05 juillet, 2021

On a pris l'air aux Monédières !

 Tour du Massif des Monédières - 3/4 juillet 2021


avec Lulu et Philou

Encore une fois, un bivouac en haute montagne était programmé... Franchement, nous n'avons pas de chance en ce moment ! La météo est pourrie partout, sans parler des départs en vacances et des bouchons à Bordeaux. Mais Lulu a des fourmis dans les jambes et Philou se laisse embarquer dans le Limousin sans broncher...

L'objectif est de faire le GRP du tour des Monédières, avec quelques aménagements car il fait 50 km et pas mal de dénivelé. Le tracé est modifié pour éviter des passages sur la route et équilibrer les étapes.

Vendredi soir : nuit dans le Berlingo au bord de l'étang de La Croisille-sur-Briance, un très beau spot bien tranquille. La soirée est pluvieuse mais, heureusement, il y a un haut-vent avec table et bancs + des toilettes publiques.

 

Samedi : pas mieux au niveau de la météo... On arrive à Treignac sous le crachin et les ponchos sont de sortie dès le départ. Au bout d'une heure, ça se calme. Sur le promontoire de la "Pierre des Druides", on a un peu de visibilité mais ce n'est pas folichon ! Pause de midi après l'étang du Peuch où le temps est plus sec. Avant Chauzeix, on quitte rapidement la route pour couper à travers la forêt par des pistes forestières. On arrive au sommet du Suc au May à 908 m d'altitude. La vue est un peu plus dégagée sur le Cirque de Freysselines. Quel bel endroit, et seulement deux véhicules sur le parking ! Là, on évite la route en passant par le site de parapente. On quitte à nouveau le GRP pour se diriger vers l'étang de Maurianges où on espère trouver de l'eau et un coin tranquille pour bivouaquer. La chance nous sourit car nous y trouvons des toilettes publiques. L'étang municipal est surveillé par un jeune mais l'endroit est désert. On s'installe dans un coin discret au bord de l'eau. Baignade pour Philou et toilette au robinet pour Lulu. La soirée et la nuit sont bercées par le bruit de l'eau et le chant des grenouilles.

 Dimanche : il pleuviote au lever, nous sommes à l'abri des arbres pour le petit-déjeuner. On récupère le GRP à 500 m au nord. Le crachin est persistant mais le sentier est en sous-bois. Par contre, on se mouille bien les pieds avec les hautes herbes ! Puis, c'est moins humide sur des petites routes et pistes entre les hameaux. La pluie se calme vraiment vers 12 H, ça tombe bien car on a faim ! Ensuite, nous avons  même du soleil et un des plus beaux passages de la journée avant Ussange : une forêt de hêtres avec un torrent au milieu. A Boisse, nous quittons le GRP pour descendre faire un coucou à la Vézère et terminer le retour vers Treignac. Le ciel se couvre déjà et nous échappons à de gros abats d'eau...

Quel plaisir de pouvoir profiter du Limousin à cette saison, sans voir personne ! La basse montagne verdoyante, les troupeaux, les multiples cours d'eau et la zénitude de cette région.

 

 

L'abum photos.   

 




14 juin, 2021

Entre Sèvre et Maine

 Vallée de la Sèvre Nantaise - 12/13 juin 2021


Trappeurs : Lulu, Sandrine et Mathilde

Sur l'invitation de Sandrine, nous voici à La Roche-sur-Yon dès le vendredi soir pour une petite soirée festive. Au départ, une boucle était prévue près des Herbiers puis l'idée a évolué, surtout à cause des fortes chaleurs annoncées. Nous avons jeté notre dévolu sur le GRP Sèvre et Maine dans sa partie le long de la Sèvre Nantaise. Et Lulu a proposé un nouveau concept : laisser une voiture au départ et une autre à l'arrivée afin de faire une traversée !

Samedi : après la dépose d'un véhicule à Gétigné, nous sommes au point de départ à St Laurent sur Sèvre vers 10 h. Jolie bourgade qui donne le ton sur les pratiques vendéennes : deux églises, un calvaire, une cité scolaire privée, un séminaire.... Sandrine prend la direction des opérations avec les copies de cartes. Même si les premiers kilomètres ne sont pas au bord de l'eau, nous sommes beaucoup à l'ombre. Mathilde a loupé le petit train touristique, dommage le week-end aurait été moins fatiguant 😜 C'est vrai qu'on a beaucoup transpiré et la pause de midi a été très agréable avec un bain de pieds salvateur. Après le barrage des Rivières, nous avons pu faire une provision d'eau près de l'usine d'eau potable, ce qui nous a évité de monter dans un village. Ensuite, nous avons continué pour trouver un coin paradisiaque au bord de l'eau. Dans une clairière, nous sommes tombés sur une aire de repos abandonnée (deux vielles tables avec bancs), endroit bien tentant mais le petit cours d'eau est à sec. Après quelques tergiversations et fouinages dont elle a l'habitude, Lulu finit par constater que le ruisseau coule en amont avec un bon débit et elle découvre une belle vasque avec de l'eau claire. Super, ça nous suffit pour nous rafraîchir ! On s'installe donc et c'est déjà l'heure de l'apéro !



Dimanche : le sommeil fut ponctué de cris d'oiseaux nocturnes et de bruits de fiesta au loin. Lever à 7 H pour profiter de la fraicheur du matin. Le sentier alterne entre bord de Sèvre et pâturages en hauteur, anciens moulins ou usines désaffectées. Après Boussay, nous faisons la pause de midi à Rousselin et profitons de la guinguette pour prendre un café. Là, nous bifurquons sur la variante du GRP qui est plus à l'ombre. Après une dernière suée sous le soleil, nous arrivons à Gétigné après 16 H. De retour à St Laurent, nous trouvons le seul café ouvert pour une dernière pause.

 

 

Nouvelle région et étonnante découverte qui donne envie de revenir dans ce beau coin vallonné. Les projets sont nombreux pour l'été et on n'a pas fini d'user nos chaussures sur les sentiers !



07 juin, 2021

Truchas dans la brume !

Col du Pourtalet - 5/6 juin 2021

 Trappeurs : Xav, Philou et Lulu

 Toujours à fond les népalais ! Au départ, on voulait bivouaquer.... mais il a fallu se résoudre à changer de programme une fois de plus. En effet, il pleut quand Lulu et Philou arrivent à Eaux-Bonnes le vendredi soir. Mais ils se consolent avec un bon apéro !

 L'idée est de faire deux randos au départ du Pourtalet et ce ne sont pas les possibilités qui manquent.On décide de partir avec le camion de Xav pour dormir sur place.

Samedi :  on traine en route à cause d'un troupeau de moutons pas pressés. Départ du parking de l'Araille où le brouillard se dissipe et direction le Col d'Anéou. ça change des randos hivernales et c'est bucolique ! On s'arrête dans le ravin d'Astu pour reprendre des forces. Ensuite, on rejoint la crête du Pène Blanque, bel endroit pour un bivouac face à l'Ossau (quand ce sera possible !). Puis c'est la montée finale jusqu'au Pic d'Astu à 2275 m. Malgré les nuages qui montent, la vue est splendide sur la Pena Collarada et les sommets espagnols. Nous avons aussi une vue plongeante sur le célèbre Ibon de las truchas, cher à Philou ! Retour par les crêtes jusqu'au Col d'Astu. Le sentier jusqu'au Col d'Houer disparait sous les névés pentus et les pieds finissent trempés. La fin de la descente se fera dans le brouillard. Sans doute avons-nous vu plus d'isards que d'humains durant cette belle boucle.

Au parking du Pourtalet, on s'installe dans le froid humide. Un peu de ravitaillement chez Sancho, apéro, barbecue, parties de "6 qui prend" et au lit !

Dimanche : toujours du brouillard et du froid. On part vers 9 H 00, bien couverts, pour une escapade côté espagnol. Après le barranco de Bacarizal, on récupère la piste menant au Col de Canal Roya. La progression est assez folklorique avec Philou sur Viewranger, Xav sur Iberpix et Lulu avec sa carte ! On finit par arriver au pied de la Punta Espelunciecha que nous attaquons par la face nord, la plus raide ! En effet, en arrivant au sommet, on se rend compte que les deux autres voies d'accès sont beaucoup plus cool... mais c'était sympa car nous n'avons croisé personne. Le ciel se dégage et on mange au sommet à 2400 m en guettant les apparitions derrière les nuages : Pico et Vertice d'Anayet, Pico Arroyetas. Nous décidons de descendre par la belle crête sud avec la terre rouge spécifique à cette région. Aux lacs, on prend le GR11 que l'on quitte rapidement pour un sentier beaucoup moins fréquenté. La vue s'élargit sur le Balaïtous, Frondella, Grande Fâche et Pics d'Enfer. Ensuite, on coupe vers le col d'Espelunciecha pour retrouver les pistes de la station.


 Encore deux belles randos sauvages où on a découvert des petits vallons fleuris et profité du paysage encore enneigé. En espérant que la saison des bivouacs puissent débuter bientôt, on reviendra sous peu !

L'album photos.



31 mai, 2021

Retrouvailles gastronomiqes !

 Cabane de Yerse - Pic de Monbula

29/30 mai 2021

Trappeurs : Lulu, Xav, Karelle et Florence


Enfin un week-end de trappeurs ! La météo n'est toujours pas stabilisée, les copains ont décliné l'invitation mais les copines sont là ! Direction le Piémont pour échapper aux orages et gagner du temps (toujours le couvre-feu à 21 H).

Samedi : après une bonne soirée et une nuit au camping de Baudreix, les filles rejoignent Xav sur le lieu de rendez-vous à Arthez-d'Asson. On est content de se retrouver pour une petite virée ! On continue jusqu'à Arrioussec, le vrai point de départ. Là, il faut suivre le cours d'eau et remonter dans la forêt dense et humide en escaladant ou évitant quelques arbres tombés. ça monte raide à la fin et sans zigzag ! On débouche sur les pâturages où un troupeau de chevaux nous accueille. Ils sont méfiants au début puis s'avèrent très collants ! Ils nous escortent jusqu'à la cabane de Yerse où on est soulagé d'arriver. Il faut dire que certains ont les sacs lestés de choses appétissantes.... 

On se met à l'ombre pour manger et trainer un peu. Karelle nous déballe ses provisions, c'est impressionnant ! Un homme arrive avec deux gamins. Pas de problème, il y a de la place dans le dortoir. Après s'être installés, on va faire un tour vers le Col d'Espades en suivant le tuyau d'eau qui sort à la cabane mais ne coule pas. A la source, on ne voit rien d'anormal mais c'est sans doute le peu de pression et la distance qui empêche l'alimentation. A la descente, on s'arrête à une autre source pour filtrer de l'eau. En début de soirée, 3 jeunes du coin débarquent avec un beau stock de provision et de bouteilles. Ils viennent pour compter les isards le lendemain. Nous passons une bonne soirée : apéro de chez Lahouratate apporté par Xav. Puis, le crachin se met à tomber et on se retrouve tous à l'abri pour finir la soirée à discuter. 

 

 
Dimanche : lever vers 7 H au son des cloches. Les chevaux veulent s'inviter au petit déj ! Le ciel est toujours couvert mais le brouillard n'est pas épais. Après un dernier ravitaillement à la fontaine, on s'enfonce dans la forêt à la recherche du sentier de la Croix des Artigous que nous mettrons un moment à trouver. Il est un peu cairné et on voit quelques marques sur les arbres. Mais, là-aussi les enchevêtrements de troncs sont nombreux et on passe un temps fou à les contourner. Malgré le peu de dénivelé, on en a déjà plein les pattes en arrivant sur le plateau de Monbula. Lulu pensait grimper au Pic d'Estibette en aller-retour mais le timing risque d'être serré. Nous décidons d'aller plutôt nous poser au Pic de Monbula pour manger et souffler un peu avant la descente. En effet, le parcours dans les bois sur du terrain karstique est très joli. Encore une pause gastronomique pour finir les restes de Xav et Karelle... A la descente sur le plateau, on tombe sur un troupeau de moutons, gardé par un bon gros patou qui s'invitera sur la photo de groupe ! Ensuite, nous avons droit aux premiers pas d'un agneau juste né. Nous visitions la cabane, super confortable. Hélas, pas de point d'eau à proximité, dommage car cet endroit et parfait et nous n'avons croisé personne de la journée ! La fin de la descente se fera sous la chaleur humide de la forêt avec encore quelques obstacles sous le Pène de Monbula.

                             
 
Malgré l'heure tardive, nous prenons le temps de faire quelques ablutions aux toilette publiques d'Arthez et de discuter un peu. On se promet de se retrouver bientôt, c'est la saisons des bivouacs !

L'album photos.






25 mai, 2021

Petit bond vers Blond

 Monts de Blond - 23 Mai 2021



Adieu la Tardoire et autres projets aquatiques... Météo venteuse, pluvieuse et ça caille !

Ne tenant toujours pas en place et la météo étant la moins pire en ce dimanche de pentecôte, Lulu décide d'emmener sa soeur vers les Monts de Blond, à 1 heure de route. 

ça vaut le détour : petites chemins caillouteux, prés avec vaches ou moutons, petits hameaux aux maison de granit, grandes forêts, étangs. Le Limousin quoi ! 

Une belle boucle de 20 km au départ de Mortemart en passant par les mégalithes. Et avec du dénivelé... on a presque atteint les 500 mètres d'altitude !

 Et il y a encore à voir du côté de Blond ou de Cieux. De quoi donner envie de se lancer sur le GRP du Tour des Monts de Blond !

Les photos.



16 mai, 2021

Shower time !

 Vallée d'Ossau - du 13 au 16 mai 2021

Trappeurs : Xav, Philou et Lulu

Ce mois de mai est décidément très perturbé et la météo ne laisse aucune chance aux sorties sur plusieurs jours, même en cabanes ! Nous décidons de faire un programme au jour le jour en continuant d'explorer les recoins de la vallée, dans sa partie basse car il a encore neigé en altitude. Le programme du soir sera toujours le même : apéro, bon repas et partie de "6 qui prend" !


Jeudi : départ à 9H 30 au-dessus de la Chapelle de Houndas. On suit le GRP jusqu'au Bersaout. Petite visite à la cabane de Castillou puis on attaque les crêtes en évitant la piste. Très jolis pâturages avec un paysage karstique et la vue sur la plaine. Après la pause de midi, on termine une dernière pente jusqu'au Pic d'Escurets où il y a du monde, monté depuis le Col de Marie-Blanque. Le temps commence à tourner et on attaque la descente vers le Col. En effet, le crachin tombe pendant une petite heure. Le soleil revient sur le Benou dans un univers féérique : plateau de verdure, troupeaux et cours d'eau.

 

Vendredi : vu la météo annoncée, on décide d'attendre 13 H pour bouger. On a prévu une rando à l'Aubisque. Mais, arrivés là-bas, c'est la Bérézina : vent glacial, temps bouché et flocons à l'horizontale ! Nous décidons de redescendre là où il fait beau c'est-à-dire à Eaux-Bonnes ! Changement de programme, ce sera une montée dans le bois d'Assouste, par le plateau de Gélos avec une arrivée spectaculaire sur le Gourzy. Vues splendides sur l'Ossau, le Sesques et les pâturages du Gourzy. On s'arrête à 1570 m pour profiter des lieux, silence et sérénité. Retour par le GRP, après 19 H.

 

Samedi : on voulait tenter une sortie vers Artouste mais le même scénario que la veille se dessine. Les garçons descendent au marché de Laruns pour se réapprovisionner en pain, gâteau, saucissons et spiritueux... En début d'après-midi, une accalmie apparait vers 14 H mais Philou fait sa feignasse... Xav et Lulu décident de partir vers le sentier de Bouy. Le temps est doux et on transpire dans la forêt gorgée d'humidité. Le crachin se remet à tomber mais on est abrité par les arbres. Ensuite, ça commence à tomber plus fort mais on ne va pas redescendre sur ce sentier étroit et glissant ! En plus, ça se rétrécit, il faut slalomer entre les arbres morts en cherchant un vieux balisage orange et jaune. A la fin, on fait les sangliers sur du terrain plutôt accidenté et pentu ! On sait qu'on va trouvé refuge dans la petite cabane donc on est patient... Enfin, la cabane de Bouy apparait sur ce beau plateau suspendu sous les murailles du Pic de Ger. Après une bonne pause pour reprendre des forces et s'égoutter, on repart sur le GRP. La descente sera plus tranquille dans le Coume d'Aas où on est au sec. Une bonne garbure nous récompensera pour cette dernière soirée festive !

Nous attendons de pied ferme le retour de meilleures conditions pour partir en montagne. Un week-end comme celui-ci est tout de même bien agréable pour se retrouver et s'organiser de beaux circuits.

L'album photos.






10 mai, 2021

Retour aux sources...

 8/9 mai 2021  -  Vallée de la Tardoire

avec Lulu et Philou

 

Les beaux jours vont arriver.... enfin, on espère ! donc il faut prévoir une petite rivière à descendre pour le week-end de Pentecôte. Philou étant en plein jeûne de printemps, Lulu décide d'aller faire une reconnaissance aux confins de la Haute-Vienne et de la Charente. La Tardoire parait être un joli petit cours d'eau qui serpente dans les basses montagnes du Limousin et se jette dans la Charente vers Mansle. Finalement, Philou décide d'y aller aussi pour tenter le jeûne en rando.... à moins que ce soit la rando en jeûnant ?

Samedi : à 10 H, arrivée à Les Salles-Lavauguyon, point de départ choisi pour faire une boucle sur 1,5 jour. Tout n'est que verdure : petits vallons, prés et bois. On trouve La Tardoire à Lavauguyon et on remonte son cours, en suivant de beaux sentiers dans les bois. En effet, cette partie non navigable (privée) est plutôt tumultueuse pour Lulu et avec "un peu d'agitation" selon Philou ! Mais en tout cas, splendide vallée avec des petites cascades et des moulins. Surtout après Peyrassoulat où on est dans une ZNIEFF. Ensuite, on remonte vers Chéronnac pour se ravitailler en eau au cimetière. On fait un détour pour voir la source de la Charente. Très sympa de se retrouver dans le lieu de naissance de notre fleuve préféré ! Lulu a repéré sur la carte un endroit où il serait possible de bivouaquer. En effet, près du petit ruisseau Charente, on peut s'installer au bord du sentier qui fait le tour du PNR du Périgord-Limousin. 

 

C'est aussi l'occasion d'essayer le bivouac avec la nouvelle trouvaille de Philou : le tipi fabriqué en France par Tipik et ultra léger. Le montage met un certain temps car les bâtons de rando servent d'armature et tout doit être parfaitement haubané. Le principe est sympa car on peut s'asseoir à l'intérieur et manger en cas de mauvais temps. Le problème est que s'il pleut la chambre doit être vite trempée car on touche facilement les parois. En plus, l'installation prend beaucoup de places. Bref, nous sommes à moitié convaincus...


Dimanche : la nuit a été agitée et le vent continue de souffler, annonciateur d'orages après la chaleur de la veille. Il nous reste 8 km à faire pour rejoindre la voiture. Nous suivons toujours le sentier du PNR, très agréable entre pâturages et étangs. A 10 H, nous sommes à la voiture. Le but étant de trouver un point d'embarquement pour la future descente et d'être à midi chez la soeur à Lulu (à 30 mn de route). Selon les maigres informations trouvées sur le net, La Tardoire est navigable à partir de Lavauguyon. Malheureusement, pas de possibilité d'atteindre le cours d'eau et surtout un Moulin et une grosse chute d'eau. Direction le pont suivant à Maisonnais où, là encore, aucun endroit n'est possible car la pente trop raide. Le 3e pont à Chadalais est également pentu mais possible et le suivant beaucoup plus commode mais on perd 4,5 km de descente depuis Chadalais. Au passage à La Rochefoucauld, nous avons vu un beau toboggan sous le château, ça va être splendide ! Nous allons donc travailler les derniers détails de l'organisation, en croisant les doigts pour la météo ! 

 

Un nouveau coin à découvrir, à seulement 1 H 30 de la maison. On adore ça !


L'album photos
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03 mai, 2021

Gambadage de printemps !

 

Vallée d'Ossau - 1/2 mai 2021

Trappeurs : Xav et Lulu

ça y est, ça devait arriver : Lulu se rebelle ! C'est bientôt la fin de ce 3e confinement mais impossible de tenir encore 3 jours à tourner en rond sur le plat pays. En plus, le vendredi : fin du boulot à 12 H ! L'occasion est trop bonne pour ne pas en profiter : à 12 H 10 Lulu est déjà sur l'autoroute en direction du sud... Arrivée sur le plateau de Benou à 16 H, de quoi se dire qu'on a bien fait, même si les nuages sont bas et le crachin encore présent. Donc, un petit tour d'une heure pour se dégourdir les jambes et gouter au calme de ce bel endroit avant de rejoindre le trappeur en chef.

Une bonne soirée à papoter et à faire des projets, sans oublier d'appeler notre Jako pour son anniversaire.

Samedi : après un petit tour au marché, direction le Port de Castet, désert... Le but est de monter vers la Cabane de Couscouilla que Xav ne connait pas, et peut-être sur les crêtes si le temps le permet. Toujours un petit crachin et les arbres qui s'égouttent sur nos têtes. La neige est présente à la sortie de la forêt, une fine couche tombée dès 1200 m. On croise un traileur qui nous donne une indication pour rejoindre le Col de Jaut. Pause à la cabane en attendant que le grésil se calme. Il ne fait pas chaud ! Comme les crêtes sont toujours dans le brouillard, on décide de rejoindre le col de Jaut et une autre cabane. On trouve bien le passage dans la forêt enneigée, parcours très sympa dans un labyrinthe de rochers. On sort près du Col de Jaut par une faille. Les crêtes de Coos veulent bien se montrer un peu. Magnifique endroit que cette montagne de Jaut ! Nous mangeons à la cabane de Lagouare (où nous avions prévu de réveillonner cette année). Puis le temps change brusquement, on se retrouve dans le brouillard avec vent et grésil qui nous fouettent le visage, ambiance ! Heureusement, la piste nous guide et le temps se calme au bout d'une demi-heure vers les bergeries de La Taulé. Là encore, un endroit particulier, très karstique et accidenté. Le parcours se termine calmement dans la forêt.

Dimanche : nous avons décidé de rester dans le secteur pour éviter de patauger dans la neige fraiche et humide. On s'est déjà bien mouillé les pieds hier... Direction le hameau de Listo où on prend la piste. On la quitte à 1080 m pour se rendre vers les bergeries de Lazerque et attaquer les pentes raides au-dessus. Les mollets couinent ! On rattrape les crêtes menant au Pic d'Auzu, beau belvédère sur la vallée et les sommets en partie ennuagé. Malgré le vent frais, le temps se prête à un pique-nique bucolique. On appelle Cliff qui fête ses 60 ans ! Ensuite, descente pour rendre visite au Pic de Listo, piton rocheux très impressionnant. On traine un peu pour ne pas descendre trop vite et profiter du soleil.

Toujours des petits plaisirs simples dans notre vallée d'adoption. On commence à bien la connaître mais on rêve encore d'explorer d'autres vallons cachés et des sommets qui nous narguent. 

L'album photos.




21 avril, 2021

Trappeuse en VTT !

 

Confinement 10 km : Le tour du Périmètre en VTT !

19/20 avril 2020 avec Lulu.

Un nouveau mode de déplacement pour les trappeurs ? Pourquoi pas... Le trappeur vieillit et cherche de nouveau moyen pour économiser sa monture, donc il en trouve une autre ! 😆

L'idée a germé depuis longtemps : partir en vélo ou VTT pour un petit ou long trip. Après avoir récupéré et recyclé du vieux matériel pour équiper son VTT, Lulu est partie faire quelques essais : 2 après-midis d'une trentaine de kilomètres, des sorties avec les sacoches chargées. On fait tout de même dans le léger, c'est-à-dire la même chose que dans un sac à dos.

Ce nouveau confinement avec sorties limitées à un rayon de 10 km est l'occasion de se faire un beau petit tour et surtout de bivouaquer ! Il faut donc calculer son itinéraire, trouver des points d'eau et des chemins inconnus, attendre un peu que la météo soit bonne.

Jour 1 : l'objectif du jour est d'éviter les zones urbaines, passer l'autoroute, rejoindre le GRP de Saintonge, puis le Chemin de St Jacques et le GR 360. Des endroits que je connais peu. En fin de journée, je pensais m'arrêter en bord de Charente mais pas d'endroit isolé. Donc, il a fallu monter sur le plateau boisé et trouver un coin tranquille pour la nuit. Pas facile avec les agriculteurs qui travaillent tard et sont partout ! Ayant arpenté ce coin lors de randonnée, je connais bien et zigzague dans la forêt. Je jette mon dévolu sur une petite clairière, loin des regards. Un endroit très paisible sous le chant des oiseaux. Ce fut tout de même une grosse journée pour un début...

Jour 2 : Le but recherché était de faire corps avec la nature... quelle nuit ! pleine de bruits et cris en tous genres : hibou, renard, lièvre se faisant occire, chevreuil, sangliers (les champions du tapage nocturne !)....
Petit déj, inspection du VTT et préparation pour un départ vers 8 H 45. Il faut faire le plein d'eau donc direction le cimetière de St Bris des Bois. Puis retour sur les petits chemins et routes de campagne dans le secteur que je connais le mieux (Vénérand, Fontcouverte...). Retrouvailles avec le chemin de St Jacques au nord de Saintes et traversée de la ville en longeant la Charente où je récupère la Flow Vélo. Je traine un peu pour profiter d'un pique-nique au bord de l'eau aux Gonds.
Ayant pris une épine avant Saintes, mon pneu Avant se dégonfle mais il me reste moins de 10 km à faire : 3 pauses gonflage suffiront pour arriver à bon port en début d'après-midi.

Résultats : 106 km, 370 m de D+ et un grand enthousiasme pour cette nouvelle activité ! Beaucoup de mal aux fesses et aux jambes par la suite mais c'est la rançon du succès...

Un nouveau VTC est en commande depuis Noël donc patience pour avoir un peu plus de confort...

La vidéo ICI.



05 avril, 2021

Batifolages avant confinement...

Cabane de Coumets - Pic de Montaigu - 3/4/5 avril 2021

Trappeurs : Lulu et Philou


Le couvre-feu à 19 h nous a privé de beaucoup de week-end en mars. Xav a pu se faire quelques sorties ski en solitaire pendant que Lulu et Philou s'occupaient dans leur plat pays 😒

Prévu depuis longtemps, ce week-end a failli être annulé car temps pourri annoncé puis le 3e confinement. Finalement, la météo a changé et les consignes étaient très floues donc : Top départ pour la vallée de Campan dès le samedi matin ! Xav étant parti dans sa famille à Royan, nous sommes de nouveau à deux pour découvrir une nouvelle cabane.

 Samedi : arrivée dans le brouillard au Col de Couret. ça caille grave et le crachin se met à tomber. On mange dans la voiture en attendant que ça se tasse... Départ vers 14 h bien emmitouflés. Philou est en short sous prétexte que c'est le printemps ! Nous avons prévu de faire des détours pour ne pas arriver trop vite à la cabane et profiter du paysage. Mais nous sommes prêts à changer nos plans à la première intersection si le brouillard persiste. Finalement, à la sortie de la forêt, le ciel se dégage et le soleil apparaît donc on continue jusqu'à la Croix de Beliou. 

Ensuite, le but est de contourner le cirque de Gréziolles pour récupérer le sentier balisé. C'est là que ça se gâte ! le brouillard s'épaissit, de gros névés apparaissent, la pente se raidit. Nous faisons demi-tour quand il faut attaquer un névé pentu surplombé par une grosse corniche... En cherchant un peu, nous retrouvons le sentier classique du pic de la Peyre. Là-haut, à 1820 m, le vent souffle et on ne traine pas ! On descend sous les crêtes de Culentous pour trouver des traces de troupeaux, qui doivent nous mener à la cabane de Coumets. Cependant, de gros névés vont nous embrouiller et on se retrouve sur les barres rocheuses bien au-dessus. Des bruits de voix et de scie nous guident pour arriver au but. A la cabane, il y a 4 jeunes qui sont installés. Après une rapide toilette à l'abreuvoir pour Lulu, on rentre au chaud. La cabane est confortable, on laisse le dortoir aux jeunes pour s'installer en bas.

Dimanche : levés à 8 H, 6° dans la cabane. On part une heure plus tard sous un beau ciel bleu mais il faut attendre d'être sur un versant au soleil pour enfin enlever la doudoune ! Montée au col de Culentous sur un gros névés.Les pentes au nord sont encore bien enneigées. Puis un chemin en balcon qui se termine par une grimpette sur une corniche neigeuse pour rejoindre les crêtes du Pic d'Oussouet. La vue sur le Montaigu est impressionnante car le sommet apparait très pentu. Au Col de Tos, la pente se raidit considérablement mais le sentier n'est pas trop enneigé. La cuvette de Lac de Montaigu est splendide avec son univers très haute montagne. La deuxième partie de l'arête est plus rocheuse et enneigée, nous chaussons les crampons vers la fin. Non sans difficulté pour Lulu qui les avait mal réglés ! Sommet du Montaigu, 2339 m, avec une vue immense sur la chaine : Néouvielle, Vignemale, Balaïtous, Pic de Ger.... Un pique-nique de luxe, seuls au monde ! A la descente, nous verrons peu de monde, c'est un coin bien sauvage. Nous avons tout de même tourné encore un peu pour retrouver notre sentier caché sous la corniche ! La soirée sera tranquille, à deux cette fois, avec la belle vue sur le Piémont et le pic de la Clique puis les lumières de Tarbes et Pau.

Lundi : la veille, nous avons étudié un moyen pour retourner au parking en faisant des détours vers le nord. Mais, sur le terrain, les pistes sont encombrées d'arbres morts (tempête de 2019) et nous obligent à suivre la piste principale. Donc, vers 11 heures, nous sommes au parking 😒. Finalement, ce n'est pas plus mal car nous pourrons faire une bonne pause sandwich au bord de l'Adour. Et dans l'après-midi, nous croisons notre Xav sur l'aire de Captieux pour papoter pendant 3/4 d'heure. C'est sûr, s'il n'y avait pas eu encore une semaine de boulot, on serait resté avec lui pour le confinement !

Voilà, un bon bol d'air dans ces moments pénibles et sans perspectives. Les idées de sorties et de voyages fourmillent toujours et c'est très frustrant. Heureusement, le printemps est là et on va bien trouver à s'occuper en attendant des jours meilleurs !

 

L'album photos.