25 février, 2016

Neige au Madres : estomac en détresse !




Itinérance en cabanes entre Capcir et Donezan

Du 21 au 25 février 2016


Trappeurs : Philou et Lulu


Les conditions ne sont certainement pas idéales mais nous sommes hyper motivés pour partir dans ces contrées inconnues ! Explorer des nouveaux coins peu fréquentés en hiver est un réel plaisir pour le trappeur rusé…
Nous descendons vers les Pyrénées Orientales un dimanche pour être tranquilles sur la route. Au départ de Réal sur la piste, nous croisons les derniers randonneurs et ensuite : c’est la paix royale ! Nous chaussons les raquettes après le Col de Sansa.
Au  bout de  2 heures de montée dans la forêt, nous atteignons la jolie petite cabane du Pla de Gril à 1860 m. Du soleil, du bois, de l’eau… Un petit poêle pas facile à mettre en route nous apporte une douce chaleur pour une nuit bien tranquille.


Lundi, le temps est un peu brouillé et le vent glacial. On continue l’itinéraire jusqu’au Clot Rodon. Après quelques recherches, on renonce à aller voir le refuge de la Perdrix qui nous éloigne du parcours. Le brouillard nous enveloppe soudain et nous avons du mal à nous orienter. On continue la montée sur la pente Est du Madres mais le Clot Tort porte bien son nom ! C’est un passage plus que délicat avec du rocher, de la neige et du vide de chaque côté… sans parler du vent qui nous bouscule. Nous renonçons assez rapidement à passer par là. Tant pis, on reprend le chemin du matin Après une pause déjeuner glaciale, on continue la descente pour retrouver notre petite cabane et se réchauffer. Et on a bien fait : vers 15 H 30  une averse de grêle s’abat sur le secteur, aïe ! On en profite pour étudier la carte et retrouver notre itinéraire. Philippe déniche un petit vallon caché qui ramène sur les pentes ouest du Madres. Il est trop tard pour espérer atteindre la prochaine cabane ce soir mais nous partons explorer le vallon et faire une belle trace pour le lendemain. En plus, le ciel veut bien se dégager pour nous…
Mardi, après une 2e nuit tranquille au Pla de Grill, nous partons sous le soleil dans le petit vallon de Gaillitayre, sauvage à souhait. Plein de traces d’animaux mais pas la  moindre bestiole à l’horizon !  Nous remontons la Serrat de l’Ours, c’est là que le temps se gâte… nous espérions gravir le Madres en aller/retour, histoire de faire un sommet, mais pas la peine ! C’est déjà bien de pouvoir se repérer et manipuler la carte avec le vent glacial… Sur les  hauteurs, les petits sapins sont pétrifiés, les trappeurs aussi ! Au Col de Marrane, on commence la descente et on vise la clairière où se trouve la prochaine cabane. Ensuite, dans les bois, il faudra monter sur un ilot rocheux pour la repérer car nous sommes partis trop à gauche. Nous sommes passés en Ariège, dans la région du Donezan, appelé aussi « petit Canada ». La cabane de Madres nous accueille pour le repas de midi, on prend le temps d’allumer un petit feu et de faire fondre la neige pour les lyophilisés. Pendant ce temps, le ciel se dégage et on peur repartir sereinement par des petits vallons sauvages. La cabane de la Resclause est immense, du bois à profusion mais pas d’eau. Il fait déjà moins froid, heureusement car la cheminée refoule énormément à cause du vent et on s’enfume comme des renards ! A la nuit tombée, deux forestiers nous feront une peur bleue en frappant aux carreaux. Ils sont coincés dans la neige avec leur 4X4 et veulent savoir si on a du réseau…. Ben non !



Mercredi, ce sera la plus belle journée et on sera sans cesse dans la forêt, dommage ! On suit la piste et les sentiers dans la forêt du Carcanet jusqu’à la route principale. Ensuite, on prend le chemin Vauban et le Col de Bernady. Arrivée à Quérigut pour le déjeuner et on profite de l’auberge du village car plus de provisions. A 14 H, on arrive à l’épicerie du village : elle n’ouvre qu’à 16 H ! On est en pleine vacances scolaires mais c’est vraiment calme ce coin…

On réfléchit un peu et on décide de continuer quand même. Tant pis, on préfère jeuner pour le dernier soir plutôt que d’attendre deux heures. On remonte la piste du Prat d’Encoille et on suit des petits torrents et d’anciennes traces de sentiers. On retrouve une piste vers 1750 m qui nous mène à notre dernier point de chute : la cabane de Prat Baillat. Bien exposée au soleil, un vrai bonheur. Comme d’habitude, Philou fait une énorme provision de bois. Mais, là encore, on ne pourra pas faire sécher les chaussures car la cheminée enfume la cabane, même sans vent ! La soirée sera donc très restreinte : une petite soupe, un morceau de fromage suivi d’un carré de chocolat et une tisane ! Lulu s’installe sur des vieux coussins tandis que son Doudou s’étend sur une table dans la pièce à côté.
Jeudi, lever à 7 H 00 avec un ciel gris, il tombe quelques flocons. Le petit déjeuner se restreint à un thé et un fond de céréales. On reprend la piste puis la direction du Col des Ares où on retrouve le chemin Vauban jusqu’à Puyvalador. Ensuite, il suffit de traverser le barrage et de longer le lac pour retrouver le village de Réal. A 11 H, nous investissons la boulangerie de Formiguères, véritable caverne d’Ali Baba du gâteau ! On a faim !!


Exploration hivernale super réussie ! Une fois de plus,  les trappeurs ont bravé le blizzard, choisi leur itinéraire et fait leur trace…. Manquait juste un ours ou deux pour ajouter un peu de piquant à l’aventure…. Feignasse qui passe son temps à dormir…




L'album complet ICI

01 janvier, 2016

Réveillon printanier

 
Massif du St Barthélémy

30/31 décembre 2015


Trappeurs : Xav, Lulu, Philou avec Sandrine et David



 Cette année aucun obstacle pour nous gâcher nos projets, Lulu à une quinzaine de plan B.... il faudrait un ouragan pour nous empêcher de partir ! Il faudra cependant aller le plus à l'Est pour trouver une météo correcte.
Départ le 30 au matin, à cinq dans le Berlingo qui en a vu d'autres... A 14 H, on est au parking du village d'Appy en Ariège. Les sacs sont, bien entendu, très chargés ! On a pris de quoi se nourrir jusqu'au 1er au matin, les crampons et piolet. Pas besoin de raquettes à cause du déficit en neige, ça permet d'emporter 2 gourdes de vin et une bouteille (on ne sait jamais...).
La montée jusqu'à la cabane est printanière, on crève de chaud avec nos vêtements d'hiver. On trouve quelques plaques de neige en arrivant près de notre nid douillet : la cabane de Sédar à 1650 m d'altitude. Elle est orientée plein sud et la vue est géniale sur les crêtes frontières.
Installation, corvée de bois, toilette agréable dans le torrent, filtrage de l'eau, nous occupent jusqu'à l'heure de l'apéro. La cabane est petite, on ne pourrait pas loger une personne en plus. On a vite chaud et la cheminée est à peine nécessaire, à part pour l'ambiance.

Le 31 au matin, nous sommes dans le brouillard mais avec une visibilité correcte. On prend le temps de refaire de la braise pour mettre nos pommes de terre à cuire doucement dans leur corset d'alu. Le trappeur est prévoyant, surtout en ce qui concerne son estomac !
Comme prévu, on prend la direction des crêtes sud du Pic de St Barthélémy. On chausse les crampons pour attaquer les pentes finales et on passe au-dessus des nuages. C'est feérique !
Par contre, au sommet à 2348 m, on ne traine pas car le vent est glacial. On trouvera un abri près des rochers un peu plus bas pour manger au soleil. 
Pendant la descente, le brouillard s'épaissit tellement qu'on est obligé de tirer un azimut et de bien observer le relief pour retrouver la cabane.
On est de retour vers 15 H. Le temps de prendre une boisson chaude et d'attaquer la sieste ! Du coup, on est bien requinqué pour la soirée... Pendant que le crachin tombe dehors, les trappeurs s'activent pour préparer l'apéro : Xav a prévu des champignons au St Moret et des apéri-cubes spécial fêtes, ensuite viendront le foie gras, le magret/pommes de terre à la braise. Une innovation : on fait des parties de Uno acharnées entre chaque plat pour durer jusqu'à minuit ! Le temps passe comme ça, jusqu'à une heure du matin... Le seul bémol sera l'absence de tire-bouchon pour ouvrir la 3e bouteille de vin ! Pourtant Xav nous avait fait miroiter un cru exceptionnel. On s'est contenté d'admirer la belle étiquette....


Le 1er janvier, le ciel s'est dégagé malgré quelques nuages annonciateurs d'une nouvelle perturbation. La mise en route se fait lentement : la nuit a été un peu courte avec les ronfleurs plus ou moins enrhumés, le chef des trappeurs est un peu excité et n'aide pas au réveil en douceur. Il sera d'ailleurs puni par un visiteur d'un fort beau gabarit ajouté dans son sac (un magnifique caillou-souvenir) !
Nous redescendons tranquillement en appréciant ces premiers instants de l'année en montagne, présages de beaucoup d'autres durant l'année.

On a eu beaucoup de chance au niveau météo, sachant ce qui était annoncé à l'ouest. David, nouveau venu, a tenu le coup et trépigne d'impatience d'être déjà à la fin de l'année !

Les photos ICI.




21 août, 2015

L'exotisme autrement !

ECOSSE : WEST HIGHLAND WAY

DU 7 AU 21 AOUT 2015


Par Lulu et Philou


L'écosse ! il fallait y penser.... quand on n'aime pas trop le soleil et qu'on adore la verdure et les moutons, c'est la destination idéale !

Trouver un sentier pour découvrir ce pays n'a pas été compliqué.. le pays en est plein, de long en large. Nous avons choisi le West Highland Way, sans doute le plus fréquenté mais pas compliqué à organiser quand on s'y prend au dernier moment.

Après un vol de 2 H Bordeaux/Glasgow et une nuit à l'hotel Europ, sur les bords de la Clyde, nous sommes partis en métro vers le Kelvingrove park. De là, on a suivit la rivière en traversant des parcs et nous sommes sortis de la ville sans nous en rendre compte. Nous avons suivi un sentier peu marqué mais nous avions un topo. Dans l'après-midi, nous étions à Minlgavie, départ officiel du West Highland Way. Le sentier est bien balisé et le topo très précis, donc pas de soucis. Nous pouvions bivouaquer partout à part une petite portion le long du Loch Lomond. On ne s'est pas gêné pour faire du camping sauvage en alternant avec le camping. Le temps a été humide au début et à la fin. Les grosses averses sont tombés juste quand nous étions à l'abri. Le parcours de 8 jours a été très varié bien qu'un peu pénible lorsque nous étions sur l'ancien sentier militaire.
Nous avons supporté les mitges, petites mouches qui piquent avec insistance, car nous étions équipés de la lotion miracle et des filets pour la tête.



A la fin du WHW, nous étions au pied du Ben Nevis, sommet emblématique de l'Ecosse qui attire des centaines de personnes chaque jour. Le sommet est à 1344m et le départ à 0 m ! Pour ne pas avoir à faire le dénivelé avec les gros sacs et monter tranquillement sans la foule, nous avons rusé... Nous sommes montés le 1er jour pour bivouaquer au Lochan Meall à mi-parcours, nous étions seuls et le lieu est spécial de part le climat subarctique. Le lendemain, nous étions les premiers au sommet à 9 H et contents de profiter de l'ambiance particulière. Pour éviter également la descente avec la foule, nous avons pris la vallée du côté nord, pas fréquentée alors qu'elle est très sauvage.

Pour la fin du séjour, nous sommes partis en bus de Fort Williams et avons pris le ferry à Mallaig pour l'ile de Skye. A Armadale, nous avons trouvé par hasard un éco-camping installé dans un bois où nous sommes restés 2 nuits. Les bords de mer déchiquetés sont très beau et ce coin de l'ile très paisible car la route est un cul de sac.

Bien sûr, nous avons repéré de nombreux endroits où revenir ! Le Cap Wrath Trail qui remonte vers le nord, une traversée de l'ile de Skye par les Cuillin Hills.... Voilà, un pays plein de promesse, vivement la retraite !

Les photos ICI.


26 mai, 2015

Rando en Berlingo et autres batifolages....



Massif du Cotiella – 23/24/25 mai 2015

Trappeurs : Xav, Jako, Eric, Lulu et Philou.



Un évènement sans précédent s’est produit en ce week-end de Pentecôte….. 5 trappeurs réunis ! On n’y croyait plus…

On se promet toujours de faire des sorties plus souvent… là ça faisait un peu long, puisque le dernier grand rassemblement date d’octobre 2009 !


Au départ, on avait prévu d’aller faire des 3000 en Ariège mais la météo nous a emmenés en Espagne, terre d’accueil des trappeurs en cas de mauvais temps.


Départ samedi matin, le Berlingo bien chargé en bouteilles, sacs à dos et trappeurs. A noter quand même : 8° à l’entrée du tunnel de Bielsa. On passe en Espagne, il fait déjà meilleur, on s’engage dans la vallée de Gistain, on monte au village de Saravillo et on prend la piste. Quand le Berlingo commence à tousser, on s’arrête vers 1350 m où  il fait 21° ! On monte à pied par la piste puis le GR15 jusqu’à la cabane de Lavasar (1930 m). On est un peu dégouté par les 4X4 qui sont montés par la piste mais ils ne nous gâcheront pas la soirée car le parking se vide.

La cabane est posée dans un écrin de verdure face à la chaine pyrénéenne ennuagée. On s’installe, on descend au torrent plus bas pour la toilette et le ravitaillement en eau. La soirée se déroulera sans accroc : apéro en terrasse, repas au coin du feu et soirée « rires et chansons ». Jako et Xav dormiront dehors : envie d’un tête à tête ? peur des ronfleurs ? Le saura-t-on un jour ?


Dimanche, on est prêt à partir à 8 H 15 pour une grande virée vers le Cotiella. On passe par le magnifique lac de Baso de la Mora et on remonte une pierrier merdique jusqu’à un petit couloir. Lulu avait bien dit qu’il fallait prendre les casques ! Ensuite, c’est le vallon de la Ribereta, de plus en plus enneigé avec de belles pentes qui montent au col. Une traversée jusqu’au Collado de la Pala del Puerto et on y voit déjà plus clair…. Il est déjà midi et on calcule encore 3 H aller/retour pour traverser l’immense Ereta de las brujas et monter au Cotiella , sans compter la descente jusqu’à la cabane. On a peur de louper l’heure de l’apéro, donc on décide de monter plutôt au Pic d’Espouy, plus proche. En effet, on y est rapidement et on s’arrête sur la crête vers 2770 m car le sommet n’est pas accessible sans équipement. En tout cas, c’est un bel endroit avec une vue étendue sur les Penas du Sobrarbe.

On s’abrite au col pour manger et c’est reparti pour la descente dans le vallon de Lavasar et ces curieuses aiguilles. Ensuite, c’est du pierrier, du pierrier…. avant de retrouver la piste. On est rentré vers 17 H, ouf ! C’est vrai qu’avec 3 H de plus au compteur, ça aurait fait tard…

On peut donc profiter de cette 2e soirée en sortant le foie gras. Jako nous avait annoncé une veillée « Mireille Dumas » mais les troupes étant un peu HS, ça s’est fini en écoutant un peu de musique… et au lit pas tard !


Lundi, on est fin prêt avant 8 H pour la descente jusqu’à la voiture. A 9 H 30, on y est et on entame la délicate descente sur la piste pour ne pas trop faire souffrir le Berlingo. Un kilomètre avant le village, ce qu’on craignait : des travaux ! En montant, on avait bien vu la pancarte « piste interdite du lundi au vendredi » mais on se disait que les espagnols aussi avaient un jour férié. Mais non : ils travaillent le lundi de Pentecôte et ils coulent du béton sur les pistes ! On sort la carte, on consulte les ouvriers : il y a une piste plus haut qui monte au col de San Miguel et redescend sur la route mais ils ne savent pas si ça passe avec une voiture basse. De toute façon, on se dit que ça nous occupera toujours d’aller voir…. On emprunte donc une jolie piste bucolique jusqu’au fameux col. Ensuite, ça descend dans la forêt. C’est là que ça se gâte car ça n’a pas été nettoyé depuis les intempéries de l’hiver, il y a des pierres et des branches partout. Xav, Eric et Jako se dévouent pour passer devant et déblayer la piste pendant que Philou pilote et Lulu supervise tout ça (très bien d’ailleurs…). Cette petite virée nous a fait perdre 2 heures sans pour cela entamer le moral du trappeur qui reste au beau fixe quoi qu’il arrive ! L’essentiel étant d’arriver le soir à bon port dans nos cabanes respectives…


Voilà, on s’est encore promis de se voir prochainement pour une virée toute simple, histoire de se retrouver. On espère que notre gros Cliff va se bouger un peu maintenant qu’il a du temps libre et que Guigui va se souvenir de nous (quand il sera descendu de son podium de champion départemental de bloc en vétéran)…. Tous les espoirs sont permis !

Les photos.


10 mai, 2015

Grande Traversée de l'Atlas Marocain - Acte II



De la vallée du Zat à la vallée du Nfis

Avril/Mai 2015 par Lucile et Philippe



Chose promise, chose due ! On était tellement enchanté de notre traversée 2014 que la logique nous a fait enchainer sur la suite !


Philou, toujours absorbé par sa nouvelle cabane, a laissé Lulu se charger du tracé. Pas facile vu le peu de carte et topo existants, surtout quand on veut sortir des sentiers battus !

Les sacs sont plus lourds car on emmène crampons et piolets pour faire le Toubkal, massif avec des vallées encaissées et enneigées jusqu’en juin.


De Marrakech, nous avons rejoint Arbaa Tirghedouine, dernière étape de l’an passé. De là, on a « coupé » à travers la montagne, souvent hors sentiers. Les 2 premiers jours ont donc été épiques, avec un topo pourri donnant peu d’indications. Ensuite, on a rejoint le tracé de la GTAM jusqu’à Setti Fatma. Là, en étudiant de plus près la suite du parcours, on s’est rendu compte que certains passages n’étaient pas possibles à cette saison car les canyons seraient plein d’eau. Donc on a opté pour un passage à Imlil via le col de Tachedirt (à + de 3000m avec un gros névé) et Aguer Sioual. Cela ne nous enchantait pas de passer par Imlil et « l’autoroute » qui mène au refuge du Toubkal mais on s’est débrouillé pour laisser passer le week-end. L’ascension du Toubkal (4167 m) s’est faite un lundi, sans trop de monde.

Ensuite, le col que nous voulions prendre était très enneigé et la descente peu sûre. Donc nous avons pris l’option nord par les Tizis N’Tizikert, N’Toughdal et N’iguidi, itinéraire peu usité. La dernière étape a été plutôt longue pour rejoindre la route qui retourne à la civilisation !


Le beau village de Tizi Oussem
12 jours de marche : 6 bivouacs et 6 gites/refuges. On a perdu 3 kilos chacun, grâce au régime « vache qui rit » et boite de thon ! Et surtout avec des gros dénivelés et des sacs lourds.


On a bien sûr d’autres projets dans l’Atlas, plus au nord pour changer un peu. Le Maroc est une source inépuisable de terrains d’aventure !
L'album photos ICI.



09 mars, 2015

Et si on retournait en Ariège ?




HAUTE ARIEGE – MARS 2015

Par Lulu et Philou
Ça commençait à bien faire, Lulu et Philou ont abandonné les travaux dans leur nouvelle cabane à Courcoury pour rendre visite à celles d’Ariège. C’est qu’on n’en a pas encore fini l’inventaire !

Après un temps pourri durant toutes les vacances d’hiver, cette fin de semaine s’annonce exceptionnelle. On profite d’une visite à Bordeaux le jeudi pour descendre direction Tarascon.



Vendredi matin, départ de la piste près de Senconac qui s’enneige vers 1 250 m. Le but est de passer une nuit à la cabane du Pla de la Tabe à 1 580 m puis de monter sur les crêtes et sommets alentour et de rejoindre la cabane des Carmilles pour une 2e nuit.

On arrive au Pla de la Tabe vers 13 H, on mange tranquillement au soleil et on profite de la vue remarquable sur les sommets ariégeois. Ensuite, Philou se met à déneiger la porte d’entrée. Tout ça pour constater que même la partie hiver est fermée ! On réfléchit, on cherche d’autres cabanes sur nos maigres topos, mais elles ne sont pas toutes indiquées. Lulu émet l’idée de construire un igloo mais, vue la chaleur, on a peur d’être vite trempé. Autant continuer, donc on remballe tout et on attaque les pentes du Mont Fourcat. En contrebas, la cabane de la Lauzate est enfouie sous des tonnes de neige ! Déjà, il faut trouver de quel côté est la porte, puis déneiger à nouveau. Philou taille de belles marches pour l’atteindre. Il est bien 18 H 30 quand enfin, on peut s’abriter car il commence à faire froid. Mais il ne fait pas meilleur dans la cabane, un peu humide, pas de bois à proximité. On se passera du chauffage et on va ruiner notre bouteille de gaz à faire fondre la neige ! La soirée et la nuit seront frisquettes… Mais quelle vue ! sur ces derniers contreforts, on a un panorama magnifique sur Foix et la plaine.

On réfléchit sur la suite du programme pour trouver une solution qui ne gâche pas nos projets. Philou en profite pour faire cramer une partie de la carte toute neuve Tarascon/Foix à l’aide d’une bougie…


Samedi matin, on traine un peu, le temps de refaire les sacs. On décide de descendre, changer de vallée pour remonter  ensuite vers une autre cabane. En descendant près de la cabane des Carmilles, on la trouve envahie par de jeunes sauvageons. On n’aurait pas pu y dormir de toute façon, pas de regrets.

On coupe dans la pampa pour trouver un sentier puis la petite route qui nous ramène à la voiture. On fait quelques kilomètres pour rejoindre Savignac et monter sur une route interdite à la circulation où il faudra faire 500 mètres en marche arrière (assez sportif !) et trouver un parking.

On remonte la vallée du Najar, le sentier n’est pas pratique car la neige a beaucoup fondue par endroit et il s’est transformé en ruisseau. A 18 H 00, on arrive à la cabane d’Esquers-Dessous, plutôt sommaire mais très bien pour 2. Une petite cheminée,  du bois et de l’eau à proximité, c’est tout ce qu’on demande. On y passe une bonne soirée au chaud. Dommage, on n’avait pas l’apéro !


Dimanche matin, il faut redescendre car les vacances sont finies…. On prend notre temps, le soleil est toujours là. On est content d’avoir pu en profiter de ces quelques jours de beau temps. Encore un massif et une vallée visités, on commence à connaître le coin !

Les photos ICI.

19 octobre, 2014

un automne de rêve en vallée d'Ossau

18/19/20 octobre 2014

par Lucile et Karelle



ça faisait déjà 2 fois qu'on repoussait une éventuelle sortie à cause de la météo incertaine. Là, en ce début de vacances de Toussaint, le miracle s'est produit : pas un nuage et de la chaleur annoncée !

Lulu, encore lancée dans ses explorations de cabanes, en a donc profité pour aller fouiner dans un joli petit coin du Béarn.
Départ samedi matin pour être au parking vers 14 H. On part du Pont du Goua pour s'élancer sur le GR 10, on le quitte pour filer vers la vallée du Soussouéou. La cabane, du même nom, nous y attend, spacieuse et accueillante avec un petit torrent à côté. Il y a un chasseur qui attend ses copains partis à la recherche des chiens. Ici, c'est la chasse aux sangliers et ça rigole pas ! Un fois qu'ils sont partis, on peut attaquer l'apéro... On passe une soirée et une nuit tranquille.


 Dimanche, on attaque les pentes au nord pour rejoindre le sentier en balcon (GR10) qui nous conduit sur le plateau de Cézy. Ici la cabane des spéléos, rustique mais bien aménagée, et la cabane de berger dont une partie est ouverte. Ensuite, on monte vers le col de Lurdé. La vue est surprenante sur les pâturages bordés de lapiaz.
On descend vers le plateau d'Anouilhas, les cabanes de Lou Boucau et de Pouey sont fermées mais on trouve de l'eau captée. Après la pause de midi, on laisse des affaires à la cabane de Pouey pour aller se balader vers le Plaa des Cardous et les ruines d'Aucupat. Superbe vue sur les pics de Ger et d'Amoulat qui forment  un immense cirque. Retour par le lapiaz de Pouey avec d'énormes trous béants qui doivent faire la joie des spéléos (mais pas celle des moutons !).
Après avoir récupéré nos affaires, on retrouve un sentier qui nous conduit au Pas de Brèque. Là, on descend pleine pente dans les pâturages pour trouver la cabane de Lacarret, très spacieuse.
Par contre, il faut descendre dans le torrent étroit pour trouver de l'eau propre où les vaches n'ont pas accès. Il fait très chaud et on peut se laver tranquillement, même à 19 H !


Lundi, on se lève tôt pour remonter hors sentier vers les crêtes de la Brèque. La pente est bien raide et le terrain pas toujours facile. A l'approche des crêtes, le terrain devient lunaire, encore du lapiaz. Ensuite on trouve un sentier qui nous conduit au Col de Lurdé et on a plus qu'à redescendre dans les pâturages de Cézy. On retrouve le GR10 et le sentier abrupte sur les belles falaises de la Tume. Au parking à 12 H 30, on peut se laver dans le torrent et filer acheter du fromage à Gabas. On traine un peu sur une aire de pique-nique, pas facile de se décider à rentrer avec ce soleil digne d'un mois d'août !

Super séjour ! La tranquillité de la montagne à l'automne, la lumière, les paysages, une bonne bouteille de rouge... A renouveler sans modération !

Les photos ICI.



02 août, 2014

Nouvelles explorations ariègeoises

Vallée du Biros (Ariège)

Juillet 2014


Trappeurs : Lulu et Sandrine

Depuis les aléas rencontrés en mars 2013 dans cette vallée, il fallait y revenir ! Toujours aussi sauvage et mystérieuse...

Camp de base au camping municipal de Sentein, on peu pas faire moins cher ! Nous y avons passé une semaine : 1 rando de mise en jambe, 2 jours en autonomie, 1 journée repos/visite, 2 jours pour faire le Montvallier.

1er trek : la météo ne s'annonce pas mirobolante, on décide de faire le tour des cabanes, histoire d'avoir un abris en cas de problèmes. De Frechendech, montée à la Chapelle de l'Isard et son refuge, passage aux cabanes l'Isard, Troumas et Pugues dans d'immenses forêts et des pâturages déserts. Ensuite, c'était à moitié hors sentier pour monter au col d'Auarde et descendre vers la cabane d'Uls. Les traces sont très anciennes et l'itinéraire peu utilisé. La cabane d'Uls est en triste état : la taule du toit se soulève. On y a mangé et on a dormi dans la tente. Le lendemain : brouillard très épais et vilain crachin pour monter au col d'Auéran, heureusement, on suit le GR10 bien indiqué. Au col, une brève éclaircie nous permet d'apercevoir le Pic de Crabère (où on serait bien monté !) et l'étang d'Araing. On fait une pause au refuge d'Araing, histoire d'égouter les ponchos... La descente continue par le GR du tour du Biros jusqu'à la cabane d'Illau pour le repas de midi. Là nous observerons à la jumelle un isard sur la falaise d'en face, en équilibre pour aller manger je ne sais quoi. Ensuite, ce fut un abruti de mouton, perdu sur des vires et pas fichu de faire demi-tour. La pluie s'est calmée et nous avons fini la descente dans la belle forêt de hêtres.

2e trek : du Pla de la Lau dans la vallée du Ribérot, montée longue et sportive surtout le long de la cascade de Nerech. Ensuite, plutôt que de suivre le sentier qui va au refuge, nous avons fait un détour par l'étang Rond. Un sentier rejoint les petits lacs d'Estagnous près du refuge où nous avons installé la tente au hasard dans la purée de pois ! Il ne faisait pas chaud, on a pris l'apéro et mangé dans la tente ! Le lendemain, grand beau comme prévu pour faire l'ascension du Montvallier. Levées à 6 H,  nous étions seules au sommet avant l'arrivée des troupeaux... Vues magnifiques sur l'Aneto, jusqu'au Néouvielle et le Carlit. Pour retourner au parking, nous avons fait un détour par le col de Pécouch en suivant le chemin de la Liberté puis le GR10. On s'est vite retrouvé dans le brouillard... Cette descente est longue mais très variée : lapiaz, ancien glacier, pierriers, étangs, pâturages, forêts et nombreux torrents.

 Malgré la météo exécrable de cet été, nous sommes contentes d'avoir bravé les intempéries pour profiter de cet endroit qui  regorge de cabanes et de petites vallées cachées. Tout ça se mérite : des dénivelés de fous et des passages raides et aériens, tant mieux car c'est un gage de tranquillité !

Les photos ICI.





12 juin, 2014

Guet apens à la Grimauderie !


TRAQUENARD ORGANISÉ  
Un grand évènement a eu lieu le 12 juin 2014 : les trappeurs réunis !
Ce n’était pas arrivé depuis bien des années…. Grâce à une suggestion de Jako, un traquenard a été lancé chez Lulu : tout ça pour fêter l’anniversaire qu’elle voulait s’empresser d’oublier…. 
La subtilité fut que le guet-apens eut lieu un mois après la date d’anniversaire, alors qu’elle dormait sur ses deux oreilles !

Non seulement il y eut un gros arrivage de trappeurs mais en plus des copains venus de tout le département !
Alors, merci à Jako, Philippe, Xav et Alexandra, Cliff, Guigui, Eric, Karelle et François, Olivier, Michèle, Sandrine, Céline, Mathilde, Jonathan, Florence, Alex, Roland et Gaylord.
Quelle soirée !



08 juin, 2014

Autour de la montagne de Jaut



Exploration des cabanes
en vallée d'Ossau - 7/8/9 juin 2014
Avec Lucile et Céline

  
Un week-end de 3 jours avec du beau temps annoncé, ça ne fait pas un pli : on part !

Comme on est seulement deux, on va au plus près, en vallée d’Ossau, et ça tombe bien car Lulu a quelques endroits où fouiner et quelques cabanes à visiter… La haute montagne étant encore bien enneigée, on restera en moyenne montagne, à l’entrée de la vallée.
Départ le vendredi soir, arrosées au passage par un énorme orage. A Pau, les feuilles sont hachées par la grêle et un arbre est au milieu de la route. A l’arrivée, au Port de Castet, le temps est redevenu calme. On se cache dans la forêt pour monter la tente le long de la piste.
Samedi : le réveil est un peu brutal car, dès 6 H, des véhicules commencent à passer. Au début, on a cru à un raid en 4X4 mais en fait, ce sont les bergers qui montent les vaches en bétaillère. Forcément, ça fait du bruit…
Départ à 8 H du Port de Castet, en prenant le sentier du Tour de la vallée d’Ossau que l’on quitte pour monter dans les pâturages vers le Coutchet. De là, on voit bien la longue crête du Moulle de Jaut qui fait presque 5 km. On va y monter en passant par le Tousseau et profiter de la crête jusqu’au col de Lallène. On a une vue superbe du pic d’Anie au Pic du midi de Bigorre, avec mention spéciale au Pic de Ger qui parait énorme. Ensuite, belle descente pour manger aux ruines de Bat Bielh. On retrouve les balises rouges et jaunes qui nous emmènent dans les bois. La chaleur est étouffante. Au passage, une petite visite à la cabane d’Aygue Morte, cachée dans une petite clairière. On sort de la forêt au col de Louvie où la vue s’élargit sur le col du Soulor, la vallée de Ferrières et le val d’Azun. C’est vraiment sympa de pouvoir observer ces massifs et vallées sous un autre angle. Ensuite, un récent sentier pour quads nous mène au col d’Arriste. On descend de nouveau dans les bois, se dirigeant à la boussole pour tomber juste face aux cabanes de Houn de Jaut. La plus petite nous accueille (3 places). Nous sommes dans un massif de lapiaz donc très peu d’eau, seulement quelques sources ou ruisseaux temporaires. A 250 m à l’ouest, c’est un puits qui va nous donner de l’eau bien fraiche. C’est super agréable avec cette chaleur !

La soirée sera tranquille dans cette petite vallée perdue sous les pentes du Moulle de Jaut.
Dimanche : il fait déjà chaud dès le matin. On monte dans la forêt sur un vague sentier cairné qui se perd souvent dans les taillis. A la Portère, petit col taillé dans le rocher, on descend pour jeter un œil à la cabane mais c’est juste un abri plein de courant d’air. Dommage car la vue est splendide ! On remonte à la Portère pour attaquer la crête ouest. A 1700 m, on est au Pic Durban où la pause est obligatoire pour admirer le paysage et la plaine de Pau. Ensuite, on suit les crêtes : Soum de Quiala, le Mail, pic de la Peyrie, plus ou moins sur le fil pendant 4 km. De nos sommets, on observe les nombreux troupeaux qui s’installent pour la saison. Au Soum de la Pale, il y a longtemps qu’on ne voit plus de traces ni de sentiers. On descend au jugé en visant notre point d’arrivée. Dans la forêt, ça se complique un peu mais on trouve des sentiers à vaches, très boueux… Pas agréable mais au moins nous sommes rassurées sur la destination. En effet, on arrive à la fontaine des Coigts où ces dames pataugent allègrement ! On y trouve juste quelques filets d’eau et un abreuvoir pas très ragoutant. On monte vers les cabanes Deus Coigts. La première n’est pas mal mais la seconde nous plait mieux donc on s’installe. On se repose car la chaleur fait monter la pression sous le chapeau et on est crevées ! Une fois retapées, on redescend vers les points d’eau. On constate qu’il y a une source au-dessus de l’abreuvoir. Ensuite, on découvre une autre source avec un petit bassin, parfait pour faire la toilette.

Comme la veille, on prend l’apéro dehors en observant les vaches qui circulent. C’est un très beau coin, très paisible aussi. On partage cependant la cabane avec un loir qui goûte au chocolat de Céline dès qu’on a le dos tourné !


Lundi : le paysage est magique avec le brouillard qui s’est levé, la mer de nuage sur le piémont et les vaches qui sont près de la cabane. On ne se presse pas car le parking n’est pas loin. On se mouille les pieds dans la rosée pour trouver le sentier de descente. En ¾ d’heure, on retrouve la voiture malgré le brouillard qui s’est épaissi. Pas grand monde encore aujourd’hui à part quelques bétaillères qui continuent à monter les vaches. A Castet, on se ravitaille en fromage avant de prendre la route du retour.


Voilà une saison bien agréable pour partir en exploration dans les pâturages pendant que tout le monde est à la plage ! On a découvert de belles idées de circuits, des cabanes accueillantes bien que petites.

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