31 mai, 2021

Retrouvailles gastronomiqes !

 Cabane de Yerse - Pic de Monbula

29/30 mai 2021

Trappeurs : Lulu, Xav, Karelle et Florence


Enfin un week-end de trappeurs ! La météo n'est toujours pas stabilisée, les copains ont décliné l'invitation mais les copines sont là ! Direction le Piémont pour échapper aux orages et gagner du temps (toujours le couvre-feu à 21 H).

Samedi : après une bonne soirée et une nuit au camping de Baudreix, les filles rejoignent Xav sur le lieu de rendez-vous à Arthez-d'Asson. On est content de se retrouver pour une petite virée ! On continue jusqu'à Arrioussec, le vrai point de départ. Là, il faut suivre le cours d'eau et remonter dans la forêt dense et humide en escaladant ou évitant quelques arbres tombés. ça monte raide à la fin et sans zigzag ! On débouche sur les pâturages où un troupeau de chevaux nous accueille. Ils sont méfiants au début puis s'avèrent très collants ! Ils nous escortent jusqu'à la cabane de Yerse où on est soulagé d'arriver. Il faut dire que certains ont les sacs lestés de choses appétissantes.... 

On se met à l'ombre pour manger et trainer un peu. Karelle nous déballe ses provisions, c'est impressionnant ! Un homme arrive avec deux gamins. Pas de problème, il y a de la place dans le dortoir. Après s'être installés, on va faire un tour vers le Col d'Espades en suivant le tuyau d'eau qui sort à la cabane mais ne coule pas. A la source, on ne voit rien d'anormal mais c'est sans doute le peu de pression et la distance qui empêche l'alimentation. A la descente, on s'arrête à une autre source pour filtrer de l'eau. En début de soirée, 3 jeunes du coin débarquent avec un beau stock de provision et de bouteilles. Ils viennent pour compter les isards le lendemain. Nous passons une bonne soirée : apéro de chez Lahouratate apporté par Xav. Puis, le crachin se met à tomber et on se retrouve tous à l'abri pour finir la soirée à discuter. 

 

 
Dimanche : lever vers 7 H au son des cloches. Les chevaux veulent s'inviter au petit déj ! Le ciel est toujours couvert mais le brouillard n'est pas épais. Après un dernier ravitaillement à la fontaine, on s'enfonce dans la forêt à la recherche du sentier de la Croix des Artigous que nous mettrons un moment à trouver. Il est un peu cairné et on voit quelques marques sur les arbres. Mais, là-aussi les enchevêtrements de troncs sont nombreux et on passe un temps fou à les contourner. Malgré le peu de dénivelé, on en a déjà plein les pattes en arrivant sur le plateau de Monbula. Lulu pensait grimper au Pic d'Estibette en aller-retour mais le timing risque d'être serré. Nous décidons d'aller plutôt nous poser au Pic de Monbula pour manger et souffler un peu avant la descente. En effet, le parcours dans les bois sur du terrain karstique est très joli. Encore une pause gastronomique pour finir les restes de Xav et Karelle... A la descente sur le plateau, on tombe sur un troupeau de moutons, gardé par un bon gros patou qui s'invitera sur la photo de groupe ! Ensuite, nous avons droit aux premiers pas d'un agneau juste né. Nous visitions la cabane, super confortable. Hélas, pas de point d'eau à proximité, dommage car cet endroit et parfait et nous n'avons croisé personne de la journée ! La fin de la descente se fera sous la chaleur humide de la forêt avec encore quelques obstacles sous le Pène de Monbula.

                             
 
Malgré l'heure tardive, nous prenons le temps de faire quelques ablutions aux toilette publiques d'Arthez et de discuter un peu. On se promet de se retrouver bientôt, c'est la saisons des bivouacs !

L'album photos.






25 mai, 2021

Petit bond vers Blond

 Monts de Blond - 23 Mai 2021



Adieu la Tardoire et autres projets aquatiques... Météo venteuse, pluvieuse et ça caille !

Ne tenant toujours pas en place et la météo étant la moins pire en ce dimanche de pentecôte, Lulu décide d'emmener sa soeur vers les Monts de Blond, à 1 heure de route. 

ça vaut le détour : petites chemins caillouteux, prés avec vaches ou moutons, petits hameaux aux maison de granit, grandes forêts, étangs. Le Limousin quoi ! 

Une belle boucle de 20 km au départ de Mortemart en passant par les mégalithes. Et avec du dénivelé... on a presque atteint les 500 mètres d'altitude !

 Et il y a encore à voir du côté de Blond ou de Cieux. De quoi donner envie de se lancer sur le GRP du Tour des Monts de Blond !

Les photos.



16 mai, 2021

Shower time !

 Vallée d'Ossau - du 13 au 16 mai 2021

Trappeurs : Xav, Philou et Lulu

Ce mois de mai est décidément très perturbé et la météo ne laisse aucune chance aux sorties sur plusieurs jours, même en cabanes ! Nous décidons de faire un programme au jour le jour en continuant d'explorer les recoins de la vallée, dans sa partie basse car il a encore neigé en altitude. Le programme du soir sera toujours le même : apéro, bon repas et partie de "6 qui prend" !


Jeudi : départ à 9H 30 au-dessus de la Chapelle de Houndas. On suit le GRP jusqu'au Bersaout. Petite visite à la cabane de Castillou puis on attaque les crêtes en évitant la piste. Très jolis pâturages avec un paysage karstique et la vue sur la plaine. Après la pause de midi, on termine une dernière pente jusqu'au Pic d'Escurets où il y a du monde, monté depuis le Col de Marie-Blanque. Le temps commence à tourner et on attaque la descente vers le Col. En effet, le crachin tombe pendant une petite heure. Le soleil revient sur le Benou dans un univers féérique : plateau de verdure, troupeaux et cours d'eau.

 

Vendredi : vu la météo annoncée, on décide d'attendre 13 H pour bouger. On a prévu une rando à l'Aubisque. Mais, arrivés là-bas, c'est la Bérézina : vent glacial, temps bouché et flocons à l'horizontale ! Nous décidons de redescendre là où il fait beau c'est-à-dire à Eaux-Bonnes ! Changement de programme, ce sera une montée dans le bois d'Assouste, par le plateau de Gélos avec une arrivée spectaculaire sur le Gourzy. Vues splendides sur l'Ossau, le Sesques et les pâturages du Gourzy. On s'arrête à 1570 m pour profiter des lieux, silence et sérénité. Retour par le GRP, après 19 H.

 

Samedi : on voulait tenter une sortie vers Artouste mais le même scénario que la veille se dessine. Les garçons descendent au marché de Laruns pour se réapprovisionner en pain, gâteau, saucissons et spiritueux... En début d'après-midi, une accalmie apparait vers 14 H mais Philou fait sa feignasse... Xav et Lulu décident de partir vers le sentier de Bouy. Le temps est doux et on transpire dans la forêt gorgée d'humidité. Le crachin se remet à tomber mais on est abrité par les arbres. Ensuite, ça commence à tomber plus fort mais on ne va pas redescendre sur ce sentier étroit et glissant ! En plus, ça se rétrécit, il faut slalomer entre les arbres morts en cherchant un vieux balisage orange et jaune. A la fin, on fait les sangliers sur du terrain plutôt accidenté et pentu ! On sait qu'on va trouvé refuge dans la petite cabane donc on est patient... Enfin, la cabane de Bouy apparait sur ce beau plateau suspendu sous les murailles du Pic de Ger. Après une bonne pause pour reprendre des forces et s'égoutter, on repart sur le GRP. La descente sera plus tranquille dans le Coume d'Aas où on est au sec. Une bonne garbure nous récompensera pour cette dernière soirée festive !

Nous attendons de pied ferme le retour de meilleures conditions pour partir en montagne. Un week-end comme celui-ci est tout de même bien agréable pour se retrouver et s'organiser de beaux circuits.

L'album photos.






10 mai, 2021

Retour aux sources...

 8/9 mai 2021  -  Vallée de la Tardoire

avec Lulu et Philou

 

Les beaux jours vont arriver.... enfin, on espère ! donc il faut prévoir une petite rivière à descendre pour le week-end de Pentecôte. Philou étant en plein jeûne de printemps, Lulu décide d'aller faire une reconnaissance aux confins de la Haute-Vienne et de la Charente. La Tardoire parait être un joli petit cours d'eau qui serpente dans les basses montagnes du Limousin et se jette dans la Charente vers Mansle. Finalement, Philou décide d'y aller aussi pour tenter le jeûne en rando.... à moins que ce soit la rando en jeûnant ?

Samedi : à 10 H, arrivée à Les Salles-Lavauguyon, point de départ choisi pour faire une boucle sur 1,5 jour. Tout n'est que verdure : petits vallons, prés et bois. On trouve La Tardoire à Lavauguyon et on remonte son cours, en suivant de beaux sentiers dans les bois. En effet, cette partie non navigable (privée) est plutôt tumultueuse pour Lulu et avec "un peu d'agitation" selon Philou ! Mais en tout cas, splendide vallée avec des petites cascades et des moulins. Surtout après Peyrassoulat où on est dans une ZNIEFF. Ensuite, on remonte vers Chéronnac pour se ravitailler en eau au cimetière. On fait un détour pour voir la source de la Charente. Très sympa de se retrouver dans le lieu de naissance de notre fleuve préféré ! Lulu a repéré sur la carte un endroit où il serait possible de bivouaquer. En effet, près du petit ruisseau Charente, on peut s'installer au bord du sentier qui fait le tour du PNR du Périgord-Limousin. 

 

C'est aussi l'occasion d'essayer le bivouac avec la nouvelle trouvaille de Philou : le tipi fabriqué en France par Tipik et ultra léger. Le montage met un certain temps car les bâtons de rando servent d'armature et tout doit être parfaitement haubané. Le principe est sympa car on peut s'asseoir à l'intérieur et manger en cas de mauvais temps. Le problème est que s'il pleut la chambre doit être vite trempée car on touche facilement les parois. En plus, l'installation prend beaucoup de places. Bref, nous sommes à moitié convaincus...


Dimanche : la nuit a été agitée et le vent continue de souffler, annonciateur d'orages après la chaleur de la veille. Il nous reste 8 km à faire pour rejoindre la voiture. Nous suivons toujours le sentier du PNR, très agréable entre pâturages et étangs. A 10 H, nous sommes à la voiture. Le but étant de trouver un point d'embarquement pour la future descente et d'être à midi chez la soeur à Lulu (à 30 mn de route). Selon les maigres informations trouvées sur le net, La Tardoire est navigable à partir de Lavauguyon. Malheureusement, pas de possibilité d'atteindre le cours d'eau et surtout un Moulin et une grosse chute d'eau. Direction le pont suivant à Maisonnais où, là encore, aucun endroit n'est possible car la pente trop raide. Le 3e pont à Chadalais est également pentu mais possible et le suivant beaucoup plus commode mais on perd 4,5 km de descente depuis Chadalais. Au passage à La Rochefoucauld, nous avons vu un beau toboggan sous le château, ça va être splendide ! Nous allons donc travailler les derniers détails de l'organisation, en croisant les doigts pour la météo ! 

 

Un nouveau coin à découvrir, à seulement 1 H 30 de la maison. On adore ça !


L'album photos
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03 mai, 2021

Gambadage de printemps !

 

Vallée d'Ossau - 1/2 mai 2021

Trappeurs : Xav et Lulu

ça y est, ça devait arriver : Lulu se rebelle ! C'est bientôt la fin de ce 3e confinement mais impossible de tenir encore 3 jours à tourner en rond sur le plat pays. En plus, le vendredi : fin du boulot à 12 H ! L'occasion est trop bonne pour ne pas en profiter : à 12 H 10 Lulu est déjà sur l'autoroute en direction du sud... Arrivée sur le plateau de Benou à 16 H, de quoi se dire qu'on a bien fait, même si les nuages sont bas et le crachin encore présent. Donc, un petit tour d'une heure pour se dégourdir les jambes et gouter au calme de ce bel endroit avant de rejoindre le trappeur en chef.

Une bonne soirée à papoter et à faire des projets, sans oublier d'appeler notre Jako pour son anniversaire.

Samedi : après un petit tour au marché, direction le Port de Castet, désert... Le but est de monter vers la Cabane de Couscouilla que Xav ne connait pas, et peut-être sur les crêtes si le temps le permet. Toujours un petit crachin et les arbres qui s'égouttent sur nos têtes. La neige est présente à la sortie de la forêt, une fine couche tombée dès 1200 m. On croise un traileur qui nous donne une indication pour rejoindre le Col de Jaut. Pause à la cabane en attendant que le grésil se calme. Il ne fait pas chaud ! Comme les crêtes sont toujours dans le brouillard, on décide de rejoindre le col de Jaut et une autre cabane. On trouve bien le passage dans la forêt enneigée, parcours très sympa dans un labyrinthe de rochers. On sort près du Col de Jaut par une faille. Les crêtes de Coos veulent bien se montrer un peu. Magnifique endroit que cette montagne de Jaut ! Nous mangeons à la cabane de Lagouare (où nous avions prévu de réveillonner cette année). Puis le temps change brusquement, on se retrouve dans le brouillard avec vent et grésil qui nous fouettent le visage, ambiance ! Heureusement, la piste nous guide et le temps se calme au bout d'une demi-heure vers les bergeries de La Taulé. Là encore, un endroit particulier, très karstique et accidenté. Le parcours se termine calmement dans la forêt.

Dimanche : nous avons décidé de rester dans le secteur pour éviter de patauger dans la neige fraiche et humide. On s'est déjà bien mouillé les pieds hier... Direction le hameau de Listo où on prend la piste. On la quitte à 1080 m pour se rendre vers les bergeries de Lazerque et attaquer les pentes raides au-dessus. Les mollets couinent ! On rattrape les crêtes menant au Pic d'Auzu, beau belvédère sur la vallée et les sommets en partie ennuagé. Malgré le vent frais, le temps se prête à un pique-nique bucolique. On appelle Cliff qui fête ses 60 ans ! Ensuite, descente pour rendre visite au Pic de Listo, piton rocheux très impressionnant. On traine un peu pour ne pas descendre trop vite et profiter du soleil.

Toujours des petits plaisirs simples dans notre vallée d'adoption. On commence à bien la connaître mais on rêve encore d'explorer d'autres vallons cachés et des sommets qui nous narguent. 

L'album photos.




21 avril, 2021

Trappeuse en VTT !

 

Confinement 10 km : Le tour du Périmètre en VTT !

19/20 avril 2020 avec Lulu.

Un nouveau mode de déplacement pour les trappeurs ? Pourquoi pas... Le trappeur vieillit et cherche de nouveau moyen pour économiser sa monture, donc il en trouve une autre ! 😆

L'idée a germé depuis longtemps : partir en vélo ou VTT pour un petit ou long trip. Après avoir récupéré et recyclé du vieux matériel pour équiper son VTT, Lulu est partie faire quelques essais : 2 après-midis d'une trentaine de kilomètres, des sorties avec les sacoches chargées. On fait tout de même dans le léger, c'est-à-dire la même chose que dans un sac à dos.

Ce nouveau confinement avec sorties limitées à un rayon de 10 km est l'occasion de se faire un beau petit tour et surtout de bivouaquer ! Il faut donc calculer son itinéraire, trouver des points d'eau et des chemins inconnus, attendre un peu que la météo soit bonne.

Jour 1 : l'objectif du jour est d'éviter les zones urbaines, passer l'autoroute, rejoindre le GRP de Saintonge, puis le Chemin de St Jacques et le GR 360. Des endroits que je connais peu. En fin de journée, je pensais m'arrêter en bord de Charente mais pas d'endroit isolé. Donc, il a fallu monter sur le plateau boisé et trouver un coin tranquille pour la nuit. Pas facile avec les agriculteurs qui travaillent tard et sont partout ! Ayant arpenté ce coin lors de randonnée, je connais bien et zigzague dans la forêt. Je jette mon dévolu sur une petite clairière, loin des regards. Un endroit très paisible sous le chant des oiseaux. Ce fut tout de même une grosse journée pour un début...

Jour 2 : Le but recherché était de faire corps avec la nature... quelle nuit ! pleine de bruits et cris en tous genres : hibou, renard, lièvre se faisant occire, chevreuil, sangliers (les champions du tapage nocturne !)....
Petit déj, inspection du VTT et préparation pour un départ vers 8 H 45. Il faut faire le plein d'eau donc direction le cimetière de St Bris des Bois. Puis retour sur les petits chemins et routes de campagne dans le secteur que je connais le mieux (Vénérand, Fontcouverte...). Retrouvailles avec le chemin de St Jacques au nord de Saintes et traversée de la ville en longeant la Charente où je récupère la Flow Vélo. Je traine un peu pour profiter d'un pique-nique au bord de l'eau aux Gonds.
Ayant pris une épine avant Saintes, mon pneu Avant se dégonfle mais il me reste moins de 10 km à faire : 3 pauses gonflage suffiront pour arriver à bon port en début d'après-midi.

Résultats : 106 km, 370 m de D+ et un grand enthousiasme pour cette nouvelle activité ! Beaucoup de mal aux fesses et aux jambes par la suite mais c'est la rançon du succès...

Un nouveau VTC est en commande depuis Noël donc patience pour avoir un peu plus de confort...

La vidéo ICI.



05 avril, 2021

Batifolages avant confinement...

Cabane de Coumets - Pic de Montaigu - 3/4/5 avril 2021

Trappeurs : Lulu et Philou


Le couvre-feu à 19 h nous a privé de beaucoup de week-end en mars. Xav a pu se faire quelques sorties ski en solitaire pendant que Lulu et Philou s'occupaient dans leur plat pays 😒

Prévu depuis longtemps, ce week-end a failli être annulé car temps pourri annoncé puis le 3e confinement. Finalement, la météo a changé et les consignes étaient très floues donc : Top départ pour la vallée de Campan dès le samedi matin ! Xav étant parti dans sa famille à Royan, nous sommes de nouveau à deux pour découvrir une nouvelle cabane.

 Samedi : arrivée dans le brouillard au Col de Couret. ça caille grave et le crachin se met à tomber. On mange dans la voiture en attendant que ça se tasse... Départ vers 14 h bien emmitouflés. Philou est en short sous prétexte que c'est le printemps ! Nous avons prévu de faire des détours pour ne pas arriver trop vite à la cabane et profiter du paysage. Mais nous sommes prêts à changer nos plans à la première intersection si le brouillard persiste. Finalement, à la sortie de la forêt, le ciel se dégage et le soleil apparaît donc on continue jusqu'à la Croix de Beliou. 

Ensuite, le but est de contourner le cirque de Gréziolles pour récupérer le sentier balisé. C'est là que ça se gâte ! le brouillard s'épaissit, de gros névés apparaissent, la pente se raidit. Nous faisons demi-tour quand il faut attaquer un névé pentu surplombé par une grosse corniche... En cherchant un peu, nous retrouvons le sentier classique du pic de la Peyre. Là-haut, à 1820 m, le vent souffle et on ne traine pas ! On descend sous les crêtes de Culentous pour trouver des traces de troupeaux, qui doivent nous mener à la cabane de Coumets. Cependant, de gros névés vont nous embrouiller et on se retrouve sur les barres rocheuses bien au-dessus. Des bruits de voix et de scie nous guident pour arriver au but. A la cabane, il y a 4 jeunes qui sont installés. Après une rapide toilette à l'abreuvoir pour Lulu, on rentre au chaud. La cabane est confortable, on laisse le dortoir aux jeunes pour s'installer en bas.

Dimanche : levés à 8 H, 6° dans la cabane. On part une heure plus tard sous un beau ciel bleu mais il faut attendre d'être sur un versant au soleil pour enfin enlever la doudoune ! Montée au col de Culentous sur un gros névés.Les pentes au nord sont encore bien enneigées. Puis un chemin en balcon qui se termine par une grimpette sur une corniche neigeuse pour rejoindre les crêtes du Pic d'Oussouet. La vue sur le Montaigu est impressionnante car le sommet apparait très pentu. Au Col de Tos, la pente se raidit considérablement mais le sentier n'est pas trop enneigé. La cuvette de Lac de Montaigu est splendide avec son univers très haute montagne. La deuxième partie de l'arête est plus rocheuse et enneigée, nous chaussons les crampons vers la fin. Non sans difficulté pour Lulu qui les avait mal réglés ! Sommet du Montaigu, 2339 m, avec une vue immense sur la chaine : Néouvielle, Vignemale, Balaïtous, Pic de Ger.... Un pique-nique de luxe, seuls au monde ! A la descente, nous verrons peu de monde, c'est un coin bien sauvage. Nous avons tout de même tourné encore un peu pour retrouver notre sentier caché sous la corniche ! La soirée sera tranquille, à deux cette fois, avec la belle vue sur le Piémont et le pic de la Clique puis les lumières de Tarbes et Pau.

Lundi : la veille, nous avons étudié un moyen pour retourner au parking en faisant des détours vers le nord. Mais, sur le terrain, les pistes sont encombrées d'arbres morts (tempête de 2019) et nous obligent à suivre la piste principale. Donc, vers 11 heures, nous sommes au parking 😒. Finalement, ce n'est pas plus mal car nous pourrons faire une bonne pause sandwich au bord de l'Adour. Et dans l'après-midi, nous croisons notre Xav sur l'aire de Captieux pour papoter pendant 3/4 d'heure. C'est sûr, s'il n'y avait pas eu encore une semaine de boulot, on serait resté avec lui pour le confinement !

Voilà, un bon bol d'air dans ces moments pénibles et sans perspectives. Les idées de sorties et de voyages fourmillent toujours et c'est très frustrant. Heureusement, le printemps est là et on va bien trouver à s'occuper en attendant des jours meilleurs !

 

L'album photos.

 

20 février, 2021

Des crêtes plein les mirettes !

Circuit cabanes du 15 au 19 février 2021.

GRP Oueil-Larboust dans le Luchonnais

Trappeurs : Lulu et Philou

Toujours fidèles à nos circuits sauvages, voici un beau terrain de jeu ! Proches du Massif du Burat où nous étions à l'automne 2019, ces petites montagnes sont également truffées de cabanes.

J1 (4,5 km/+ 480 m) : départ des Eaux-Bonnes le matin et arrivée à Poubeau pour le pique-nique. Toujours un déficit en neige donc on ne prend pas les raquettes, juste les crampons. Mais les sacs sont lourds quand même ! On suit la petite route jusqu'à Portet de Luchon puis ce sont pistes et sentiers jusqu'à la cabane de Conques à 1 620 m. Belle vue sur les sommets du Luchonnais, une source et du bois, deux places pour dormir, parfait !


 J2 (6,5 km/+ 700 m) : on suit le sentier qui commence à être enneigé, jusqu'au Port de Pinate. Puis, par facilité, on décide de suivre les crêtes car le GRP passe sur des pentes exposées et sous des corniches. Donc : sommet du Pouy Louby, Pic du Lion et ses crêtes où la neige est bien présente. On s'arrête manger à la Hourque de Fousserette, avec une belle vue sur le lac de Bareilles. La suite des crêtes est bien sauvage avec le Mont Né en point de mire, elles s'achèvent au Port de Pierrefite où il y a du monde venant de Bourg d'Oueil. On s'échappe pour terminer cette étape et retrouver la tranquillité au refuge du Mont Né. Super confort, il a été refait en 2015 : un beau dortoir, une grand pièce en bas avec cheminée. Il y a même une réserve de bois qui sera bien utile  pour faire sécher les chaussures trempées.

J3  (14,5 km/+ 850 m) : grosse étape puisque nous avons choisi de faire l'ascension du Mont Né. En effet, c'est plus facile dans la neige dure avec les crampons et sans les sacs à dos. On perd un peu de temps mais les journées sont plus longues et la vue vaut le coup d'oeil ! Ensuite, on reprend la piste jusqu'au Port de Balès et on suit les crêtes en essayant d'éviter les parties enneigées, devenues de la soupe. Là encore, un beau parcours sauvage sans personne. Du Sommet d'Anténac, la vue est superbe sur le Piémont. On arrive vers 17 H à la Cabane de Courrau de St Paul. Plutôt rustique, en terre battue mais avec un bas-flanc pour deux. La source est en contrebas et on a un gros plan sur l'Aneto. On est rapidement à l'ombre donc on se renferme pour faire du feu et à nouveau sécher les chaussures.

J4 (12,5 km/+ 900 m) : encore une grosse étape mais sans neige et franchement printanière. On continue de suivre le GRP qui passe dans la forêt et descend vers Saccourvielle. On traverse la vallée d'Oueil pour monter vers Benqué et ses belles petites chapelles classées. Après la pause repas, on attaque la montée dans les pâturages. Pause café à la cabane du Cap de la Prade où on trouve de l'eau. Après une dernière suée, on arrive à la cabane de Courreau de Benqué, hors du tracé. Celle-ci aussi est un peu miteuse avec juste un lit. Elle a le mérite d'être au milieu des pâturages avec une vue splendide sur toute la chaine des 3 000 m. Il faut prendre la boussole pour atteindre la fontaine en contrebas. On y trouve aussi du bois, ça tombe bien ! Le soir, il ne fait pas froid et il n'y a plus qu'à s'asseoir devant la cabane pour profiter de la vue. Le sol étant humide, Philou décide de s'installer dehors. Finalement, Lulu l'imite car la chaleur a fait sortir les araignées et il y en a plein les murs de la cabane... On ne se refait pas ! La nuit sera fraiche et Philou terminera sa nuit dans la cabane.

J5 (4,5 km/- 450 m) : le froid réveille Lulu à 7 H, ça tombe bien car c'est l'heure de se lever pour cette dernière petite étape avec de la descente. C'est qu'il faut calculer son timing avec cette saleté de couvre-feu à 18 H ! On retrouve le GRP qui descend vers Labach puis on décide de garder la petite route plus reposante par Cathervielle. A 10 H 00, on est de retour au parking à Poubeau.

Encore une belle trouvaille que ces petites montagnes sauvages. Finalement, cette formule sans raquettes nous convient bien car moins de matériel à porter. C'est un bon compromis, tant qu'on peut encore avancer avec nos sacs sur le dos et avoir une autonomie pour 4 nuits !

L'album photos.



16 février, 2021

Le Peyrelue : c'est pour les purleux !

 Eaux-Bonnes - 13/14 février 2021

Trappeurs : Xav, Jako, Lulu, Philou et Lolo


Pressés de s'échapper de la grisaille et des inondations, Lulu, Philou et la cocotte de garbure arrivent au chalet dès le jeudi après-midi. Le soir, on attaque déjà l'apéro, la garbure et les parties de "6 qui prend" ! Le lendemain, Xav travaille et la journée sera occupée à trainer à Oloron et faire quelques courses.

Le soir, Jako et Lolo débarquent avec encore du ravitaillement... La garbure se prend une grosse claque, mais il en reste encore ! 

Samedi, direction le parking des Crêtes Blanches où les nuages commencent à se dissiper. Malgré le manque de neige, le paysage est magnifique ! On fait un tour sur les crêtes puis Lulu et Philou grimpent au Soum de Grum tandis que Jako et Xav tiennent compagnie à Lolo, en baisse de forme. Ensuite, on mange tous ensemble à l'Aubisque. Les garçons décident de redescendre au chalet mais Lulu préfère partir à pied sur le GRP. Une descente bien agréable dans les pâturages déserts. Elle retrouve les garçons en mode bière/belote, à fond quoi ! Enfin, ils ont quand même failli s'entretuer.... Le soir, ce sera raclette au fromage de brebis, pour faire plus léger que la veille...

Dimanche, comme prévu c'est grand beau et on part vers le Col du Pourtalet. Il y a déjà du monde mais c'est plus calme lorsqu'on se dirige vers les pâturages espagnols. Ensuite, on s'éparpille un peu : tandis que Xav, Philou et Lulu partent vers le Pic d'Estrémère, Jako accompagne Lolo vers le Col et part seul vers le Pic de Peyrelue. A la descente de l'Estrémère,  Xav et Philou partent rejoindre Jako sur les pentes du Peyrelue et Lulu part à la recherche de Lolo. Tout le monde se retrouve au parking vers 15 H. L'essentiel est que chacun ait pu profiter de sa journée, à sa manière. Il y a le cadre splendide et encore bien enneigé, c'est déjà beaucoup ! Encore une bonne soirée festive pour venir à bout de la garbure à Philou.

Les trappeurs aspirent aussi à des retrouvailles dans la simplicité, pas besoin d'exploits sportifs ni de longues courses. Se retrouver autour d'une garbure est un bon prétexte pour passer des moments qui réchauffent le coeur.

 
L'album photos
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18 janvier, 2021

Garbure, spatules et tarot

 Anéou/Gourette

16/17 janvier 2021

Trappeurs : Xav, Jako
et Philou

 

Ils ne sont pas nombreux ceux qui peuvent se permettre de descendre dans les Pyrénées le vendredi à 15 H et de retourner le lundi matin ! Le couvre-feu étant avancé à 18 H 00, impossible de partir pour Lulu et Guigui 😢 

Nos trois trappeurs se retrouvent donc pour deux jours de glisse et de partie de tarots...

Samedi : soleil flamboyant, direction l'Anéou pour monter au Pic de Canaourouye, inconnu pour Jako. Ce fut une journée magique dans ce beau manteau blanc, mais un peu compliqué à skier.

Le soir : une bonne garbure du Richelieu !

Dimanche : il pleut, direction Gourette histoire de sortir quand même. Ce sera une sortie humide avec une neige bien lourde mais la motivation a aidé à affronter la pluie et le vent glacial ! Heureusement le chalet accueillant est là pour réconforter les trappeurs.

Le retour lundi s'est fait sous le soleil, dommage mais il faut rentrer pour gagner sa vie .....

Le contexte n'est toujours pas aux grands projets, on se contente des bons moments saisis à la moindre occasion !

Les photos.