ensuite, ravitaillement en Vino del Vero, Turon et Cartouchas puis du bon fromage à Gabas. Le coffre est plein !

Benoît a eu son baptême de "trappeur 1er piolet", il est prêt pour la suite... Par contre, Lulu ne lui donnera pas son "passeport blanc raquettes" pour diverses raisons : raquettes attachées à l'envers, non respect des consignes et rébellion en bande organisée.... Il devra faire ses preuves la prochaine fois !

Voilà encore un week-end très plaisant pour reprendre contact avec la montagne hivernale : de la bonne neige, des grands espaces vierges et une belle petite cabane, c'est tout ce qu'on demande !

Les photos ICI.

 

27 octobre, 2013

Le Canigou : on en est fou !

Tour et ascension du Canigou -  Octobre 2013 
Par Lulu et Philou.


Les Pyrénées-Orientales en automne : quelle bonne idée ! On se demande même pourquoi on n'y avait pas pensé avant.... 
Soit, il faut une bonne journée de route (avec arrêt à Toulouse-Labège...pour bien se vider le porte-monnaie). Déjà, la première nuit au camping de Vernet-les-Bains a été très douce laissant présager des températures agréables.
J1 : départ du col de Jou (1125 m), Col de Ségales et Cabane de Bonne Aigue
J2 : montée à la fontaine des Perdrix où on a laissé des affaires pour s'attaquer au Canigou. Personne au sommet ! Vue dégagée, magnifique. Descente par le refuge des Cortalets (fermé) et nuit à la cabane de l'Estanyol qu'on avait déjà croisé sur la HRP. Sauf que la fontaine était tarie et Philou a remonté (30 mn aller et 30 mn retour) à la cabane de Pinatell pour faire le plein.
J3 : Montée au Col de Cirère, Batère, col d'en Cé puis innovation par un sentier secret et magnifique.... pour trouver la Cabane de la Devesa. On a crevé de chaud car petite cabane et poêle très efficace. C'est là que Philou s'est apperçu qu'il avait oublié 4 plats lyophillisés à la cabane de l'Estanyol.... Heureusement, Lulu avait prévu un repas en rab et il nous restait un peu de pain et fromage pour tenir jusqu'à la fin.


 J4 : Col de l'Estagnol, cabane Vieille, col de Serre Vernet, col Régina, Refuge de Pla Guilhem. Là, c'est samedi et on partage l'endroit (un peu miteux) avec 2 catalans et une française. Nous sommes à 2300 m et le vent est glacial. La nuit sera un peu fraiche. Le dernier petit-déj sera un peu maigre, on finit nos dernières provisions !
J5 : descente par piste et sentier au refuge de Marialles puis au col de Jou.


Le retour à la maison se fera par Font Romeu et Ax les Thermes, histoire de profiter encore du beau temps et d'admirer nos belles montagnes.
Un bon séjour de trappeurs avec des belles cabanes dans des lieux variés : piton rocheux, forêt, pâturages, grand plat désertique. Un massif étonnant qui donne envie d'y revenir.

Les photos ICI.

26 août, 2013

Un pays plein de surprises !

Exploration au Kirghiztan - Eté 2013

Par Lulu et Philou



Nous sommes partis sans avoir vraiment préparé notre voyage, nous avions juste prévu d'aller dans 4 endroits différents du pays :
- Trek en autonomie de 5 jours au sud du lac Issik Kul avec 2 cols à 3800 m. Immenses pâturages de haute montagne, forêts d'épicéas, grand lac d'altitude (bivouac à 3500 m)et paysages lunaires.
- Rando à cheval de 3 jours près du lac Song Kul (Kochkor) avec un jeune guide. Paysage de steppes et de collines.



- Trek de 5 jours en autonomie près d'Arslanbob (nord de Jallal Abad) avec une carte au 200 000e qui nous a valu quelques surprises...Vallées verdoyantes, rencontre avec des bergers et éleveurs
- Trek de 7 jours en autonomie dans la vallée très sauvage d'Issik Ata, séjour réduit à 5 jours après la destruction de notre tente par des chevaux, ce qui nous a valu une nuit dans une cabane de chasseurs.Montée jusqu'à 3900 m, paysages grandioses de moraines et de glaciers.




Le tout ponctué de nuits chez l'habitant, de voyages en taxi collectif et pauses dans divers endroits du pays.
Ce pays regorge de sommets et de vallées à visiter. Les cartes précises étant inexistantes,  il faudrait avoir du temps pour explorer ces endroits magnifiques.

Sans oublier les nombreuses traversées de torrents furieux.....


28 mai, 2013

Un printemps hivernal

Refuge de Migouelou - Pic de Batbielh - 25/26 MAI 2013
Trappeurs : Lulu et Philou avec Benoît


Nous avions décidé de faire cette sortie avec Xav, puis nous avons pris Benoît sous notre aile pour l'aider à son entrainement pour le Pic Lénine.



Après plusieurs hésitations, toujours dues aux intempéries persistantes, nous sommes partis à 3 le vendredi soir. Direction notre gite préféré Notre Dame de l'Estaou à Ayros-Arbouix.
Samedi matin : un crachin persistant tombe... Nous partons quand même en direction d'Arrens-Marsous où le temps est moins bouché. Au parking du Plan d'Aste, il neigeotte un peu mais rien de méchant. Nous chargeons nos gros sacs pour attaquer la montée au-dessus de la centrale hydro-électrique. Le sentier d'été n'est pas praticable car très avalancheux. Il faut donc trouver son chemin parmi les nombreux cairns et les névés. Nous peinons un peu en raquettes sur la neige molle. Nous prenons le temps d'étudier le terrain et décidons de monter par les crêtes de Lassiedouat pour éviter des pentes douteuses. Nous y faisons une pause pour le casse-croute et profitons du paysage. Ensuite, il faut descendre un peu, contourner le lac et on trouve le refuge de Migouelou sur son petit promontoire au-dessus du lac.
Personne, le petit dortoir de 8 places est pour nous : café, sieste, thé, apéro... Au moment où nous préparons le repas : des skieurs ! Ils sont 7, c'est la Timuzapata, qui sort les bouteilles de rouge et les appareils photos. Deux d'entre eux décident de dormir dehors et le reste de la troupe nous permettra de bien chauffer le dortoir ! 

Dimanche matin : l'équipe se lève à 4 H 30 pour partir à 6 H, l'heure à laquelle nous bougeons pour voir le lever du soleil sur le Pic du Midi d'Arrens. Superbe temps : c'est pour ça qu'on est là !
La neige est bien dure, idéale pour les crampons. Nous partons en direction du fond du cirque de Migouélou. On se retrouve sur des pentes très raides où il faut sortir le piolet. Il ne faut pas se louper sinon : c'est un bain dans le lac !
La montée est tranquille jusqu'au pic de Batbielh à 2586m d'où on a une vue sur plein de sommets connus du pic Long au pic d'Anie. La quantité de neige est vraiment phénoménale...
Nous redescendons en passant par les crêtes pour garder une vue d'ensemble sur la vallée. Au refuge, on refait les sacs.On ne veut pas trainer à cause de la neige qui ramollit. En effet, la descente sera assez fastidieuse : en raquettes on glisse et à pied on s'enfonce ! A la fin, on trouve d'énormes ponts de neige.
Arrivée au parking vers 15 H, on apprécie la toilette dans le torrent. Nous croisons nos camarades rochelais qui étaient vers le glacier de Las Néous.
A Marsous : ravitaillement en fromage, on commençait à être en manque...
Puis nous passons un moment sympa chez Caro qui nous accueille dans son agréable jardin à Salles d'Argelès. A vrai dire, nous n'avons pas trop envie de partir....
Mais, comme d'habitude, nous avons 4 H 30 de route à faire avec arrêt à la cafét de Langon ! Sans parler des copains qui sont allés grimper en Ariège et nous attendent. Nous prendrons le temps de discuter pour se raconter notre week-end, qui a été un peu plus humide pour eux.
Voilà un beau week-end, sans trop de désagréments météorologiques, pour une fois ! ça remonte le moral en attendant que la neige fonde et nous laisse approcher de plus hauts sommets.

Les photos ICI.

13 mai, 2013

Au choix : pluie ou brouillard ?

Vallée de Bellongue - 9 au 12 MAI 2013 - par Lulu et Philou

Les derniers mètres avant de renoncer !


En ce long viaduc de 5 jours (8 mai + ascension), nous voilà partis pour explorer un nouveau coin d'Ariège : la vallée du Garbet. Nous voulons faire connaissance avec les cabanes qui dominent le cirque de Cagateille. Après avoir fait la route jusqu'à Ustou, nous sommes prêts pour le départ au parking de la Peyre à 14 H en direction de la cabane de Lacarde. Il fait assez chaud et les sacs sont très lourds car nous avons de la nourriture pour 5 jours et les raquettes en plus. A 15 H, les gouttes commencent à tomber. Nous savions que le temps allait être instable, mais quand même.... Nous rencontrons rapidement de la neige, d'anciennes avalanches de fonte pleines de cailloux et de branches. Puis ce sont de gros névés bien mous et pentus où les raquettes ne tiennent pas. Il pleut toujours, nous sommes dans le brouillard et de grosses corniches nous barrent soudain la route. Sachant que nous ne pourront pas faire de feu à la cabane pour nous sécher, nous préférons rebrousser chemin tant que nous le pouvons encore. A 19 H 30, nous sommes de retour au parking, complètement trempés,  après avoir fait 1 000 m de montée et de descente ! ça met en jambe....
Nous trouvons refuge au gite de l'Escolan où nos affaires s'égouttent toute la nuit sans sécher.

Le lendemain, pas résignés, comme nous avons des vêtements de rechange et de la nourriture pour les jours suivants, nous décidons de changer nos plans. Nous partons en moyenne montagne pour ne pas rencontrer les mêmes déconvenues et surtout ne pas emporter les raquettes. Ce sera donc la vallée de Bellongue,déjà repérée en février. Nous savons qu'il y a plein de cabanes ouvertes.

1er jour : départ du village d'Augirein pour monter dans la forêt jusqu'au sommet du Cornudère où le brouillard voudra bien se lever un peu. Sur les crêtes, nous nous faisons surprendre par le crachin puis la pluie. Nous n'apercevons la cabane de Roquepi qu'à 10 mètres ! Le bois, très humide, n'a brûlé qu'au moment du coucher mais nos affaires ont pu sécher un peu. Le vent souffle une bonne partie de la nuit et la pluie ne s'arrête pas.

2e jour : Réveil à 8 H mais nous ne partons qu'à 12h30 lorsque la pluie s'est enfin arrêtée.Remontée sur les crêtes, toujours dans le brouillard, pour descendre à travers bois vers le col de Portet d'Aspet. Puis nous traversons les pistes forestières par les cols de la bène, de l'Artigue et de la Croisette. A la cabane de Piejau, deux montagnards sont installés et ont fait du feu, c'est très accueillant ! Nous y passons une soirée fort sympathique et une nuit au chaud.

3e jour : toujours un brouillard très épais, ce qui nous permet de faire des exercices d'orientation ! Nous décidons de faire un circuit par toutes les cabanes du coin. Nous passons par les pistes forestières pour rejoindre la cabane du col de l'Estrade puis celle de l'Herbe Soulette où nous mangeons. Le brouillard se lève un peu et nous avons une meilleure vue sur cette petite vallée qui fait un cirque. Nous en faisons le tour en restant à environ 1500m d'altitude, nous rencontrons cependant d'énormes corniches de neige. Nous visitons diverses cabanes au passage et décidons d'élire domicile à la Cabane du Taus qui bénéficie d'une vue magnifique. Il y a du bois sec et de l'eau à proximité.

4e jour : le soleil veut bien apparaître un peu au moment du petit-déjeuner puis le ciel se couvre à nouveau. Philou a concocté un tracé assez rectiligne pour rejoindre la voiture. Après être descendus dans les pâturages, nous prenons une piste forestière et d'anciens sentiers qui disparaissent dans les bois. Puis la descente vers Augirein se fait tranquillement par un sentier mieux marqué reliant d'anciennes granges.

La cabane du Taus
Séjour réussi malgré les aléas météo... endroits très sauvages, cabanes accueillantes, pratiquement personne en montagne : une paix royale !
Les photos des 4 jours ICI .