05 avril, 2021

Batifolages avant confinement...

Cabane de Coumets - Pic de Montaigu - 3/4/5 avril 2021

Trappeurs : Lulu et Philou


Le couvre-feu à 19 h nous a privé de beaucoup de week-end en mars. Xav a pu se faire quelques sorties ski en solitaire pendant que Lulu et Philou s'occupaient dans leur plat pays 😒

Prévu depuis longtemps, ce week-end a failli être annulé car temps pourri annoncé puis le 3e confinement. Finalement, la météo a changé et les consignes étaient très floues donc : Top départ pour la vallée de Campan dès le samedi matin ! Xav étant parti dans sa famille à Royan, nous sommes de nouveau à deux pour découvrir une nouvelle cabane.

 Samedi : arrivée dans le brouillard au Col de Couret. ça caille grave et le crachin se met à tomber. On mange dans la voiture en attendant que ça se tasse... Départ vers 14 h bien emmitouflés. Philou est en short sous prétexte que c'est le printemps ! Nous avons prévu de faire des détours pour ne pas arriver trop vite à la cabane et profiter du paysage. Mais nous sommes prêts à changer nos plans à la première intersection si le brouillard persiste. Finalement, à la sortie de la forêt, le ciel se dégage et le soleil apparaît donc on continue jusqu'à la Croix de Beliou. 

Ensuite, le but est de contourner le cirque de Gréziolles pour récupérer le sentier balisé. C'est là que ça se gâte ! le brouillard s'épaissit, de gros névés apparaissent, la pente se raidit. Nous faisons demi-tour quand il faut attaquer un névé pentu surplombé par une grosse corniche... En cherchant un peu, nous retrouvons le sentier classique du pic de la Peyre. Là-haut, à 1820 m, le vent souffle et on ne traine pas ! On descend sous les crêtes de Culentous pour trouver des traces de troupeaux, qui doivent nous mener à la cabane de Coumets. Cependant, de gros névés vont nous embrouiller et on se retrouve sur les barres rocheuses bien au-dessus. Des bruits de voix et de scie nous guident pour arriver au but. A la cabane, il y a 4 jeunes qui sont installés. Après une rapide toilette à l'abreuvoir pour Lulu, on rentre au chaud. La cabane est confortable, on laisse le dortoir aux jeunes pour s'installer en bas.

Dimanche : levés à 8 H, 6° dans la cabane. On part une heure plus tard sous un beau ciel bleu mais il faut attendre d'être sur un versant au soleil pour enfin enlever la doudoune ! Montée au col de Culentous sur un gros névés.Les pentes au nord sont encore bien enneigées. Puis un chemin en balcon qui se termine par une grimpette sur une corniche neigeuse pour rejoindre les crêtes du Pic d'Oussouet. La vue sur le Montaigu est impressionnante car le sommet apparait très pentu. Au Col de Tos, la pente se raidit considérablement mais le sentier n'est pas trop enneigé. La cuvette de Lac de Montaigu est splendide avec son univers très haute montagne. La deuxième partie de l'arête est plus rocheuse et enneigée, nous chaussons les crampons vers la fin. Non sans difficulté pour Lulu qui les avait mal réglés ! Sommet du Montaigu, 2339 m, avec une vue immense sur la chaine : Néouvielle, Vignemale, Balaïtous, Pic de Ger.... Un pique-nique de luxe, seuls au monde ! A la descente, nous verrons peu de monde, c'est un coin bien sauvage. Nous avons tout de même tourné encore un peu pour retrouver notre sentier caché sous la corniche ! La soirée sera tranquille, à deux cette fois, avec la belle vue sur le Piémont et le pic de la Clique puis les lumières de Tarbes et Pau.

Lundi : la veille, nous avons étudié un moyen pour retourner au parking en faisant des détours vers le nord. Mais, sur le terrain, les pistes sont encombrées d'arbres morts (tempête de 2019) et nous obligent à suivre la piste principale. Donc, vers 11 heures, nous sommes au parking 😒. Finalement, ce n'est pas plus mal car nous pourrons faire une bonne pause sandwich au bord de l'Adour. Et dans l'après-midi, nous croisons notre Xav sur l'aire de Captieux pour papoter pendant 3/4 d'heure. C'est sûr, s'il n'y avait pas eu encore une semaine de boulot, on serait resté avec lui pour le confinement !

Voilà, un bon bol d'air dans ces moments pénibles et sans perspectives. Les idées de sorties et de voyages fourmillent toujours et c'est très frustrant. Heureusement, le printemps est là et on va bien trouver à s'occuper en attendant des jours meilleurs !

 

L'album photos.

 

20 février, 2021

Des crêtes plein les mirettes !

Circuit cabanes du 15 au 19 février 2021.

GRP Oueil-Larboust dans le Luchonnais

Trappeurs : Lulu et Philou

Toujours fidèles à nos circuits sauvages, voici un beau terrain de jeu ! Proches du Massif du Burat où nous étions à l'automne 2019, ces petites montagnes sont également truffées de cabanes.

J1 (4,5 km/+ 480 m) : départ des Eaux-Bonnes le matin et arrivée à Poubeau pour le pique-nique. Toujours un déficit en neige donc on ne prend pas les raquettes, juste les crampons. Mais les sacs sont lourds quand même ! On suit la petite route jusqu'à Portet de Luchon puis ce sont pistes et sentiers jusqu'à la cabane de Conques à 1 620 m. Belle vue sur les sommets du Luchonnais, une source et du bois, deux places pour dormir, parfait !


 J2 (6,5 km/+ 700 m) : on suit le sentier qui commence à être enneigé, jusqu'au Port de Pinate. Puis, par facilité, on décide de suivre les crêtes car le GRP passe sur des pentes exposées et sous des corniches. Donc : sommet du Pouy Louby, Pic du Lion et ses crêtes où la neige est bien présente. On s'arrête manger à la Hourque de Fousserette, avec une belle vue sur le lac de Bareilles. La suite des crêtes est bien sauvage avec le Mont Né en point de mire, elles s'achèvent au Port de Pierrefite où il y a du monde venant de Bourg d'Oueil. On s'échappe pour terminer cette étape et retrouver la tranquillité au refuge du Mont Né. Super confort, il a été refait en 2015 : un beau dortoir, une grand pièce en bas avec cheminée. Il y a même une réserve de bois qui sera bien utile  pour faire sécher les chaussures trempées.

J3  (14,5 km/+ 850 m) : grosse étape puisque nous avons choisi de faire l'ascension du Mont Né. En effet, c'est plus facile dans la neige dure avec les crampons et sans les sacs à dos. On perd un peu de temps mais les journées sont plus longues et la vue vaut le coup d'oeil ! Ensuite, on reprend la piste jusqu'au Port de Balès et on suit les crêtes en essayant d'éviter les parties enneigées, devenues de la soupe. Là encore, un beau parcours sauvage sans personne. Du Sommet d'Anténac, la vue est superbe sur le Piémont. On arrive vers 17 H à la Cabane de Courrau de St Paul. Plutôt rustique, en terre battue mais avec un bas-flanc pour deux. La source est en contrebas et on a un gros plan sur l'Aneto. On est rapidement à l'ombre donc on se renferme pour faire du feu et à nouveau sécher les chaussures.

J4 (12,5 km/+ 900 m) : encore une grosse étape mais sans neige et franchement printanière. On continue de suivre le GRP qui passe dans la forêt et descend vers Saccourvielle. On traverse la vallée d'Oueil pour monter vers Benqué et ses belles petites chapelles classées. Après la pause repas, on attaque la montée dans les pâturages. Pause café à la cabane du Cap de la Prade où on trouve de l'eau. Après une dernière suée, on arrive à la cabane de Courreau de Benqué, hors du tracé. Celle-ci aussi est un peu miteuse avec juste un lit. Elle a le mérite d'être au milieu des pâturages avec une vue splendide sur toute la chaine des 3 000 m. Il faut prendre la boussole pour atteindre la fontaine en contrebas. On y trouve aussi du bois, ça tombe bien ! Le soir, il ne fait pas froid et il n'y a plus qu'à s'asseoir devant la cabane pour profiter de la vue. Le sol étant humide, Philou décide de s'installer dehors. Finalement, Lulu l'imite car la chaleur a fait sortir les araignées et il y en a plein les murs de la cabane... On ne se refait pas ! La nuit sera fraiche et Philou terminera sa nuit dans la cabane.

J5 (4,5 km/- 450 m) : le froid réveille Lulu à 7 H, ça tombe bien car c'est l'heure de se lever pour cette dernière petite étape avec de la descente. C'est qu'il faut calculer son timing avec cette saleté de couvre-feu à 18 H ! On retrouve le GRP qui descend vers Labach puis on décide de garder la petite route plus reposante par Cathervielle. A 10 H 00, on est de retour au parking à Poubeau.

Encore une belle trouvaille que ces petites montagnes sauvages. Finalement, cette formule sans raquettes nous convient bien car moins de matériel à porter. C'est un bon compromis, tant qu'on peut encore avancer avec nos sacs sur le dos et avoir une autonomie pour 4 nuits !

L'album photos.



16 février, 2021

Le Peyrelue : c'est pour les purleux !

 Eaux-Bonnes - 13/14 février 2021

Trappeurs : Xav, Jako, Lulu, Philou et Lolo


Pressés de s'échapper de la grisaille et des inondations, Lulu, Philou et la cocotte de garbure arrivent au chalet dès le jeudi après-midi. Le soir, on attaque déjà l'apéro, la garbure et les parties de "6 qui prend" ! Le lendemain, Xav travaille et la journée sera occupée à trainer à Oloron et faire quelques courses.

Le soir, Jako et Lolo débarquent avec encore du ravitaillement... La garbure se prend une grosse claque, mais il en reste encore ! 

Samedi, direction le parking des Crêtes Blanches où les nuages commencent à se dissiper. Malgré le manque de neige, le paysage est magnifique ! On fait un tour sur les crêtes puis Lulu et Philou grimpent au Soum de Grum tandis que Jako et Xav tiennent compagnie à Lolo, en baisse de forme. Ensuite, on mange tous ensemble à l'Aubisque. Les garçons décident de redescendre au chalet mais Lulu préfère partir à pied sur le GRP. Une descente bien agréable dans les pâturages déserts. Elle retrouve les garçons en mode bière/belote, à fond quoi ! Enfin, ils ont quand même failli s'entretuer.... Le soir, ce sera raclette au fromage de brebis, pour faire plus léger que la veille...

Dimanche, comme prévu c'est grand beau et on part vers le Col du Pourtalet. Il y a déjà du monde mais c'est plus calme lorsqu'on se dirige vers les pâturages espagnols. Ensuite, on s'éparpille un peu : tandis que Xav, Philou et Lulu partent vers le Pic d'Estrémère, Jako accompagne Lolo vers le Col et part seul vers le Pic de Peyrelue. A la descente de l'Estrémère,  Xav et Philou partent rejoindre Jako sur les pentes du Peyrelue et Lulu part à la recherche de Lolo. Tout le monde se retrouve au parking vers 15 H. L'essentiel est que chacun ait pu profiter de sa journée, à sa manière. Il y a le cadre splendide et encore bien enneigé, c'est déjà beaucoup ! Encore une bonne soirée festive pour venir à bout de la garbure à Philou.

Les trappeurs aspirent aussi à des retrouvailles dans la simplicité, pas besoin d'exploits sportifs ni de longues courses. Se retrouver autour d'une garbure est un bon prétexte pour passer des moments qui réchauffent le coeur.

 
L'album photos
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18 janvier, 2021

Garbure, spatules et tarot

 Anéou/Gourette

16/17 janvier 2021

Trappeurs : Xav, Jako
et Philou

 

Ils ne sont pas nombreux ceux qui peuvent se permettre de descendre dans les Pyrénées le vendredi à 15 H et de retourner le lundi matin ! Le couvre-feu étant avancé à 18 H 00, impossible de partir pour Lulu et Guigui 😢 

Nos trois trappeurs se retrouvent donc pour deux jours de glisse et de partie de tarots...

Samedi : soleil flamboyant, direction l'Anéou pour monter au Pic de Canaourouye, inconnu pour Jako. Ce fut une journée magique dans ce beau manteau blanc, mais un peu compliqué à skier.

Le soir : une bonne garbure du Richelieu !

Dimanche : il pleut, direction Gourette histoire de sortir quand même. Ce sera une sortie humide avec une neige bien lourde mais la motivation a aidé à affronter la pluie et le vent glacial ! Heureusement le chalet accueillant est là pour réconforter les trappeurs.

Le retour lundi s'est fait sous le soleil, dommage mais il faut rentrer pour gagner sa vie .....

Le contexte n'est toujours pas aux grands projets, on se contente des bons moments saisis à la moindre occasion !

Les photos.


04 janvier, 2021

De la drepou jusqu'aux genoux !

 Eaux-Bonnes du 30 décembre 2020 au 2 janvier 2021

Trappeurs : Lulu, Xav et Philou

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas, autant au niveau météo que dans l'organisation... mais le trappeur s'adapte à toutes les situations ! Après, une nouvelle période de confinement qui nous a fait louper plusieurs sorties prévues, nous sommes sur les startings blocks....

Après un détour chez Caro à St Savin, Philou et Lulu débarquent au chalet pour quelques jours. Comme Xav travaille jusqu'au 31, il est prévu de faire deux randos à la journée puis de partir en cabane tous les trois le 1er janvier.

Il a beaucoup neigé et on n'a pas besoin de se déplacer pour trouver de quoi s'occuper :

- Le 30 : temps perturbé et flocons, départ à pied sur la promenade verticale pour prendre des sentiers d'estives et des pistes vers le plateau de Gelos. Le but est de monter jusqu'au Gourzy mais ça brasse et on n'est pas entrainé ! On s'arrêtera vers 1 250 m.

- Le 31 : on descend se ravitailler à Laruns en vue du réveillon et du raid. Ensuite, le ciel étant dégagé, on part sur le sentier des granges d'Espouey avec visite à la cascade. Là encore, nous sommes seuls et il faut faire la trace ! On monte jusqu'à la piste pour un pique-nique dans les ruines à l'abri du vent. Puis, par facilité, on suit la piste pour le chemin du retour mais ce n'est pas de tout repos car il y a de grosses accumulations ! Ce détour est sympa et permet de voir la vallée sous un autre angle.

Le soir, on ne fait pas d'excès mais on mange bien ! On essaie de faire quelques projets et ce ne sont pas les idées qui manquent... On prépare les sacs et on visualise topo et carte autour du Port de Castet. Les garçons sont dubitatifs sur les pentes skiables, on verra bien... Avec cette neige, les cabanes accessibles ne sont pas nombreuses !

- Le 1er : lever à 8 H, il neige à fond ! Très déçus, on réfléchit : attendre, partir, changer de plan ? La météo n'est pas vraiment précise. On attend un peu puis on se décide pour partir plutôt à la journée. Le ciel se dégage enfin et on se dépêche de refaire les sacs en mode léger. Les garçons veulent aller tout de même au Port de Castet pour monter au Sommet du Sésérite. Malgré une montée un peu laborieuse, ils profitent de la vue sur le Piémont et d'une belle descente. En effet, ils constatent que les endroits prévus pour skier sur deux jours auraient été compliqués car pas assez enneigés. De son côté, Lulu est partie de Béost pour faire le tour de la Montagne Verte et la montée au Lazive où elle verra très peu de monde (à part sur la descente où c'est la foire). Cette journée va s'avérer très réussie avec une météo exceptionnelle !

- Le 2 : là, c'est franchement gris et froid. Une amélioration est annoncée en fin de matinée. En attendant, on fait des partie de "6 qui prend". On mange rapidement, les garçons partent à midi en direction de Gourette où ils vont s'éclater dans la poudreuse dans le secteur des Coutchets. De son côté, Lulu part avant 13 H sur le sentier du Gourzy où elle va faire la trace et ne verra personne de l'après-midi ! Là-haut, la vue est féérique et l'ambiance givrée.

Voilà, pas de regret d'avoir zappé la nuit en cabane. On se fait vieux et le mode léger est quand même appréciable surtout l'hiver ! Espérons que nous pourrons nous revoir comme prévu dans 15 jours !

L'album photos.



27 octobre, 2020

Sous le vent furieux de la steppe !

 Circuit cabanes en Pays Catalan

du 17 au 21 octobre2020

avec Philou et Lulu

Fuyons rapidement la façade atlantique pour chercher du soleil où il se trouve tout le temps : les Pyrénées Orientales ! Certes, le trajet est long et la route sinueuse, mais ça vaut le détour ! Une fois de plus, Lulu a concocté un circuit pas trop hasardeux mais avec un peu de suspens quand même et dans un coin inconnu, perdu au sud du Canigou.

J1 : Arrivée à Prats-de-Mollo en début d'après-midi et départ vers 15 H 30 du parking au bord du Tech. Déjà, au bout de 10 minutes, Lulu se rend compte que les sacs ne sont pas assez lourds : on a oublié le fromage, la confiture et le jambon dans la glacière. Philou retourne gentiment chercher les provisions. La montée est régulière sur le sentier balisé qui monte vers la Tour de Mir. ça se raidit à la fin en arrivant dans les bois. La cabane d'Artigues d'en Case est placée au milieu des pâturages. Une belle source à proximité et du bois à profusion pour occuper Philou Un jeune tchèque nous tient compagnie et nous offre même un coup à boire en échange de châtaignes grillées, ramassées à la montée.

J2 : le froid se fait sentir, même à cette faible altitude (1 500 m) mais le ciel est bien bleu, annonciateur d'une belle journée. Nous avons suivi les crêtes frontières toute la journée avec en point de mire le Pic de Costabone. Quelques montées/descentes pour passer plusieurs cols. Le refuge de Costabone  se trouve sur les pentes sud du pic avec une superbe vue. Nous y trouvons une source captée. Pas de bois ni de cheminée mais des couvertures pour se réchauffer car le vent est glacial le soir. Il est géré par le club alpin catalan et peu fréquenté. Là encore, un habitant de Banyuls nous tient compagnie et il a aussi monté une bouteille de vin !

J3 : On rattrape la crête frontière au col del Pal et on la suit toujours sur de grands plats où nous sommes déjà passés lors de notre traversée par la HRP (entre le Roc Colom et la Porteille de Mantet). Malgré un détour inopinée par les Rocs Blancs, à cause de la neige qui recouvrait les traces, et après une pause déjeuner dans la neige, nous arrivons à la Portella de Mantet vers 14 H. Hésitation : on descend tranquillement jusqu'au refuge ou on fait le détour par le sommet et les crêtes ? Philou ferait bien sa feignasse mais Lulu remporte la partie car elle se sent en forme : on passera par le sommet du Pic de la Dona à 2700 m avec descente par les crêtes de Serra Galinera.C'est un peu plus long que la descente directe par le col mais la vue est franchement belle sur les sommet ariégeois au loin. La descente finale par le GR 10 s'avère très raide, avec boue, neige et rochers ! On arrive à 17 H 30 au refuge de l'Alemany : source devant et du bois aux alentours. Là aussi, c'est tout confort avec couvertures et un beau poêle. On pensait y trouver du monde car le village de Mantet est proche mais on ne verra que le berger voisin et son chien aux yeux bleus.

J4 : c'est la partie intéressante du périple car l'itinéraire du jour ne suit pas de chemin balisé. Les marques en pointillé sur la carte laissent toujours la place au hasard et aux surprises en tous genres... En plus, la tempête Barbara est annoncée sur les Pyrénées ! On remonte le sentier de la Porteille pour rapidement le quitter et emprunter un autre qui descend vers Mantet. Puis, ce ne sont que des sentes à vaches difficiles à suivre dans la neige persistante en forêt. On débouche sur le beau site de Caps dels Rocs  où on trouve une cabane en pierre. Ensuite, on distingue bien le chemin en rive gauche du torrent, qui remonte la vallée del Callau. Jusque là, on avait échappé au vent car nous étions sous le couvert des arbres mais nous arrivons dans une zone de pâturages. On s'abrite pour manger en examinant la meilleure option sur la carte. Quoi qu'il arrive, on est obligé de passer par le sommet de Pomerola à 2450 m. Ce grand plateau désertique n'est occupé que par quelques isards téméraires ! Nous sommes bousculés par les bourrasques. Ensuite, on décide au dernier moment de s'engager dans le vallon de Pomerola car il parait peu raide. En effet, nous y sommes bien à l'abri et on rejoint facilement la belle piste jusqu'à la cabane Da Silva. Là, une splendide pièce avec insert et canapé... mais ce n'est pas pour nous ! C'est la cabane des chasseurs... la partie randonneur est à côté avec aussi une grande cheminée mais une fenêtre minuscule. La source ne coule plus et il faut aller filtrer de l'eau au torrent. Pour se venger, on pique un peu de bois dans le stock des chasseurs... La nuit sera ponctuée de grosses bourrasques.
AMBIANCE SUR LA STEPPE CATALANE !

J5 : nous avons prévu un itinéraire dans la pampa pour rejoindre les crêtes puis GRP et GRT  qui descend sur Prats. Mais, les chasseurs sont entrain de remballer leurs affaires et nous disent que des rafales à 150 km/h sont annoncées... Le mieux est de suivre sagement la piste qui nous ramènera au même endroit, même si elle fait un détour. En effet, malgré le vent fort, on passe tranquillement le col des Roques Blanques et on peut même couper les lacets de la piste par un PR. Au passage, on découvre la belle cabane de Les Molles face au Canigou puis on s'arrête pour manger au soleil et il fait bien chaud. On rejoint une petite route interdite à la circulation mais le relief ne nous permet pas de couper à travers bois. En effet, on se rallonge bien ! Le paysage est splendide avec les couleurs automnales. On rejoint enfin le GRT 78 noté sur la carte qui est à peine balisé en jaune et se perd dans un dédale de sentes, petits ruisseaux et passages rocheux. Même s'il n'en fini pas, ce jeu de piste est pourtant magnifique. On arrive enfin sur le goudron où on cherche les balises du GRT noté sur la carte mais, là c'est sûr, il n'existe pas du tout ! On trouve une passerelle qui nous mène en rive droite du Tech. Il y a bien un sentier mais il se perd vite dans les bois et on est obligé de repasser le torrent à pied pour retrouver la route. Grosse journée ! Heureusement, on a réservé une nuit à l'hôtel, on y arrive vers 18 H 30 et nous n'avons rien d'autre à faire que : douche et orteils en éventail en attendant le bon repas avec spécialités catalanes ! Après vérification, le fameux GRT 78 (transfrontalier) est à l'état de projet. Pourquoi apparait-il déjà sur le portail IGN ? Mystère !

Voilà, timing parfait, juste quelques petites mésaventures pour se souvenir de ce beau périple en terre catalane. Il nous reste encore quelques massifs à visiter pour parfaire notre connaissance de ce beau département et c'est tant mieux !

L'album photos.

 

Le lendemain : direction les Eaux-Bonnes où nous avons passé 2 jours avec notre chef trappeur. Le samedi, tentative d'ascension du Pic de Ger : hélas, la neige était bien installée et nous n'avions pas les crampons pour aborder la phase finale ! Belle journée tout de même dans un cadre somptueux !



28 septembre, 2020

ç' eût été la fin de l'été !

WEEK-END FILLES à CHATEAUPONSAC

26/27 SEPTEMBRE 2020

Avec Lulu, Sandrine, Mathilde et Florence

Quel contraste en 15 jours : il a neigé dans les Pyrénées et certains cols sont fermés. Donc, le projet d'aller bivouaquer dans le Marcadau et grimper à la Grande Fâche est reporté à l'année prochaine...

Grand froid et mauvais temps sont au programme sur toutes les Pyrénées, donc direction la région salvatrice : le Limousin ! Là encore, il faut trouver un coin inexploré avec une météo correcte. On opte pour le nord des Monts d'Ambazac et du lac de St Pardoux où les sentiers de rando sont très nombreux.

Vendredi : on arrive au camping de Châteauponsac avant 21 H. Un joli chalet nous attend, l'apéro aussi ! On décide du programme.

Samedi : départ à pied du chalet pour un circuit qui fait 27 km et qu'on veut écourter un peu mais tous les hameaux, vallons et plateaux de pâturages sont intéressants à voir. Il fait très frisquet dès le matin et humide sur les bords de Gartempe. 

Un beau détour nous emmène sur une falaise au-dessus de la rivière. Le "Camp de César", motivation de la journée pour Mathilde, restera introuvable !  On finira par faire 26 km, avec quelques petites averses de crachin et un redoux dans l'après-midi. La petite ville de Châteauponsac est sympa avec plein de beaux points de vue.

Le soir, nous constatons que la météo pour le lendemain a changé et va être exécrable !


Dimanche : en effet, il pleut doucement mais continuellement et il fait presque nuit. Comme la météo a l'air beaucoup mieux vers l'ouest, nous décidons de prendre le chemin du retour et nous arrêter en Charente. En effet, le temps s'améliore et nous stoppons avant Jarnac, à Bassac, pour visiter le village et les alentours de l'Abbaye. Après le pique-nique : randonnée à Gondeville sur les bords de Charente et dans le vignes à la recherche du balisage vert ! Cette fois, le rythme sera tranquille avec 10 km parcourus.

La journée se termine chez Lulu pour un goûter au chaud et quelques projets pour l'automne avec, bien entendu, des plans B dans le Limousin...

Les Photos.

 

14 septembre, 2020

Dans un décor de western !

 CIRCUIT ET SOMMETS : ACHERITO/ANSABERE

12/13 SEPTEMBRE 2020 

Avec Philou et Lulu


Il aurait été inhumain de rester chez soi avec ce beau week-end annoncé ! Philou est décidé à bouger et même à bivouaquer alors Lulu a concocté un beau circuit à peu près sauvage...

Xav étant parti vers d'autres zaventures espagnoles, nous en profitons pour rendre visite à la vallée voisine d'Aspe. Le vendredi, nuit dans le Berlingo au camping de Bedous, très calme.

Samedi : il y a un peu de monde sur le parking du pont de Lamareich au-desssus de Lescun. Nous continuons sur la piste pour monter tant bien que mal près du Pont de Lamary, c'est toujours 200 m de D+ qui sont gagnés. Là, il y a encore plus de véhicules mais on sait que tout le monde prend la direction des cabanes d'Ansabère. C'est bien le cas : dès que nous bifurquons à gauche vers le vallon de Lazerque, il n'y a plus personne :  génial ! Par contre, le sentier n'est pas facile à suivre, juste quelques cairns dans la forêt. Puis, c'est plus évident quand on arrive dans le vallon de Laraillé. Au col frontière, à 2000 m, la vue est splendide sur les pâturages aux couleurs d'automne. On prend ensuite une sente qui nous mène au Pic de Laraillé (2 147 m) où nous sommes seuls pour manger et profiter de la vue de toutes parts. Plus bas, le lac d'Acherito nous attend pour le bivouac. Il faut descendre une crête vers le sud puis directement dans le pierrier. Nous trouvons un coin tranquille au nord du lac dans une petite cuvette à l'abri du vent. Soirée tranquille mais fraiche tout de même.

Dimanche : départ à 8 H 30 sous une belle lumière en suivant le sentier S5 qui part vers le  nord-ouest dans les pâturages et s'engage dans le magnifique vallon d'Acherito. On y trouve une belle petite cabane. Puis on continue sur un sentier bien marqué jusqu'au Port d'Acherito. Retour en France, en restant à flanc de montagne, on rejoint le sentier du Col de Pétragème. Avant le col, nous avons déposé le plus lourd de nos affaires dans les rochers. C'est plus légers que nous arrivons de nouveau en Espagne où les locaux sont nombreux pour gravir les pentes du Pic d'Ansabère. ça tombe bien car nous allons du côté opposé ! En effet, nous sommes beaucoup moins à prendre le sentier qui mène au Pic de Pétragème (2 260 m) avec quelques pas d'escalade pour arriver sur la petite plateforme sommitale. Là; le spectacle est de taille avec les Aiguilles et le Pic d'Ansabère sous un angle inconnu, tous les vallons autour et au loin l'Ossau et le Balaïtous, entre autres. Comme nous avons le temps, on en profite un moment avant de redescendre pour manger à l'abri du vent. La descente sera plus pénible sous la chaleur : 31° au parking !


L'automne en montagne : rien de mieux pour oublier la foule de l'été et profiter de la belle lumière sur des paysages de western.

L'album photos.




24 août, 2020

De puys en dômes

 GR 441 TOUR DE LA CHAINE DES PUYS

Du 17 au 22 AOUT 2020

Avec Lulu et Sandrine

Notre cher Limousin étant classé rouge en sécheresse et les Pyrénées infestés de touristes, ce GRP a été sélectionné au dernier moment. C'est donc munies d'une carte datant de 1991 que nos deux marcheuses sont parties ! Lulu avait tout de même noté les modifications sur la carte et calculé les étapes. Pas si facile que ça d'ailleurs car peu de points d'eau sur le parcours.

6 jours sont calculés avec 4 bivouacs et un camping au milieu. Le départ se fera au plus près, à Orcival, et le circuit dans le sens horaire pour garder ce qui semble être le plus joli pour la fin.

J1 : (15 km/+ 300 m). Comme d'habitude, nous avons rendez-vous à Champniers vers 10 H pour prendre la route de Limoges. Après une pause déjeuner à Seilhac, on est sur le départ à Orcival vers 15 H. Sur des pistes ou petites routes, nous traversons des hameaux et le paysage se déroule avec des prairies et quelques cultures. Au loin, on aperçoit déjà le Puy de Dôme. Au point d'arrêt prévu, Mazaye, on se ravitaille en eau au cimetière. En continuant un peu sur la piste, on trouve même un petit cours d'eau pour la toilette et on s'installe à l'entrée d'un pré. Parfait.

J2 : (18 km/+400 m) Il fait frais et on sent l'humidité. C'est une belle matinée variée : montée sur le village perchée de St Pierre de Chastel, passage dans une vallée marécageuse, dans une cheire (ancien champ de lave) recouverte de forêt à l'ambiance très nordique. Nous faisons un détour à Pontgibaud pour acheter du pain et prendre un café. La chaleur se fait ensuite sentir en arrivant à St Ours, fin de l'étape. Ravitaillement en eau au cimetière mais la recherche d'un coin de bivouac a été plus long. Nous avons tourné un moment avant de trouver un coin bien caché dans la forêt. Il faut dire aussi que tous les prés sont fermés, bonjour l'accueil ! .

J3 : (21 km/+ 300 m). A midi, nous sommes à l'endroit le plus au nord du circuit. La chaleur augmente et nous arrivons sur les hauteurs où on voit la plaine de Clermont. Le château de Tournoël puis ND de la Garde nous accueillent pour la descente vers Volvic. Petite ville tranquille où on s'arrête boire un verre avant d'aller à l'épicerie. Ensuite, il faut descendre encore et traverser la ville pour arriver au camping. Tout confort malgré les contraintes du port du masque auxquelles nous n'étions plus habituées ! On a oublié la vrai vie...

J4 : (17 km/+ 700 m). Il faut remonter sur les hauteurs de Volvic pour retrouver notre itinéraire. Nous avons de la chance car nous sommes essentiellement dans les sous-bois alors qu'il fait de plus en plus chaud. 

Mais les étapes ont été calculées aussi pour ça ! Nous évitons tout de même quelques montées/descentes inutiles au sommet des puys boisés. Nous allons au sommet du Puy de Jume pour admirer la vue et le cratère comblé par la végétation. Pique-nique à l'ombre au Puy de la Coquille puis c'est une descente tranquille vers le parking bondé de Vulcania pour prendre de l'eau. Nous n'allons pas bien loin puisqu'une belle forêt nous tend les bras avec une clairière toute en mousse.

J5 : (23 km/+ 650 m). Nous évitons le sommet du Puy de Dôme en prenant le GR4 jusqu'au Col de Ceyssat. En effet, vu le monde, ça n'avait aucun intérêt. Par contre, nous faisons une pause café à Laschamps. Ensuite, c'est toujours de la forêt entre les puys. Le but de la journée est le Col de la Ventouse pour le ravitaillement en eau. C'était sans compter la déviation du GR4 et du GR441 sur lesquels nous sommes et qui empruntent le tracé du GR 30. Nous pensons qu'ils vont bifurquer plus loin, mais non ! Nous partons toujours plus à l'est et nous retrouvons près du lac de la Cassière. Nous continuons donc jusqu'à Fontclairant où on trouve une fontaine. Enfin, un pré sans clôture nous accueille au-dessus du village où nous avons retrouvé le tracé. C'est d'ailleurs un endroit magnifique pour ce dernier bivouac.

J6 : (17 km/+ 500 m). Il a plu pendant la nuit et nous partons au frais pour cette étape prometteuse. En effet, nous ne sommes pas déçues ! Dès La Garandie, nous avons une vue splendide sur le massif du Sancy, tout proche. Les pâturages sont immenses et les troupeaux aussi. Entre Saulzet le Froid et Pessade, le vent est bien froid, changement d'ambiance ! Longue pause au charmant café de Pessade. La pancarte nous indique 9 km jusqu'à Orcival ! Après un beau parcours dans la forêt, nous profitons du lac de Servières pour la pause de midi. Ce sont des coins où on se promet de revenir, surtout l'hiver... La fin de la descente sera tranquille et ensuite : pause à Orcival, installation au camping de Leschat et truffade le soir !

Quelle belle trouvaille ce coin inexploré du Massif Central ! Nous y avons croisé d'autres sentiers : la grande traversée, le tour des lacs, etc... Bref, il reste de quoi faire !

L'album photos.


10 août, 2020

Maudit Tapou !



 ASCENSION DU PIC DU TAPOU (3 111 m)

7/8/9 AOUT 2020 

Avec Xav, Philou et Lulu

Depuis le temps que nous voulions grimper là-haut, l'occasion s'est présentée ce week-end : Xav a un week-end de 3 jours, Philou et Lulu sont (encore !) en vacances.

Vendredi : nous avons rendez-vous à Luz vers midi et allons nous mettre à l'ombre à Sassis au bord du gave. En effet, ce sont les plus fortes chaleurs de l'été qui sont prévues aujourd'hui. Nous ne souffrirons pas trop car il y a un petit vent. Nous partons vers 17 H, et déjà, les parkings sont gavés à Gavarnie. En vallée d'Ossoue, il y a beaucoup de véhicules aussi. Nous nous arrêtons près de la cabane de Milhas. Soirée pluvieuse, des orages comme tous les soirs, ce qui a le mérite de réduire la température.

Samedi : les sacs sont faits et on part droit dans la pente raide pour rejoindre le GR 10 qui nous mène à la cabane de Lourdes. Là, on bifurque dans le vallon du Pla d'Aube. On aurait pu monter au Pic du même nom mais, franchement,

les troupes ne sont pas au mieux de leur forme, n'ayant pas été en montagne depuis un certain temps... D'ailleurs, Lulu commence à souffrir de la chaleur et a beaucoup de mal à avancer. La pause de midi va l'aider à terminer la montée jusqu'aux lacs de Montferrat. Seulement 800 mètres de montée pourtant !

Enfin, on se repose, on se baigne,on monte le camp. La soirée aurait pu se dérouler tranquillement si un troupeau d'importuns n'était venu nous squatter l'espace ! Pas discret en plus. Quand l'orage éclate, nous avons fini de manger mais pas eux : bien fait ! On est bien secoué par le vent et la pluie rentre partout. Quand on sort au bout d'une heure, de belles mares entourent les tentes et on a pris un peu l'eau. Mais rien de bien grave, on passe une bonne nuit.

Dimanche : ne se sentant pas en bonne forme et pour ne pas ralentir les garçons, Lulu décide de rester au camp pour ranger et descendre tranquillement. En effet, elle n'aurait pas suivi leur rythme car ils ont été assez rapides. Pendant qu'elle descendait en faisant de petits détours bucoliques, ils ont fait l'aller/retour en un temps record. On s'est retrouvé en bas vers 13 H 30 sous un nouveau ciel d'orage.

Cette sortie aurait pu se faire dans de meilleures conditions, par exemple en septembre quand tout le monde est en forme, qu'il fait moins chaud et que la foule est partie. Mais tout ça n'est pas bien grave, c'était l'occasion de se retrouver et d'être en montagne dans un bel endroit !

Par la suite, Lulu et Philou sont restés à Gèdre. Ils ont du ruser pour réussir à faire deux jours de rando en évitant la foule et ont préféré rentrer : trop de monde partout !

Vivement l'automne pour qu'on retrouve nos montagnes !

L'album photos.