23 avril, 2016

Retour en Crète !



 CRETE : Sentier E4 de Kastelli à Katos Zakros - AVRIL 2016
par Lucile et Philippe.

Nous avions tellement apprécié notre périple de 2012 qu’il a été facile de trouver une destination pour faire un petit break avec le Maroc.

Achat de nouvelles cartes, un topo ancien trouvé sur le net, on va bien se débrouiller avec ça !

Pour éviter la fatigue, nous décidons de partir de Bordeaux mais ça nous laisse un peu moins de temps qu’au départ de Paris : du lundi au jeudi suivant, soit 9 jours de marche. Le départ, près du plateau du Lassithi a été choisi de façon à arriver en temps voulu sur la côte Est.

Cette fois, ce fut entièrement en bivouac et sans coupure en bus, nous avons juste ajouté un peu de confort avec quelques restos locaux. Cette traversée de la partie Est a été complètement différente : pas de neige, + de pistes, moins d’eau, traversées de petits villages. Cela nous a valu des nombreuses rencontres mais aussi des étapes un peu longues à la recherche de points d’eau. L’eau qui est beaucoup captée, même en pleine montagne. De plus, la saison touristique avait à peine débuté donc nous avons été tranquilles d’un bout à l’autre.

Le parcours était donc assez aride mais avec une belle floraison et des paysages variés : avec une vue sur la mer, des gorges, des grands plateaux, des petits jardins dans la montagne, de belles falaises, des plantations d’oliviers.

On s’est un peu égaré parfois mais le GPS nous a remis dans le droit chemin !
A noter : deux rencontres avec un scorpion. Taille mini et sans doute inoffensif mais scorpion quand même ! 



Voilà, on est content d’avoir exploré ce nouveau coin de Méditerranée. On pourra y revenir et, cette fois, tracer notre parcours dans les montagnes et dans les gorges, il y a encore beaucoup à voir !
 LES PHOTOS ICI.


04 avril, 2016

The revenant, version light....



Cabane du Plaa de Prat – 2/3 avril 2016


Trappeurs : Xav, Lulu, Cliff, Guigui et Eric

Pour une fois, ça n’a pas été trop compliqué de rameuter les troupes… mais il a quand même fallu s’y prendre à l’avance ! C’est une remise en forme pour Cliff et Eric, une aération des neurones pour les autres.


En ce vendredi soir, le Berlingo est donc plein de trappeurs pour cette nouvelle sortie au grand air. Arrivés tôt à Argelés, on a même le temps d’aller se boire une bière…


Samedi matin, démarrage tranquille, on n’est pas pressé. Ça tombe bien car bonjour l’inertie ! Pendant que certains achètent du pain en ville, d’autres ont réussi à glisser le nez chez Altisport…

On prend la route jusqu’au lac d’Estaing, c’est très calme… 
Les sacs sont lourds pour ceux qui ne l’ont pas sorti depuis longtemps... La neige est tombée la veille, pas loin de 40 cm. Ça décore le paysage et les sapins, et ça permet de chausser les raquettes à la sortie du bois de Plasi vers 1500 m. Ensuite ce sont quelques obstacles à franchir : coulées d’avalanches verglacées, neige fraiche sur rocher, dévers… Enfin, au bout de 3 heures, on arrive au lac et à la cabane du Plaa de Prat. Endroit idyllique isolé à plus de 6 km du goudron. On est dans un cul de sac, sans autres accès à cette saison : tranquillité assurée ! C'est un peu The revenants mais sans l'ours !

Après le casse-croûte, arrosé avec modération, on part sur de jolies pentes, histoire d’aider la digestion. Certains s’en seraient bien passés ! Le temps est splendide et le paysage aussi, on monte au-dessus du lac de Liantran pour admirer le cirque. A la descente, provision de bois obligatoire pour passer une soirée douillette.

La cabane possède deux bas-flancs pour 6 personnes et une cheminée. Avec des madriers, on construit un banc et une table, c’est parfait ! On attaque l’apéro sereinement, en dépiautant les apéricubes que tout le monde n’arrive pas à lire… on enchaine sur le repas et on se met au lit, prêts pour le concert…



Dimanche, le vent souffle assez fort et les nuages reviennent par l’Espagne. On part à l’opposé d’hier par le bois des Masseys. Montée un peu compliquée le long du torrent puis c’est plus facile sur la neige durcie. La vue s’élargit : Cambalès, Balaïtous et Palas apparaissent enfin. Ça monte dur dans les raidillons ! On arrive au lac de Nère, les rafales sont beaucoup plus fortes et nous glacent. Vue l’heure, on ne va pas monter plus haut malgré d’autres pentes qui nous tendent les bras. On essaye d’autres options pour la descente, qui ne seront pas concluantes, donc on reprend notre chemin de l’aller.

Petite pause déjeuner à la cabane, on refait les sacs avant d’attaquer le retour. Surprise, la neige a partiellement fondue, dégageant le sentier sur pleins d’endroits. Par contre, on s’enfonce bien dans les trous de neige… La descente dans le bois sera également très sèche, ça sent le printemps soudainement. Derrière, ça traine un peu la patte, des vieilles douleurs se réveillent… le trappeur n’est plus tout jeune ! On ramène la voiture sur la piste pour s’isoler un peu car quelques promeneurs nous guettent. On veut être tranquille pour faire nos ablutions en petite tenue dans le torrent. Le bonheur !

Voilà, pas compliqué tout ça : 5 trappeurs, 8 jambes et demi, 1 cabane isolée, 3 bouteilles de rouge,  15 blagues graveleuses, 2 jours seuls au monde, de nombreux fous rire… et on réussit un week-end sans se compliquer la vie !


 

29 mars, 2016

Tiercé gagnant !


ANEOU ET PIC DES MOINES 
(Vallée d'Ossau)
26/27/28 mars 2016

avec Lulu, Philou et David


Départ à 3 pour cette sortie, à l'origine organisée par le C.T., les habitués sont pris ailleurs, sans parler des malades… Tant pis, un temps correct est annoncé, on ne va pas se priver !
 Par contre, on ne va pas aller trop loin pour ne pas plomber le budget transport. Donc, ce sera départ samedi matin et direction la vallée d’Ossau.
C’est le grand luxe pour David qui se retrouve avec deux initiateurs montagne !

 Samedi : à 14 H, on est sur le départ au parking de l’Araillé, avec les sacs bien chargés. Beaucoup de monde comme d’habitude, venu s’amuser en famille. Mais, dès que l’on prend un peu d’altitude, on est déjà plus tranquille. Au Col d’Anéou, il n’y a déjà plus de traces et on s’engage dans la descente. Après quelques aléas aquatiques le long du torrent, on arrive aux cabanes de Québottes qui sont fermées. On continue jusqu’à la cabane de la Hosse où on s’installe vers 17 H 30. Il y a un petit poêle et une provision de bois mais pas de bas flanc. On pose les matelas à même le sol et la nuit sera un peu fraiche.


Dimanche : il a plu et un peu neigé pendant la nuit, le ciel est encore chargé mais se dégage rapidement. C’est parti pour faire la trace jusqu’aux crêtes frontières en passant par le vallon de Rébec. Au col des Moines, les espagnols sont au rendez-vous (la station d’Astun n’est pas loin). On laisse les raquettes pour chausser les crampons. Le début est compliqué car la neige est très molle jusqu’au col de Bénou. Ensuite, c’est déjà mieux sur la crête qui mène au pic des Moines à 2 350 m. La dernière montée demande de l’attention car raide et rocheuse. Du sommet, la vue est immense : 360° de cimes enneigées !


 Au redescend tranquillement pour manger au soleil. On continueen passant par les lacs Paradis et Castérau, la neige devient de plus en plus liquide…
 Retour à la cabane pour une petite pause et refaire les sacs.
 On descend juste de 100 m pour s’installer à la Cabane de Cap de Pount, beaucoup plus confortable avec une belle cheminée et une mezzanine avec des matelas : le top du confort !

 Lundi : la fin de nuit a été mouvementée avec du vent et du grésil, ça continue le matin. Plutôt que de monter au col de Peyreget et se retrouver dans le mauvais temps, on décide de descendre vers le lac de Bious Artigues. En effet, il fait plus doux en bas. On finit la descente sur la petite route fermée à la circulation, jusqu’à Gabas. Ensuite, Lucile fait du stop jusqu’au col pour récupérer le véhicule. Là-haut, le parking est désert et le vent souffle fort, pas de regrets ! Il est presque 13 h et les estomacs crient famine : ça tombe bien, on a nos habitudes à Gabas ! Sans oublier l’inévitable achat de fromage de brebis….

 Même en effectif réduit, le résultat est le même quand la météo s’y prête. Le bon enneigement de la fin d’hiver nous a gâtés, on a pu trouver de quoi s’amuser sans faire beaucoup de kilomètres…





La rondelle de secours !

 Cabane de la Hosse - Ossau - Mars 2016

Comme dirait Cliff, ce n’est pas toujours agréable de perdre sa rondelle…


Lors de quelques aléas dans la neige molle pendant une sortie avec le Comité Départemental, Lulu a perdu une rondelle de bâton. De retour à la cabane, elle a cherché de quoi se dépanner.

Voici la solution : on découpe un fond de bouteille en plastique, on fait un trou au milieu avec un morceau de métal chaud pour enfiler la rondelle en plastique dans la pointe du bâton. Pour consolider le tout, si on a en plus un petit morceau de fil de fer et du scotch renforcé, c’est parfait !  
 Il suffit de faire deux petits trous dans la rondelle, d’y passer le fil de fer pour l’attacher sur le rebord de la pointe. Ensuite on entoure le tout avec le scotch.

Cette invention n’a pas été testée dans la neige dure. Le mieux serait d’avoir un fond de bouteille style Badoit qui est plus solide.

En tout cas, ça dépanne bien !



25 février, 2016

Neige au Madres : estomac en détresse !




Itinérance en cabanes entre Capcir et Donezan

Du 21 au 25 février 2016


Trappeurs : Philou et Lulu


Les conditions ne sont certainement pas idéales mais nous sommes hyper motivés pour partir dans ces contrées inconnues ! Explorer des nouveaux coins peu fréquentés en hiver est un réel plaisir pour le trappeur rusé…
Nous descendons vers les Pyrénées Orientales un dimanche pour être tranquilles sur la route. Au départ de Réal sur la piste, nous croisons les derniers randonneurs et ensuite : c’est la paix royale ! Nous chaussons les raquettes après le Col de Sansa.
Au  bout de  2 heures de montée dans la forêt, nous atteignons la jolie petite cabane du Pla de Gril à 1860 m. Du soleil, du bois, de l’eau… Un petit poêle pas facile à mettre en route nous apporte une douce chaleur pour une nuit bien tranquille.


Lundi, le temps est un peu brouillé et le vent glacial. On continue l’itinéraire jusqu’au Clot Rodon. Après quelques recherches, on renonce à aller voir le refuge de la Perdrix qui nous éloigne du parcours. Le brouillard nous enveloppe soudain et nous avons du mal à nous orienter. On continue la montée sur la pente Est du Madres mais le Clot Tort porte bien son nom ! C’est un passage plus que délicat avec du rocher, de la neige et du vide de chaque côté… sans parler du vent qui nous bouscule. Nous renonçons assez rapidement à passer par là. Tant pis, on reprend le chemin du matin Après une pause déjeuner glaciale, on continue la descente pour retrouver notre petite cabane et se réchauffer. Et on a bien fait : vers 15 H 30  une averse de grêle s’abat sur le secteur, aïe ! On en profite pour étudier la carte et retrouver notre itinéraire. Philippe déniche un petit vallon caché qui ramène sur les pentes ouest du Madres. Il est trop tard pour espérer atteindre la prochaine cabane ce soir mais nous partons explorer le vallon et faire une belle trace pour le lendemain. En plus, le ciel veut bien se dégager pour nous…
Mardi, après une 2e nuit tranquille au Pla de Grill, nous partons sous le soleil dans le petit vallon de Gaillitayre, sauvage à souhait. Plein de traces d’animaux mais pas la  moindre bestiole à l’horizon !  Nous remontons la Serrat de l’Ours, c’est là que le temps se gâte… nous espérions gravir le Madres en aller/retour, histoire de faire un sommet, mais pas la peine ! C’est déjà bien de pouvoir se repérer et manipuler la carte avec le vent glacial… Sur les  hauteurs, les petits sapins sont pétrifiés, les trappeurs aussi ! Au Col de Marrane, on commence la descente et on vise la clairière où se trouve la prochaine cabane. Ensuite, dans les bois, il faudra monter sur un ilot rocheux pour la repérer car nous sommes partis trop à gauche. Nous sommes passés en Ariège, dans la région du Donezan, appelé aussi « petit Canada ». La cabane de Madres nous accueille pour le repas de midi, on prend le temps d’allumer un petit feu et de faire fondre la neige pour les lyophilisés. Pendant ce temps, le ciel se dégage et on peur repartir sereinement par des petits vallons sauvages. La cabane de la Resclause est immense, du bois à profusion mais pas d’eau. Il fait déjà moins froid, heureusement car la cheminée refoule énormément à cause du vent et on s’enfume comme des renards ! A la nuit tombée, deux forestiers nous feront une peur bleue en frappant aux carreaux. Ils sont coincés dans la neige avec leur 4X4 et veulent savoir si on a du réseau…. Ben non !



Mercredi, ce sera la plus belle journée et on sera sans cesse dans la forêt, dommage ! On suit la piste et les sentiers dans la forêt du Carcanet jusqu’à la route principale. Ensuite, on prend le chemin Vauban et le Col de Bernady. Arrivée à Quérigut pour le déjeuner et on profite de l’auberge du village car plus de provisions. A 14 H, on arrive à l’épicerie du village : elle n’ouvre qu’à 16 H ! On est en pleine vacances scolaires mais c’est vraiment calme ce coin…

On réfléchit un peu et on décide de continuer quand même. Tant pis, on préfère jeuner pour le dernier soir plutôt que d’attendre deux heures. On remonte la piste du Prat d’Encoille et on suit des petits torrents et d’anciennes traces de sentiers. On retrouve une piste vers 1750 m qui nous mène à notre dernier point de chute : la cabane de Prat Baillat. Bien exposée au soleil, un vrai bonheur. Comme d’habitude, Philou fait une énorme provision de bois. Mais, là encore, on ne pourra pas faire sécher les chaussures car la cheminée enfume la cabane, même sans vent ! La soirée sera donc très restreinte : une petite soupe, un morceau de fromage suivi d’un carré de chocolat et une tisane ! Lulu s’installe sur des vieux coussins tandis que son Doudou s’étend sur une table dans la pièce à côté.
Jeudi, lever à 7 H 00 avec un ciel gris, il tombe quelques flocons. Le petit déjeuner se restreint à un thé et un fond de céréales. On reprend la piste puis la direction du Col des Ares où on retrouve le chemin Vauban jusqu’à Puyvalador. Ensuite, il suffit de traverser le barrage et de longer le lac pour retrouver le village de Réal. A 11 H, nous investissons la boulangerie de Formiguères, véritable caverne d’Ali Baba du gâteau ! On a faim !!


Exploration hivernale super réussie ! Une fois de plus,  les trappeurs ont bravé le blizzard, choisi leur itinéraire et fait leur trace…. Manquait juste un ours ou deux pour ajouter un peu de piquant à l’aventure…. Feignasse qui passe son temps à dormir…




L'album complet ICI

01 janvier, 2016

Réveillon printanier

 
Massif du St Barthélémy

30/31 décembre 2015


Trappeurs : Xav, Lulu, Philou avec Sandrine et David



 Cette année aucun obstacle pour nous gâcher nos projets, Lulu à une quinzaine de plan B.... il faudrait un ouragan pour nous empêcher de partir ! Il faudra cependant aller le plus à l'Est pour trouver une météo correcte.
Départ le 30 au matin, à cinq dans le Berlingo qui en a vu d'autres... A 14 H, on est au parking du village d'Appy en Ariège. Les sacs sont, bien entendu, très chargés ! On a pris de quoi se nourrir jusqu'au 1er au matin, les crampons et piolet. Pas besoin de raquettes à cause du déficit en neige, ça permet d'emporter 2 gourdes de vin et une bouteille (on ne sait jamais...).
La montée jusqu'à la cabane est printanière, on crève de chaud avec nos vêtements d'hiver. On trouve quelques plaques de neige en arrivant près de notre nid douillet : la cabane de Sédar à 1650 m d'altitude. Elle est orientée plein sud et la vue est géniale sur les crêtes frontières.
Installation, corvée de bois, toilette agréable dans le torrent, filtrage de l'eau, nous occupent jusqu'à l'heure de l'apéro. La cabane est petite, on ne pourrait pas loger une personne en plus. On a vite chaud et la cheminée est à peine nécessaire, à part pour l'ambiance.

Le 31 au matin, nous sommes dans le brouillard mais avec une visibilité correcte. On prend le temps de refaire de la braise pour mettre nos pommes de terre à cuire doucement dans leur corset d'alu. Le trappeur est prévoyant, surtout en ce qui concerne son estomac !
Comme prévu, on prend la direction des crêtes sud du Pic de St Barthélémy. On chausse les crampons pour attaquer les pentes finales et on passe au-dessus des nuages. C'est feérique !
Par contre, au sommet à 2348 m, on ne traine pas car le vent est glacial. On trouvera un abri près des rochers un peu plus bas pour manger au soleil. 
Pendant la descente, le brouillard s'épaissit tellement qu'on est obligé de tirer un azimut et de bien observer le relief pour retrouver la cabane.
On est de retour vers 15 H. Le temps de prendre une boisson chaude et d'attaquer la sieste ! Du coup, on est bien requinqué pour la soirée... Pendant que le crachin tombe dehors, les trappeurs s'activent pour préparer l'apéro : Xav a prévu des champignons au St Moret et des apéri-cubes spécial fêtes, ensuite viendront le foie gras, le magret/pommes de terre à la braise. Une innovation : on fait des parties de Uno acharnées entre chaque plat pour durer jusqu'à minuit ! Le temps passe comme ça, jusqu'à une heure du matin... Le seul bémol sera l'absence de tire-bouchon pour ouvrir la 3e bouteille de vin ! Pourtant Xav nous avait fait miroiter un cru exceptionnel. On s'est contenté d'admirer la belle étiquette....


Le 1er janvier, le ciel s'est dégagé malgré quelques nuages annonciateurs d'une nouvelle perturbation. La mise en route se fait lentement : la nuit a été un peu courte avec les ronfleurs plus ou moins enrhumés, le chef des trappeurs est un peu excité et n'aide pas au réveil en douceur. Il sera d'ailleurs puni par un visiteur d'un fort beau gabarit ajouté dans son sac (un magnifique caillou-souvenir) !
Nous redescendons tranquillement en appréciant ces premiers instants de l'année en montagne, présages de beaucoup d'autres durant l'année.

On a eu beaucoup de chance au niveau météo, sachant ce qui était annoncé à l'ouest. David, nouveau venu, a tenu le coup et trépigne d'impatience d'être déjà à la fin de l'année !

Les photos ICI.




21 août, 2015

L'exotisme autrement !

ECOSSE : WEST HIGHLAND WAY

DU 7 AU 21 AOUT 2015


Par Lulu et Philou


L'écosse ! il fallait y penser.... quand on n'aime pas trop le soleil et qu'on adore la verdure et les moutons, c'est la destination idéale !

Trouver un sentier pour découvrir ce pays n'a pas été compliqué.. le pays en est plein, de long en large. Nous avons choisi le West Highland Way, sans doute le plus fréquenté mais pas compliqué à organiser quand on s'y prend au dernier moment.

Après un vol de 2 H Bordeaux/Glasgow et une nuit à l'hotel Europ, sur les bords de la Clyde, nous sommes partis en métro vers le Kelvingrove park. De là, on a suivit la rivière en traversant des parcs et nous sommes sortis de la ville sans nous en rendre compte. Nous avons suivi un sentier peu marqué mais nous avions un topo. Dans l'après-midi, nous étions à Minlgavie, départ officiel du West Highland Way. Le sentier est bien balisé et le topo très précis, donc pas de soucis. Nous pouvions bivouaquer partout à part une petite portion le long du Loch Lomond. On ne s'est pas gêné pour faire du camping sauvage en alternant avec le camping. Le temps a été humide au début et à la fin. Les grosses averses sont tombés juste quand nous étions à l'abri. Le parcours de 8 jours a été très varié bien qu'un peu pénible lorsque nous étions sur l'ancien sentier militaire.
Nous avons supporté les mitges, petites mouches qui piquent avec insistance, car nous étions équipés de la lotion miracle et des filets pour la tête.



A la fin du WHW, nous étions au pied du Ben Nevis, sommet emblématique de l'Ecosse qui attire des centaines de personnes chaque jour. Le sommet est à 1344m et le départ à 0 m ! Pour ne pas avoir à faire le dénivelé avec les gros sacs et monter tranquillement sans la foule, nous avons rusé... Nous sommes montés le 1er jour pour bivouaquer au Lochan Meall à mi-parcours, nous étions seuls et le lieu est spécial de part le climat subarctique. Le lendemain, nous étions les premiers au sommet à 9 H et contents de profiter de l'ambiance particulière. Pour éviter également la descente avec la foule, nous avons pris la vallée du côté nord, pas fréquentée alors qu'elle est très sauvage.

Pour la fin du séjour, nous sommes partis en bus de Fort Williams et avons pris le ferry à Mallaig pour l'ile de Skye. A Armadale, nous avons trouvé par hasard un éco-camping installé dans un bois où nous sommes restés 2 nuits. Les bords de mer déchiquetés sont très beau et ce coin de l'ile très paisible car la route est un cul de sac.

Bien sûr, nous avons repéré de nombreux endroits où revenir ! Le Cap Wrath Trail qui remonte vers le nord, une traversée de l'ile de Skye par les Cuillin Hills.... Voilà, un pays plein de promesse, vivement la retraite !

Les photos ICI.


26 mai, 2015

Rando en Berlingo et autres batifolages....



Massif du Cotiella – 23/24/25 mai 2015

Trappeurs : Xav, Jako, Eric, Lulu et Philou.



Un évènement sans précédent s’est produit en ce week-end de Pentecôte….. 5 trappeurs réunis ! On n’y croyait plus…

On se promet toujours de faire des sorties plus souvent… là ça faisait un peu long, puisque le dernier grand rassemblement date d’octobre 2009 !


Au départ, on avait prévu d’aller faire des 3000 en Ariège mais la météo nous a emmenés en Espagne, terre d’accueil des trappeurs en cas de mauvais temps.


Départ samedi matin, le Berlingo bien chargé en bouteilles, sacs à dos et trappeurs. A noter quand même : 8° à l’entrée du tunnel de Bielsa. On passe en Espagne, il fait déjà meilleur, on s’engage dans la vallée de Gistain, on monte au village de Saravillo et on prend la piste. Quand le Berlingo commence à tousser, on s’arrête vers 1350 m où  il fait 21° ! On monte à pied par la piste puis le GR15 jusqu’à la cabane de Lavasar (1930 m). On est un peu dégouté par les 4X4 qui sont montés par la piste mais ils ne nous gâcheront pas la soirée car le parking se vide.

La cabane est posée dans un écrin de verdure face à la chaine pyrénéenne ennuagée. On s’installe, on descend au torrent plus bas pour la toilette et le ravitaillement en eau. La soirée se déroulera sans accroc : apéro en terrasse, repas au coin du feu et soirée « rires et chansons ». Jako et Xav dormiront dehors : envie d’un tête à tête ? peur des ronfleurs ? Le saura-t-on un jour ?


Dimanche, on est prêt à partir à 8 H 15 pour une grande virée vers le Cotiella. On passe par le magnifique lac de Baso de la Mora et on remonte une pierrier merdique jusqu’à un petit couloir. Lulu avait bien dit qu’il fallait prendre les casques ! Ensuite, c’est le vallon de la Ribereta, de plus en plus enneigé avec de belles pentes qui montent au col. Une traversée jusqu’au Collado de la Pala del Puerto et on y voit déjà plus clair…. Il est déjà midi et on calcule encore 3 H aller/retour pour traverser l’immense Ereta de las brujas et monter au Cotiella , sans compter la descente jusqu’à la cabane. On a peur de louper l’heure de l’apéro, donc on décide de monter plutôt au Pic d’Espouy, plus proche. En effet, on y est rapidement et on s’arrête sur la crête vers 2770 m car le sommet n’est pas accessible sans équipement. En tout cas, c’est un bel endroit avec une vue étendue sur les Penas du Sobrarbe.

On s’abrite au col pour manger et c’est reparti pour la descente dans le vallon de Lavasar et ces curieuses aiguilles. Ensuite, c’est du pierrier, du pierrier…. avant de retrouver la piste. On est rentré vers 17 H, ouf ! C’est vrai qu’avec 3 H de plus au compteur, ça aurait fait tard…

On peut donc profiter de cette 2e soirée en sortant le foie gras. Jako nous avait annoncé une veillée « Mireille Dumas » mais les troupes étant un peu HS, ça s’est fini en écoutant un peu de musique… et au lit pas tard !


Lundi, on est fin prêt avant 8 H pour la descente jusqu’à la voiture. A 9 H 30, on y est et on entame la délicate descente sur la piste pour ne pas trop faire souffrir le Berlingo. Un kilomètre avant le village, ce qu’on craignait : des travaux ! En montant, on avait bien vu la pancarte « piste interdite du lundi au vendredi » mais on se disait que les espagnols aussi avaient un jour férié. Mais non : ils travaillent le lundi de Pentecôte et ils coulent du béton sur les pistes ! On sort la carte, on consulte les ouvriers : il y a une piste plus haut qui monte au col de San Miguel et redescend sur la route mais ils ne savent pas si ça passe avec une voiture basse. De toute façon, on se dit que ça nous occupera toujours d’aller voir…. On emprunte donc une jolie piste bucolique jusqu’au fameux col. Ensuite, ça descend dans la forêt. C’est là que ça se gâte car ça n’a pas été nettoyé depuis les intempéries de l’hiver, il y a des pierres et des branches partout. Xav, Eric et Jako se dévouent pour passer devant et déblayer la piste pendant que Philou pilote et Lulu supervise tout ça (très bien d’ailleurs…). Cette petite virée nous a fait perdre 2 heures sans pour cela entamer le moral du trappeur qui reste au beau fixe quoi qu’il arrive ! L’essentiel étant d’arriver le soir à bon port dans nos cabanes respectives…


Voilà, on s’est encore promis de se voir prochainement pour une virée toute simple, histoire de se retrouver. On espère que notre gros Cliff va se bouger un peu maintenant qu’il a du temps libre et que Guigui va se souvenir de nous (quand il sera descendu de son podium de champion départemental de bloc en vétéran)…. Tous les espoirs sont permis !

Les photos.


10 mai, 2015

Grande Traversée de l'Atlas Marocain - Acte II



De la vallée du Zat à la vallée du Nfis

Avril/Mai 2015 par Lucile et Philippe



Chose promise, chose due ! On était tellement enchanté de notre traversée 2014 que la logique nous a fait enchainer sur la suite !


Philou, toujours absorbé par sa nouvelle cabane, a laissé Lulu se charger du tracé. Pas facile vu le peu de carte et topo existants, surtout quand on veut sortir des sentiers battus !

Les sacs sont plus lourds car on emmène crampons et piolets pour faire le Toubkal, massif avec des vallées encaissées et enneigées jusqu’en juin.


De Marrakech, nous avons rejoint Arbaa Tirghedouine, dernière étape de l’an passé. De là, on a « coupé » à travers la montagne, souvent hors sentiers. Les 2 premiers jours ont donc été épiques, avec un topo pourri donnant peu d’indications. Ensuite, on a rejoint le tracé de la GTAM jusqu’à Setti Fatma. Là, en étudiant de plus près la suite du parcours, on s’est rendu compte que certains passages n’étaient pas possibles à cette saison car les canyons seraient plein d’eau. Donc on a opté pour un passage à Imlil via le col de Tachedirt (à + de 3000m avec un gros névé) et Aguer Sioual. Cela ne nous enchantait pas de passer par Imlil et « l’autoroute » qui mène au refuge du Toubkal mais on s’est débrouillé pour laisser passer le week-end. L’ascension du Toubkal (4167 m) s’est faite un lundi, sans trop de monde.

Ensuite, le col que nous voulions prendre était très enneigé et la descente peu sûre. Donc nous avons pris l’option nord par les Tizis N’Tizikert, N’Toughdal et N’iguidi, itinéraire peu usité. La dernière étape a été plutôt longue pour rejoindre la route qui retourne à la civilisation !


Le beau village de Tizi Oussem
12 jours de marche : 6 bivouacs et 6 gites/refuges. On a perdu 3 kilos chacun, grâce au régime « vache qui rit » et boite de thon ! Et surtout avec des gros dénivelés et des sacs lourds.


On a bien sûr d’autres projets dans l’Atlas, plus au nord pour changer un peu. Le Maroc est une source inépuisable de terrains d’aventure !
L'album photos ICI.



09 mars, 2015

Et si on retournait en Ariège ?




HAUTE ARIEGE – MARS 2015

Par Lulu et Philou
Ça commençait à bien faire, Lulu et Philou ont abandonné les travaux dans leur nouvelle cabane à Courcoury pour rendre visite à celles d’Ariège. C’est qu’on n’en a pas encore fini l’inventaire !

Après un temps pourri durant toutes les vacances d’hiver, cette fin de semaine s’annonce exceptionnelle. On profite d’une visite à Bordeaux le jeudi pour descendre direction Tarascon.



Vendredi matin, départ de la piste près de Senconac qui s’enneige vers 1 250 m. Le but est de passer une nuit à la cabane du Pla de la Tabe à 1 580 m puis de monter sur les crêtes et sommets alentour et de rejoindre la cabane des Carmilles pour une 2e nuit.

On arrive au Pla de la Tabe vers 13 H, on mange tranquillement au soleil et on profite de la vue remarquable sur les sommets ariégeois. Ensuite, Philou se met à déneiger la porte d’entrée. Tout ça pour constater que même la partie hiver est fermée ! On réfléchit, on cherche d’autres cabanes sur nos maigres topos, mais elles ne sont pas toutes indiquées. Lulu émet l’idée de construire un igloo mais, vue la chaleur, on a peur d’être vite trempé. Autant continuer, donc on remballe tout et on attaque les pentes du Mont Fourcat. En contrebas, la cabane de la Lauzate est enfouie sous des tonnes de neige ! Déjà, il faut trouver de quel côté est la porte, puis déneiger à nouveau. Philou taille de belles marches pour l’atteindre. Il est bien 18 H 30 quand enfin, on peut s’abriter car il commence à faire froid. Mais il ne fait pas meilleur dans la cabane, un peu humide, pas de bois à proximité. On se passera du chauffage et on va ruiner notre bouteille de gaz à faire fondre la neige ! La soirée et la nuit seront frisquettes… Mais quelle vue ! sur ces derniers contreforts, on a un panorama magnifique sur Foix et la plaine.

On réfléchit sur la suite du programme pour trouver une solution qui ne gâche pas nos projets. Philou en profite pour faire cramer une partie de la carte toute neuve Tarascon/Foix à l’aide d’une bougie…


Samedi matin, on traine un peu, le temps de refaire les sacs. On décide de descendre, changer de vallée pour remonter  ensuite vers une autre cabane. En descendant près de la cabane des Carmilles, on la trouve envahie par de jeunes sauvageons. On n’aurait pas pu y dormir de toute façon, pas de regrets.

On coupe dans la pampa pour trouver un sentier puis la petite route qui nous ramène à la voiture. On fait quelques kilomètres pour rejoindre Savignac et monter sur une route interdite à la circulation où il faudra faire 500 mètres en marche arrière (assez sportif !) et trouver un parking.

On remonte la vallée du Najar, le sentier n’est pas pratique car la neige a beaucoup fondue par endroit et il s’est transformé en ruisseau. A 18 H 00, on arrive à la cabane d’Esquers-Dessous, plutôt sommaire mais très bien pour 2. Une petite cheminée,  du bois et de l’eau à proximité, c’est tout ce qu’on demande. On y passe une bonne soirée au chaud. Dommage, on n’avait pas l’apéro !


Dimanche matin, il faut redescendre car les vacances sont finies…. On prend notre temps, le soleil est toujours là. On est content d’avoir pu en profiter de ces quelques jours de beau temps. Encore un massif et une vallée visités, on commence à connaître le coin !

Les photos ICI.