11 juin, 2019

Tendenera ou pas ?

PANTICOSA/SIERRA DE TENDENERA
8/9/10 JUIN 2019

Trappeurs : Xav, Lulu et Philou


Là franchement, on est à fond ! C'est pas pour ça qu'on est en grande forme mais au moins on est motivé !
Etant donné la météo annoncée, on change le programme (bivouac et pic de Sesques) pour aller voir si les cabanes espagnoles sont toujours ouvertes...

Samedi  : retour à Panticosa, avec un troupeau de randonneurs espagnols qu'on sème très vite en quittant la piste. On s'engage sur des petits sentiers à travers les buis. Belle montée sauvage et transpirante avec les gros sacs chargés. Pause de midi au lac de Sabocos où on trouve une première cabane ouverte.
Mais ce n'est pas notre but du jour, il faut encore gravir deux petits cols et descendre sous les murailles de la Pena del Verde pour trouver le petit refuge Del Verde. Là, 4 espagnols sont montés en quad sur la piste pour faire griller leur repas. Ils nous laissent la place avec du bois en rab. Après une rapide toilette au torrent, la soirée sera donc chaleureuse car le vent de nord se fait bien sentir dès que le soleil disparait. Xav nous fait déguster un cèpe trouvé le matin et cuit dans la cheminée.

Dimanche : on n'a pas voulu mettre le réveil et on émerge à 8 H, bonjour les montagnards ! On est prêt à partir 1 heure après. Il faut descendre 200 m vers le Rio Ripera et remonter en face sur un sentier qui passe au ras du Salto Tendenera. On s'engage alors dans une petite vallée étroite qui nous mène à la cabane Del Puerto. Encore une bonne surprise, elle est ouverte ! 3 places, juste ce qu'il faut. On vide les sacs pour partir plus léger vers le Col de Tendenera à 2 350 m. La neige est présente mais molle. Après un rapide repas, Lulu et Xav chaussent les crampons pour tenter l'ascension de la Sierra de Tendenera. Philou préfère redescendre, obsédé par la multitude de crottes de souris à nettoyer dans la cabane...
Il nous reste 500 mètres à gravir sur au moins 2 km et le temps est maussade. Il faut être motivé car la neige est toujours aussi molle, même sur les pentes nord. La pente se redresse vers 2 600 m. C'est 50 mètres plus haut qu'on prend conscience du risque, car la pente est chargée et on n'a pas de DVA... Il ne reste plus que 200 mètres de dénivelé mais quand même encore de la distance. Finalement, on prend la sage décision de faire demi-tour et s'assurer une descente sans stress. Tant pis, on reviendra quand la neige aura fondu !
On prend le temps de redescendre, on en profite pour observer le passage du col de demain et on trouve même le soleil en arrivant à la cabane. Notre fée a astiqué son logis qui est rutilant, on mangerait par terre !
Nous avons la chance de pouvoir prendre l'apéro au soleil entre deux parties de cartes.


Lundi : la pluie du début de matinée nous a fait trainer dans les duvets, cette fois on émerge à 8 H 30 ! Au moins, on est bien reposé. On s'échauffe vite dans la raide montée sur du sentier à isards jusqu'au col de Chornaleras. Quelle vue ! Tout le massif de la Tendenera s'étend devant nous
 Une pause s'impose dans ce lieu idyllique où on se verrait bien bivouaquer. Ensuite, la descente est un enchantement avec des cours d'eau partout et des petites fleurs multicolores. Nous pensions faire une belle découverte à la Cabane de Yenefrito mais malheureusement elle est fermée. Vraiment dommage car elle est neuve et sur un joli promontoire. On pique-nique à côté avant de repartir pour encore deux heures de descente, toujours aussi jolie. Par contre, belle surprise après la Fuente de la Campana, la cabane Dera Selva est ouverte et vraiment top, spacieuse et confortable avec du bois autour.
Nous arrivons au parking sous la chaleur, il fait 28° à la voiture ! Par contre, 20 minutes après, nous passons le col du Portalet dans le crachin avec 8° ! 

Donc, ce fut un bon choix : exploration de cabanes et de vallées isolées, sommets à conquérir... un bon petit périple sauvage comme on les aime.



 

03 juin, 2019

Périgord Wild


DESCENTE DE L'AUVEZERE EN CANOE

Du 30 mai  au  2 juin  2019
Trappeurs : Lulu et Philou
Il faut maintenant partir un peu plus loin pour trouver des rivières navigables et sauvages. Mais pas de problème de ce côté-là : le Sud-Ouest ne manque pas de petits affluents !

Au départ, pour le Pont de l'Ascension,  Lulu voulait descendre l'Auvézère sur 2 jours et remonter chercher la voiture en mode rando sur 2 autres jours. Mais, le timing étant serré pour partir dès le mercredi soir, nous avons pris la route le jeudi matin en décidant de ne faire que la descente en canoë et prendre le temps. Nous avons eu raison car, même si nous avons moins galéré que sur la Boutonne, les  moulins ont été nombreux et pas aménagés. Seulement, deux contournements à terre.
Par contre, malgré la présence de deux locataires de canoë, nos avons rencontré de nombreux barrages d'arbres. Nous avons aussi beaucoup marché dans l'eau à la fin du parcours car peu de fond.

Nous avons apprécié le côté très sauvage : beaucoup de bois, de champs et de falaises le long du cours d'eau donc pas de voitures ni de pêcheurs. Nous avons bivouaqué sur un ilôt le premier soir et dormi au camping le 2e. Fin du périple le 3e jour un peu avant l'embouchure avec l'Isle afin de débarquer sur la D5 et faire du stop pour retrouver la voiture.

Le dimanche matin a été consacré à une rando en boucle entre St Mesmin et Savignac pour visiter les gorges très spectaculaires.

Donc 4 jours tranquilles qui nous ont permis d'apprécier le paysage et de ne pas nous fatiguer. Cette petite vallée méconnue et peu touristique du nord de la Dordogne vaut le détour ! Nous allons être à l'affût d'autres endroits du même genre et occuper encore quelques week-end et même nos plus longues vacances...



13 mai, 2019

La cabane olé olé !

PICO DE BACIAS et CIRCO DE BRAZATO
11/12 MAI 2019

 Trappeurs : Xav, Lulu et Philou


Toujours les mêmes qui sont de sortie : le noyau dur de l'équipe !


Cette fois, ce sera direction l'Espagne. ça tombe bien car le crachin est tenace le samedi matin à Aigas Bonas et le temps est superbe à Banos de Panticosa ! 
Quelques promeneurs au début du sentier puis c'est plus calme dès qu'il faut passer les névés pentus. Le sentier du GR 11 est bien tracé en lacets tranquilles et on monte les étages sans se fatiguer. Bien que... les sacs sont chargés vu qu'on a prévu de dormir à près de 2 400 m d'altitude !

Arrivés au barrage de Brazato, on tournicote pour trouver la cabane qui est pourtant évidente sous la station météo mais elle est enneigée.... Les garçons commencent à pelleter pour dégager la porte. Une fois ouverte, c'est la défaite : seulement une petite entrée et le reste est fermé à clé. On décide de manger en réfléchissant au programme. Lulu se serait bien vue bivouaquer dans un coin, mais pas d'endroits vraiment propices et le vent est glacial. On décide de faire un tour au-dessus du grand lac avant de reprendre le sentier car Xav a aperçu une cabane le matin sur la montée. Nous avons bien fait de prendre les raquettes car la neige devient vite liquide !
On redescend donc le sentier et, en effet, on voit un toit perdu dans les sapins. Il s'agit en fait d'une bergerie en terre battue mais propre.On peut même installer les couchages sur d'anciennes portes métalliques. Petit cours d'eau à côté, endroit ensoleillé à l'abri du vent et nous n'avons perdu que 300 mètres de dénivelé.
La soirée sera bien agréable avec la vue splendide sur les 3 000 du coin : Garmo Negro, Algas et Picos infierno. Apéro conséquent avec une bonne bouteille de Bordeaux pour arroser l'anniversaire de Lulu !

Le lendemain, on est sur le départ à 8 H. La neige est dure, on peut chausser les crampons dès 2 300 m pour attaquer la pente menant aux lacs supérieurs de Brazato. Nous sommes seuls, l'endroit est figé dans la glace. Le vent de Nord-Est est toujours présent. Après le col de Brazato, on s'approche de la pente finale, bien raide qui nous mène rapidement au sommet du Pic de Bacias à 2 760 m. Superbe panorama ! le Vignemale, énorme masse devant nous et plus loin les sommets de Gavarnie. Du côté espagnol, les sierras Tendenera, Telera et Colarada sont bien visibles. 

Dommage qu'on ne puisse pas rester plus longtemps mais le vent glacé nous chasse. On se réfugie à l'abri des rochers pour une pause avant de descente dans le cirque de Brazato. Là, il faut chausser les raquettes pour contourner le grand lac et descendre vers le lac inférieur où on mangera. Encore une étape en passant à la cabane chercher nos affaires et ce sera la dernière descente jusqu'au parking. 

Super idée que de revenir dans ce beau coin où nous avons encore des sommets à découvrir ! Par contre, les paysages printaniers et le soleil persistant n'incitent pas vraiment à prendre la route du retour.... 

Les photos ICI.




29 avril, 2019

Une découverte providentielle !

Trek dans le centre de l'ALBANIE
du 14 au 27 avril 2019
Par Lulu et Philou


Toujours à la recherche d'exotisme pas trop loin et pour pas cher, la providence nous a offert une nouvelle destination ! Un enchainement de recherches et d'obstination nous a donné envie d'aller explorer ce pays. En partant de Bordeaux via Rome, il faut environ 6 heures de voyage peu fatiguant jusqu'à Tirana (pas de changement d'heure). 

En excluant les Balkans au nord encore très enneigés et la côte adriatique plutôt monotone, on s'est intéressé aux différents massifs au Centre du pays. Nous avons été d'autant plus motivés en ne trouvant pratiquement aucun renseignement sur d'éventuels treks : pas de sentiers balisés, peu de photos et de données !

Philou a concocté un tracé au départ d'Elbasan (sud de Tirana) en passant par les principaux massifs et jusqu'à Permët. Il a prévu un peu large et surtout certaines étapes un peu longues. Nous avions des photocopies de cartes et on pouvait consulter le tracé sur le téléphone quand on avait des doutes. Mais bien sûr, ça ne nous a pas empêchés de rencontrer les aléas habituels : mauvais embranchement, cul de sac, chemin inexistant ou effondré, sentier à biques, météo capricieuse (froid au début et chaleur à la fin, orage de grêle, marche dans la neige à 1400 m, pluie, vent très fort), problème pour trouver de l'eau et montage de la tente de nuit. Bref, c'était le pied au niveau des sensations et de l'endurcissement du trappeur ! Nous avons donc pris du retard et avons du nous arrêter avant le final prévu mais c'est souvent comme ça....

Le trek s'est découpé ainsi :
- Arrivée à Tirana (Backpacker Hostel). C'était un dimanche mais nous avons pu finir le ravitaillement et même trouver du gaz (cartouche à percer, nous avions pris le lourd réchaud acheté à Fés). Magasin Spar près de l'hôtel.
- Tirana/Elbasan : 3/4 d'heure de bus et début du trek.
- 5 jours plutôt froids et humides (4 bivouacs) : le printemps se manifestait à peine au-dessus de 1 000 m. Nous avons progressé dans la neige à partir de 1 400 m et avons eu les pieds mouillés pendant deux jours. Nous étions pas mal sur des pistes forestières mais c'était super sauvage ! Descente vers Gramsh, ravitaillement et nuit à l'hôtel Tomori.
- 5 jours un peu plus chauds et secs (4 bivouacs), un peu plus de traversée de hameaux ou petits villages, contournement du massif du Tomor. Parcours plus intéressant car beaucoup de sentiers. Descente à çorovodë.
- 1 journée et nuit dans la citadelle de Berat : super endroit et hôtel Kléa génial.
- 1 journée et nuit à Tirana

A part ça, des paysages merveilleux, des gens très gentils et accueillants, une vraie sensation de découverte et d'exploration. Sans parler de la rencontre avec l'ours, très présent dans cette région : nous avons vu une belle trace et Philou a aperçu furtivement un gros derrière se faufiler dans les taillis.
C'est finalement la période idéale pour se rendre en Albanie, même si la météo n'est pas au top. On y retournera, c'est sûr puisqu'il y a encore beaucoup à voir dans ce petit pays très montagneux et pas encore envahi par le tourisme !

L'album photos.
Le clou du spectacle !




03 avril, 2019

Sauvetage de guêtres !

 RECYCLONS !

Guêtres décousues et sangles métalliques cassées : on répare ! 
L'époque est à la sous-consommation et au recyclage, donc allons-y : 
- un petit coup de fil et d'aiguille pour recoudre, 
- un coup de tenaille pour ôter la ferraille devenue inutile
- un ficelou pour remplacer la sangle, maintenu par des noeuds de pêcheur.

Ce seront quelques saisons d'hiver supplémentaires pour cette paire de guêtres pas encore usées. En plus, vu le prix, c'est toujours ça de gagné !





31 mars, 2019

Quelques sommets débonnaires...

 
Sommets de la vallée d'Ossau : Pic d'Anéou, Sanctus, Géougue de Tortes

30/31 mars 2019
Trappeurs : Xav, Guigui, Eric, Lulu et Philou.


Enfin, de belles retrouvailles de trappeurs ! Il manquait une petite cabane perchée mais, pour certains c'est la reprise, on y va doucement sur le portage !

Samedi : la neige fait défaut en ce début de printemps, il faut monter au col du Pourtalet pour trouver de quoi contenter les montagnards. Tandis que les garçons sont en skis, Lulu a chaussé ses raquettes. L'avantage avec le cirque d'Anéou, c'est qu'on a le temps de s'échauffer dans les pâturages. C'est quand on attaque la crête frontière que ça commence à se gâter !
Le sommet du jour est le Pic d'Anéou, à 2364 m. Lulu a bien lu le topo et prend la direction du Pène de la Glère. Au pied de ce sommet, elle atteint la crête et continue vers le sommet de l'Anéou en crampons avec un peu d'escalade sur les rochers. Elle attend les skieurs pendant une demie-heure !
Ils ont préféré rester au frais, à l'ombre du Pène Mauhourat ! Notre Riquet est à l'agonie mais il arrive à terminer malgré ses cuisses en feu. La pause est appréciée, à l'abri du vent face aux sommets espagnols. La descente se fera avec un petit concours de cabrioles (avec ou sans casque), certains sont doués et inventent de nouvelles figures....
Petite pause rafraichissement et ravitaillement en fromage à Gabas. Dans la soirée, les garçons s'attaquent à la préparation de la soupe de légumes avant d'enchainer sur l'apéro. On n'oublie pas d'appeler notre Jako qui revient du Népal. Dans la soirée, les trappeurs ne feront pas long feu. En plus de la fatigue, il y a ce p***** de changement d'heure qui nous fait dormir une heure de moins !

Dimanche : on grignote un peu de sommeil car la destination du jour est proche, à Gourette. Depuis le temps que Xav nous bassine avec son Sanctus, ça ne peut plus attendre ! Il entraine ses petits camarades vers les 1100 m de dénivelé jusqu'au sommet à 2 482 m. Tout ça avec quelques passages raides et verglacés, sans parler des tiraillements musculaires et du souffle court... Eric les attendra un peu plus bas, il y a des limites au dévouement...
Pendant ce temps, Lulu a laissé tomber les raquettes et elle est montée au Col de Tortes. Là, il y a une belle descente dans une cuvette neigeuse. Puis, remontée bien bavante dans la neige molle vers le col d'Arbaze pour la pause de midi.
Ensuite, le Géougue de Tortes lui tend les bras et elle remet les crampons pour y accéder. Puis descente sur une partie des crêtes pour finir au col de Casteix. Tout ça sans voir personne, le grand luxe ! Ensuite, c'est la route des Crêtes Blanches jusqu'à Gourette mais il n'y a pas grand monde. Elle rejoint les garçons qui sont juste arrivés en bas. Pour prolonger le plaisir, on s'installe pour boire un coup en terrasse. Et dire que notre chef trappeur profite de ce paysage tous les jours !
A 17 H, on est prêt à prendre la route du retour. Deux jours, c'est court ! Mais ils ont été bien remplis : de nouveaux sommets conquis, des moments d'amitié partagés, de beaux souvenirs....

 Les photos ICI.





06 janvier, 2019

Faux réveillon

Massif de l'Ossau : secteur Lavigne/Chérue
1/2/3 janvier 2019 
 Trappeurs : Xav, Sandrine, Lulu, Philou


Notre chef vénéré, forçat des Eaux-Bonnes, travaillait le 31 décembre et le 1er janvier. Sa belette des plaines est là pendant les vacances scolaires, et en plus les copains débarquent avec une marmite de garbure, c'est le Nirvana !
 Le 31, Lulu et Philou les ont rejoints pour un réveillon fort sympathique et gastronomique avec les plats concoctés par chacun.

Le 1er : Philou, Sandrine et Lulu partent dès le matin en direction de la cabane d'Arregatiou. La montée n'est pas longue à partir du Caillou de Soques. Il fait grand beau et ça va durer ! On prend le temps de manger au soleil avant de s'installer, faire le plein de bois et d'eau. Xav nous rejoint vers 17 H et la soirée peut commencer avec toujours des parties de "6 qui prend" pour occuper le temps.


Le 2 : on traverse le vallon de Pombie pour monter vers les crêtes du Moustardé. Là, on trouve le soleil et des vues sur les crêtes frontières et l'Espagne. Sans parler de l'Ossau qui nous surplombe... Au Soum de Pombie, il y a un peu de neige mais c'est bien timide. Ensuite, on est sur un sentier verglacé jusqu'au refuge. Pause repas au soleil et à l'abri du vent. On réfléchit au meilleur tracé pour rejoindre la cabane de Chérue qui est encore loin. C'est reparti pour la traversée de la Raillère et la montée au Col de Suzon
On monte vers le Pic de Saoubiste pour éviter des pentes raides et enneigées et atteindre le col de Pombie. Un troupeau d'isards nous surveille. Au col, c'est moins la joie car tout le vallon est enneigée et à l'ombre. C'est raide et glissant au début, Sandrine tente un salto mais c'est raté, il faudra s'entrainer ! La descente est longue car on s'enfonce dans la petite couche de neige et la traversée du pierrier n'arrange pas les choses. 
Après un final sur de l'herbe glissante, on arrive sans encombres à la cabane de Saoubiste fermée où on fait le plein d'eau. Ensuite, c'est moins compliqué, on suit un sentier en balcon qui se perd un peu. A 17 H 15, on arrive dans le petit cirque qui abrite la cabane de Chérue. Heureusement, le plein de bois est fait et l'abreuvoir coule encore, on va gagner du temps !

Le 3 : après une nuit un peu compliquée pour certains à cause des matelas trop mous, c'est toujours le beau temps au programme. On commence par descendre dans la forêt pour refaire le plein de bois. Ensuite, on part léger vers le col et le Pic Lavigne. Une petite progression dans la neige jusqu'au col puis un sentier  bien tracé et une petite grimpette sur du rocher sec. Il aurait été dommage de se priver de cette vue magnifique sur l'Ossau et les vallées environnantes !


Ensuite, on retrouve notre cabane pour un repas bien mérité. Le retour se fait par le chemin en balcon de la veille puis on descend par le vallon de Saoubiste. En bas, on prend le GR 108 qui remonte la vallée.
Petit détour au Pourtalet pour faire les pleins de carburant autos et de carburant trappeurs. Puis, c'est le retour au chalet d'Aguas Buenas ! La soirée sera encore bien gastronomique....

Beau parcours dans ce massif peu fréquenté l'hiver, cabanes sympas dont d'autres sont encore à découvrir ! Quand est-ce qu'on y retourne ?

Les photos ICI.



03 décembre, 2018

Montagnes et chocolat

Les Eaux-Bonnes - 1er/2 décembre 2018
Trappeurs : Xav, Sandrine, Lulu, Philou et Eric


La météo n'étant pas très avenante, nous avons décidé de faire des randos à la journée. Samedi : départ de la chapelle de Houndas, pause à la cabane des Bordes puis à celle de Crambots. Heureusement, une partie est ouverte et on peut y manger. L'ambiance est hivernale et ravive les trappeurs ! 
Ensuite, on descend par le ravin de l'Artigasse et le plateau de Benou, une belle partie bucolique.
   La soirée est occupée par l'apéro et un bon repas qui se termine par un festival de tablettes de chez Lindt... On n'oublie pas de soutenir notre Jako qui débute un trail de 40 km et 1300 m de dénivelé du côté de St Etienne.

Dimanche, on se contente d'une balade autour des Eaux-Bonnes, le coin est agréable et le temps très doux. On ne veut pas rentrer tard à cause du mauvais temps annoncé. En effet, il a plu tout le week-end chez nous.

Nous avons pu profiter d'une belle parenthèse entre copains (et plus si affinités...). A bientôt, nous l'espérons, pour un petit réveillon !



28 octobre, 2018

Saute frontières en Catalogne

Pyrénées Orientales : Circuit cabanes entre Carrança et Coma de la Vaca

Du 22 au 26 octobre 2018

Trappeurs : Lulu et Philou


On ne change pas une équipe qui gagne ! et surtout qui est motivée...
Nous voilà de nouveau  partis en exploration, enfin plutôt à moitié car Lulu connait les gorges de la Carança et tous les deux les crêtes frontières suivies pendant la HRP. Mais nous n'avons pas exploré les vallées adjacentes et ça fait une bonne raison d'y retourner !

J1 : départ du parking des gorges de la Carança à Thuès entre Valls en début d'après-midi. Pas grand monde et temps magnifique. Montée raide mais rapide jusqu'à la Cabane de Dona Pa. Située sur un piton rocheux face à la vallée de Font Romeu. Plein de bois dans la forêt, un beau petit poêle, des matelas confortables, une source à 5 minutes de la cabane.

J2 : on suit le Cami Ramader jusqu'à la fontaine de l'Os et c'est là que commence les choses sérieuses... c'est à dire hors sentier ! Vagues traces de bovins puis vagues traces dans la forêt pour arriver au Planell de Campilles. Ensuite, on fait au mieux pour suivre la crête en faisant les sangliers dans les rhododendrons. On y voit plus clair vers 2300 m quand on sort de la forêt. La vue est magnifique de toutes parts. On s'arrête pour manger sur le petit col avant le sommet. Puis on continue jusqu'au Pic de Gallinas à 2624 m. Descente vers le col de Mitja en suivant un vieux balisage puis on trouve le GR10, bien pratique car il coupe la piste. Très belle partie sauvage entre le Collet d'Avall et la cabane d'Aixeques. Le refuge de l'Orri est coupé en deux avec une partie randonneurs assez petite. On arrive les premiers et on s'installe : grands matelas, cheminée mais peu de bois, source. On passe la soirée avec 3 bretons.




J3 : on continue de remonter la vallée jusqu'à l'Estanyol. Le sentier est cairné mais il faut rester attentif. Ensuite, le terrain est plus minéral jusqu'au Col d'En Bernat puis à celui de Nou Fonts où un vent glacial nous accueille. On se réfugie près de l'Orri pour manger. Ensuite, il faut lutter contre les rafales pour ne pas s'envoler ! Au col de la Vaca, on bascule enfin côté espagnol où le vent est moins fort. La descente est longue mais paisible dans cette belle vallée de Coma de la Vaca où les vacas paissent. Au refuge, c'est la défaite : il n'est pas fermé comme prévu mais ouvert pour un groupe d'une trentaine de lycéens déchainés ! En plus, on n'a pas prévu d'argent. Après s'être résolu à dormir dehors, on commence à fouiner aux alentours. Finalement, on tombe sur un bel orry en bon état. Il faut y entrer à 4 pattes... On installe des journaux sur la terre battue puis une couverture de survie où les matelas seront en sécurité. Le vent s'est calmé mais on est vite à l'ombre et il ne fait pas chaud.

J4 : il fait 8° dans notre nid en pierres. On remonte la vallée de Freser pendant que les vaches font les transhumances descendantes. Ensuite, ce sont les troupeaux d'isards qui sont à peine dérangés. On arrive au col de Marrana. De là, on voit bien le tracé pour retrouver la crête frontière. On suit des cairns jusqu'au pied du Pic de Gegant et on le contourne par un sentier aérien dans les pierriers (Pas del bou). Pause au col du Géant où on crève de chaud ! La descente dans la vallée de Bassibès est splendide, toujours personne en vue. On arrive assez tôt à la cabane de Bassibès, une petite merveille, retapée au fil des ans. Par contre, on a vite froid car elle est à l'ombre dans les bois. On passe la soirée au coin du feu et à se faire à manger dans la cheminée car on est à cours de gaz. Il fait moins froid à l'étage où on s'installe sur des matelas.

J5 : lever tôt pour assurer la descente et le retour à la maison dans la foulée. On passe près du refuge de la Carança où la partie hiver est ouverte. Ensuite, c'est une très longue descente dans les gorges avec sentiers humides, échelles, passerelles, ponts suspendus et corniches. Assez distrayant mais on met 4 heures pour rallier le parking ! Toujours sous un soleil splendide et les couleurs de l'automne qui demanderaient une pause peinture.

Voilà encore un séjour parfait sans un nuage mais avec quelques petites surprises pour le pimenter. L'exploration des Pyrénées à toutes saisons est infinie et c'est tant mieux !






09 octobre, 2018

Entre l'été et l'hiver !

Vallée d'Ossau : Cabane de Cure Det Cam
6/7 octobre 2018

Trappeurs : Lulu, Philou avec Céline et David.


Il arrive parfois que les sorties du C.T. se transforment en sortie trappeurs. Déjà pour la sortie de septembre, nous étions 8 donc Xav, Guigui, Lulu et Philou, et en plus des invités comme Sandrine, Céline et David. 
Cette fois, nous ne sommes que 4 et on part en Berlingo direction la vallée d'Ossau. Hélas, Xav ne se joint pas à nous (nous cacherons la raison pour l'instant, mais ça ne va pas tarder à fuiter....).

Après lui avoir donné quelques indications, Lulu donne les rennes à David qui s'initie à la conduite de groupe. Départ de Laruns sur le sentier des granges d'Espouey puis on est rapidement sur un sentier moins visible dans la forêt. Ce sera un beau détour dans la pampa en passant par les crêtes du pic Bétouis. Pendant ce temps, les anti-ours s'en donnent à coeur joie dans la vallée du Bitet avec écobuage illicite et coups de fusil pour faire fuir l'animal qui est sûrement déjà très loin !
Ce magnifique parcours nous emmène côté vallée d'Aspe puis par le Pas de Caillabet et enfin le Col d'Arrioutort tant attendu ! Ensuite, c'est une belle balade dans les pâturages jusqu'à la cabane de Cure det cam à 1600 m. 
4 randonneurs très sympas sont déjà installés mais nous avons de quoi nous loger. La fin de journée et la soirée seront vite passées à se reposer, prendre l'apéro, préparer la tambouille et jouer aux cartes. La pluie se met à tomber vers 20 H. Lulu et David décident de dormir dans la petite remise à côté pour profiter du calme. Mais finalement, les courants d'air et la grêle sur le toit en taule ne sont pas silencieux !
Dimanche matin, ça traine un peu dans les duvets... Il fait 5° dans la remise ! On a bien fait de prendre nos duvets d'hiver ! Comme l'avait prévu Météo France, le crachin est toujours là. Au col de Taiilandère, une fine couche de neige est tombée. Pas la peine de monter plus haut et adieu le Montagnon d'Iseye ! On descend dans les pâturages jusqu'à la cabane d'Arrioutort, où on se fait un petit café. Puis, le GRP continue agréablement dans la forêt jusqu'au point de départ.
A Laruns, c'est la fête du fromage ! C'est qu'on y prend nos habitudes : sandwich aux magrets et ravitaillement en fromage avant de reprendre la route sous la pluie.

Voilà, un week-end rondement mené, un nouveau petit coin de vallée visité et des trappeurs heureux !

Les photos.