26 mai, 2015

Rando en Berlingo et autres batifolages....



Massif du Cotiella – 23/24/25 mai 2015

Trappeurs : Xav, Jako, Eric, Lulu et Philou.



Un évènement sans précédent s’est produit en ce week-end de Pentecôte….. 5 trappeurs réunis ! On n’y croyait plus…

On se promet toujours de faire des sorties plus souvent… là ça faisait un peu long, puisque le dernier grand rassemblement date d’octobre 2009 !


Au départ, on avait prévu d’aller faire des 3000 en Ariège mais la météo nous a emmenés en Espagne, terre d’accueil des trappeurs en cas de mauvais temps.


Départ samedi matin, le Berlingo bien chargé en bouteilles, sacs à dos et trappeurs. A noter quand même : 8° à l’entrée du tunnel de Bielsa. On passe en Espagne, il fait déjà meilleur, on s’engage dans la vallée de Gistain, on monte au village de Saravillo et on prend la piste. Quand le Berlingo commence à tousser, on s’arrête vers 1350 m où  il fait 21° ! On monte à pied par la piste puis le GR15 jusqu’à la cabane de Lavasar (1930 m). On est un peu dégouté par les 4X4 qui sont montés par la piste mais ils ne nous gâcheront pas la soirée car le parking se vide.

La cabane est posée dans un écrin de verdure face à la chaine pyrénéenne ennuagée. On s’installe, on descend au torrent plus bas pour la toilette et le ravitaillement en eau. La soirée se déroulera sans accroc : apéro en terrasse, repas au coin du feu et soirée « rires et chansons ». Jako et Xav dormiront dehors : envie d’un tête à tête ? peur des ronfleurs ? Le saura-t-on un jour ?


Dimanche, on est prêt à partir à 8 H 15 pour une grande virée vers le Cotiella. On passe par le magnifique lac de Baso de la Mora et on remonte une pierrier merdique jusqu’à un petit couloir. Lulu avait bien dit qu’il fallait prendre les casques ! Ensuite, c’est le vallon de la Ribereta, de plus en plus enneigé avec de belles pentes qui montent au col. Une traversée jusqu’au Collado de la Pala del Puerto et on y voit déjà plus clair…. Il est déjà midi et on calcule encore 3 H aller/retour pour traverser l’immense Ereta de las brujas et monter au Cotiella , sans compter la descente jusqu’à la cabane. On a peur de louper l’heure de l’apéro, donc on décide de monter plutôt au Pic d’Espouy, plus proche. En effet, on y est rapidement et on s’arrête sur la crête vers 2770 m car le sommet n’est pas accessible sans équipement. En tout cas, c’est un bel endroit avec une vue étendue sur les Penas du Sobrarbe.

On s’abrite au col pour manger et c’est reparti pour la descente dans le vallon de Lavasar et ces curieuses aiguilles. Ensuite, c’est du pierrier, du pierrier…. avant de retrouver la piste. On est rentré vers 17 H, ouf ! C’est vrai qu’avec 3 H de plus au compteur, ça aurait fait tard…

On peut donc profiter de cette 2e soirée en sortant le foie gras. Jako nous avait annoncé une veillée « Mireille Dumas » mais les troupes étant un peu HS, ça s’est fini en écoutant un peu de musique… et au lit pas tard !


Lundi, on est fin prêt avant 8 H pour la descente jusqu’à la voiture. A 9 H 30, on y est et on entame la délicate descente sur la piste pour ne pas trop faire souffrir le Berlingo. Un kilomètre avant le village, ce qu’on craignait : des travaux ! En montant, on avait bien vu la pancarte « piste interdite du lundi au vendredi » mais on se disait que les espagnols aussi avaient un jour férié. Mais non : ils travaillent le lundi de Pentecôte et ils coulent du béton sur les pistes ! On sort la carte, on consulte les ouvriers : il y a une piste plus haut qui monte au col de San Miguel et redescend sur la route mais ils ne savent pas si ça passe avec une voiture basse. De toute façon, on se dit que ça nous occupera toujours d’aller voir…. On emprunte donc une jolie piste bucolique jusqu’au fameux col. Ensuite, ça descend dans la forêt. C’est là que ça se gâte car ça n’a pas été nettoyé depuis les intempéries de l’hiver, il y a des pierres et des branches partout. Xav, Eric et Jako se dévouent pour passer devant et déblayer la piste pendant que Philou pilote et Lulu supervise tout ça (très bien d’ailleurs…). Cette petite virée nous a fait perdre 2 heures sans pour cela entamer le moral du trappeur qui reste au beau fixe quoi qu’il arrive ! L’essentiel étant d’arriver le soir à bon port dans nos cabanes respectives…


Voilà, on s’est encore promis de se voir prochainement pour une virée toute simple, histoire de se retrouver. On espère que notre gros Cliff va se bouger un peu maintenant qu’il a du temps libre et que Guigui va se souvenir de nous (quand il sera descendu de son podium de champion départemental de bloc en vétéran)…. Tous les espoirs sont permis !

Les photos.


10 mai, 2015

Grande Traversée de l'Atlas Marocain - Acte II



De la vallée du Zat à la vallée du Nfis

Avril/Mai 2015 par Lucile et Philippe



Chose promise, chose due ! On était tellement enchanté de notre traversée 2014 que la logique nous a fait enchainer sur la suite !


Philou, toujours absorbé par sa nouvelle cabane, a laissé Lulu se charger du tracé. Pas facile vu le peu de carte et topo existants, surtout quand on veut sortir des sentiers battus !

Les sacs sont plus lourds car on emmène crampons et piolets pour faire le Toubkal, massif avec des vallées encaissées et enneigées jusqu’en juin.


De Marrakech, nous avons rejoint Arbaa Tirghedouine, dernière étape de l’an passé. De là, on a « coupé » à travers la montagne, souvent hors sentiers. Les 2 premiers jours ont donc été épiques, avec un topo pourri donnant peu d’indications. Ensuite, on a rejoint le tracé de la GTAM jusqu’à Setti Fatma. Là, en étudiant de plus près la suite du parcours, on s’est rendu compte que certains passages n’étaient pas possibles à cette saison car les canyons seraient plein d’eau. Donc on a opté pour un passage à Imlil via le col de Tachedirt (à + de 3000m avec un gros névé) et Aguer Sioual. Cela ne nous enchantait pas de passer par Imlil et « l’autoroute » qui mène au refuge du Toubkal mais on s’est débrouillé pour laisser passer le week-end. L’ascension du Toubkal (4167 m) s’est faite un lundi, sans trop de monde.

Ensuite, le col que nous voulions prendre était très enneigé et la descente peu sûre. Donc nous avons pris l’option nord par les Tizis N’Tizikert, N’Toughdal et N’iguidi, itinéraire peu usité. La dernière étape a été plutôt longue pour rejoindre la route qui retourne à la civilisation !


Le beau village de Tizi Oussem
12 jours de marche : 6 bivouacs et 6 gites/refuges. On a perdu 3 kilos chacun, grâce au régime « vache qui rit » et boite de thon ! Et surtout avec des gros dénivelés et des sacs lourds.


On a bien sûr d’autres projets dans l’Atlas, plus au nord pour changer un peu. Le Maroc est une source inépuisable de terrains d’aventure !
L'album photos ICI.



09 mars, 2015

Et si on retournait en Ariège ?




HAUTE ARIEGE – MARS 2015

Par Lulu et Philou
Ça commençait à bien faire, Lulu et Philou ont abandonné les travaux dans leur nouvelle cabane à Courcoury pour rendre visite à celles d’Ariège. C’est qu’on n’en a pas encore fini l’inventaire !

Après un temps pourri durant toutes les vacances d’hiver, cette fin de semaine s’annonce exceptionnelle. On profite d’une visite à Bordeaux le jeudi pour descendre direction Tarascon.



Vendredi matin, départ de la piste près de Senconac qui s’enneige vers 1 250 m. Le but est de passer une nuit à la cabane du Pla de la Tabe à 1 580 m puis de monter sur les crêtes et sommets alentour et de rejoindre la cabane des Carmilles pour une 2e nuit.

On arrive au Pla de la Tabe vers 13 H, on mange tranquillement au soleil et on profite de la vue remarquable sur les sommets ariégeois. Ensuite, Philou se met à déneiger la porte d’entrée. Tout ça pour constater que même la partie hiver est fermée ! On réfléchit, on cherche d’autres cabanes sur nos maigres topos, mais elles ne sont pas toutes indiquées. Lulu émet l’idée de construire un igloo mais, vue la chaleur, on a peur d’être vite trempé. Autant continuer, donc on remballe tout et on attaque les pentes du Mont Fourcat. En contrebas, la cabane de la Lauzate est enfouie sous des tonnes de neige ! Déjà, il faut trouver de quel côté est la porte, puis déneiger à nouveau. Philou taille de belles marches pour l’atteindre. Il est bien 18 H 30 quand enfin, on peut s’abriter car il commence à faire froid. Mais il ne fait pas meilleur dans la cabane, un peu humide, pas de bois à proximité. On se passera du chauffage et on va ruiner notre bouteille de gaz à faire fondre la neige ! La soirée et la nuit seront frisquettes… Mais quelle vue ! sur ces derniers contreforts, on a un panorama magnifique sur Foix et la plaine.

On réfléchit sur la suite du programme pour trouver une solution qui ne gâche pas nos projets. Philou en profite pour faire cramer une partie de la carte toute neuve Tarascon/Foix à l’aide d’une bougie…


Samedi matin, on traine un peu, le temps de refaire les sacs. On décide de descendre, changer de vallée pour remonter  ensuite vers une autre cabane. En descendant près de la cabane des Carmilles, on la trouve envahie par de jeunes sauvageons. On n’aurait pas pu y dormir de toute façon, pas de regrets.

On coupe dans la pampa pour trouver un sentier puis la petite route qui nous ramène à la voiture. On fait quelques kilomètres pour rejoindre Savignac et monter sur une route interdite à la circulation où il faudra faire 500 mètres en marche arrière (assez sportif !) et trouver un parking.

On remonte la vallée du Najar, le sentier n’est pas pratique car la neige a beaucoup fondue par endroit et il s’est transformé en ruisseau. A 18 H 00, on arrive à la cabane d’Esquers-Dessous, plutôt sommaire mais très bien pour 2. Une petite cheminée,  du bois et de l’eau à proximité, c’est tout ce qu’on demande. On y passe une bonne soirée au chaud. Dommage, on n’avait pas l’apéro !


Dimanche matin, il faut redescendre car les vacances sont finies…. On prend notre temps, le soleil est toujours là. On est content d’avoir pu en profiter de ces quelques jours de beau temps. Encore un massif et une vallée visités, on commence à connaître le coin !

Les photos ICI.

19 octobre, 2014

un automne de rêve en vallée d'Ossau

18/19/20 octobre 2014

par Lucile et Karelle



ça faisait déjà 2 fois qu'on repoussait une éventuelle sortie à cause de la météo incertaine. Là, en ce début de vacances de Toussaint, le miracle s'est produit : pas un nuage et de la chaleur annoncée !

Lulu, encore lancée dans ses explorations de cabanes, en a donc profité pour aller fouiner dans un joli petit coin du Béarn.
Départ samedi matin pour être au parking vers 14 H. On part du Pont du Goua pour s'élancer sur le GR 10, on le quitte pour filer vers la vallée du Soussouéou. La cabane, du même nom, nous y attend, spacieuse et accueillante avec un petit torrent à côté. Il y a un chasseur qui attend ses copains partis à la recherche des chiens. Ici, c'est la chasse aux sangliers et ça rigole pas ! Un fois qu'ils sont partis, on peut attaquer l'apéro... On passe une soirée et une nuit tranquille.


 Dimanche, on attaque les pentes au nord pour rejoindre le sentier en balcon (GR10) qui nous conduit sur le plateau de Cézy. Ici la cabane des spéléos, rustique mais bien aménagée, et la cabane de berger dont une partie est ouverte. Ensuite, on monte vers le col de Lurdé. La vue est surprenante sur les pâturages bordés de lapiaz.
On descend vers le plateau d'Anouilhas, les cabanes de Lou Boucau et de Pouey sont fermées mais on trouve de l'eau captée. Après la pause de midi, on laisse des affaires à la cabane de Pouey pour aller se balader vers le Plaa des Cardous et les ruines d'Aucupat. Superbe vue sur les pics de Ger et d'Amoulat qui forment  un immense cirque. Retour par le lapiaz de Pouey avec d'énormes trous béants qui doivent faire la joie des spéléos (mais pas celle des moutons !).
Après avoir récupéré nos affaires, on retrouve un sentier qui nous conduit au Pas de Brèque. Là, on descend pleine pente dans les pâturages pour trouver la cabane de Lacarret, très spacieuse.
Par contre, il faut descendre dans le torrent étroit pour trouver de l'eau propre où les vaches n'ont pas accès. Il fait très chaud et on peut se laver tranquillement, même à 19 H !


Lundi, on se lève tôt pour remonter hors sentier vers les crêtes de la Brèque. La pente est bien raide et le terrain pas toujours facile. A l'approche des crêtes, le terrain devient lunaire, encore du lapiaz. Ensuite on trouve un sentier qui nous conduit au Col de Lurdé et on a plus qu'à redescendre dans les pâturages de Cézy. On retrouve le GR10 et le sentier abrupte sur les belles falaises de la Tume. Au parking à 12 H 30, on peut se laver dans le torrent et filer acheter du fromage à Gabas. On traine un peu sur une aire de pique-nique, pas facile de se décider à rentrer avec ce soleil digne d'un mois d'août !

Super séjour ! La tranquillité de la montagne à l'automne, la lumière, les paysages, une bonne bouteille de rouge... A renouveler sans modération !

Les photos ICI.



02 août, 2014

Nouvelles explorations ariègeoises

Vallée du Biros (Ariège)

Juillet 2014


Trappeurs : Lulu et Sandrine

Depuis les aléas rencontrés en mars 2013 dans cette vallée, il fallait y revenir ! Toujours aussi sauvage et mystérieuse...

Camp de base au camping municipal de Sentein, on peu pas faire moins cher ! Nous y avons passé une semaine : 1 rando de mise en jambe, 2 jours en autonomie, 1 journée repos/visite, 2 jours pour faire le Montvallier.

1er trek : la météo ne s'annonce pas mirobolante, on décide de faire le tour des cabanes, histoire d'avoir un abris en cas de problèmes. De Frechendech, montée à la Chapelle de l'Isard et son refuge, passage aux cabanes l'Isard, Troumas et Pugues dans d'immenses forêts et des pâturages déserts. Ensuite, c'était à moitié hors sentier pour monter au col d'Auarde et descendre vers la cabane d'Uls. Les traces sont très anciennes et l'itinéraire peu utilisé. La cabane d'Uls est en triste état : la taule du toit se soulève. On y a mangé et on a dormi dans la tente. Le lendemain : brouillard très épais et vilain crachin pour monter au col d'Auéran, heureusement, on suit le GR10 bien indiqué. Au col, une brève éclaircie nous permet d'apercevoir le Pic de Crabère (où on serait bien monté !) et l'étang d'Araing. On fait une pause au refuge d'Araing, histoire d'égouter les ponchos... La descente continue par le GR du tour du Biros jusqu'à la cabane d'Illau pour le repas de midi. Là nous observerons à la jumelle un isard sur la falaise d'en face, en équilibre pour aller manger je ne sais quoi. Ensuite, ce fut un abruti de mouton, perdu sur des vires et pas fichu de faire demi-tour. La pluie s'est calmée et nous avons fini la descente dans la belle forêt de hêtres.

2e trek : du Pla de la Lau dans la vallée du Ribérot, montée longue et sportive surtout le long de la cascade de Nerech. Ensuite, plutôt que de suivre le sentier qui va au refuge, nous avons fait un détour par l'étang Rond. Un sentier rejoint les petits lacs d'Estagnous près du refuge où nous avons installé la tente au hasard dans la purée de pois ! Il ne faisait pas chaud, on a pris l'apéro et mangé dans la tente ! Le lendemain, grand beau comme prévu pour faire l'ascension du Montvallier. Levées à 6 H,  nous étions seules au sommet avant l'arrivée des troupeaux... Vues magnifiques sur l'Aneto, jusqu'au Néouvielle et le Carlit. Pour retourner au parking, nous avons fait un détour par le col de Pécouch en suivant le chemin de la Liberté puis le GR10. On s'est vite retrouvé dans le brouillard... Cette descente est longue mais très variée : lapiaz, ancien glacier, pierriers, étangs, pâturages, forêts et nombreux torrents.

 Malgré la météo exécrable de cet été, nous sommes contentes d'avoir bravé les intempéries pour profiter de cet endroit qui  regorge de cabanes et de petites vallées cachées. Tout ça se mérite : des dénivelés de fous et des passages raides et aériens, tant mieux car c'est un gage de tranquillité !

Les photos ICI.





12 juin, 2014

Guet apens à la Grimauderie !


TRAQUENARD ORGANISÉ  
Un grand évènement a eu lieu le 12 juin 2014 : les trappeurs réunis !
Ce n’était pas arrivé depuis bien des années…. Grâce à une suggestion de Jako, un traquenard a été lancé chez Lulu : tout ça pour fêter l’anniversaire qu’elle voulait s’empresser d’oublier…. 
La subtilité fut que le guet-apens eut lieu un mois après la date d’anniversaire, alors qu’elle dormait sur ses deux oreilles !

Non seulement il y eut un gros arrivage de trappeurs mais en plus des copains venus de tout le département !
Alors, merci à Jako, Philippe, Xav et Alexandra, Cliff, Guigui, Eric, Karelle et François, Olivier, Michèle, Sandrine, Céline, Mathilde, Jonathan, Florence, Alex, Roland et Gaylord.
Quelle soirée !



08 juin, 2014

Autour de la montagne de Jaut



Exploration des cabanes
en vallée d'Ossau - 7/8/9 juin 2014
Avec Lucile et Céline

  
Un week-end de 3 jours avec du beau temps annoncé, ça ne fait pas un pli : on part !

Comme on est seulement deux, on va au plus près, en vallée d’Ossau, et ça tombe bien car Lulu a quelques endroits où fouiner et quelques cabanes à visiter… La haute montagne étant encore bien enneigée, on restera en moyenne montagne, à l’entrée de la vallée.
Départ le vendredi soir, arrosées au passage par un énorme orage. A Pau, les feuilles sont hachées par la grêle et un arbre est au milieu de la route. A l’arrivée, au Port de Castet, le temps est redevenu calme. On se cache dans la forêt pour monter la tente le long de la piste.
Samedi : le réveil est un peu brutal car, dès 6 H, des véhicules commencent à passer. Au début, on a cru à un raid en 4X4 mais en fait, ce sont les bergers qui montent les vaches en bétaillère. Forcément, ça fait du bruit…
Départ à 8 H du Port de Castet, en prenant le sentier du Tour de la vallée d’Ossau que l’on quitte pour monter dans les pâturages vers le Coutchet. De là, on voit bien la longue crête du Moulle de Jaut qui fait presque 5 km. On va y monter en passant par le Tousseau et profiter de la crête jusqu’au col de Lallène. On a une vue superbe du pic d’Anie au Pic du midi de Bigorre, avec mention spéciale au Pic de Ger qui parait énorme. Ensuite, belle descente pour manger aux ruines de Bat Bielh. On retrouve les balises rouges et jaunes qui nous emmènent dans les bois. La chaleur est étouffante. Au passage, une petite visite à la cabane d’Aygue Morte, cachée dans une petite clairière. On sort de la forêt au col de Louvie où la vue s’élargit sur le col du Soulor, la vallée de Ferrières et le val d’Azun. C’est vraiment sympa de pouvoir observer ces massifs et vallées sous un autre angle. Ensuite, un récent sentier pour quads nous mène au col d’Arriste. On descend de nouveau dans les bois, se dirigeant à la boussole pour tomber juste face aux cabanes de Houn de Jaut. La plus petite nous accueille (3 places). Nous sommes dans un massif de lapiaz donc très peu d’eau, seulement quelques sources ou ruisseaux temporaires. A 250 m à l’ouest, c’est un puits qui va nous donner de l’eau bien fraiche. C’est super agréable avec cette chaleur !

La soirée sera tranquille dans cette petite vallée perdue sous les pentes du Moulle de Jaut.
Dimanche : il fait déjà chaud dès le matin. On monte dans la forêt sur un vague sentier cairné qui se perd souvent dans les taillis. A la Portère, petit col taillé dans le rocher, on descend pour jeter un œil à la cabane mais c’est juste un abri plein de courant d’air. Dommage car la vue est splendide ! On remonte à la Portère pour attaquer la crête ouest. A 1700 m, on est au Pic Durban où la pause est obligatoire pour admirer le paysage et la plaine de Pau. Ensuite, on suit les crêtes : Soum de Quiala, le Mail, pic de la Peyrie, plus ou moins sur le fil pendant 4 km. De nos sommets, on observe les nombreux troupeaux qui s’installent pour la saison. Au Soum de la Pale, il y a longtemps qu’on ne voit plus de traces ni de sentiers. On descend au jugé en visant notre point d’arrivée. Dans la forêt, ça se complique un peu mais on trouve des sentiers à vaches, très boueux… Pas agréable mais au moins nous sommes rassurées sur la destination. En effet, on arrive à la fontaine des Coigts où ces dames pataugent allègrement ! On y trouve juste quelques filets d’eau et un abreuvoir pas très ragoutant. On monte vers les cabanes Deus Coigts. La première n’est pas mal mais la seconde nous plait mieux donc on s’installe. On se repose car la chaleur fait monter la pression sous le chapeau et on est crevées ! Une fois retapées, on redescend vers les points d’eau. On constate qu’il y a une source au-dessus de l’abreuvoir. Ensuite, on découvre une autre source avec un petit bassin, parfait pour faire la toilette.

Comme la veille, on prend l’apéro dehors en observant les vaches qui circulent. C’est un très beau coin, très paisible aussi. On partage cependant la cabane avec un loir qui goûte au chocolat de Céline dès qu’on a le dos tourné !


Lundi : le paysage est magique avec le brouillard qui s’est levé, la mer de nuage sur le piémont et les vaches qui sont près de la cabane. On ne se presse pas car le parking n’est pas loin. On se mouille les pieds dans la rosée pour trouver le sentier de descente. En ¾ d’heure, on retrouve la voiture malgré le brouillard qui s’est épaissi. Pas grand monde encore aujourd’hui à part quelques bétaillères qui continuent à monter les vaches. A Castet, on se ravitaille en fromage avant de prendre la route du retour.


Voilà une saison bien agréable pour partir en exploration dans les pâturages pendant que tout le monde est à la plage ! On a découvert de belles idées de circuits, des cabanes accueillantes bien que petites.

L'album photos ICI.


04 mai, 2014

Grande Traversée de l'Atlas Marocain - Acte I

De la vallée des Aït Bougmez à la vallée du Zat - Avril/mai 2014
Par Lucile et Philippe


ça faisait un moment que Lulu lorgnait sur cette belle traversée de l'Atlas. Les vacances de Pâques sont le moment idéal pour planifier ce périple car le temps est clément et la neige a fondu.
Les étapes intéressantes passant par des gorges ne sont pas accessibles avant juin donc la portion retenue sera "Vallée des Aït Bougmez/Vallée de l'Ourika". Philou propose de faire le M'goun au passage. En effet, renseignements pris, le sommet est accessible à cette saison.
On prend le matériel de bivouac et de la nourriture pour une autonomie de 4 jours.
Bordeaux/Marrakech en avion comme d'habitude et c'est parti !
Après les aléas habituels des transports, on peut commencer notre traversée au départ d'Agouti. La première nuit : tempête de neige aux bergeries d'Ikkis où nous trouveront un providentiel gite. Ensuite ce sera du beau temps.
Le 3e jour, on a pu faire le sommet comme prévu au départ du refuge de Tarkeddit, sauf qu'on est parti sans le topo et la carte.... on s'est engagé dans le mauvais col. Ce qui a fait à l'arrivée un total de 1400 m de dénivelé et au moins 20 km ! Nous nous sommes arrêtés à 4020 m sur un sommet secondaire car il nous restait encore 1km à faire sur une arête enneigée et étroite, et on avait pris du retard avec notre petit détour...
 Ensuite, ce fut un festival de couleurs et du terrain varié selon les vallées traversées. De beaux bivouacs et des moments de repos plus confortables en gite ou chez l'habitant, avec des rencontres fort sympathiques.
D'ailleurs une journée supplémentaire spéciale gastro pour Lulu s'est déroulée à Telouet, suivie d'une journée "post gastro" à trainer la patte.... donc le périple a du être écourté pour respecter le timing. Il a été stoppé dans la vallée du Zat pour trouver un véhicule nous menant à Marrakech. 

Super, on a un alibi pour y retourner : il nous reste donc à terminer cette traversée jusqu'à la vallée de l'Ourika (2 jours) et continuer bien au-delà vers le Toubkal, et certainement encore un peu plus loin pour remplir un prochain séjour  ! 

Les photos ICI.


01 mars, 2014

Le Luchonnais : c'est parfait !

Exploration dans le Luchonnais
Février 2014 par Lulu et Philou


On n'en fini pas d'explorer les Pyrénées... et il y a du boulot ! Nous sommes partis dans l'optique de faire deux fois trois jours en montagne avec une coupure à Luchon, sachant que la météo est très capricieuse en cet hiver. 
La route de l'Hospice de France étant fermée à la circulation, on se gare au pont de Ravi pour monter dans la forêt de Benque. En ce début d'après-midi, le temps est très printanier. Au bout d'1 H 40, on arrive à la cabane de Barguères à  1365 m. Située dans une clairière, on y trouve plein de bois et la source et à 5mn plus bas. Le plancher pour dormir est un peu branlant et il y a 2 matelas en mousse dont on profitera.
Le lendemain, on repart en direction du col de Barèges. Il n'y a pas assez de neige pour justifier les raquettes. Pour attaquer la montée au pic d'Aubas, on met les crampons car la neige est bien dure. Ensuite, on suit les crêtes frontières pour une belle traversée jusqu'au pic d'Arrès. On est à 2100 m. Le vent souffle en rafales glacées. On descend se mettre à l'abri pour manger puis on trouve le sentier et on chausse les raquettes jusqu'à la cabane de Campsaur. La vue est surprenante, face au Port de Venasque, on voit la raide montée de 1200m que nous avions faite durant la HRP. Une source coule à côté de la cabane. Il faut descendre la piste pour trouver du bois, on s'épuise à faire des réserves pour au moins une semaine ! Mais avec une grosse flambée, on arrive à faire remonter la température. Il y a juste un matelas pour deux où on s'installe.
Le 3e jour, il fait 4° au réveil. On part tôt pour attaquer la montée raide au Pic de Campsaur. On ressort les crampons et le piolet. Ensuite, on suit la crête jusqu'au Pouylané d'où on profite de la vue sur le massif de l'Aneto, toutes les vallées environnantes et le Val d'Aran, jusqu'au Montvallier. Les nuages passent et le soleil se montre de temps en temps. On redescend à la cabane pour manger puis on reprend la piste en raquettes pour repasser devant la cabane de Barguères. On fait un peu de zèle en voulant essayer un nouvelle piste et on se retrouve sur des petits chemins très pentus qui nous ramènent quand même au point de départ après quelques hésitations.

Comme prévu, on trouve un chalet sympa au gite Skioura. On fait quelques courses et on passe une soirée tranquille à se reposer. Cependant, après avoir pris le bulletin météo, nous sommes obligés de changer nos plans. Pas question de repartir pour 3 jours avec  les fortes précipitations annoncées. On décide de faire des randos à la journée et de rentrer un jour plus tôt pour éviter les chutes de neige annoncées à basse altitude.
Les deux jours suivants donneront lieu à une belle rando dans la poudreuse au col de Peyresourde et une rando dans la tempête de neige dans la vallée du Larboust.

Malgré la déception d'avoir écourté le séjour, on est content d'avoir pu explorer cette région. Ce coin regorge de petites vallée avec des possibilités de balades en crêtes avec vues sur les sommets prestigieux. Et les cabanes accueillantes sont nombreuses !


Les photos ICI.


01 janvier, 2014

Exploration et gastronomie

Massif du Burat - Décembre 2013
Par Lulu et Philou avec Céline et Sandrine


Nous voilà de nouveau partis pour un séjour montagnard de fin d'année avec Céline qui était déjà avec nous l'an passé et Sandrine qui fait aussi des sorties avec le C.D. dans l'année. On sait qu'elles n'ont peur de rien et qu'on peut les emmener partout depuis nos 4 jours en Ariège en juillet où elles ont affronté : attaques de moustiques, orage, grêle, forêts de ronces et de fougères, terrains scabreux, etc... Nous innovons en partant dans la vallée de la Garonne sur le GR10 où se perchent 3 cabanes, ce qui nous laissent le choix pour dormir.
30/12 : arrivée au parking de départ vers 12 H 30, déjeuner et préparation des sacs. On monte sur le sentier dallé et glissant qui nous laisse songeurs pour la descente. Les intempéries récentes et datant aussi du printemps ont laissé de nombreuses traces : boues et débris sur le sentier, arbres couchés et nombreux branchages. Il faut parfois se mettre à 4 pattes pour passer ! La cabane d'Artiguessans (1025 m) est atteinte en 1 H 20 sans se presser. Située dans une clairière enneigée, elle est entourée de forêt. Pas difficile de se ravitailler pour le soir. Une petite source coule à côté et il y a une table en pierre sur la terrasse, c'est royal ! Il fait d'ailleurs meilleur dehors car la cabane est glaciale. Nous passons cependant une bonne soirée devant la cheminée.

31/12 : 4° au réveil, on est mieux dehors pour prendre le petit-déj. Le ciel est un peu nuageux et il faut doux. Départ ensuite, toujours sur le GR10 qui commence à être bien enneigé. On chausse les raquettes vers 1250m et on s'engage sur un beau sentier qui nous mène au soleil mais pas où nous devions aller ! Demi-tour, on retrouve la direction de la Cabane d'Artigue (1350 m) où on s'abrite pour le pique-nique. Après une nouvelle erreur d'aiguillage et une montée raide sous l'oeil curieux des isards, on trouve la cabane des Courraux (1586m) située dans un beau cirque enneigé. La vue sur les crêtes frontières est magnifique, dommage qu'elles nous cachent le soleil ! On s'installe et on prend un petit café avant de redescendre chercher du bois, moments scabreux sur des pentes raides pour trouver des branches mortes. Mais le résultat s'avère payant : il faut faire de la braise pour les magrets, c'est vital ! Très bonne soirée avec un apéro au Gewurtztraminer et foie gras, suivi de magret de canard et patates à la braise avec un Château Gruaud-Laroze 1989..... Nous n'attendrons pas minuit pour nous coucher car nous sommes un peu anesthésiés...

01/01 : Toujours 4° au réveil, beau ciel bleu mais il faut repartir. Nous ne verrons pas le soleil car ce versant est à priori toujours à l'ombre à cette saison. Mais la neige y est très bonne pour une belle descente en raquettes. Le bas du sentier, pavé, sera le responsable de quelques glissades, comme on l'avait prévu... Arrivés vers 11 H 30 au parking, on profite enfin du soleil pour faire une brève toilette et se changer. C'est qu'on est attendu dans un endroit spécial... En effet, Lulu avait réservé dans un petit résto fort sympathique à Lannemezan : Le restaurant de la Demi-Lune où le menu de fête fit grande impression.

 Ma foi, c'est une bonne habitude que nous avons prise, en changeant de coin et trouvant de belles petites cabanes accueillantes. Tant que la météo s'y prêtera, on y reviendra !

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