26 juillet, 2019

On a marché sur l'eau !


 Canoë et rando - Vallée du Célé
 18 au 25 juillet 2019

avec lulu et Philou


En cet été chaud et sans pluie, nous n'avons pas voulu modifier notre programme de début de vacances. En effet, niveau d'eau plutôt bas dans le Célé mais tant pis : on décide de partir quand même pour ne pas avoir à organiser autre chose dans l'urgence.

Arrivée au camping du Cantal à Cabrerets, on s'installe où on veut. Le gardien passe le soir et on s'arrange avec lui pour laisser nos affaires de rando. Le principe  est, une fois le cours d'eau descendu, de retourner à pied chercher la voiture au point de départ !

Jour 1 : nous partons à Figeac où on se rend compte que l'eau est vraiment basse ! On descend un peu vers l'aval pour s'arrêter à l'aire d'embarquement de St Pierre. C'est là qu'on décide de laisser la voiture, accès par un chemin caillouteux donc peu de monde. On voit bien qu'il y a une pancarte disant qu'on ne peut naviguer que jusqu'à Corn mais on a lu sur un forum que c'est une interdiction saisonnière.
 1er débarquement à La Mouline où le barrage est tellement à sec qu'il faut faire un long détour avec le charriot. A Corn, en effet, les pancartes nous demandent de débarquer et il y a plein d'affichage disant qu'il faut ré-embarquer à La Diège. En gros : 6 km sur la route ou sur le GR ! On comprend que c'est juste à cause du passage au Moulin de Ste Eulalie qui n'est pas sécurisé (ou à cause des propriétaires qui ne veulent pas voir de canoë sur leur digue ?). On décide de passer quand même... Aucun problème rencontré : nous n'avons vu personne et la petite cascade rocheuse à gauche de la digue de Ste Eulalie, certes un peu casse-gueule, a été passée à pied. Du coup, on s'arrête à La Diège car il y a de l'ombre et une table.

Jour 2 : il pleuviote un peu le matin et on s'abrite pour finir le petit-déjeuner. Pause café lors du débarquement à Brengues (petit barrage de rocher au camping). A St Sulpice, c'est mieux aménagé car on peut tirer le canoë sur des rondins. A Marcilhac, on s'arrête pour faire quelques courses et on profite du premier toboggan. Arrêt après le village, près d'un coin de pêche.

Jour 3 : orage au réveil et on attend un peu pour sortie de la tente. De toute façon, la navigation n'est autorisée qu'à partir de 10 H. Journée sans encombres ou presque ! On est dimanche et il y a du monde sur l'eau : des gens bruyants et inexpérimentés, il faut donc rester zen et les semer dès que possible, ce qui n'est pas trop difficile... Même si on marche toujours beaucoup, le parcours est le plus intéressant car très sinueux entre les falaises. Arrêt au camping de Cabrerets. Lorsque Will passe en soirée, on échange nos affaires de rando contre celle de canoë. On cadenasse le bateau près des sanitaires. Il fait chaud et 4 jours de canicule sont annoncés. On pourrait remonter à pied en 2 jours mais on décide de marcher seulement le matin et sur 3 jours.

Jour 4 : départ à 7 H 00, pour profiter de la fraicheur. Nous prenons le GR 651 qui va nous ramener à la voiture. C'est une variante du chemin de St Jacques mais on croise peu de monde. Il s'élève vers le Causse désert et abandonné. Ce nouvel univers est très plaisant. La fin de matinée est épuisantee avec beaucoup de montées/descentes raides, rendues pénibles par la chaleur. On s'arrête à Marcilhac où on s'écroule au bord de l'eau. Quand on s'est reposé, un peu de ravitaillement et installation au camping bien ombragé.

Jour 5 : départ à 6 H 30 car c'est la journée la plus chaude. On raccourcit le parcours en faisant 1;5 km sur la route pour retrouver le sentier avant St Sulpice. Début de matinée très agréable, le long des falaises avec des maisons et châteaux troglodytes. Après un ravitaillement en eau au Prieuré d'Espagnac, on s'arrête le long du Célé dans un bois. Baignade et repos au frais. Lulu passera la nuit dehors tellement c'est intenable dans la tente !

Jour 6 : il nous reste 11 km sur du plat et à l'ombre. On part à 8 H tranquillement en longeant le Célé et passant par de petits villages joliment rénovés. Les pancartes et aménagements sont pratiquent pour les pèlerins : coins de repos ou points d'eau. Encore un rafraichissement dans le Célé en arrivant à la voiture, ravitaillement à Figeac, pause de midi à Boussac et dernière soirée à Cabrerets pour récupérer le matériel. Will aura bien mérité sa bouteille de Cahors car il nous a bien dépanné pour la réussite de cette petite expédition !
Le manque d'eau dans la rivière nous a un peu déçu mais nous sommes partis en connaissance de cause. Cette petite vallée est vraiment magnifique et on ne demande qu'à en dénicher d'autres ! Et cette option Canoë/rando est idéale pour découvrir de nouvelles régions...





24 juin, 2019

Le grand projet !


Circuit SOUSSOUEOU /EAUX-BONNES

22/23 JUIN 2019

Trappeurs : Jako, Xav, Lulu, Philou et Mathilde


C'est une sortie particulière qui s'annonce... En effet, depuis le début de l'année, Jako a lancé l'idée de monter une expé à l'étranger et certains ont répondu à l'appel. Ce week-end est destiné à mettre les choses en place. Il manque cependant Sandrine et Alex qui font partie du groupe mais n'ont pas pu se libérer.

Donc, retrouvailles aux Eaux-Bonnes vendredi soir et départ le samedi matin du Pont de Goua.  Nous avons décidé de faire un parcours pas trop haut afin d'alléger les sacs. Certains n'ont même pas pris de tente ! 
Nous suivons le GR10 dans la forêt puis sur un beau sentier en balcon au-dessus de la vallée du Soussouéou. Cette vallée est splendide ! On s'arrête en début d'après-midi au pied de la Hourquette d'Arre à 2 050 m : plateau herbeux avec vue sur l'Ossau, source, soleil. On s'installe, sieste, visite des anciennes mines de fer... puis débat, apéro, repas et parties de cartes.

Dimanche : on termine la montée jusqu'à la Hourquette, encore un peu enneigée. Un vent frais nous accueille et on monte sur les crêtes de l'Arre Sourins pour profiter du paysage avec vue sur le Vignemale, Balaïtous, etc... C'est qu'il nous reste 1 800 mètres de descente jusqu'en bas ! Au début, le sentier est raide et partiellement enneigé. Au lac d'Anglas, c'est la foule que l'on fuit en empruntant un rude petit sentier qui remonte vers le haut des crêtes du Pène Sarrière. Pause paisible pour déjeuner. Ensuite, c'est la descente infernale par les pistes jusqu'en bas de la station de Gourette. Puis, c'est plus calme sur le GRP dans la forêt et on est au frais ! Aux Eaux-Bonnes, c'est le début des grosses chaleurs qui nous attendent.

Voilà, un bon petit week-end bucolique qui nous a permis de continuer notre visite de cette belle vallée d'Ossau. Il y a toujours des recoins à explorer !



11 juin, 2019

Los Cramponesses !

Réparation d'urgence !

Je vous parle d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître...
Les crampons S12 de chez Charlet Moser, pourquoi les jeter alors qu'ils sont toujours bons au service ?
Le problème est qu'en les bricolant, Lulu a perdu une vis et s'en est rendue compte seulement à la cabane, la veille de s'en servir. 
Pas de panique, un petit morceau de fil de fer passé dans les trous et le crampon est sauvé !

Toujours avoir une petite trousse de bricolage sur soi : petit fil de fer, adhésif renforcé, ficelou, etc...




Tendenera ou pas ?

PANTICOSA/SIERRA DE TENDENERA
8/9/10 JUIN 2019

Trappeurs : Xav, Lulu et Philou


Là franchement, on est à fond ! C'est pas pour ça qu'on est en grande forme mais au moins on est motivé !
Etant donné la météo annoncée, on change le programme (bivouac et pic de Sesques) pour aller voir si les cabanes espagnoles sont toujours ouvertes...

Samedi  : retour à Panticosa, avec un troupeau de randonneurs espagnols qu'on sème très vite en quittant la piste. On s'engage sur des petits sentiers à travers les buis. Belle montée sauvage et transpirante avec les gros sacs chargés. Pause de midi au lac de Sabocos où on trouve une première cabane ouverte.
Mais ce n'est pas notre but du jour, il faut encore gravir deux petits cols et descendre sous les murailles de la Pena del Verde pour trouver le petit refuge Del Verde. Là, 4 espagnols sont montés en quad sur la piste pour faire griller leur repas. Ils nous laissent la place avec du bois en rab. Après une rapide toilette au torrent, la soirée sera donc chaleureuse car le vent de nord se fait bien sentir dès que le soleil disparait. Xav nous fait déguster un cèpe trouvé le matin et cuit dans la cheminée.

Dimanche : on n'a pas voulu mettre le réveil et on émerge à 8 H, bonjour les montagnards ! On est prêt à partir 1 heure après. Il faut descendre 200 m vers le Rio Ripera et remonter en face sur un sentier qui passe au ras du Salto Tendenera. On s'engage alors dans une petite vallée étroite qui nous mène à la cabane Del Puerto. Encore une bonne surprise, elle est ouverte ! 3 places, juste ce qu'il faut. On vide les sacs pour partir plus léger vers le Col de Tendenera à 2 350 m. La neige est présente mais molle. Après un rapide repas, Lulu et Xav chaussent les crampons pour tenter l'ascension de la Sierra de Tendenera. Philou préfère redescendre, obsédé par la multitude de crottes de souris à nettoyer dans la cabane...
Il nous reste 500 mètres à gravir sur au moins 2 km et le temps est maussade. Il faut être motivé car la neige est toujours aussi molle, même sur les pentes nord. La pente se redresse vers 2 600 m. C'est 50 mètres plus haut qu'on prend conscience du risque, car la pente est chargée et on n'a pas de DVA... Il ne reste plus que 200 mètres de dénivelé mais quand même encore de la distance. Finalement, on prend la sage décision de faire demi-tour et s'assurer une descente sans stress. Tant pis, on reviendra quand la neige aura fondu !
On prend le temps de redescendre, on en profite pour observer le passage du col de demain et on trouve même le soleil en arrivant à la cabane. Notre fée a astiqué son logis qui est rutilant, on mangerait par terre !
Nous avons la chance de pouvoir prendre l'apéro au soleil entre deux parties de cartes.


Lundi : la pluie du début de matinée nous a fait trainer dans les duvets, cette fois on émerge à 8 H 30 ! Au moins, on est bien reposé. On s'échauffe vite dans la raide montée sur du sentier à isards jusqu'au col de Chornaleras. Quelle vue ! Tout le massif de la Tendenera s'étend devant nous
 Une pause s'impose dans ce lieu idyllique où on se verrait bien bivouaquer. Ensuite, la descente est un enchantement avec des cours d'eau partout et des petites fleurs multicolores. Nous pensions faire une belle découverte à la Cabane de Yenefrito mais malheureusement elle est fermée. Vraiment dommage car elle est neuve et sur un joli promontoire. On pique-nique à côté avant de repartir pour encore deux heures de descente, toujours aussi jolie. Par contre, belle surprise après la Fuente de la Campana, la cabane Dera Selva est ouverte et vraiment top, spacieuse et confortable avec du bois autour.
Nous arrivons au parking sous la chaleur, il fait 28° à la voiture ! Par contre, 20 minutes après, nous passons le col du Portalet dans le crachin avec 8° ! 

Donc, ce fut un bon choix : exploration de cabanes et de vallées isolées, sommets à conquérir... un bon petit périple sauvage comme on les aime.



 

03 juin, 2019

Périgord Wild


DESCENTE DE L'AUVEZERE EN CANOE

Du 30 mai  au  2 juin  2019
Trappeurs : Lulu et Philou
Il faut maintenant partir un peu plus loin pour trouver des rivières navigables et sauvages. Mais pas de problème de ce côté-là : le Sud-Ouest ne manque pas de petits affluents !

Au départ, pour le Pont de l'Ascension,  Lulu voulait descendre l'Auvézère sur 2 jours et remonter chercher la voiture en mode rando sur 2 autres jours. Mais, le timing étant serré pour partir dès le mercredi soir, nous avons pris la route le jeudi matin en décidant de ne faire que la descente en canoë et prendre le temps. Nous avons eu raison car, même si nous avons moins galéré que sur la Boutonne, les  moulins ont été nombreux et pas aménagés. Seulement, deux contournements à terre.
Par contre, malgré la présence de deux locataires de canoë, nos avons rencontré de nombreux barrages d'arbres. Nous avons aussi beaucoup marché dans l'eau à la fin du parcours car peu de fond.

Nous avons apprécié le côté très sauvage : beaucoup de bois, de champs et de falaises le long du cours d'eau donc pas de voitures ni de pêcheurs. Nous avons bivouaqué sur un ilôt le premier soir et dormi au camping le 2e. Fin du périple le 3e jour un peu avant l'embouchure avec l'Isle afin de débarquer sur la D5 et faire du stop pour retrouver la voiture.

Le dimanche matin a été consacré à une rando en boucle entre St Mesmin et Savignac pour visiter les gorges très spectaculaires.

Donc 4 jours tranquilles qui nous ont permis d'apprécier le paysage et de ne pas nous fatiguer. Cette petite vallée méconnue et peu touristique du nord de la Dordogne vaut le détour ! Nous allons être à l'affût d'autres endroits du même genre et occuper encore quelques week-end et même nos plus longues vacances...



13 mai, 2019

La cabane olé olé !

PICO DE BACIAS et CIRCO DE BRAZATO
11/12 MAI 2019

 Trappeurs : Xav, Lulu et Philou


Toujours les mêmes qui sont de sortie : le noyau dur de l'équipe !


Cette fois, ce sera direction l'Espagne. ça tombe bien car le crachin est tenace le samedi matin à Aigas Bonas et le temps est superbe à Banos de Panticosa ! 
Quelques promeneurs au début du sentier puis c'est plus calme dès qu'il faut passer les névés pentus. Le sentier du GR 11 est bien tracé en lacets tranquilles et on monte les étages sans se fatiguer. Bien que... les sacs sont chargés vu qu'on a prévu de dormir à près de 2 400 m d'altitude !

Arrivés au barrage de Brazato, on tournicote pour trouver la cabane qui est pourtant évidente sous la station météo mais elle est enneigée.... Les garçons commencent à pelleter pour dégager la porte. Une fois ouverte, c'est la défaite : seulement une petite entrée et le reste est fermé à clé. On décide de manger en réfléchissant au programme. Lulu se serait bien vue bivouaquer dans un coin, mais pas d'endroits vraiment propices et le vent est glacial. On décide de faire un tour au-dessus du grand lac avant de reprendre le sentier car Xav a aperçu une cabane le matin sur la montée. Nous avons bien fait de prendre les raquettes car la neige devient vite liquide !
On redescend donc le sentier et, en effet, on voit un toit perdu dans les sapins. Il s'agit en fait d'une bergerie en terre battue mais propre.On peut même installer les couchages sur d'anciennes portes métalliques. Petit cours d'eau à côté, endroit ensoleillé à l'abri du vent et nous n'avons perdu que 300 mètres de dénivelé.
La soirée sera bien agréable avec la vue splendide sur les 3 000 du coin : Garmo Negro, Algas et Picos infierno. Apéro conséquent avec une bonne bouteille de Bordeaux pour arroser l'anniversaire de Lulu !

Le lendemain, on est sur le départ à 8 H. La neige est dure, on peut chausser les crampons dès 2 300 m pour attaquer la pente menant aux lacs supérieurs de Brazato. Nous sommes seuls, l'endroit est figé dans la glace. Le vent de Nord-Est est toujours présent. Après le col de Brazato, on s'approche de la pente finale, bien raide qui nous mène rapidement au sommet du Pic de Bacias à 2 760 m. Superbe panorama ! le Vignemale, énorme masse devant nous et plus loin les sommets de Gavarnie. Du côté espagnol, les sierras Tendenera, Telera et Colarada sont bien visibles. 

Dommage qu'on ne puisse pas rester plus longtemps mais le vent glacé nous chasse. On se réfugie à l'abri des rochers pour une pause avant de descente dans le cirque de Brazato. Là, il faut chausser les raquettes pour contourner le grand lac et descendre vers le lac inférieur où on mangera. Encore une étape en passant à la cabane chercher nos affaires et ce sera la dernière descente jusqu'au parking. 

Super idée que de revenir dans ce beau coin où nous avons encore des sommets à découvrir ! Par contre, les paysages printaniers et le soleil persistant n'incitent pas vraiment à prendre la route du retour.... 

Les photos ICI.




29 avril, 2019

Une découverte providentielle !

Trek dans le centre de l'ALBANIE
du 14 au 27 avril 2019
Par Lulu et Philou


Toujours à la recherche d'exotisme pas trop loin et pour pas cher, la providence nous a offert une nouvelle destination ! Un enchainement de recherches et d'obstination nous a donné envie d'aller explorer ce pays. En partant de Bordeaux via Rome, il faut environ 6 heures de voyage peu fatiguant jusqu'à Tirana (pas de changement d'heure). 

En excluant les Balkans au nord encore très enneigés et la côte adriatique plutôt monotone, on s'est intéressé aux différents massifs au Centre du pays. Nous avons été d'autant plus motivés en ne trouvant pratiquement aucun renseignement sur d'éventuels treks : pas de sentiers balisés, peu de photos et de données !

Philou a concocté un tracé au départ d'Elbasan (sud de Tirana) en passant par les principaux massifs et jusqu'à Permët. Il a prévu un peu large et surtout certaines étapes un peu longues. Nous avions des photocopies de cartes et on pouvait consulter le tracé sur le téléphone quand on avait des doutes. Mais bien sûr, ça ne nous a pas empêchés de rencontrer les aléas habituels : mauvais embranchement, cul de sac, chemin inexistant ou effondré, sentier à biques, météo capricieuse (froid au début et chaleur à la fin, orage de grêle, marche dans la neige à 1400 m, pluie, vent très fort), problème pour trouver de l'eau et montage de la tente de nuit. Bref, c'était le pied au niveau des sensations et de l'endurcissement du trappeur ! Nous avons donc pris du retard et avons du nous arrêter avant le final prévu mais c'est souvent comme ça....

Le trek s'est découpé ainsi :
- Arrivée à Tirana (Backpacker Hostel). C'était un dimanche mais nous avons pu finir le ravitaillement et même trouver du gaz (cartouche à percer, nous avions pris le lourd réchaud acheté à Fés). Magasin Spar près de l'hôtel.
- Tirana/Elbasan : 3/4 d'heure de bus et début du trek.
- 5 jours plutôt froids et humides (4 bivouacs) : le printemps se manifestait à peine au-dessus de 1 000 m. Nous avons progressé dans la neige à partir de 1 400 m et avons eu les pieds mouillés pendant deux jours. Nous étions pas mal sur des pistes forestières mais c'était super sauvage ! Descente vers Gramsh, ravitaillement et nuit à l'hôtel Tomori.
- 5 jours un peu plus chauds et secs (4 bivouacs), un peu plus de traversée de hameaux ou petits villages, contournement du massif du Tomor. Parcours plus intéressant car beaucoup de sentiers. Descente à çorovodë.
- 1 journée et nuit dans la citadelle de Berat : super endroit et hôtel Kléa génial.
- 1 journée et nuit à Tirana

A part ça, des paysages merveilleux, des gens très gentils et accueillants, une vraie sensation de découverte et d'exploration. Sans parler de la rencontre avec l'ours, très présent dans cette région : nous avons vu une belle trace et Philou a aperçu furtivement un gros derrière se faufiler dans les taillis.
C'est finalement la période idéale pour se rendre en Albanie, même si la météo n'est pas au top. On y retournera, c'est sûr puisqu'il y a encore beaucoup à voir dans ce petit pays très montagneux et pas encore envahi par le tourisme !

L'album photos.
Le clou du spectacle !




03 avril, 2019

Sauvetage de guêtres !

 RECYCLONS !

Guêtres décousues et sangles métalliques cassées : on répare ! 
L'époque est à la sous-consommation et au recyclage, donc allons-y : 
- un petit coup de fil et d'aiguille pour recoudre, 
- un coup de tenaille pour ôter la ferraille devenue inutile
- un ficelou pour remplacer la sangle, maintenu par des noeuds de pêcheur.

Ce seront quelques saisons d'hiver supplémentaires pour cette paire de guêtres pas encore usées. En plus, vu le prix, c'est toujours ça de gagné !





31 mars, 2019

Quelques sommets débonnaires...

 
Sommets de la vallée d'Ossau : Pic d'Anéou, Sanctus, Géougue de Tortes

30/31 mars 2019
Trappeurs : Xav, Guigui, Eric, Lulu et Philou.


Enfin, de belles retrouvailles de trappeurs ! Il manquait une petite cabane perchée mais, pour certains c'est la reprise, on y va doucement sur le portage !

Samedi : la neige fait défaut en ce début de printemps, il faut monter au col du Pourtalet pour trouver de quoi contenter les montagnards. Tandis que les garçons sont en skis, Lulu a chaussé ses raquettes. L'avantage avec le cirque d'Anéou, c'est qu'on a le temps de s'échauffer dans les pâturages. C'est quand on attaque la crête frontière que ça commence à se gâter !
Le sommet du jour est le Pic d'Anéou, à 2364 m. Lulu a bien lu le topo et prend la direction du Pène de la Glère. Au pied de ce sommet, elle atteint la crête et continue vers le sommet de l'Anéou en crampons avec un peu d'escalade sur les rochers. Elle attend les skieurs pendant une demie-heure !
Ils ont préféré rester au frais, à l'ombre du Pène Mauhourat ! Notre Riquet est à l'agonie mais il arrive à terminer malgré ses cuisses en feu. La pause est appréciée, à l'abri du vent face aux sommets espagnols. La descente se fera avec un petit concours de cabrioles (avec ou sans casque), certains sont doués et inventent de nouvelles figures....
Petite pause rafraichissement et ravitaillement en fromage à Gabas. Dans la soirée, les garçons s'attaquent à la préparation de la soupe de légumes avant d'enchainer sur l'apéro. On n'oublie pas d'appeler notre Jako qui revient du Népal. Dans la soirée, les trappeurs ne feront pas long feu. En plus de la fatigue, il y a ce p***** de changement d'heure qui nous fait dormir une heure de moins !

Dimanche : on grignote un peu de sommeil car la destination du jour est proche, à Gourette. Depuis le temps que Xav nous bassine avec son Sanctus, ça ne peut plus attendre ! Il entraine ses petits camarades vers les 1100 m de dénivelé jusqu'au sommet à 2 482 m. Tout ça avec quelques passages raides et verglacés, sans parler des tiraillements musculaires et du souffle court... Eric les attendra un peu plus bas, il y a des limites au dévouement...
Pendant ce temps, Lulu a laissé tomber les raquettes et elle est montée au Col de Tortes. Là, il y a une belle descente dans une cuvette neigeuse. Puis, remontée bien bavante dans la neige molle vers le col d'Arbaze pour la pause de midi.
Ensuite, le Géougue de Tortes lui tend les bras et elle remet les crampons pour y accéder. Puis descente sur une partie des crêtes pour finir au col de Casteix. Tout ça sans voir personne, le grand luxe ! Ensuite, c'est la route des Crêtes Blanches jusqu'à Gourette mais il n'y a pas grand monde. Elle rejoint les garçons qui sont juste arrivés en bas. Pour prolonger le plaisir, on s'installe pour boire un coup en terrasse. Et dire que notre chef trappeur profite de ce paysage tous les jours !
A 17 H, on est prêt à prendre la route du retour. Deux jours, c'est court ! Mais ils ont été bien remplis : de nouveaux sommets conquis, des moments d'amitié partagés, de beaux souvenirs....

 Les photos ICI.





06 janvier, 2019

Faux réveillon

Massif de l'Ossau : secteur Lavigne/Chérue
1/2/3 janvier 2019 
 Trappeurs : Xav, Sandrine, Lulu, Philou


Notre chef vénéré, forçat des Eaux-Bonnes, travaillait le 31 décembre et le 1er janvier. Sa belette des plaines est là pendant les vacances scolaires, et en plus les copains débarquent avec une marmite de garbure, c'est le Nirvana !
 Le 31, Lulu et Philou les ont rejoints pour un réveillon fort sympathique et gastronomique avec les plats concoctés par chacun.

Le 1er : Philou, Sandrine et Lulu partent dès le matin en direction de la cabane d'Arregatiou. La montée n'est pas longue à partir du Caillou de Soques. Il fait grand beau et ça va durer ! On prend le temps de manger au soleil avant de s'installer, faire le plein de bois et d'eau. Xav nous rejoint vers 17 H et la soirée peut commencer avec toujours des parties de "6 qui prend" pour occuper le temps.


Le 2 : on traverse le vallon de Pombie pour monter vers les crêtes du Moustardé. Là, on trouve le soleil et des vues sur les crêtes frontières et l'Espagne. Sans parler de l'Ossau qui nous surplombe... Au Soum de Pombie, il y a un peu de neige mais c'est bien timide. Ensuite, on est sur un sentier verglacé jusqu'au refuge. Pause repas au soleil et à l'abri du vent. On réfléchit au meilleur tracé pour rejoindre la cabane de Chérue qui est encore loin. C'est reparti pour la traversée de la Raillère et la montée au Col de Suzon
On monte vers le Pic de Saoubiste pour éviter des pentes raides et enneigées et atteindre le col de Pombie. Un troupeau d'isards nous surveille. Au col, c'est moins la joie car tout le vallon est enneigée et à l'ombre. C'est raide et glissant au début, Sandrine tente un salto mais c'est raté, il faudra s'entrainer ! La descente est longue car on s'enfonce dans la petite couche de neige et la traversée du pierrier n'arrange pas les choses. 
Après un final sur de l'herbe glissante, on arrive sans encombres à la cabane de Saoubiste fermée où on fait le plein d'eau. Ensuite, c'est moins compliqué, on suit un sentier en balcon qui se perd un peu. A 17 H 15, on arrive dans le petit cirque qui abrite la cabane de Chérue. Heureusement, le plein de bois est fait et l'abreuvoir coule encore, on va gagner du temps !

Le 3 : après une nuit un peu compliquée pour certains à cause des matelas trop mous, c'est toujours le beau temps au programme. On commence par descendre dans la forêt pour refaire le plein de bois. Ensuite, on part léger vers le col et le Pic Lavigne. Une petite progression dans la neige jusqu'au col puis un sentier  bien tracé et une petite grimpette sur du rocher sec. Il aurait été dommage de se priver de cette vue magnifique sur l'Ossau et les vallées environnantes !


Ensuite, on retrouve notre cabane pour un repas bien mérité. Le retour se fait par le chemin en balcon de la veille puis on descend par le vallon de Saoubiste. En bas, on prend le GR 108 qui remonte la vallée.
Petit détour au Pourtalet pour faire les pleins de carburant autos et de carburant trappeurs. Puis, c'est le retour au chalet d'Aguas Buenas ! La soirée sera encore bien gastronomique....

Beau parcours dans ce massif peu fréquenté l'hiver, cabanes sympas dont d'autres sont encore à découvrir ! Quand est-ce qu'on y retourne ?

Les photos ICI.