25 août, 2007

Grande traversée du Zanskar

Juillet/Août 2007

Par Lucile et Philippe
Après le bon déroulement de notre traversée des Pyrénées l'été dernier (voir juillet 2006), nous nous sommes lancés cette année dans un long périple à l'étranger.
Situé en Inde du Nord entre la chaine du Karakoram et l'Himalaya, la chaine du Zanskar protège cette région de la mousson.
Pendant notre semaine d'acclimatation à Leh (3500 m), capitale du Ladakh, nous avons organisé notre trek, visité les environs et marché pour nous entrainer un peu.
Le portage des sacs à dos étant trop difficile à cette altitude, nous avons loué les services d'un horse-man avec 3 chevaux et acheté de la nourriture et du matériel. La traversée a duré 3 semaines de Lamayru à Darsha (nord/sud). Nous avons gravi de nombreux cols entre 3500 m et 5000 m. Nous avons dormi sous la tente, cuisiné des plats locaux et avons eu très chaud et très froid (5° le matin, chute de neige au dernier col). Tout s'est très bien déroulé, nous avons vu des paysages magnifiques et variés, visité des monastères, croisé des yaks et des marmottes, rencontré des gens très ouverts et sympathiques dans cette région extrêmement isolée. Le seul point noir a été : trop de Français sur les sentiers !

09 juillet, 2007

Sommets de Gavarnie

7/8 JUILLET 2007 :  La Tour et le Casque

Enfin, les trappeurs se réveillent ! Après tout ce temps sans sortir, nous voilà partis à Gavarnie (encore !) : Jako, Cliff, Lucile et Philippe.
Première nuit sur le parking du col des Tentes, peu reposante étant donné le bruit des voitures qui arrivent très tôt le matin. Temps couvert, montée tranquille au refuge des Sarradets. Ascension pénible de la Brèche dans un pierrier infernale puis dans la neige et avec un défilé de montagnards plus ou moins bien équipés.
Une fois la Brèche franchie, un peu plus de tranquilité, le ciel se dégage et nous montons au Casque directement.

Ensuite, installation du bivouac en contrebas du Casque, toilette, ravitaillement en eau, sieste, apéro, passage en revue des nouveautés du Vieux Campeur, repas, dodo .... la routine des trappeurs.....
Une grosse averse est tombée pendant la nuit mais le lendemain, le ciel est dégagé. Les trappeurs sont en forme et attaquent l'ascension de la Tour. Les crampons sont utiles durant une bonne partie de la montée. Au sommet : vue magnifique sur la vallée de Gavarnie.
Ensuite : descente au bivouac pour manger puis retour tranquille vers la Brèche et le refuge des Sarradets. C'est en passant cette p..... de m.... de cascade que Lucile fait une chute dans la neige, s'arrête à 50 cm du torrent et, en se relevant, passe son pied à travers la neige, rencontrant un rocher. Le reste de la descente, Cliff, en trappeur dévoué et héroïque, lui porte son sac. Le week-end se finira aux urgences de Saintes : entorse, 15 jours d'atèle, très réjouissant pour le début des vacances. Après un orteil gelé en 2005 lors d'un week-end au même endroit, Lucile a trouvé sa devise : les Sarradets, c'est pas le pied !
L'essentiel des souvenirs sera le plaisir de marcher sur des terrains variés, l'étendue et la variété des paysages, un coin idéal pour le bivouac et des copains rigolos et uniques !

18 juin, 2007

Semaine Alpine

Sirac, Pelvoux et Dôme des Ecrins
Xav et jako se rendent dans les alpes du sud courant juin(08 au 16) pour se tester avant le grand départ vers les sommets himalayens.Au programme donc, de la montagne, du dénivelé,du portage, un zeste de frayeur et un final éprouvant.

Samedi 9 juin : rendez vous dans la vallée de Champoléon, montée au refuge de vallonpierre ; premier jour, première bavante, des sacs hyper lourds avec toute la quincaillerie necessaire pour une voie d'escalade en terrain d'aventure.Petit refuge bien sympa car rénové recemment ; diner(quel diner d'ailleurs, xav mettra toute la semaine pour s'en remettre, putain de patates déshydratées du vieux campeur!!), coucher tôt car lever tôt.
Debout 3 heures pour gravir le sirac par l'arète : mauvais itinéraire du début de la voie, chute de jean jacques dans la voie(heureusement sans mal), retour au refuge vers 8 heures.Sur le chemin du retour, ascension du pic de vallonpière, histoire de ne pas revenir bredouille ! Faux Départ !!

Retour à Gap chez jean francois et sa famille,oû le gite et le couvert sont comme à la maison; un grand merci.
Lundi 11 juin : Aprés une bonne et un peu plus longue(que la veille)nuit, préparation et départ pour la vallée d'ailefroide.Ce sera la traversée du pelvoux.Montée au refuge du Pelvoux(2700m) soit 1200 metres.18h30 : diner puis entre 21 et 22 h , position allongée requise ; debout 3 h pour le petit dej, et départ à 3h30.C'est parti pour 1 243m de positif pour atteindre , par le couloir coolidge, le point culminant à 3 943m, la pointe puiseux ; sommet atteint vers 7h.
La descente, en compagnie d'un guide et de ses trois jeunes clients, se déroulera dans la bonne entente et la joie commune d'être en montagne.Rappels successifs,arêtes éffilées,traversées sous les séracs menacants les conduiront jusqu'à Ailefroide atteint vers 14h.Une bonne bière bien méritée !!Ensuite, séchage du matos, petit gouter réparateur.Rideau tiré à 20 heures pour un gros dodo.
Jeudi 14 juin: toujours dans la vallée d'ailfroide, un petit bout de route pour se rendre au Pré de Madame Carle. Aprém : Préparation du matos et montée au refuge des écrins (3 175m).Le glacier blanc n'est pas forcement blanc mais sa taille est énorme.
Même topo qu'au pelvoux c'est à dire dîner à 18 h30 et coucher vers 20 pour xav et un peu plus tard pour Jako.Et à 3 h du mat, on recommence à savoir p'tit dej, et à 30, ils quittent le refuge pour se rendre au pied du couloir de la barre noire pour gravir le dôme des écrins : 400 mètres à 45° à peu prés.Le dôme sera atteint non sans mal , la barre restera inaccessible ce jour là grâce ou à cause des conditions météorologiques. Une descente par la voie normale jusqu'au pré de MMe Carle s'avère une bonne, belle et énorme bavante de 2200m ou le négatif ne se gagne pas trés rapidemment. Arrivée entre 14 et 15 heures, nos deux comparses sont vidés, lessivés ; plus rien à en tiré !
Une semaine pleine d'enseignements pour les projets futurs.


08 mars, 2007

Les trappeurs en famille

CAUTERETS - MARS 2007

Nous étions tous en vacances en même temps : Xav aux Eaux-Bonnes, Guigui à Luz, Lulu et Philou à Aucun, Karelle et François à Cauterets.
Nous avons convenu d'une journée pour nous retrouver à Cauterets, direction la prairie du Marcadau.
Cet hiver n'a pas donné beaucoup de neige et nous pouvons donc marcher tranquillement avec les enfants. Il fait un peu frisquet mais nous sommes très heureux de nous retrouver pour ce pique-nique improvisé en pleine montagne.


La descente se fera sous les flocons.
Très bonne journée, à refaire dès que possible !


22 janvier, 2007

Gavarn'off : le retour !

Pic des Sarradets
20 et 21 janvier 2007
Trois trappeurs au départ de cette nouvelle expédition : xav, guigui et jako
Pour koi faire ? l'arète sud du pic des Sarradets !
Départ de saintes vendredi en soirée, direction le gite des cascades à luz saint sauveur, recommandé par les trappeurs : bonne prestation, patron bon gai luron !

Samedi , direction gavarnie, capitale du pyrénéisme.Barda sur le dos, direction le refuge des sarradets par les "échelles": vires escarpées qui louvoient dans les barres rocheuses.Vers 1800m, la neige est bien présente, les baskets laisseront place aux "grosses" et les crampons ajouteront une sécurité bien plaisante.
Arrivés au refuge, la principale occupation est le précieux liquide, l'eau (et non pas l'apéro, ce n'est pas l'heure, on verra ça un peu plus tard). Donc il faut faire fondre de la neige pour obtenir le sésame qui servira pour le repas, le petit dej et la boisson journalière. Avec de l'organisation et du matos adéquat, les 7 litres d'eau seront obtenus en une heure environ. Repérage de la voie, photos et diverses observations occuperont nos trappeurs le reste de l'aprés midi.
Et voici , quoi ? hein ? oh!!non ! Déjà ? et oui....mer..cool ! l'heure du fameux rituel : l'apéro. ça ira même jusqu'à pousser la chansonnette (oh mamy !!!).
20H30 coucher dans les plumettes..... bien au chaud.
Dimanche, après le petit dej, attaque de l'arète. Coinceurs, friends, sangles : toute la panoplie prend l'air et prend plaçe le long des 150 mètres d'escalade .
La descente devait avoir lieu par le couloir qui fend la face sud mais guigui ayant oublié son piolet au refuge, (ce qui va peut-être lui valoir le retrait de son étoile !) ils redescendront par la voie ne laissant qu'une seule sangle sur place.
Afin de boucler la boucle, le retour à la civilisation se fera par la station de ski de gavarnie dans laquelle un
calme étonnant régnait pour la saison.

05 janvier, 2007

Réveillon au refuge Russell


Par Lucile et Philippe


Cette année, nous avons eu l'idée de passer un Réveillon en pleine montagne.

Pourquoi le refuge Russell ? Situé à 1980 m d'altitude, au dessus de Cauterets, il est à 3 h 30 de marche de la civilisation (l'hiver), il y a une cheminée, du bois à proximité, un dortoir et, miracle des panneaux solaires, de la lumière !


Ce furent donc deux jours de calme, sans voir personne : un bon réveillon au coin du feu avec foie gras et toasts grillés au feu de bois, cassoulet et une bonne bouteille de Bandol. Seul bémol, seulement 4°C malgré le feu. Mais on est des trappeurs, B... !
Le lendemain, une balade vers le col de Culaus (jamais atteint à cause de la difficulté à marcher dans le pierrier mal enneigé), la corvée de bois du soir. Encore de bons souvenirs...
Une petite tempête dans la nuit qui dépose 1 petit centimètre de neige, ce qui rendra la descente glissante mais embellira le paysage.

28 novembre, 2006

Expédition Gavarn'off

25/26 NOVEMBRE 2006
Trappeurs : Karelle, Lucile, Jako, Xav, Clif, Guigui.
Et, oui, on le savait : 2 filles pour 4 garçons, ça allait être chaud. Ce le fut.....
Le but était, au départ, de faire un 3 000 M (encore ?!) avec un refuge à proximité. Donc le refuge de la Brèche et l'ascension du Casque furent choisis. Nous avons déjà nos petites habitudes et étapes favorites : rendez-vous le vendredi soir chez Lulu vers 17 H, bourrage du fiat Ulysse (par ces mots le ton du week-end est déjà donné...) et en route... Après un arrêt pique-nique en terrasse sur l'aire de Bazas, un douillet dortoir nous attendait dans notre gite préféré : les Cascades à Luz.
Samedi matin, nous ne nous faisions guère d'illusion sur la météo après la tempête de la nuit. En effet, de fortes rafales étaient annoncées (200 km/h sur les sommets et 120 km/h en vallée) + d'abondantes précipitations. Mais, le moral n'est jamais en berne chez le trappeur (ni le reste d'ailleurs...). Après un bon petit déj, la préparation des sacs et une petite visite chez Intersport, nous voici partis à Gavarnie. Pas un chat, morte saison.... montée vers le col des tentes, il pleut de plus en plus fort et bientôt de la neige fondue. Si bien que la route devient glissante et que nous abandonnont la voiture avant le col. Nous finissons laborieusement de nous préparer sous la pluie et le vent, et partont allègrement affronter la tempête (non mais, on est des trappeurs, bordel !). Au bout de 3/4 d'heure de marche, pratiquement tous trempés, les ponchos ne font pas vraiment leurs preuves... Deux personnes qui redescendent finissent de nous décourager : plus haut la visibilité est nulle, les avalanches partent (c'était donc ça les grondements tout à l'heure...). Tout le monde est d'accord pour redescendre se mettre au chaud. La décision est d'autant plus facile à prendre quand on sait qu'un gite sympa vous attend (et quelques litres de rouge aussi !). Le repas de midi fut donc pris à 14 H. Après un essai infructueux de tarot (Lulu et Cliff sont un peu réfractaires...) une partie acharnée de "kilos de merde" nous a occupé un bon moment (les règles du jeu sont quand même plus simple !). Ensuite, il fallut préparer la soirée : achat en ville (toujours sous la pluie). Quel plaisir de prendre l'apéro en faisant griller des saucisses dans la cheminée, en se posant les questions des apéricubes. Des plaisirs simples de trappeurs ! La soirée s'est terminée en écoutant le récit passionné de Guigui sur la fameuse expédition du Téguéthof. Epoustouflant !
Dimanche matin, la pluie s'est enfin arrêtée mais les sommets restent bien encombrés. La décision s'arrêta sur le Pic de Viscos, visible du gite et qui apparait bien dégagé. Le parcours sympa sur les crêtes accidentées a fait plaisir aux grimpeurs. Du sommet, la belle vue nous a consolé de la frustration d'être resté en bas la veille.
Qu'importe, ce week-end fut très drôle et permit au groupe d'échanger un peu plus (d'échanger ? qui ? quoi ? tout ?). Mais non, Cliff, arrête de fantasmer....
A bientôt pour de nouvelles Zaventures....

05 novembre, 2006

Circuit entre Azun et Ossau



1/2/3 novembre 2006

Pendant les vacances de la Toussaint, les chanceux qui travaillent pour l’Education Nationale (Karelle, François, Philippe et Lucile) ont pu s’octroyer 3 jours d’évasion en semaine.

1er novembre : arrivée à Arrens vers 13 H 30. Temps clément, entre deux couches de nuages (il pleuvait à Lourdes). Montée au refuge de Migouélou (2 278 m) et traversée de la 2e couche de brouillard humide, obligés de sortir les ponchos pour certains et sac poubelle de la ville de La Rochelle pour d’autres….. Vers 2 000 m : soleil ! Le froid très sec ne nous a pas empêchés de prendre un thé en terrasse avec vue sur le lac et ses reflets, de faire une toilette rapide et de se ravitailler en eau. Grâce au filtre de Philippe, Karelle et François ont pu s’initier au pompage intensif ! (et les shaddoks pompaient….). La partie « hiver » du refuge contient 8 places douillettes. Pas d’apéro… la flemme de se trimballer les bouteilles pendant 3 jours. Nous nous sommes rattrapés sur les nouilles chinoises !

2 novembre : beau temps au réveil, montée au col d’Artouste (2 521 m), magnifique vue sur l’Ossau et jusqu’au Pic d’Ansabère. Descente vers les lacs de Carnau et le barrage du lac d’Artouste où nous avons mangé. Ensuite, remontée vers le refuge d’Arrémoulit (2 320 m). Les garçons ont bifurqué pour faire le « passage d’Orteig ». Les filles les ont rejoints après avoir déposé les sacs au refuge. Arrémoulit, endroit sauvage et difficile d’accès (quand il n’y a pas le petit train), nous étions seulement 6 au refuge. Le soir, jeu de cartes (c’est François le roi de la bourrique !) et ….. nouilles chinoises !

3 novembre : Toujours ciel magnifique et froid très sec. Montée au col du Palas (2 517 m), traversée merdique dans les éboulis espagnols et escalade de la brèche qui mène au Port du Lavedan (2 615 m). C’est là que Lucile fait son méa culpa : il aurait fallu suivre les balisages au lieu de descendre tout droit vers le lac …. Nous avons perdu plus d’une heure à éviter les chutes dans les pierriers très abruptes et à chercher le meilleur passage. Repas au lac de Batcrabère. Descente par la brèche de la Garénère, le refuge de Larribet et le lac de Suyen. Avec 1 200 m de descente dans les pattes, ils sont arrivés au parking vers 17 H 30.

Commentaires : 3 jours très sympas, seuls au monde. Comme le dit si bien Karelle : «quand on arrive au refuge, on a l’impression de retrouver notre maison, et avec un cadre exceptionnel ! ». François, nouveau trappeur, a fait ses preuves : il a autant le pied montagnard que marin. En plus, il a du matos au top que peuvent lui envier bien des trappeurs….

25 octobre, 2006

Espingo oh ! oh !

Haut luchonnais : octobre 2006 avec Xav, Jako et des filles...

Comme prévu, la sortie du 21 et 22 octobre 2006 s'est déroulée dans le haut Luchonnais. Le groupe était composé seulement de deux trappeurs Xav et Jako et trois copines : Béné, Caro et la petite "nouvelle" Patricia. Les autres trappeurs n'ayant pas pu, pour diverses raisons, se joindre à ce week end "détente", s'entrainent pour la prochaine sortie.

Cette sortie devait être une mise en jambe tranquille avant les prochaines qui elles seront un peu plus engagées et techniques puisque le froid aura fait son apparition. Samedi 21, nous sommes donc montés au refuge d'Espingo en deux petites heures. Le soleil brillait de milles feux, le temps était clément, les vautours tournoyaient au dessus de nos têtes à la recherche de quelques dépouilles ; toutes les conditions étaient réunies pour se laisser aller à une petite sieste bienfaisante. Mais les filles en avaient décidées autrement... et bien malgré nous (jj et moi-même), nous avons du les accompagner au refuge du Portillon, lieu de haute montagne luchonnaise avec son chapelet de 3 000m. Petite pause puis redescente à Espingo pendant laquelle, Béné va se blesser à la cheville.
Espingo, 17h30 : apéro. Vous y croyez vous ? Notre petit rituel d'avant repas avec saucisson, fromage, listrac 1999 s'est retrouvé largement endeuillé car à 17h30 il n'a pas la meme saveur, ni la meme valeur qu'à 19h30 ! Mais ca, les filles elles ont du mal à l'intégrer, ce ne sont que des "filles". Malgré ce coup derrière la tete, les trappeurs savent rebondir et sont toujours prêts à rendre service : aller chercher de l'eau au ruisseau dans la nuit et le froid glacial , conter leurs anecdotes montagnardes, etc...
Aprés cette nuit, même pas fraiche, (15° à 6heures du mat), départ pour le sommet d'Espingo qui culmine à 2 856m mais aprés 15 mn, la blessure de Béné se réveille, le groupe se scinde en deux, mais le sommet restera invaincu cette fois ci.... L'essentiel est ailleurs (l'apéro par exemple..!!!).
@ Bientot pour de nouvelles aventures ...... Xav

20 août, 2006

Haute Route Pyrénéenne - partie 1

Juillet/Août 2006 : Traversée des Pyrénées par la Haute Route (Hendaye/Luchon)
Par Lucile et Philippe

Cela faisait longtemps que l'idée germait et nous nous sommes décidés ! Nous avons organisé notre traversée des Pyrénées par la H.R.P. depuis Noël : étude des cartes IGN et du guide de Véron pour définir l'itinéraire, choix des étapes, calcul de la nourriture, matériel à emporter, etc...
Il a fallu cacher de la nourriture aux endroits sans ravitaillement : début juin à Ansabère près de Lescun et début juillet au Marcadau près de Cauterets.

Le périple commença par Biriatou (Pays Basque) et se termina 25 jours plus tard à Luchon (Haute Garonne). La météo ne nous épargna rien : canicule au début du trek, orages et vents violents au moment du repas, brouillard le jour de l'unique étape hors sentier, grand froid à la fin où nous étions aux plus hautes altitudes. Nous avons retrouvé notre nourriture cachée partiellement mangée par les mulots mais nous avons pu nous ravitailler en descendant aux villages les plus proches ou en mangeant dans les refuges.

Le moment le plus épique fut la perte de l'itinéraire dans le lapiaz espagnol aux abords du Pic d'Anie. Nous y avons passé une nuit à la belle étoile sans eau.
Ce fut une traversée magnifique et variée avec des bivouacs paradisiaques. Nous sommes prêts pour faire la deuxième partie en 2008 !