07 mars, 2022

La tête dans les nuages !

 5/6 MARS 2022 à EAUX-BONNES

Avec Xav, Jako, Guigui, Lulu + Sylvie

Rapidement organisées en moins d'une semaine, ces retrouvailles ont été appréciées malgré le temps mitigé. Mais on s'en est sorti avec un programme adapté !

 

Samedi : direction l'Espagne où le ciel est moins chargé. En effet, un peu de ciel bleu parait à travers les nuages en milieu de journée. Nous partons du parking d'Anayet où il fait - 5° ! Cette fois, arrivés sur le plateau, nous tournons à droite pour monter au sommet de la Punta Espelunciecha à 2400 m. Une couche de 15 cm est tombée sur la couche ancienne. On attaque par la face Ouest pour prendre pied sur la crête. Très belle vue qui plait beaucoup à ceux qui ne connaissaient pas l'endroit. En plus, il n'y a pas de vent et on peut manger au sommet. Descente tranquille pour Lulu et un peu plus longue pour les skieurs qui cherchent de belles pentes.

Au chalet, un bon apéro nous attend, suivi d'une raclette béarnaise : charcuterie de chez Lahouratate et fromage de brebis !


 Dimanche : l'accès à Gourette étant moins compliqué (c'est la fin des vacances), on décide d'y monter. Les skieurs laissent Lulu au parking des Crêtes Blanches, désert et dans le brouillard ! Ambiance sauvage dans la poudreuse pour monter au Soum de Grum où la vue s'étend un peu vers le Soulor. Puis, prudence sous les corniches pour couper dans la pente et rejoindre la piste menant au Col de la Cure. Ensuite, c'est une descente bucolique pour manger à la cabane du Lazive et une belle suite sur la Montagne Verte. Le tout sans voir personne ! Juste un renard et quelques rapaces. 

De leur côté, les skieurs sont partis vers le Lac d'Anglas, dans la purée de pois, avec de gros doutes sur le tracé. Plus aucun repère avec le jour blanc ! Ils ne verront pas le lac car la visibilité est nulle ! Une descente prudente est de mise pour retrouver le vallon du Valentin. 

Tout le monde se retrouve au chalet vers 16 H 00 pour un bon goûter avant de reprendre la route.

L'album photos.


 

21 février, 2022

Le canigou, seulement pour nous !

CIRCUIT CABANES DANS LE MASSIF DU CANIGOU 

DU 16 AU 20 FEVRIER 2022 avec Lulu et Philou


J1 : la météo n'étant pas très bonne en ce début de vacances, il ne nous faut pas longtemps pour décider de la destination ! La route est longue mais ça vaut le coup de se rendre dans ce coin des Pyrénées où le soleil brille souvent.

Nous arrivons au Col de Jou (1 125 m) vers 16 H, pas un chat,  et chargeons les sacs, toujours la même histoire : la bouffe, le matériel de sécurité, raquettes, crampons, etc ! Nous prenons le GR 10 qui monte tranquillement dans la forêt, jusqu'au Col du cheval mort où il est préférable de récupérer la piste car il n'y a plus trop de lumière ! Piste qui s'avère être enneigée et même verglacée. A Mariailles, le refuge forestier est en vue à 1 700 m. Il est divisé en deux parties, nous choisissons la plus grande avec une belle cheminée et un dortoir pour 10. Il y a un peu de bois que Philou coupe pendant que Lulu part à la recherche de la source : elle est gelée ! Donc, nous redescendons tous les deux à la frontale jusqu'au dernier virage de la piste pour se servir dans un petit torrent. Bonne nuit dans le dortoir de 10 places.


 J2 : le temps est nuageux mais va se dégager au cours de la journée. Nous suivons toujours le GR 10, tranquille dans la forêt puis de plus en plus enneigé et raide. Nous alternons raquettes et crampons selon le terrain, quelle perte de temps ! La dernière pente avant la traversée du cours d'eau s'avère très pentue avec de la neige sans cohésion. Philou s'y engage en raquettes et déconseille à Lulu d'y aller ! Donc, elle chausse ses crampons et va faire un grand détour par le haut. Enfin, on est sur du terrain tranquille et on peut manger en profitant du paysage. Ensuite, côté sud, il n'y a plus de neige. On tombe sur un carrefour avec un sentier balisé que nous n'avions pas repéré et que nous aurions pu prendre. Il nous sera utile au retour. En attendant , il faut rechausser les raquettes pour la dernière montée jusqu'au refuge Arago à 2150 m. Splendide cabane très cosy dans un cadre somptueux. On s'occupe : déneigement de la source, recherche de bois et repérage de la montée du lendemain.

J3 : soleil et ciel bleu mais neige toujours aussi pénible à pratiquer. Nous faisons un long détour pour traverser le torrent escarpé. Après une balade bucolique en louvoyant à travers les sapins, les difficultés surviennent. Lulu voulait faire un détour par une petite combe mais Philou a préféré couper tout droit sur une pente très exposée. Bonjour les émotions ! Enfin, nous avons mis les crampons et le terrain est moins pentu. On continue tranquillement jusqu'à la Portella del tres vents qui porte bien son nom. On s'abrite près des rochers pour manger. Belle vue sur le sud mais pas de neige et très peu sur les pentes du Puig del Tres Vents. Nous décidons de monter au sommet à 2 727 m. Très bonne idée, c'est une belle crête avec une vue sur le Canigou et la chaine pyrénéenne au loin. Ensuite, la descente sera plus tranquille, par la combe à Lulu et une succession de petites pentes ! Encore un peu de ravitaillement en bois (au moins pour 3 jours !) et le poêle nous réchauffe bien le soir.


 J4 : Vu la météo et le temps perdu à la montée, nous avons décidé de redescendre à Mariailles. La matinée sera occupée à mettre et enlever les raquettes, ne pas glisser sur le sentier verglacé, chercher les traces de balisages, traverser le torrent du Cadi, .... Le tout sous le grésil puis la neige. Nous arrivons vers 12 H 30 à Mariailles, la cheminée fume. Le refuge est occupé par 6 randonneurs du coin, très sympathiques, qui sont venus les sacs plein de victuailles. Nous mangeons au chaud en regardant  la neige tomber de plus en plus dru. Vers 15 H, ça se calme, Lulu part faire une balade sur la piste forestière pour profiter du paysage féérique. Puis, c'est ravitaillement en bois et en eau. Comme la grande pièce du refuge est très enfumée, nous décidons d'occuper le petit refuge annexe où nous sommes au calme. D'ailleurs, un couple d'espagnols viendra se réfugier chez nous car ils ne peuvent pas dormir !

J5 : C'est de nouveau le grand beau temps mais il faut redescendre ! Nous profitons de la belle vue dégagée sur les sommets et les passages rocheux splendides. Il y a un peu plus de monde en ce dimanche mais nous avons pu profiter de la solitude pendant 3 jours !

 


Et en bonus : le super film !

 

07 février, 2022

Snow, sun and friends !

EAUX-BONNES                             5/6 février 2022

Avec Xav, Philou, Eric et Lulu


Enfin, Eric est de retour après quelques années d'absence avec nous en montagne ! On se retrouve tous les 4 au chalet le vendredi soir.

 

Samedi : on est censé faire une sortie light pour qu'Eric puisse se mettre en jambes... Comme la neige a bien fondu et qu'on veut changer de coin, on décide de descendre en Espagne. On stationne au parking de la station d'Anayet à 1700 m. De là, on s'engage dans le barranco de Culivillas en rive droite du torrent. Il y a du brouillard et il neigeotte mais on sent bien que le soleil n'est pas loin. Après un dernier raidillon casse-pattes, on arrive sur le plat d'Anayet. Ambiance grand nord avec les nuages, l'immensité enneigée et les pics d'Anayet et d'Ossau qui apparaissent. On se dirige vers le sud pour trouver un coin où manger. Ensuite, comme il n'est pas tard et que le soleil est là, direction le Pic d'Arroyetas à 2 555 m. Pour atteindre le col sur la crête, il faut passer une pente bien raide donc on chausse les crampons. Au col, la vue est splendide sur les sierras Collarada et Telera. 

Sommet du Pico Arroyetas

Encore 100 mètres et nous sommes au sommet. Quelle vue ! du Pic d'Anie aux Pics d'Enfer. Eric ne regrette pas les 900 m de dénivelés arrachés à la sueur de son front ! Il descendra tranquillement avec Lulu tandis que Xav et Philou se prennent quelques gamelles à skis dans un vallon bien glacé. En bas, il souffle un vent glacial, nous avons eu de la chance de pouvoir profiter d'une bonne météo.

 


Le soir, c'est garbure à volonté, concoctée par Philou ! et tarte aux myrtilles...

Dimanche : Départ du Caillou de Soques pour trouver un nouveau spot. Avant cela, Lulu fait un beau salto sur un rocher verglacé et se fait bien mal au tibia, mais rien de grave. Montée sympa dans la forêt puis on débouche dans le vallon d'Arrious où on peut chausser raquettes ou skis. La progression est tranquille jusqu'à la cabane de berger. Le but est de monter au Bat de la Quèbe, un beau spot de ski. En effet, la pente est raide et pas vraiment adaptée à la raquettes. Lulu et Eric s'arrêtent à 2100 m pour manger face au splendide panorama sur Anayet et Anéou. Xav et Philou continuent 200 mètres plus haut pour profiter d'une belle descente. On se retrouvera tous en bas à 15 H 30 après avoir bien profité de l'endroit.

Montée vers le Bat de la Quèbe

Deux très belles sorties qui nous ont fait découvrir de nouveaux spots, à refaire !

L'album photos.

 

17 janvier, 2022

Du soleil et des glaçons !

Chalet des Eaux-Bonnes

du 14 au 16 janvier 2022 Avec Xav, Guigui, Philou, Lulu, Jako + Patrick

Quel troupeau en ce beau week-end à rallonges ! Jako et son ami Patrick sont déjà sur place depuis le mercredi lorsque le reste de la troupe arrive le jeudi vers 23 H. L'heure tardive  n'empêche pas tout le monde de jacasser ! Les conditions en montagne sont particulières : du soleil mais, comme il a gelé après la pluie, la neige est très verglacée. On ne peut donc aller que dans des endroits ouverts qui prennent le soleil. C'est à dire au Pourtalet !

Vendredi : Xav part au boulot, Patrick souhaite continuer son entrainement de skis à Gourette. Jako, Guigui, Philou et Lulu montent au Pourtalet. Une fois de plus, les garçons partent vers le Pic d'Estrémère qui est en bonnes conditions. En plus, Jako a pris son parapente et s'offre un splendide vol. La vidéo :




De son côté, Lulu part tranquillement se remettre en jambes sur les contreforts sud du Peyrelue : tranquillité absolue et magnifique vue sur les Pics d'Enfer et la Pena Foratata.

 Le soir, tout le monde est H.S. mais ça n'empêche pas de faire un énorme festin avec moultes bouteilles !

Samedi :  Patrick part à nouveau sur Gourette tandis que les autres reprennent la direction du parking de l'Araillé. Déjà du monde, on décide de partir vers le col de l'Iou. Les garçons ne s'amusent pas, même avec les couteaux. En effet, tout est verglacé et certaines pentes sont de vrais miroirs. Lulu arrive en premier, en raquettes, sur les hauteurs du col où souffle un vent glacial qui ramène la température à un bon - 10°. Il faut s'emmitoufler dans la doudoune pour être à l'aise et prendre de belles photos avec le Petit pic d'Ossau majestueux et les sommets d'Ayous. On ne traine pas et on descend au petit col plus bas pour manger. Jako voulait tenter un vol mais les conditions ne le permettent pas. Il décide de redescendre avec Guigui dans la vallée pour tenter un décollage de la Montagne Verte (qui se transformera en sieste au chalet !). Pendant ce temps, Xav et Philou remontent sur les pentes sud du Peyreget pour une très belle descente. Tandis que Lulu trainasse pour profiter de l'endroit.

 L'album photos de la journée


 Dimanche : n'ayant plus de possibilités pour trouver de la neige en condition, nous décidons de profiter de la vallée. En effet, Jako a repéré un spot de parapente au Port d'Aste. Nous y allons tranquillement par la piste en observant les rapaces d'Aste-Béon. Nous arrivons à destination pour manger dans les pâturages sous un beau soleil. La voile est étendue et c'est un magnifique envol avec un vent parfait. Nous descendrons tranquillement pour retrouver Jako aux voitures. Il rentre directement à Niort avec Patrick pendant que les autres rentrent à Eaux-Bonnes comme s'ils allaient prolonger leur séjour. Mais ce n'est pas le cas ! Il faut ranger les affaires pour repartir vers le nord... 
 


 Rendez-vous est donné dans 3 semaines avec l'espoir de meilleures conditions de neige et la venue d'autres trappeurs !


24 décembre, 2021

Résidence de luxe !

 Cabane d'Espélunguère

du 20 au 23 décembre 2021

Avec Lulu et Philou

Innovation cette année : pas de réveillon en montagne pour cause d'agenda et une seule cabane pour cause de vieillerie ! Et on a bien fait car le temps a été superbe avant Noël et c'est très confortable de pouvoir se balader avec des sacs légers. Ils étaient assez lourds comme ça avec les matériels de sécurité !

Lundi : départ des Forges d'Abel. On est obligé de se garer sur la nationale tellement il y a de neige. La montée jusqu'à la cabane est tranquille sur la piste et par les raccourcis mais toujours à l'ombre à cette saison. Arrivée vers 15 H 30, il y a un accompagnateur avec 4 clients qui font des igloos où ils doivent dormir. Ce n'est pas gênant donc on s'installe dans la cabane (5 places) et on fait un gros stock de bois pour s'occuper. Les autres en seront ravis car ils sont tous mouillés en fin de journée. Soirée tranquille à discuter et profiter de la chaleur du poêle; et nuit bien douillette.

Mardi : nous décidons de monter vers la frontière pour tenter le tour par le Lac d'Estaens. Le pas d'Escalé nous ralentit car des coulées gelées et des passages scabreux nous obligent à chausser les crampons. Arrivés sur les grands pâturages d'Aygues Tortes, c'est le silence et l'immensité sous le regard de la Sierra de Bernera et de l'Ossau au loin. On monte dans les petits vallons mais à 1800 m, on se rend compte qu'on va être un peu juste en temps car nous devons faire plein de détours à cause des corniches. Donc, demi-tour prudent et pause au soleil avant de repasser les difficultés du matin, encore plus pénible car la neige a ramolli ! Nous serons tous les deux pour cette 2e soirée.

Mercredi : direction la montagne de Couecq. On crève de chaud dès qu'on arrive au soleil et la neige n'a pas regelé la nuit. On reste prudent sur le petit verrou rocheux qui mène sur le plateau. Ensuite c'est plus tranquille en cheminant parmi les mamelons jusqu'aux cabanes de Caillabère. Philou s'attaque au déneigement de la porte d'entrée pour manger à l'intérieur. Cet endroit est vraiment magique. Dommage qu'il n'y ait pas de bois ! La descente sera prudente dans la forêt où on trouve d'énormes coulées et même une qui n'était pas là à la montée... En fin d'après-midi, on voit arriver 3 personnes : deux trentenaires et leur tante. Soirée très sympa à discuter.

Jeudi : il nous reste à descendre tranquillement, toujours sous le soleil. Visite à la cabane de Thézy au passage, très mignonne aussi. La neige a déjà bien fondue sur la route des forges d'Abel et le paysage à changé. Décidément, les périodes hivernales sont courtes.

Ravis de ce séjour enneigé et ensoleillé, nous sommes contents d'avoir pu profiter de conditions normales, même si ça ne dure pas longtemps. Nous verrons ce que nous réserve la suite de la saison...

Le film du séjour.

 


20 décembre, 2021

Une neige de cinéma !

 18/19 DECEMBRE 2021

Week-end à  EAUX-BONNES

avec Xav, Philou et Lulu

Après des sorties annulées pour cause de Covid (Xav ayant refilé le virus à ses copains en novembre !) et les intempéries de la semaine précédente, Lulu et Philou sont assoiffés de neige et prennent la route dès le vendredi matin. Youpi, c'est les vacances !

Samedi : direction le Col du Pourtalet car on veut profiter de cette belle journée avant le redoux annoncé. Retour vers le Pic d'Estrémère, une valeur sûre et bien exposé à cette saison. Montée ensemble et on se retrouve en bas pour manger. Ensuite, les garçons y retournent pour profiter d'une 2e descente tandis que Lulu fait un tour sur les pentes sud du Peyrelue. Il fait super chaud !

Dimanche : les garçons partent vers Gourette en bus car c'est le bordel pour se garer. Ils resteront en bordure de piste car c'est très verglacé. De son côté, Lulu monte au Lazive et fait une descente hasardeuse par les bois. Ce qui s'avérera être une magnifique boucle : un grand tour de la Montagne Verte. Par contre, le retour par le goudron est définitivement à éviter après une si grosse journée !

  Vidéo de la journée de Lulu.

On passe une dernière soirée ensemble avant de se séparer le lundi, mais ce n'est pas fini pour Lulu et Philou qui passe dans la vallée à côté  !

 



15 novembre, 2021

Trappeur glissant, trappeur volant !

 Eaux-Bonnes - 13/14 novembre 2021

Avec Xav, Philou, Lulu, Cliff et Sylvie

 

Ayant réussi à décider Cliff à bouger, Lulu a vite fait de rameuter les troupes pour un petit week-end chez Xav. Départ le vendredi en début d'après-midi et on passe prendre Sylvie à Beautiran. 

Chacun a apporté des victuailles donc on sait qu'on ne va pas manquer ! La soirée commence par un bon apéro et c'est parti !

Samedi : après maintes hésitations concernant la météo, on se décide pour éviter de faire trop de route et être à l'abri du vent froid. Ce sera la vallée du Soussouéou, très tranquille à cette saison car le GR10 est plutôt désert... Belle montée dans la forêt, sentier en balcon, pâturage immense et nous arrivons à la cabane pour manger. Finalement, on reste dehors car il ne fait pas froid. Ensuite, pour ne pas rentrer trop tôt, on fait un petit tour en sautant par dessus les ruisseaux. Cela nous vaudra de très belles figures ! La descente dans les bois ne sera pas mal non plus avec des glissades sur les feuilles et les rochers humides. Nouvelle soirée festive et dodo pas tard car le trappeur en chef est bien enrhumé.

Dimanche : un crachin persistant ne nous laisse rien espérer, même du côté espagnol. Pendant que Sylvie essaye d'avancer dans son travail, les trappeurs partent à la recherche d'une tomme de fromage puis font un tour au bistrot du coin. Toujours pas d'amélioration dans l'après-midi et il faut se résoudre à rentrer.

On le sait bien, à cette saison, ce sont plutôt des week-end gastronomiques mais on est sorti quand même et on a pu voir que les troupes sont toujours en forme !

L'album photos.


30 octobre, 2021

La saison du bonheur !

 Circuit cabanes entre Haute-Ariège et Capcir

du 24 au 28 octobre 2021

avec Xav, Philou et Lulu

Cette année, Xav a décalé ses vacances pour accompagner ses acolytes dans leur périple automnal. Il a bien fait car la météo a été parfaite et tout le programme a pu être respecté !

 

Retour à Merens 10 ans après notre demi échec (voir octobre 2011).

J1 : départ de Coucoury pour Mérens où nous sommes sur le départ vers 14 H 30. Putain, les sacs ! Il fait frais à l'ombre mais on se met vite à transpirer dès qu'on arrive au soleil sur la piste. Au col de Surle, on a déjà plus de 600 m de montée dans les pattes. Là, partie sanglier, il faut viser le vallon envahie par les arbustes et descendre jusqu'à la piste. Ensuite, c'est simple, on la suit jusqu'à tomber sur une cabane fermée, et on récupère le sentier balisé qui descend dans la vallée d'Orgeix. On a un peu de mal à trouver la cabane de Cizarols, cachée dans les bosquets. Mais elle est toujours aussi accueillante avec sa belle cheminée. On va chercher du bois puis, tandis que Philou s'attaque au sciage, Lulu et Xav descendent au torrent pour filtre la provision d'eau. Cette première journée est arrosée par un bon apéro car Xav a pris une bouteille de vin, qui nous fera deux jours.

J2 : toujours un temps magnifique mais ça caille dans le fond de la vallée qui ne voit pas le soleil toute la journée. On se réchauffe en reprenant la montée de la vallée d'Orgeix jusqu'au lac d'Aygue Longue où on retrouve le soleil. Magnifique endroit avec ensuite la raide montée jusqu'au Col de la Parade puis au pied du Pic de l'Homme. Après la visite de la douillette cabane du berger toute en bois, nous descendons à l'Etang Tort pour la pause de midi. Ensuite, c'est flou.... on suit des chemins à moutons jusqu'à l'Etang Deroun puis on cherche la descente vers l'étang de Naguille. Elle n'existe pas vraiment ! On aperçoit une personne descendre vers un pierrier puis plus rien. Finalement, on trouvera quelques cairns dans les rododendrons et on arrivera à bon port sur le GRP. Encore un endroit grandiose que cet immense étant de Naguille ! Nous continuons la montée jusqu'au replat où se trouve le refuge d'Eychouzé à 1950 m. Une cheminée mais pas de bois, le soleil est déjà caché, quelques ruines des anciennes cabanes des ouvriers du barrage, un endroit bizarre... Par chance, il y a des matelas et couvertures donc nous n'aurons pas trop froid. Sans oublier, l'apéro et un repas chaud !

 J3 : encore un froid bien sec avec 6° dans la cabane. Là encore, on s'active sur le sentier pour se réchauffer. Le programme en yoyo fait un peu peur car nous montons à la Couillade d'En Beys pour descendre à 1950 m et remonter à 2450 m. Mais tout cela se fait en douceur, sous un soleil radieux, avec une multitude de lacs, dans un calme et une solitude extraordinaire ! Au dernier col, les cailloux parfois verglacés de la Haute-Ariège laissent place à la steppe du Capcir : magique la vue sur l'étang de Lanoux ! C'est vers lui que nous descendons pour partir à la recherche de notre 3e cabane à 2200 m d'altitude, la cabane de Sola. Sans bois là-aussi mais franchement quel cadre ! Cerise sur le gâteau : un petit ruisseau coule à côté, nous profitons du soleil très longtemps et des troupeaux de mouflons courent partout ! Nous nous installons sur les bas flancs car pas de table mais ce n'est pas trop mal pour jouer au "6 qui prend" à la lueur de la bougie.

J4 : lever du soleil splendide, 4° dans la cabane de Sola. Ce matin nous commençons à marcher au soleil et il fait bon. Nous montons vers la Porteille de Lanoux où nous laissons les affaires. Philou préfère se reposer. Xav et Lulu suivent les crêtes pour monter au sommet du Puig Pedros à 2 840 m, surprenant encore des mouflons. Au sommet, vue dégagée sur l'Andorre, les crêtes frontières et une vue à l'infini. Descente raide mais rapide pour retrouver Philou vers 13 H et manger un morceau. Ensuite, c'est de la descente tranquille et très bucolique vers la Cabane de Bésines. Là nous croisons un peu de monde étant donné la proximité du parking  mais c'est franchement tranquille ! Là encore, le soleil est longtemps présent et nous attendons le dernier moment pour se mettre au chaud devant une bonne flambée. La dernière nuit sera bien douillette.

J5 : une belle gelée encore ce matin avec encore des endroits verglacés sur le sentier. Nous montons jusqu'au Porteille des Bésines où nous attend une longue descente vers la civilisation ! Pas si simple avec beaucoup de pierriers jusqu'à la Jasse du Miey puis on longe le torrent sur un sentier un peu plus pratique mais tellement long ! Les paysages sont flamboyants avec les couleurs d'automne. Arrivés dans la forêt, les garçons comptaient sur les sources chaudes pour une bonne pause. Mais, hélas, cet endroit est accessible depuis Mérens et toutes les baignoires naturelles sont prises ! Nous arriverons fourbus à la voiture vers 12 H 30. Après un arrêt sans succès pour trouver à manger à Ax-les-Thermes, nous trouvons le réconfort dans un sympathique petit snack au bord de la route à Savignac. Un hamburger ariègeois avec des frites maison, juste ce qu'il nous fallait ! N'oublions pas la pause au Vieux Campeur à Labège et la journée se terminera chez Sylvie à Beautiran pour un nouveau très bon repas avant de rentrer à la maison !

Quel bonheur cette saison magique qu'est l'automne avec ses couleurs et la solitude des grands espaces ! Une transition parfaite avant de retrouver la neige, nous l'espérons bientôt !

 L'ALBUM PHOTOS.



11 octobre, 2021

3 filles sur le caillou !

 Cabane d'Anaye : Grand Pic du Billare et Table des Trois Rois

9/10 octobre 2021 avec Lulu, Karelle et Mathilde

Trois filles en forme et motivées avec une belle météo en perspective ! Départ le vendredi soir à 18 H de Pons pour poser la tente au camping de Bedous : il est fermé !

On se rabat sur Lescun : fermé. Nous finirons pas squatter le parking désert de la salle des fêtes et on s'installe au hasard à la frontale.

Samedi matin : ça caille grave ! On monte au village pour trouver de l'eau et on part vers le parking de départ pour prendre le petit-déjeuner et boucler les sacs. La montée est jolie dans le bois, 500 m de dénivelé et on débouche dans les pâturages où se trouve la cabane d'Anaye. On s'allège avant de repartir en direction de pentes beaucoup plus raides ! Après la pause de midi, il reste encore 400 mètres de montée. La fin est plutôt sportive et aérienne sur les crêtes, il ne faut pas louper une marche... Au sommet du Grand Pic du Billare à 2318 mètres, il reste à profiter de la vue de toutes parts du Pic d'Anie au Balaïtous en passant par l'Ossau. La descente se fait lentement, surtout à la fin car le sentier est très humide. On ramène un peu de bois car le poêle est HS mais nous voulons profiter d'une petite flambée dehors. Le brouillard nous envahit et il fait vite frais en soirée. Nous sommes contentes de profiter du feu pour l'apéro qui va durer longtemps : Karelle a apporté plein de  victuailles faites maison et Lulu une bonne bouteille de vin. Nous verrons débarquer 3 locaux à la frontale qui nous demandent poliment de pouvoir s'installer dans la cabane et utiliser les braises pour leurs grillades. Tant d'amabilité, ça change ! Dodo vers 21 H 30 sur les matelas douillets du dortoir.

Dimanche : lever vers 7 H, toujours dans le brouillard. Les jeunes chasseurs nous disent que ça va se dégager. Nous démarrons bien habillées puis nous sortons de l'humidité vers 1800 m. Le vallon du Marmitou est toujours aussi sauvage et agréable. Début des cailloux et pause avant le col des Ourtets. Karelle préfère nous attendre vers 2200 m avant les grosses difficultés. En effet, le lapiaz crevassé est interminable jusqu'au Col de lhurs. Ensuite, c'est de la rigolade jusqu'à la Table des trois rois à 2421 m. Nous y sommes seules pour admirer le paysage spectaculaire. La montée au Pic ne nous fait pas envie : une foule impressionnante d'espagnol. Nous retrouvons Karelle pour manger vers 13 H et terminer la descente tranquillement jusqu'à la cabane. Pas facile d'abandonner cet endroit magique ! A l'arrivée au parking, on en a plein les pattes mais un détour s'impose vers la ferme de Superbat pour l'achat de fromage !

Quel plaisir d'être en montagne  à cette saison, les nombreux touristes sont partis mais le soleil est toujours là !

L'album photos.


 

27 septembre, 2021

Un week-end presque parfait !

Entre Cauterets et Argelès

Du 24 au 26 septembre 2021

Trappeurs : Xav, Lulu et Philou

 C'est l'histoire d'un week-end qui aurait pu être parfait...

 

Etant donné l'emploi du temps de chacun, un week-end de 3 jours se profile. On se donne rendez-vous à Argelès dès le jeudi soir et on dort dans le camion à Xav au bord du gave. Nuit un peu bruyante à cause des véhicules qui circulent à toute heure mais on s'y fait...

Vendredi : le programme est de monter au refuge Russell et de faire les Pics de Cestrède et d'Ardiden. Les sacs sont allégés car pas de duvet ni de matelas mais sont lestés par l'apéro et diverses victuailles... Au parking de la Fruitière, nous partons tranquillement sur le sentier qui mène au lac d'Estom puis bifurque vers celui du refuge, encore plus calme à cette saison. Après les 600 m de montée, pique-nique au soleil où on se prélasse en profitant de notre chance d'être ici. Ensuite, on décide de monter un peu pour chercher du bois en sortant du sentier. L'exploration est un peu acrobatique dans les genévriers et les rodhodendrons mais la récolte est bonne. On fait même une réserve sous un sapin, que l'on pourra prendre le lendemain. La fin de journée est paisible avec dégustation de cèpe à l'apéro et une bonne partie de cartes près du feu. On a aussi la chance d'avoir la lumière grâce aux panneaux solaires.

Samedi : en fin de nuit, il pleut et le vent est très fort. On se lève vers 8 H et on peut partir à 9 H quand le temps se calme, mais le vent est bien frais et le ciel nuageux. Le sentier n'est pas de tout repos avec un gros pierrier avant le col de Culaus. Ensuite, on suit la crête et les difficultés sont loin d'être terminées car il faut mettre les mains et chercher le cheminement. A 100 mètres sous le sommet, Lulu abdique car elle a la tête qui tourne et n'a pas envie de faire un vol plané dans les rochers. En plus, le plafond nuageux commence à s'abaisser, rendant l'ambiance bien glauque. Les garçons continuent jusqu'au sommet du Pic de Cestrède à 2 947 m où ils ne verront rien ! Pendant ce temps, Lulu a commencé à descendre prudemment jusqu'au col où une première averse arrive puis jusqu'au pierrier où c'est la grêle ! Pause sur un replat herbeux à l'abri d'un gros rocher pour attendre les garçons. Finalement, on pourra manger ensemble sous le soleil vers 15 H. La fin de la descente parait longue mais la vue est beaucoup plus jolie que le matin. Surtout vers l'arête de l'Ardiden très impressionnante. On ramasse notre provision de bois et on arrive au refuge vers 17 H où la cheminée fume à fond ! En effet, 5 jeunes, 2 chiens et quelques cannettes de bière sont installés, fenêtres ouvertes et lumière allumée.... Non seulement ils ont cramés la réserve de journaux, de cagettes et de bois mais en plus le refuge est complètement enfumé ! Dialogue impossible, ambiance électrique, il est évident que la soirée est fichue... Lulu ne pouvant pas supporter la fumée, ni les autres, propose aux garçons de redescendre et de trouver un plan B. Vers 18 H, on remballe donc nos affaires enfumées. 

L'ambiance se détend sur le sentier bucolique en sous-bois. Et c'est l'apothéose sur l'interminable sentier du Lutour quand l'orage éclate et la pluie s'abat sur nos pauvres carcasses ! On récupère le Berlingo au parking à la nuit tombée, et trempés !  Le but est de redescendre au camion à Argelès et d'y dormir, non sans oublier de s'arrêter à Cauterets pour acheter des pizzas... On peut donc manger à l'abri et au sec vers 21 H. Cette fois, nous sommes postés sur un parking plus calme. On ne tarde pas à se mettre au lit. La dernière descente nous a bien cassé les orteils. Quelle journée !

Dimanche : on se lève bien après 8 H, Lulu part acheter des viennoiseries et on s'installe tranquillement sur une table en bois. Le ciel est nuageux mais il ne fait pas froid. On pensait aller vers le Cabaliros mais il est dans le brouillard. Etant donné l'heure tardive et les courbatures, Lulu propose de monter au Col d'Andorre qui est exposé au sud et parait bien ensoleillé. Nous partons donc vers la vallée du Bergons et on se gare sur une piste. La montée est reposante sur le GR puis sur un petit sentier en balcon. On arrive dans les pâturages au-dessus de la cabane et on continue  jusqu'au Soum de Leiz à 1520 m. Certes,  l'altitude est moins spectaculaire que la veille mais au moins on a une vue splendide sur les pâturages et la vallée. Une petite rando bien reposante pour la tête et le moral, qui nous récompense de nos malheurs. En plus, pour vraiment terminer le week-end en beauté, nous passons un long moment à St Savin chez notre amie Caro. On avait plein de choses à se raconter depuis Noël !

Voilà, nous ne retiendrons que les bons moments de ce week-end et les projets sont déjà en tête pour les prochaines vacances et même plus loin puisqu'il est de nouveau question d'aller en Norvège ! Rêvons à nouveau....

L'album photos.