22 mai, 2018

L'aventure à deux coups de rames de chez soi !

Descente de la Boutonne

19/20/21 mai 2018

par Lulu et Philou

Après une petite reconnaissance à Brioux, Chizé et Dampierre le 10 mai, nous avons décidé de partir du Pont de la Loge (entre Brioux et Chizé). L'hiver et le printemps nous ont gâtés en pluie et on sait qu'on va très peu marcher.
Nous n'avons aucun topo ni renseignements sur le parcours à part quelques repérages sur le portail IGN et la vue satellite. On part avec des copies de cartes et un découpage sur 3 jours : 3 X 25 km
La veille du départ, nous avons laissé une voiture à l'arrivée : barrage de Carillon à l'embouchure de la Charente.

1er jour : après les derniers préparatifs, l'amarrage du canoë sur la voiture, le temps de route et l'installation sur la rivière, nous commençons à pagayer vers 11 H. Les difficultés ne tardent pas avec le premier moulin et une digue à passer. Nous trouvons parfois des bras pour éviter les ouvrages. Tous les obstacles ne sont pas détaillés sur la carte et on avance au feeling et avec l'expérience ! Le parcours est très sauvage et alterne les bois et les près. Après Dampierre, ça se complique car plein de petits bras. En fin de journée, on est fatigué et on commet des erreurs d'appréciation. On se retrouve dans un tout petit cours d'eau où nous ne voulions pas aller, aux hameaux d'Encrevé puis à Angles... Sur le conseil de riverains, on fait demi-tour avec un courant très fort et on passe par un déversoir plein de rochers pentus. On en sort épuisé ! Après, une dernière digue, on s'arrête comme prévu dans le secteur des "prés de la rivière" vers 21 H, un record ! On monte le bivouac pendant que les moustiques s'occupent de nous..

2e jour : nous continuons sur le bras le plus à droite du Moulin de Passavant, très beau. Après avoir passé le premier petit barrage, c'est l'addition : courant fort + virages + branches en travers = chavirage ! Heureusement, nous avions pied donc on a pu retourner le canoë et s'amuser à écoper... Tout était bien attaché et nous n'avons perdu que notre grosse éponge qu'on a rattrapée plus tard dans le courant Après ses émotions et une belle perte de temps, nous avons fait une pause à Nuaillé où on trouve du pain dans un distributeur.
Ensuite, nous rencontrons quelques endroits avec des arbres qui barrent le passage. Certains ont pu être franchis, d'autres nous ont obligés à débarquer. Après Antezant, plus aucun ouvrage à passer, c'est reposant. A St Jean d'Angély, nous avons hésité sur la direction à prendre et aucune indication malgré la présence d'un club de kayak ! Sans doute fallait-il prendre direction "petit fossemagne" ? En tout cas, nous avons continué tout droit et passé près de deux barrages infranchissables (gros dénivelés) et nous sommes retrouvés dans un cul de sac près du Faubourg de Taillebourg. Donc : promenade à pied sur 500 mètres pour retrouver le bon bras ! Nous sommes arrivés sur le plan d'eau et avons débarqué pour nous rendre au Camping. A 19 H30, accueil fermé, pas de consignes, on s'installe face aux sanitaires. Beau camping propre avec des emplacements tirés au cordeau, des mobil-homes et des camping car. Nous partons manger un morceau à l'aire de loisir. Quand on revient vers 22 H, énorme surprise : un antivol a été mis sur notre canoë ! Nous sommes fort mécontents...

3e jour : vers 8 H, le sympathique et souriant gérant du camping vient nous libérer... nos échanges sont quelque peu houleux vu qu'il nous prend pour des voleurs ! Ils nous a prêtés l'intention de nous être installés près de la sortie pour nous carapater au petit jour. Il aurait fallu sonner à l'interphone la veille pour se présenter... Mais comment savoir quand rien n'est indiqué ? Bref, on sait qu'on ne reviendra pas dans ce genre d'endroit...
Toujours un beau ciel bleu en ce début de journée. 4 écluses nous attendent aujourd'hui. En fait, elles sont condamnées... la première est Bernouet, pas d'indication. Si on ne veut pas se faire embarquer dans les pelles et finir dans les rapides du site d'entrainement des kayakistes, il suffit de débarquer à gauche et de porter jusqu'à un bras mort plein de nénuphars. Pour les trois barrages suivants, on débarque au milieu et on traverse l'ilot. Le dernier était en travaux et nous avons forcé les barrières de chantier ! Toujours rien d'indiqué quand on arrive par le cours d'eau... Après la pause de midi à l'Houmée, on s'est pris un orage et une averse mais rien de bien méchant. Après Tonnay-Boutonne, beaucoup de grandes lignes droites un peu monotones. Il faut aussi faire attention aux pêcheurs très nombreux car beaucoup de petits chemins le long des berges.
Voilà, vers 17 H 30, nous stoppons avant le barrage de Carillon où il y a un débarquement. Il nous reste 3 heures de navettes en véhicules pour tout rapatrier à la maison !

Après notre longue descente sur la Charente l'an dernier, nous avons vite retrouvé notre rythme sur l'eau. Mais 3 jours, c'est un peu court ! Juste le temps de se remuscler les bras... En tout cas, belle expérience qui prouve que rien n'est acquis, même à deux pas de chez soi. On a toujours des surprises à chaque virages !

Les photos ICI.




28 avril, 2018

10 jours sur le sentier E4

 CHYPRE - AVRIL 2018

par Lulu et Philou



Nous voilà repartis sur notre sentier préféré ! En effet, après la Crète l'E4 continue jusqu'à Chypre puisque ce petit pays est entré dans l'Europe.
Nous avons trouvé une végétation plus dense et variée. Le sentier est mieux marqué qu'en Crète car plus récent, mais ça ne nous a pas empêché de naviguer à vue à certaines intersections !
 
Par contre, au niveau du ravitaillement, ce fut assez succint : un resto juste ouvert le 3e jour, une petite épicerie à 2 km de l'itinéraire le 4e jour, quelques boutiques à touristes près d'un monastère le 8e jour. Heureusement, nous avons pu compter sur la gentillesse d'un restaurateur dont l'établissement n'était pas ouvert. Lui et sa famille nous ont préparé un super repas et quelques provisions à emporter.
La rareté de l'eau, notamment cette année, nous a obligé à être vigilants. Nous avons bivouaqué deux fois près d'un cours d'eau. Les autres fois, nous avons pu nous ravitailler sur des aires de pique-nique, village, monastère.... 
Les bivouacs ont été pour la plupart très sympas, le premier fut épique car nous avons planté la tente au hasard à la frontale (la nuit tombe dès 20 H et on s'est laissé surprendre !).
L'avant dernier jour, alors que nous avions quitté le sentier pour nous rapprocher d'un village où le bus passe, nous avons passé la nuit en pleine forêt dans une cabane forestière. Magnifique découverte sans voir personne pendant plus d'une journée. 
Dommage, nous n'avions pas assez de temps pour finir l'itinéraire, une autre fois sans doute !

C'est une belle ile qui vaudrait de nouvelles visites pour explorer la partie turque au nord, certainement bien différente. Mais nous pensons aussi à faire d'autres tronçons de l'E4, en Grèce par exemple... Bref, de quoi occuper nos vacances de printemps !



26 février, 2018

Le Luchonnais, ça nous plait !


CABANE DE SALODE
FEVRIER 2018

Trappeurs : Lulu et Philou

 C’est la fin des vacances et un créneau de beau temps se dessine enfin après une période de pluie puis de grosses chutes de neige. Les routes sont dégagées et les risques d’avalanche un peu moins forts. Nous devons aller faire du repérage pour une sortie dans le Luchonnais donc c’est parti pour Gouaux de Luchon ! Nous partons sans véritable programme, on verra au fur et à mesure et selon les conditions.

 Du village, on monte sur la piste, dans les pâturages enneigés et dans la forêt devenue féerique avec les sapins pétrifiés. Arrivés à la Cabane de Salode (1560 m), 3 jeunes sont en place pour des retrouvailles arrosées. Ils ont fait le plein de bois, ce qui n’est pas facile sous la neige !
 Nous nous installons à l’étage pour dormir et ça caille grave : 0° et sans doute moins pendant la nuit.

Le lendemain, encore quelques nuages sur les crêtes. Vu la couche de neige non transformée, nous décidons de passer une 2e nuit à Salode car porter les gros sacs en faisant la trace : non merci ! Donc, on part vers les crêtes frontières en mode léger et on transpire bien malgré le froid. Des skieurs profitent de notre trace et nous doublent. Au sommet, pas de vent et on admire le panorama qui va de l’Ariège au Pic du Midi en passant par l’Aneto ! Pique-nique devant ce beau programme télé…
 La descente est toute aussi jolie et se finit dans le brouillard. A la cabane, les jeunes s’activent dans la forêt et reviennent avec des rondins énormes. Nous ramenons aussi quelques branches. La soirée est un peu moins froide que la veille, et on s’habitue !

Le 3e jour, il faut redescendre. Nous avons prévue de passer la soirée aux Eaux Bonnes chez notre trappeur en chef. Sans oublier le ravitaillement en matos au Leclerc Sport de Tarbes et en fromage à la ferme Bayloc de Laruns. Petite soirée bien sympa avec notre Xav + des magrets et du bon vin !

Cette petite parenthèse nous a bien plu, même si elle n’a pas été aussi longue et sauvage que nos raids hivernaux des deux années passées. Là aussi, de belles cabanes sont ouvertes et ce massif mérite un périple plus long au printemps ou à l’automne. On va y réfléchir…..

Les photos ICI.


08 janvier, 2018

Parenthèse ensoleillée

MASSIF DES ALBERES - 2 au 6 janvier 2018

par Lulu et Philou


En ces vacances de Noël pluvieuses et venteuses, la dépression nous guette ! Pas la peine d'espérer non plus se faire un périple en raquettes : le temps est pourri partout !
Après une étude précise de la carte météo, un espoir se dessine enfin : les Pyrénées Orientales !
Mais ce sera l'extrémité Est car il ne fait beau que sur la Méditerranée.
Quelques renseignements récupérés concernant les cabanes et c'est parti ! Il manque seulement une carte du côté espagnol mais on se débrouillera....

J1 : Le temps est couvert et il tombe quelques gouttes mais il fait vraiment chaud : 14°. Départ du parking de La Vall à 15 H, montée à la Tour de Massane par les cols del Grill et del Pomer. On profite de la large vue sur la mer et la montagne environnantes. Le soleil commence à se cacher et on se dépêche de continuer. Dans les bois, on commence à ne plus voir le sentier... On arrive à la cabane de Colomates à 18 H 00, au dernière lueur du jour. Noël, un jeune homme est déjà là, il passe quelques jours dans le coin et se balade en étoile. On se remémore notre dernière venue dans ce lieu, en 2008 pour la 2e partie de la HRP.

J2 : Le temps est toujours aussi doux. On descend pour faire le plein d'eau à la fontaine puis on remonte dans les bois vers le Pic de Sailfort. On en profite pour visiter le minuscule refuge Tomy, construit et entretenu par Maurice, à même le rocher. Il bénéficie d'une baie vitrée et la vue y est magnifique jusqu'à Banyuls. Ensuite, on descend sur la crête frontière. Là, la descente est sportive et plus longue que prévue. Sur le portail IGN espagnol, Lulu avait vu des raccourcis qui n'existent pas sur le terrain ! Après la pause de midi, on arrive au Col de Banyuls où il y a un super refuge mais pas d'eau. On décide de continuer en empruntant le GR11. Cependant, Lulu a vu qu'il faisait un grand détour vers le sud et cherche donc à emprunter des sentiers en hauteurs. Mais, peine perdue, l'accès aux sentiers est privé, les mas (fermes) sont entourées de clôtures. On sait déjà, qu'on ne dormira pas dans la prochaine cabane ce soir et on se résout à trouver un endroit pour dormir dehors, vu qu'il ne fait pas froid. Après un ravitaillement en eau à Els Vilars, on continue à monter sur la piste et on trouve un endroit plat à l'abri dans un coin à pâturage, près du dolmen des Morelles. Petit feu de camp, repas à la frontale et on est couché à 20 H ! On surveille quand même les nuages, pas trop tranquilles...

J3 : lever à 8 H 00 avec 6°, les duvets sont bien humides. Philou a eu froid avec son duvet d'été. On avait installé nos matelas sur une couverture de survie mais l'atmosphère est humide, normal à cette saison. Le soleil se lève et il fait déjà plus chaud. On continue sur la piste dans les taillis, nous n'avons plus beaucoup d'eau et chaque source rencontrée est à sec. Au Puig des Mig, ça souffle vraiment fort en rafales ! Comme on a perdu du temps sur l'étape d'hier, on hésite sur le programme : rebasculer en France ou continuer sur le GR11. On ne se voit pas poursuivre la montée avec ce vent de fou jusqu'au col de l'Estaca, donc on continue à l'abri dans la forêt. Heureusement, on rencontre des panneaux régulièrement avec des temps de marche, ça nous aide bien. On rencontre enfin un cours d'eau et on peut faire le plein. Ensuite, on s'arrête manger aux ruines de Mirapols. En début d'après-midi, on rejoint enfin le refuge de Forn del Calc. Là aussi, super douillet avec plein de bois autour. Il est situé dans les bois avec des vaches et taureaux qui se promènent. Il y a un système de récupération d'eau de pluie mais on préfère descendre au torrent pour se laver et profiter du soleil. On bénéficie de la superbe vue sur le Château de Requesens sur son piton rocheux. Le soir, deux personnes du coin passent pour visiter et nous parlent des graves problèmes de sécheresse dans cette région. De notre côté, on s'enfume comme des renards avec la cheminée qui refoule donc on arrête notre petit feu ! De toutes façons, il ne fait pas froid.

J4 : La veille on a repéré des panneaux indicateurs qui vont vers la crête frontière. C'est du sentier tranquille puis ça grimpe très raide dans la forêt. Le marquage n'est plus trop visible et le sentier semble être balisé par les sangliers ! Après maintes transpirations, on arrive au Col del Faig pour trouver le soleil. Ensuite, on récupère le GR10 qu'il nous suffit de suivre tranquillement en profitant de la vue panoramique. Pause déjeuner au col des Emigrants. Puis, on prend un sentier annexe qui descend vers le nord, belle descente variée avec de nouvelles vues sur la tour de Massane et les montagnes environnantes. Au Roc de les Médes, on est censé trouver un sentier noté en pointillé sur la carte et passant des barres rocheuses. On a l'agréable surprise de le trouver bien marqué et balisé. Il nous ramène vers la Vall où on coupe le torrent pour gagner du temps.
Le soir, on dort au gite Swan à Port Vendres. Le propriétaire, Paul Leberger est adorable et nous fait visiter cet immense endroit qu'il a retapé et décoré. On dormira dans la petite cabane au fond du jardin après un bon diner sur le port.


Vacances sauvées, séjour fort dépaysant et inattendu, météo et paysage de printemps ! Finalement, les nombreux balisages, même s'ils ôtent le côté aventurier du périple, nous ont bien aidés. Sans cela, je pense qu'on aurait été bien embêté pour s'orienter dans le maquis ! Vraiment un beau coin et du coup, on pourra revenir visiter les autres cabanes....

Les photos ICI.



27 novembre, 2017

Andouillettes et premières neiges


 Moulle de Jaut
25/26 novembre 2017
Trappeurs : Xav, Lulu, Philou + David


Motivés ! nous l'étions pour partir en ce week-end sans annonce très folichonne au niveau météo. Mais, on avait déjà 15 jours de retard pour arroser la cinquantaine de Xav !

Vendredi soir, on arrive aux Eaux-Bonnes et on ouvre une bouteille de champagne pour commencer les festivités.

Samedi matin, il pleut depuis une bonne partie de la nuit : on prépare les sacs à dos en attendant que ça se calme. En fait, on  attend toute la matinée ! On commence déjà à réviser nos projets de cabane à 4 heures de marche, en se rabattant sur une cabane découverte par Xav lors d'une balade en VTT sur le piémont. 
A midi, on se console en ouvrant un pot de pâté et une conserve de confits de canard... on ajoute à cela une bouteille de rouge, des petites patates sautées, et on se sent déjà mieux !
Donc en début d'après-midi, malgré le temps médiocre, on part direction Louvie-Soubiron puis la piste jusqu'à Listo.Le crachin est toujours présent mais on voit des trouées de ciel bleu. Au  bout d'une heure et demie, on arrive à la cabane de Soum de Laroum à 1 240 m. Là, il se met à neiger dru pendant un bon moment. Il y a du bois dans la cabane mais, comme on a le temps, on refait le plein de bois mort pour les suivants.
Comme d'habitude la soirée se déroule tranquillement : thé, parties de cartes, apéro.. Ensuite, on  dégaine les andouillettes et les patates à la braise avec une bonne bouteille. Xav aura droit à sa petite bougie sur le gâteau !

Dimanche, il fait 9° dans la cabane, on s'attendait à pire ! Départ à 9 H 00 vers le col de Louvie. Nous avons l'intention de gravir le Moulle de Jaut et le seul topo qu'on a trouvé nous disait : "au col de Louvie, suivre l'arête sud du Moulle de Jaut". En gros : débrouille toi ! car l'arête sud existe mais elle est bien loin du col.
Finalement, on trouve un cheminement assez évidant en contournant la crête d'Aygue morte jusque dans le cirque de Lacarra, magnifique endroit tout enneigé, avec des isards qui nous observent. Le soleil se pointe et on a vite chaud. Ensuite, on trouve une pente pas trop raide pour déboucher sous le sommet. Il nous reste 200 mètres de montée dans les cailloux cachés sous la neige. Xav nous fait une belle trace.
Le ciel s'est dégagé et nous arrivons au sommet à 2 050 m pour admirer les sommets de Gourette et l'Ossau, les sommets de la vallée, le piémont et la plaine de Pau. Quelle récompense ! 
Pour la descente, on décide de faire court en prenant le vallon d'Aygue Morte. On part un peu trop à droite et on se retrouve dans des pentes raides : petite couche de neige + feuilles mortes + rochers... Quelques glissades plus loin, on rejoint enfin le GRP et la cabane d'Aygue Morte. De là, c'est facile, on suit le sentier boueux le long du torrent. Ensuite, on cherche la cabane un petit moment ! Lulu se rendra compte ensuite qu'elle est mal noté sur la carte.
A la cabane, il est 14 h ! On a faim et en plus il faut nourrir un chien de chasse perdu qui s'incruste ! Il reviendra avec nous sur la piste jusqu'à Listo.

Les photos ICI.

 



25 octobre, 2017

Encore l'Ariège !



Cabanes d’Aulus : du 24 au 28 octobre 2017.

Par Lulu et Philou.


Un coin où Lulu rêvait d’aller depuis longtemps… On s’était déjà pris un but en mai 2013 en tentant la montée à la Cabane de Larcarde sous la neige….

Cette fois, on attaque depuis Aulus pour une boucle sur 5 jours. Un temps superbe est annoncé, ça tombe bien car peu de bois pour se chauffer dans ces contrées désertiques !


J1 : Le départ se fait de la piste vers 960 m (au-dessus de la fontaine de Carboue). Ensuite, on rejoint rapidement le GR10 et on passe au ras de la magnifique cascade d’Ars. On quitte le GR pour continuer dans la vallée d’Ars en longeant les étangs de Cabadas, Las Touetos et la Hille. C’est à 1680 m qu’on trouve la cabane de la Hille, deux bas-flancs et assez petiten mais très jolie vue de l’extérieur. Le torrent n’est pas loin.


J2 : on monte sur la rive gauche de la vallée pour jeter un œil à la cabane du Turon d’Ars à 1850 m. ça vaut le détour ! Elle est neuve et de forme octogonale, toute en bois avec un petit poêle. Ensuite, on redescend pour récupérer notre sentier qui continue jusqu’au fond de la vallée. On arrive dans un gros pierrier et on suit les traces jusqu’au Port de Sounou à 2370m. Là, c’est une vue le massif du Pic d’Estats et du Montcalm un peu enneigé, les multiples lacs autour de Cercastan. Après une pause à griller au soleil, on continue en montant vers la base ouest de la Pointe de Rabassère. On profite de la vue sur le Pic de Certascan et le Montvallier. On en finit pas de voir de beaux coins de bivouac au bord des petits étangs, il faudra revenir l’été ! Ensuite, c’est une interminable descente jusqu’à l’étang de la Hilette. La fin du sentier est carrément vertigineuse et il ne faut pas glisser ! La cabane de la Hilette est en métal et super bien équipée avec des lits superposés. Une brebis abandonnée nous tient compagnie.


J3 : après une vaine tentative pour trouver le sentier qui contourne le lac, on reprend la partie raide du sentier de la veille pour ensuite bifurquer à gauche. Là encore, l’itinéraire est compliqué car peu marqué, des herbes hautes et glissantes. Avant d’arriver au Mont Terquet, le sentie se termine avec un à-pic de 300 mètres ! Pour arriver dans la vallée de Turguilla, nous subissons encore quelques passages vertigineux. La descente vers l’étang de Piède est plus tranquille, c’est la journée la plus chaude et on le sent ! Pause de midi près du déversoir de l’étang de l’Astoue. Ensuite, on monte tranquillement à la cabane de Turguilla à 2000 m au milieu des pâturages. C’est la plus joli avec des lits superposés en bois, matelas et un captage d’eau dehors. On s’installe et on part faire un tour du côté de l’étang de Réglisse. Puis, on a le temps de faire la toilette au soleil et la lessive.  Deux jeunes et leur chien arrivent dans la soirée, peu équipés, ils font griller leur viande dehors sur un feu de bois.


J4 : C’est reparti pour une grimpette très agréable jusqu’au Pic de Séron à 2490 m. On profite de la vue sur les crêtes frontières et les vallées environnantes. Après, c’est un cauchemar ! une descente affreuse dans du pierrier jusqu’à l’étang d’Aubé. Ensuite, le répis est court car le sentier est toujours parsemé de passages pierreux. On voit la mer de nuages qui remonte d’Aulus. Comme par hasard, c’est là qu’on a décidé de couper pour faire une partie hors sentier ! Avant le col Cerda, on bifurque à droite pour rejoindre un sentier à montons. On y fait la pause de midi, il commence à faire froid et on est dans le brouillard. La suite n’est pas très rassurante car les traces se perdent et la pente est vertigineuse et glissante. On trouve le passage clé à 1810 m. C’est une barre rocheuse qui se passe en descendant par un goulet étroit et glissant. Pas triste ! mais on sait qu’après le terrain est plus sympa. En effet, après quelques acrobaties, on se retrouve dans des pâturages en pente douce. Le but maintenant est de descendre pour trouver des ruines, près du GR10. Bien entendu, c’est à ce moment-là où le brouillard s’épaissit et on n’y voit pas à 10 mètres ! Mais on est bon : le bruit d’un cours d’eau nous aide et on tombe directement sur les ruines puis un beau sentier balisé. Ça nous repose bien ! Dommage que le temps se gâte, le crachin se met à tomber et on ne profite pas du beau val de Garbet et de ses chutes d’eau.

Le but d’aujourd’hui est la cabane de Guzet, 400 mètres plus haut. Plutôt fatigués par cette journée, on décide d’aller plutôt jeter un œil à la cabane de Bazets. Mais c’est peine perdue, elle est insalubre. Pluie + fatigue + découragement : on ne se voit pas remonter 400 mètres, se mouiller, trouver du bois humide et descendre demain sous le crachin. Donc, on décide d’arrêter là et de descendre. On rejoint la piste et la voiture en moins d’une heure. En bas, il fait meilleur et moins humide. On trouve un gite super sympa et pas cher à Aulus : la Goulue.


Bravo à la CDC du Canton d’Oust pour le travail de rénovation de ces belles cabanes ! On aura l’occasion d’y revenir à d’autres saisons, bien que ça ne doit pas être très facile l’hiver… En tout cas, encore une belle expérience du wild ariègeois, comme on l’aime !



Les photos ICI.




02 octobre, 2017

Un nouveau concept !

EAUX-BONNES/GOURETTE
Septembre 2017
Avec : Xav, Jako, Lulu, Philou, Cliff.

Un nouveau concept est né chez les trappeurs : le week-end gastronomie et terroir ! Bref : week-end glandage.... ou presque ! Bon, là il faut bien le dire, le temps ne nous a pas trop incité à sortir...

Sur l'invitation de Xav à la fête du fromage de Laruns en cette fin septembre, nous sommes peu à répondre à l'appel, mais il y a de la qualité !

- Vendredi arrivée chez Xav à 20 H 30 : apéro, bouffe, papotage...
- Samedi : lever 9 H, petit déj., jeux de cartes, omelette aux cèpes, visite de la centrale hydro-electrique de la SHEM à Laruns puis un petit tour à la fête du fromage, achats pour le soir. 
Soirée : apéro, raclette avec charcutailles de chez Lahouratate et fromage de brebis, tarte aux myrtilles !
- Dimanche : le temps est un peu dégagé, on monte à Gourette et on décolle vers 10 H, direction le Lac d'Anglas. Arrivée sous le crachin au bout de 2 heures, on s'abrite à l'entrée de la mine pour manger et on redescend dans l'humidité.

Voilà un programme qui, vu la météo, n'était pas si mal que ça ! A refaire, entre deux sorties crapahutage ou remise en forme...

Les photos ICI



25 août, 2017

Des sommets à deux pas de chez soi



Pics du Lurien et Arriel : 19/20/21 août 2017

Par Xav et Lulu



Comme à son habitude, Lulu a besoin d’air fin août avant de reprendre le boulot, donc direction les Eaux Bonnes !



J1 : C’est parti pour 3 jours dans la vallée d’Ossau. On part du lac de Fabrèges pour une rude montée le long du torrent et dans le brouillard. Contrairement à Xav qui passe son temps à monter à l’Aubisque en vélo, Lulu a moins d’entrainement physique…. Ouf ! 900 mètres de montée suffiront donc, on s’arrête sous la prise d’eau à 2100 m. Pas facile de trouver un coin plat et sans caillou !



J2 : On continue la montée. Passage à la cabane de chasseurs un peu branlante mais qui peut servir… On arrive au lac dans son écrin de verdure puis au col du Lurien où on peut déposer les affaires sous un rocher. Légers, on attaque les pierriers et quelques petits couloirs où il faut mettre les mains. Sommet du Lurien à 2826 m. Belle vue dégagées sur tous les sommets environnants  jusqu’à la vallée d’Aspe. On redescend au col pour se remplir la panse et c’est parti pour une petite descente jusqu’au barrage d’Artouste. Là, on ne s’attarde pas car c’est la fête à neuneu à cause du petit train qui déverse un nombre incalculable de touristes en tongues. Sans parler de ceux qui se filment à poils dans le lac… Dure et chaude montée jusqu’au Col d’Arrious, mais c’est déjà plus calme !

Ensuite, c’est le bonheur : bivouac de rêve au bord du lac d’Arrious. Là, c’est Xav qui peaufine son bronzage intégral…
 
J3 : lever tôt pour éviter la chaleur. En effet, on est bien tranquille pour la traversée jusqu’au col de Sobe et dans la montée jusqu’au Col d’Arriel. On attaque les pierriers puis une petite grimpe sur les rochers qui donnent des sueurs froides pour la descente. Au sommet du Pic d’Arriel, à 2824 m, toujours la même belle vue, avec en plus les sierras espagnoles et le Vignemale au loin.

Finalement, la descente sera plus cool car on voit le tracé qu’on a loupé à la montée et qui est moins scabreux. Mais, il ne faut quand même pas louper une marche sinon c’est direct dans le lac d’Arremoulit !

Il commence à faire bien chaud et on plaint les espagnols qui montent un peu tard. Pour nous, c’est le repos au soleil près du bivouac, on n’a pas envie de rentrer ! Ensuite, c’est la descente en 2 heures jusqu’au Caillou de Soques. Là, franchement, on avait prévu de descendre sur le sentier le long du torrent mais le soleil cogne fort. Donc, Xav étant trop timide, c’est Lulu qui fait du stop pour aller récupérer la voiture à Fabrèges.


Très chouette périple en Ossau, pas compliqué à organiser pour deux trappeurs avisés et motivés !


L’album ICI.


20 août, 2017

Un grand périple aquatique !



Descente de la Charente en Canoë : Juillet/Août 2017

Par Lulu et Philou


Notre projet est né sur un ponton de la Charente l’année dernière et a pris forme au fil des mois : achat d’un canoë et du matériel nécessaire, repérage du point de départ navigable, entrainement avec Cliff. Pour finir, une tentative de descente de la Seugne qui nous en a bien fait baver mais nous a servi de test : moulins à profusion, bain de boue, marche à pied, troncs d’arbre barrant le passage… Nous étions donc prêts pour le départ.

Lulu a découpé le tracé en 11 étapes de Benest à Courcoury avec 20/25 km par jour. Nous avons alterné bivouac et camping dans des endroits très calmes pour la plupart.

Les 3 premiers jours furent assez éprouvants avec un temps maussade, de nombreuses montées/descentes du bateau à cause des digues, moulins et niveau d’eau trop bas. Certains tronçons n’étaient pas aménagés et ont donné lieu à des traversées de champs d’orties, barbelés, prairies à vaches, etc…. Il a souvent fallu décharger, monter le bateau sur le charriot, recharger... Les journées furent longues !



Ensuite, après Ruffec, nous avons trouvé notre rythme de croisière et les clubs locaux ont fait du bon boulot au niveau des indications (à part Aunac où on est passé dans une propriété privée !). Après Angoulême, c’est le royaume des écluses que nous avons appris à manipuler, mais finalement on en a évité plusieurs grâce à des passes aménagées ou des digues peu pentues. Jusqu’à Brives sur Charente, nous avons eu accès à des petits bras annexes très jolis dans les sous-bois. Ensuite, c’était un peu plus monotone car on descendait moins pour se dégourdir les jambes !

Après une pause  à la maison, nous sommes repartis pour les trois derniers jours jusqu’à Port des Barques. Philou a étudié les horaires de marées et ça nous a bien aidés pour une descente beaucoup plus rapide à partir de St Savinien.
A Tonnay-Charente, nous étions installés sur l'ancien terrain de camping où subsiste un robinet. Le Président du Club Nautique a eu la gentillesse de nous ouvrir les portes de son local pour accéder aux sanitaires. Merci à lui pour l'accueil, ainsi qu'à Marco pour le transport au départ, Karelle pour le ravitaillement à Ruffec, Flo pour le pique-nique à Aunac.



Quel périple ! La vie de trappeurs en Poitou-Charentes, dans un cadre sauvage, que demander de mieux ? D’autres projets vont naître bien sûr….




L’album photos ICI.





23 juillet, 2017

Retrouvailles des Népalais



PIC D’ENFER/MUGA NORTE – 18/19/20 JUILLET 2017

Trappeurs : Xav, Lulu, Philou




Les « Népalais » se sont retrouvés pour un petit périple de 3 jours en Espagne. Temps mitigé mais on ne s’est rien pris sur la tête !



J1 : Lulu et Philou retrouvent Xav aux Eaux-Bonnes. On est dans une période de forte chaleur et on est pressé de trouver un peu de fraicheur là-haut ! Départ de Banos de Panticosa où on prend le GR11 qui commence par du raide. Les sacs sont lourds… On admire le très beau cirque glaciaire et les cascades issues des nombreux lacs. Nous trouvons un beau coin de bivouac à 2250 m, à l’extremité nord-ouest du lac de Bachimana, près du torrent. Le vent est glacial et il pleut pendant la nuit.


J2 : ciel bas mais pas menaçant. Nous partons plein ouest en direction des lacs Azul, face aux restes du glacier des pics d’Enfer. Au col d’Enfer, à 2720 m, c’est le début des cailloux à n’en plus finir… Nous montons trop tôt vers la crête et on se retrouve sur du terrain aérien, il faut descendre pour trouver le tracé dans le rocher blanc. Ensuite, on s’égare de nouveau sur du terrain scabreux. Lulu et Philou, fatigués, s’arrêterons non loin du premier sommet des Pics d’Enfers pendant que Xav arrive en haut. On ne tarde pas à descendre car le vent est toujours glacé ! La descente sera plus agréable, avec quelques rayons de soleil et on retrouve notre beau bivouac. La soirée et la nuit seront également moins froides.


J3 :  Un beau soleil nous attend au réveil. C’est parti sur le sentier du Port du Marcadau parmi les fleurs et les marmottes. La vue sur l’ensemble des lacs glaciaires est époustouflante !

Au Port, nous décidons de grimper jusqu’au sommet de la Muga Norte à 2675 m. On a bien fait, la vue est très belle vers le Marcadau et la mer de nuages. On en profite un long moment avant la descente. Après un temps de repos au soleil, il faut ranger les affaires et redescendre retrouver le bruit et la chaleur, bof !



Magnifique coin, prometteur d’autres bivouacs, plus hauts plus loin, plus longtemps !

Les photos ICI.