23 juillet, 2017

Retrouvailles des Népalais



PIC D’ENFER/MUGA NORTE – 18/19/20 JUILLET 2017

Trappeurs : Xav, Lulu, Philou




Les « Népalais » se sont retrouvés pour un petit périple de 3 jours en Espagne. Temps mitigé mais on ne s’est rien pris sur la tête !



J1 : Lulu et Philou retrouvent Xav aux Eaux-Bonnes. On est dans une période de forte chaleur et on est pressé de trouver un peu de fraicheur là-haut ! Départ de Banos de Panticosa où on prend le GR11 qui commence par du raide. Les sacs sont lourds… On admire le très beau cirque glaciaire et les cascades issues des nombreux lacs. Nous trouvons un beau coin de bivouac à 2250 m, à l’extremité nord-ouest du lac de Bachimana, près du torrent. Le vent est glacial et il pleut pendant la nuit.


J2 : ciel bas mais pas menaçant. Nous partons plein ouest en direction des lacs Azul, face aux restes du glacier des pics d’Enfer. Au col d’Enfer, à 2720 m, c’est le début des cailloux à n’en plus finir… Nous montons trop tôt vers la crête et on se retrouve sur du terrain aérien, il faut descendre pour trouver le tracé dans le rocher blanc. Ensuite, on s’égare de nouveau sur du terrain scabreux. Lulu et Philou, fatigués, s’arrêterons non loin du premier sommet des Pics d’Enfers pendant que Xav arrive en haut. On ne tarde pas à descendre car le vent est toujours glacé ! La descente sera plus agréable, avec quelques rayons de soleil et on retrouve notre beau bivouac. La soirée et la nuit seront également moins froides.


J3 :  Un beau soleil nous attend au réveil. C’est parti sur le sentier du Port du Marcadau parmi les fleurs et les marmottes. La vue sur l’ensemble des lacs glaciaires est époustouflante !

Au Port, nous décidons de grimper jusqu’au sommet de la Muga Norte à 2675 m. On a bien fait, la vue est très belle vers le Marcadau et la mer de nuages. On en profite un long moment avant la descente. Après un temps de repos au soleil, il faut ranger les affaires et redescendre retrouver le bruit et la chaleur, bof !



Magnifique coin, prometteur d’autres bivouacs, plus hauts plus loin, plus longtemps !

Les photos ICI.


21 mai, 2017

1er essai réussi !

Rando canoë - Charente et Seugne
Avec Lulu, Philou et Cliff

Cliff, en habitué des sorties canoë sur la Charente, a accompagné Lulu et Philou pour leur première sortie avec leur nouvelle acquisition : un canoë Prospector 15 de chez Nova Craft.

 
Enfin une belle journée ensoleillée, on s'est donné rendez-vous sur la plage de Chaniers et c'est parti ! Nous avons remonté la Charente et fait une boucle par la Baine. Nous avons aussi fait une incursion  dans un bras de la Seugne, beaucoup plus sauvage et ombragée.
Nous sommes enchantés par la tranquillité et le côté zen de cette activité. Après quelques ajustements au niveau du matériel, nous allons pouvoir continuer nos projets aquatiques !

Les photos ICI.


03 mai, 2017

On kiffe le Rif !



RIF MAROCAIN – AVRIL 2017
Avec Lulu et Philou
 

Grâce au nouveau vol Bordeaux/Fès, de nouveaux horizons se sont ouverts à nous ! (Nous passerons cependant les détails du service déplorable d’Air Arabia…). Cela nous a permis de nous intéresser de près aux massifs montagneux du nord du Maroc.
Nous avons trouvé très peu de détails sur le Rif car peu fréquenté par les trekkeurs. Tant mieux ! Après avoir récupéré les cartes de la région, on a  imaginé un parcours sur 10 jours.

La météo nous a donné du fil à retordre, on comprend pourquoi c’est bien vert ! Mais ce n’était pas pire que la Suisse, on vous rassure tout de suite !

De Fès, nous avons pris le bus puis un grand taxi jusqu’à Bab Taza où on a commencé à marcher. Dès le 1er soir, nous avons bivouaqué près d’une bergerie et avons été invités par les bergers. Beaucoup de gens parlent espagnol ou un peu de français.
Ensuite, on a eu pas mal d’humidité, on a du modifier le programme et on a dormi 2 fois dans des gites. En effet, quelques gites ont été aménagés dans des villages qui sont sur un parcours proposé par les guides locaux. Mais nous n’avons rencontré que 3 randonneurs avec guide ! On a trouvé aussi un peu de balisage blanc qui nous a aidés sur certaines portions. En fait, dès qu’on s’éloignait de ce balisage, on s’est rendu compte que les sentiers n’existaient plus, engloutis par les cultures de kif.
Nous avons fait une pause à mi-parcours à Oued Laou sur la côte méditerranéenne, pour faire sécher nos affaires. Ensuite, le beau temps est revenu et nous avons fait deux beaux bivouacs. Le dernier jour a du être écourté à cause de la pluie, nous avons pris un transport jusqu’à notre destination prévue : Chefchaouen. Ça a été la journée la plus arrosée avec des averses continues toute la journée et la  nuit suivante. On a retrouvé le beau temps et la douceur à Fès.

Malgré la météo perturbée, ce fut une belle expérience qui nous a bien changés du sud du Maroc. Surtout l’accueil des gens, aucune mendicité mais des portes ouvertes et du thé qui coulait à flots ! Que ce soit dans la montagne ou en ville, nous avons trouvé des personnes vraiment agréables et ouvertes.
Donc un endroit à retenir pour de nouvelles explorations !

Les photos ICI.

10 avril, 2017

Retour aux affaires

 Secteur Gourzy/Ger - 8/9 avril 2017

 Trappeurs : Jako, Xav, Lulu, Cliff, Guigui et Eric

Maintenant que notre trappeur en chef a émigré à 800 m d'altitude en pleine vallée d'Ossau, c'est le rêve ! ça nous fait un pied à terre.... ou plutôt deux pieds en montagne  !

Donc nous voilà partis le vendredi soir dans le carrosse de Guigui, jusqu'aux Eaux Bonnes où nous attend notre Xav.

Samedi, on fait les sacs, plus ou moins harmonieux, certains ont perdu la main à force de ne plus sortir ! On part directement sur le sentier bucolique du Gourzy, on a déjà chaud. On chaussera un peu les raquettes après 1400 m. A 1550 m, la cabane de Lacarret nous attend pour un bon repas et un gros repos au soleil (ou dans les duvets pour certaines feignasses...). La corvée de bois n'est pas très fructueuse dans les pâturages mais on trouve quand même de quoi faire. Soirée tranquille, mise à part l'arrivée de 4 importuns qui resteront dehors à faire griller leurs saucisses....

Dimanche : lever en fanfare à 6 H après une nuit également en fanfare... Direction les crêtes de la Brèque enneigées. Ensuite, on gardera les raquettes pour traverser le plateau d'Anouilhas et le Pla des Cordonas. Au pied du col de Ger, on met quand même les crampons pour évoluer moins difficilement, mais la neige est molle et la chaleur torride ! Au col, à 2 330 m, vue magnifique sur les crêtes frontières. C'était une belle bavante et le Cliff fait sa prière la tête dans la neige ! Après le repas, on attaque la descente très raide au début avec une grosse épaisseur de neige. Ensuite, c'est tranquille... A la fin, on s'enfonce jusqu'aux cuisses, on tombe dans des trous, on s'égare avec Yphigénie... la routine printanière quoi !

Dans le bois, on retrouve un peu de fraicheur puis on marche tranquillement sur la piste de la Coume d'Aas avant le retour aux Eaux Bonnes.

Un beau raid printanier à deux pas de chez soi, on en a de la chance ! Bien sûr, on aurait préféré une bonne tempête de neige et du blizzard qui vous fouette le visage mais, tant pis, ce sera pour l'hiver prochain !

Les photos ICI.

 

02 mars, 2017

La vie de trappeur !



Itinérance dans le Donezan 

du 24 au 27 février 2017

Trappeurs : Lulu et Philou 


Etant restés sur notre faim l’an dernier (c’est le cas de le dire !), il fallait retourner dans le Donezan et continuer l’exploration de cette belle région sauvage.


Pour éviter de faire un grand détour par l’Aude où  les Pyrénées Orientales, Lulu a choisi de partir par la route d’Ascou, avant le col de Pailhères. En effet, la vallée d’Ax les Thermes est plus rapide d’accès. On peut rejoindre les forêts du Donezan en passant quelques lignes de crêtes et autres réjouissances sauvages.


J1 : La météo annonce un créneau ensoleillé de 3 jours. Nous partons la veille et arrivons au parking de Montmija sous la grisaille. Il ne fait pas trop froid mais le temps n’est guère accueillant. Lulu a repéré une cabane indiquée sur le site Pyrénées-refuges, qui se trouve juste sur le trajet. Par précaution, la veille, elle a quand même noté les cabanes voisines sur la carte.

Arrivés au fond de la vallée de Coume Grande et à l’altitude donnée (1 720 m), nulle cabane ! Bien entendu, le brouillard se renforce et le vent se lève pour ajouter un peu d’ambiance… Pas de temps à perdre, on prend la direction de la cabane d’Esprays d’en Bas, dont Philou doute déjà de l’existence ! Pour la rejoindre, il faut passer des pentes raides dans la forêt et dans la poudreuse, au moins on se réchauffe à faire la trace !

Enfin, avant que la nuit tombe, on arrive dans cette pauvre cabane en parpaing sans fenêtres (mais avec volets heureusement !). Il y a des matelas, du bois, Allez hop ! on ne demande rien de plus. (pour la petite histoire : après vérification au retour, la cabane n’existe pas à l’endroit indiqué et a été confondue avec celle d’Esprays).



J2 : il fait -1° ! mais le soleil n’est pas loin, derrière le Roc de Bragues. On repart vers le fond du vallon de Coume Grande et on attaque la montée raide vers la Sarrat de Casalins. Tout est givré et la neige bien dure. Après les crêtes, on descend trop bas sur des pentes un peu raides qui nous ferons sortir le piolet par sécurité. Au-dessus de l’étang des Llauses, ça va mieux, un beau terrain vallonné nous attend jusqu’au Col de la Couillade des Bourriques à 2 150 m. Ensuite, on commence la descente dans la Coume de Balbonne en cherchant les meilleurs passages, c'est-à-dire les moins raides… Pause déjeuner au soleil. Puis on continue en passant sur l’étang de Balbonne gelé. Après, ce sont quelques réjouissances : il faut chausser les crampons pour descendre la très raide Echelle de Balbonne qui se descendra facilement avec les outils adaptés. Pour finir, long chemin bucolique jusqu’à la Restanque où on rejoint la piste forestière. Là, c’est un peu monotone mais au moins la neige est damée ! Après une pause au refuge du Fournet (fermé), on prend le cap et on s’enfonce dans la forêt pour trouver la petite clairière qui abrite la cabane de Boussadus du bas. On est chez nous ! Il y a du bois partout et plein de traces de bébêtes… Bonne soirée au coin du feu à jouer aux cartes et à manger une bonne purée au Cantal et au jambon.


J3 : On en a marre de porter les gros sacs ! On a décidé de rester dans cette cabane sympa et continuer notre exploration plus légers. Philou n’étant pas en grande forme, Lulu révise ses objectifs de crêtes lointaines et de cabanes cachées : on se contentera de monter à l’étang du Laurenti. Par contre, Philou fait du zèle en voulant faire « une boucle ». Ouarf ! on se retrouve dans les pentes raides, il faut déchausser, on loupe l’Echelle de Boutadiol et on fait du cannyoning hivernal sur des ponts de neige. Qu’est ce qu’on rigole ! C’est pas fini, après la pause, on continue sur de belles crêtes faces au Roc Blanc. Une fois d’autres bonnes pentes descendues, on fait les sangliers puis les isards pour retrouver notre fichu sentier ! Y’a pas d’âge pour faire les fous !

De retour à la cabane, Philou se défoule sur les arbres morts et nous fait encore une provision jusqu’à l’hiver prochain… On se paye le luxe de faire fondre de la neige pour la toilette.

J4 : c’est avec regret que nous quittons notre petite cabane. Il fait toujours un temps splendide. On reprend la piste forestière sur environ 4 km. Ensuite, on traverse les pistes de la station de Mijanes : personne, finies les vacances scolaires. On fait une pause près de la cabane de l’Orri, dans un cadre très sympa. Il faudra y revenir… On traverse les étangs et on attaque les pentes en choisissant les moins exposées au soleil. Arrivés sur le Plat de Mounégou, un peu de vent mais on s’abrite derrière les sapins pour manger. On profite encore de la vue sur les crêtes du Tarbesou. Ensuite, on descend sous le Col de Pailhères où on longe les pistes. A la station, on trouve un peu de monde mais c’est vite oublié une fois sur le sentier en rive gauche du ruisseau d’Andorre. On profitera du calme dans les bois jusqu’au parking.


Et bien voilà, un beau créneau météo richement exploité ! Le problème est que Lulu a encore des cabanes à voir dans le coin… donc on se donne rendez-vous prochainement !



Les photos ICI.

06 janvier, 2017

A l'eau ?

En 2017 : les trappeurs se mouillent !

Un nouvelle activité de trappeurs : le canoë ! On va bien rigoler...







02 janvier, 2017

Mais où sont les neiges d'antan ?

 
REVEILLON CABANE DU COURET - DECEMBRE 2016

Trappeurs : Lulu, Philou et Xav + Céline



On aurait bien aimé avoir de la neige mais rien cette année. Le peu qui est tombé en novembre a fondu depuis longtemps... Plutôt que d'aller en altitude où le terrain est verglacé, autant baguenauder dans les pâturages de moyenne montagne. Lulu a plus d'une cabane dans son sac !
Départ le 30, direction Germs sur l'Oussouet par des chemins inconnus  et des vallées étroites. Petit coin de paradis sur le piémont entre Lourdes et Bagnères.
Sur la piste, les pompiers sont en alerte car la montagne brûle. Nous prenons la piste puis des sentiers jusqu'au col du Couret et sa petite cabane. Des randonneurs venus en repérage pour le réveillon de demain sont bien déçus de nous voir débarquer ! Tant pis pour eux, le trappeurs est trop rusé....
La cabane est située sur une belle crête sans végétation. Il faut faire 800 m d'un côté pour trouver la forêt et 800 m de l'autre côté pour trouver la source. Donc chacun part au ravitaillement : Céline avec des poches à eau à remplir à la source et les 3 autres descendent chercher du bois.
On est dans le brouillard ou plutôt la fumée due aux incendies dans le bas de la vallée.
La soirée sera bien chaleureuse à prendre l'apéro avant le repas et jouer à un nouveau jeu très vache "Le 6 qui prend".

Le 31 : toujours grand beau et départ sur les crêtes pour l'ascension du Cuq Crémail et du Pic de l'Oussouet. On s'arrête au pied du Montaigu car le sentier est raide et verglacé. Pique-nique au soleil et retour tranquille en admirant la chaine de montagnes au loin. Ravitaillement à la source. Puis rebelote pour la corvée de bois où on devra arrêter Philou qui veut démonter toute la forêt ! Du coup, on a de quoi se chauffer...
On reprend nos bonnes habitudes d'apéro et repas entrecoupés de jeux de cartes. Tout ça pour tenir jusqu'à minuit. Les magrets sur le barbecue ont été particulièrement appréciés : merci Xav !

Le 1er janvier, on est redescendu sous le soleil, ce qui aurait pu nous donner envie de rester...
La montagne nous attend pour d'autres aventures en 2017 !

Les photos ICI.




20 décembre, 2016

A trois c'est mieux !

SEJOUR AU NEPAL 

octobre à décembre 2016 par Xav, Lulu et Philou

 

 Cet automne, nous sommes partis au Népal pour un long séjour : du 1er octobre au 18 décembre pour Philou, du 21 octobre au 2 décembre pour Lulu. Xav est parti avec Lulu et revenu avec Philou.

 

Au programme : solidarité, film, trek, sommets... et plein d'autres surprises !

 

  Ici le lien vers l'association "Aide au Népal"

 

Ci-dessous le programme :

  - 2 octobre : Philou est bien arrivé à Kathmandou. Il a un peu galéré à l'aéroport pour avoir son visa : 2 H 30 d'attente ! Il a été accueilli par son ami Amrit.

- 6 octobre : Philou est toujours à Kathmandou, bloqué par les fêtes (transports bondés). Il en profite pour faire les formalités avec Amrit (permis divers). 

- 12 octobre : Philou a pris le bus pour Baluwa pour monter ensuite à Barpak, première étape. Ensuite dernière montée au col et descente à Laprak. Il est accompagné par un porteur pour son matériel. Le contact sera coupé provisoirement car pas de réseau là-bas. Lulu et Xav le rejoindront le 26 octobre.

  - 17 octobre : Lulu et Xav piaffent d'impatience et finalisent les préparatifs : leur sac de voyage est énorme car ils ont mis dedans le sac à dos et toutes les affaires de montagne + quelques vêtements pour les enfants de Laprak.
 
- 21 octobre : le grand départ pour Xav et Lulu et un long voyage pour arriver le 22 à Kathmandou où ils se retrouvent à l'aéroport.

- 24 octobre : après une journée de repos à KTM (visite au temple des singes), Xav et Lulu prennent le bus pour Baluwa :  10 H 30 de voyage chaotique avec multiples arrêts et bus bondé !

- 26 octobre : après une pause à Barpak, nos deux trappeurs prennent le sentier du col où Philou les attend. Retrouvailles chaleureuses ! Ils descendent tous les 3 à Laprak et s'installent chez Maya.

- Du 27 octobre au 1er novembre : nous avons participé au chantier de reconstruction de la salle municipale de Laprak avec les amis du trek solidaire et l'Association Aide au Népal.

- Du 2 au 14 novembre : nous avons fait le tour du massif du Manaslu avec un guide/porteur (obligatoire) Ang Purba. Des paysages à couper le souffle nous attendaient à chaque tournant.

- Du 16 au 25 novembre : après un peu de repos à Pokhara et le temps de faire des permis de trek, nous sommes repartis dans la région des Annapurnas. Nous avons fait notre itinéraire au fur et à mesure, en essayant d'éviter les sentiers trop fréquentés. Le 24, à Chomrong, Xavier est parti seul pour aller vers le Camp de Base des Annapurnas. Lulu n'avait pas le temps à cause de son billet retour. Elle est descendu tranquillement avec Philou vers Pokhara puis Kathmandou pour 5 jours de repos.

- Du 4 au 13 décembre : Philou était de retour à Laprak pour continuer à faire quelques prises de vue et interview.  De son côté, Xav faisait une visite au Mardi Himal.

- 14 décembre : Philou et Xav se sont retrouvés à Kathmandou pour terminer leur séjour dans un bon bain de foule !



  
 

30 août, 2016

Seule dans le wild corrézien !



Entre Dordogne et Ventadour

Août 2016 avec Lulu.



On ne le répète jamais assez : pas besoin d’aller loin pour trouver du Wild et de la tranquillité ! En cette fin d’été, j’ai eu envie d’aller gambader seule dans la nature et dans un endroit que j’affectionne particulièrement : la Corrèze !

J’ai projeté de partir sur le GR de pays « entre Dordogne et Ventadour » sur 3 ou 4 jours, selon la météo.



J1 : après une bonne nuit de sommeil passée dans la voiture, départ de Soursac. Petit détour dans la forêt pour voir le viaduc des rochers noirs. C’est à Laval qu’on se rend compte de la désertification de la région. C'est un hameau alors qu’il comptait plus de 400 habitants il y a 60 ans ! Ensuite, c’est la montée dans la forêt avec de belles vues sur la Dordogne et les monts du Cantal. Fin de la journée au mini-camping du Puech où je suis la seule cliente !

6 € la nuit, ça change de la Suisse…


J2 : il s’est mis à pleuvoir pendant la nuit et le terrain est spongieux. Il faut dire que j’ai pris la toile de tente sans la chambre et mon poncho me sert de tapis de sol… Heureusement, le camping dispose d’un abri où je peux manger tranquillement. Je pars donc sous la pluie. A La Vergne, je coupe directement par Nougein pour éviter un long passage le long de la Dordogne. Le temps est tellement bouché que je n’aurais pas profité de la vue. Ensuite, la pluie se calme et je peux faire une pause avant le barrage de La Valette. A Marcillac La Croisille, c’est aussi la désolation, beaucoup de commerces abandonnés dans le bas du village. En haut, c’est un peu plus animé, je fais une pause en attendant l’ouverture de l’unique petite épicerie. D’ailleurs, je n’y trouve pas grand-chose… Je continue mon parcours, sans trop savoir où je vais m’arrêter. Je décide de faire un détour par Lafage pour faire une provision d’eau au cimetière. Je trouve ensuite une grande clairière sympa à Puy Pery où je m’installe pour la nuit. Je n’ai eu comme voisins que quelques chevreuils et des sangliers un peu bruyants !



J3 : Je me lève à 6 H 30 car je veux terminer le parcours aujourd’hui. J’ai prévu d’aller rejoindre ma sœur dans le Cantal et la montagne m’attend. En plus, j’ai mal aux pieds avec mes chaussures basses ! Je continue mon chemin, toujours de beaux sentiers dans les bois avec de nombreux animaux et la traversée de petits hameaux où le temps s’est arrêté. Des gens m’ont interpellée pour savoir ce que je faisais ! Je fais la pause de midi à l’église du Gour Noir, endroit très typique et isolé en pleine forêts. Ensuite, je décide d’abréger mes souffrances en mettant mes vieilles sandales. Pour éviter les sentiers caillouteux, je retourne donc à Soursac en prenant  des petites routes et chemins. Il existe tout un tas de tracé historique dont celui du « Tacot », l’ancien chemin de fer de Tulle à Ussel.



Le Limousin, quel bonheur ! C’est quand même bien vallonné, il existe plein de sentiers escarpés, des forêts isolées, des petits cours d’eau non pollués, donc le paradis du trappeur moins de 4 heures de la maison !



Les photos ICI.

22 août, 2016

Aïe ! c'était pas gratuit ?

Petite balade en hélico dans le Valais Suisse
26 Juillet 2016
par Lulu et Philou


Et non : ça n'arrive pas qu'aux autres ! Une belle frayeur quand même en pensant aux passages plus que délicats dans lesquels nous nous sommes embarqués...
Certes, les suisses taillent des passages partout dans la montagne, rien ne leur fait peur : une main courante, une échelle et le tour est joué ! Après la surprise du premier jour, on s'y fait, même si ce n'est pas forcément facile de grimper avec un sac de 15 kg...
le problème s'est posé au Col des Audannes (2 886 m :  la neige recouvrait la main courante et le névé était suspendu au-dessus de 500 mètres de vide... 
Ajoutons à cela : un premier passage neigeux très pentu, une main courante très raide, une glissade de Philou arrêtée sur les rochers au bord du vide, le brouillard qui descend, des chutes de grésil, la fatigue due à un gros détour inutile (si on avait mieux regardé la carte !). Bref, une folle ambiance de "mais qu'est ce que je fous là ?". 
Sans crampons ni piolet pour se rassurer, Lulu a perdu tout le courage qui lui restait, et s'est résolu à appeler le 112. Après une charmante balade au bout du filin, les secours nous ont déposés au refuge des Audannes. Ils nous ont expliqué que les sauvetages sont nombreux en ce mois de juillet. En effet, le printemps a été particulièrement neigeux et certains cols, habituellement déneigés au 15 juillet, sont encore périlleux à passer. D'ailleurs la gardienne du refuge nous a déconseillé de continuer vers le col suivant qui était tout aussi dangereux avec des barres rocheuses. Donc, nous sommes descendu dans la vallée pour faire un long détour. Nous avons ensuite revu notre copie pour la suite du parcours afin d'éviter ce genre de péripéties.
Nous avons eu quand même quelques angoisses les jours suivants en appelant les diverses assurances et assistances qui n'ont guère laissé d'espoir sur  la prise en charge des secours payants. En plus, on en a laissé pour 100 de frais de téléphone !
La facture d'Air Glaciers est arrivée au retour à la maison : gloups ! 
Il a donc fallu insister auprès des assurances pour se faire rembourser la petite note bien salée (2 500 € x 2) !! Mais, tout est bien qui finit bien...

Quelques photos ICI qui résument bien la situation.