18 juillet, 2010

Gros plan sur le Mont Blanc

Le Tour des Aiguilles Rouges
du 14 au 17 juillet 2010

Trappeurs : Lulu et Philou

Un beau périple de 4 jours afin de se mettre en jambe pour un long séjour dans les Alpes !
A la suite : 1 semaine d'escalade et alpinisme avec l'APEM de Poitiers, 1 semaine de randonnée et escalade au départ de Valoire, 1 semaine d'escalade et alpinisme avec le CAF Rochelais.




28 juin, 2010

Objectif Balaïtous

26/27 juin 2010 : Le Balaïtous par le glacier et la cheminée de Las Néous.
Trappeurs : Jako, Xav, Lucile, Philippe avec Fabio et Babeth (de La Rochelle).

Le vendredi soir, Babeth et Fabio partis de La Rochelle, rejoignent Jean-Jacques , Lucile et Philippe à Saintes. De là, cap au sud vers Saint-André de Cubzac où nous récupérons Xav le Trappeur sur le parking du Mac Do. Un peu avant minuit, nous arrivons à Arras en Lavedan, où des amis de Jean-Jacques nous offrent le gite pour la nuit.
Samedi 27 juin : Après un délicieux petit-déjeuner au jardin, nous quittons à regret nos sympathiques hôtes d'une nuit et la promesse alléchante d'un chevreau à la broche pour rejoindre la maison du Parc national des Pyrénées du Plan d'Aste, où nous laissons les voitures.
Malgré des sacs à dos lourdement chargés (matériel d'alpinisme et de bivouac oblige), nous gagnons rapidement le sympathique refuge Ledormeur (1917 m) ; après une courte pause, nous le laissons derrière nous pour poursuivre la remontée de la vallée, vers le sud-ouest puis plein sud jusqu'au grand plat très humide de la Pacca à 2105 m. C'est là que nous installerons notre camp de base.

Nous attaquons la pause déjeuner sous un soleil encore chaud mais qui se voile rapidement. La situation météo se dégrade et l'idée d'un délicieux bain dans les torrents de fonte glacés doit bien vite être abandonnée. Vers 15 heures, nous montons rapidement les tentes. Choix judicieux ! Les premières gouttes commencent à tomber et à 15 h 30, une brutale averse de grêle et de pluie mêlées nous forcent à nous réfugier dans les minuscules tentes de bivouac. Nous n'en ressortirons que 4 longues heures plus tard.Après un copieux diner sous un ciel qui se dégage rapidement, nous gagnons nos couchages vers 22 h pour une courte nuit.

Dimanche 28 juin, 4 h 15 : Branle-bas de combat. Petit-déjeuner, puis départ une heure plus tard, à la lumière des frontales car la pleine lune se voile d'une couverture nuageuse pas trop inquiétante. Il fait doux, beaucoup trop ; aucune gelée nocturne n'est venu durcir la neige abondante et humide, heureusement bien tassée.
Dans le vallon que nous remontons, l'enneigement, exceptionnel pour la saison, est continu dès 2150 m. Nous progressons facilement, sans même chausser les crampons, jusqu'au pied du glacier de Las Néous, vers 2600 m. Le soleil levant enflamme les roches austères des murailles qui nous dominent au sud. Nous filons plein ouest, remontant le glacier sur une neige déjà lourde et sans consistance, qui oblige le premier à tracer pour les suivants.

Vers 8 heures 15, nous atteignons le pied de la cheminée qui va nous permettre de gagner le sommet. La rimaye est bien comblée mais la neige sans cohérence nécessite beaucoup d'attention dans les dernières pentes raides. Elle monte beaucoup plus haut que lors de notre ascension de 2006 et la cheminée elle-même reste bien enneigée, ce qui ne nous facilite pas la tâche. Comble de malchance, le brouillard monte et le temps se couvre rapidement.

Xav attaque la première longueur en tête sur neige puis sur mixte jusqu'au premier relais. Philippe puis Lucile le suivent. Le filet d'eau glacée qui dégouline sur le rocher détrempe les gants en quelques secondes.La petite plateforme qui accueille la première cordée est étroite et surtout très instable : partout des cailloux branlants menacent de se détacher au moindre mouvement et de plonger dans la cheminée.Jean-Jacques attaque la montée en tête de la seconde cordée. Xavier repart sur la seconde longueur pour dégager de la place.
Quand Jean-Jacques rejoint Lucile et Philippe au premier relais, les premières gouttes commencent à tomber et les cordes sont trempées, nous décidons de redescendre.
Un rappel nous permet de regagner le glacier, puis nous attaquons le retour. La petite pluie s'est bien vite interrompue, mais le temps est toujours menaçant. Nous sommes de retour au camp vers 11 heures ; démontage rapide puis descente jusqu'au refuge Ledormeur pour y déjeuner à l'abri.
Malgré la météo peu favorable et l'échec final, ce fut un beau weekend de montagne. A quand le prochain ?

23 mai, 2010

A la recherche du Mont Perdu

22/23 MAI 2010

Trappeurs : Eric, Philou et Lucile
C'est un projet que nous avons depuis longtemps : monter au refuge de Tuquerouye, puis au sommet du Mont Perdu, 2e nuit au refuge de Goriz et retour par la Brèche de Roland. C'était prévu déjà l'année dernière pour la Pentecôte mais nous avions annulé pour cause de mauvais temps. Puis cette année pour l'Ascension mais nous avons également renoncé à cause des conditions hivernales et il est tombé beaucoup de neige.
Pour ce week-end de Pentecôte, la météo annonce un réchauffement mais nous voulons tenter notre chance. Donc, nous voilà parti avec l'espoir de réaliser enfin cette course. Nous partons vendredi soir, bivouac à l'arrache sur le parking de la via ferrata de Coumély.
Samedi matin, nous sommes prêts à 7 H 30 à Gavarnie, pas un chat... Nous montons tranquillement sur le sentier des Espuguettes. Nos sacs sont pleins : nourriture pour 3 jours, duvet, vêtements chauds et matériel pour la progression sur le glacier.
Au refuge des Espuguettes : nous voyons 3 espagnols qui arrivent d'en haut, sans doute du couloir Swann. Nous continuons notre route, la neige apparait et commence à être bien molle. Au fur et à mesure de notre progression vers la Hourquette d'Alans, nous nous enfonçons jusqu'aux cuisses et il est très difficile d'avancer. A midi, il nous reste une dizaine de mètres pour atteindre la Hourquette mais nous n'en pouvons plus ! Et nous savons que de l'autre côté, il y a encore du chemin jusqu'au vertigineux couloir de Tuquerouye. Nous abandonnons avec regret et révisons notre programme : nous passerons la nuit au refuge des Espuguettes et monterons au Pic de Pimené le lendemain. Nous passons la fin de la journée à lézarder au soleil.
Le soir, nous mangeons devant un magnifique tableau : Astazous, Gavarnie, Vignemale, Ardiden qui se recouvrent de nuages.

Dimanche matin, nous partons à 7 H 00 pour le Pimené, la neige porte un peu mieux. Au sommet du Petit Pimené à 2 660 m, nous sommes stoppés par des corniches de neige qui ne demandent qu'à céder sous nos pas. Nous profitons du paysage et apercevons les monceaux de neige qu'ils nous auraient fallu traverser pour atteindre Tuquerouye si nous avions continué la veille. Pourtant le Mont Perdu est là, en face de nous, et nous nargue !
Alors voilà ! Il n'y a plus qu'à trouver une autre date, avec de meilleures conditions.... Peut-être l'année prochaine, un peu plus tard dans la saison.
Mais attention : un trappeur de se décourage jamais !

15 mai, 2010

Nouveaux passeports en poche

ORIENTATION


Les 13/14 mars 2010 à Aspet : Lucile, Philou et Guigui.

Nous avons obtenu notre passeport "cartographie /orientation" et cela au prix d'une mythique course d'orientation de nuit ! 6 balises à retrouver dans les bois d'Aspet en un minimum de 4 heures.













GRANDES VOIES ROCHEUSES

Les 8/9 mai 2010 : Jako, Lucile et Eric. Nous nous sommes rendus en Ariège pour apprendre de nouvelles techniques de grimpe en artif. Sur les falaises de Sinsat, nous avons utilisé étriers, crochets fifi, pitons en tous genres qui n'ont plus de secret pour nous !

Ensuite, sur les falaises de Roquefixade, nous avons grimpé sur coinceurs et friends dans de belles fissures.



Nous avons donc empoché notre passeport vert "course de rocher", validé par les cadres du Comité Régional Midi-Pyrénées.

22 février, 2010

Des montagnes de sable !

Février 2010 : Lucile et Philippe s'envolent une nouvelle fois pour le Maroc.
Cette fois, destination le grand sud pour goûter au désert. C'est le moment idéal car il y a très peu de touristes à cette saison.
Trajet : vol Bordeaux/Marrakech, bus jusqu'à Zagora via Ouarzazate, taxi collectif jusqu'à M'Hamid au bout de la vallée du Draa, où s'arrête la route.
"A M'Hamid, nous trouvons rapidement un jeune qui organise des treks dans le désert. Il est un peu dérouté par notre demande car nous ne voulons qu'un chamelier ! En effet, nous préparons nous-mêmes notre trek avec achat de nourriture pour 7 jours et nous sommes autonomes avec matériel de bivouac.

Nous partons donc avec Brahim et deux dromadaires pour un circuit dans le désert marocain. Le terrain est d'abord plat avec un peu de végétation puis nous abordons des zones de dunes très jolies, marchons dans le lit asséché du Draa. Les dromadaires portent des bidons d'eau car nous ne trouverons des puits seulement 3 fois durant le trajet.

Le climat était très changeant : chaud au début puis tempête de sable à la fin et même une averse de pluie glacée ! Nous avons pu dormir à la belle étoile quelques fois.
Avant d'arriver au lieu de bivouac, nous faisions provision de bois mort pour le feu et le rituel du thé. Nous avions emmené de la farine et Brahim nous a fait du pain de sable.



Au retour vers Zagora puis Ouarzazate, de grosses précipitations ont inondé les route et le Tizzi n'Tichka était sous la neige.

Bien sûr, il nous reste encore plein d'idées pour revenir dans ce beau pays. Déjà l'envie d'un trek plus long et toujours en autonomie...."

01 février, 2010

Trappeurs givrés



MONT DORE - 30/31 JANVIER 2010

Trappeurs : Lucile, Philou, Guigui, Eric.

C'est lors de la manifestation "Auverglace" que nous avons révisé diverses manoeuvres d'encordement sur arêtes et en couloirs et appris quelques astuces.
Les plus courageux ont essayé la cascade de glace et le dry tooling. Là encore, des températures bien au-dessous de 0° nous ont accueilli.




20 octobre, 2009

Grimpettes en folie !

17-18 Octobre 2009 : Avec un troupeau entier de trappeurs : Jako, Xav, Lucile, Cliff, Guigui, Philippe, Lolo et Yohan.

Vendredi, nous voilà partis à deux voitures (du Jamais vu !) direction Arras en Lavedan chez Caro et sa voisine pour passer la nuit.
Samedi, temps clair et froid sec : nous partons direction Barèges puis la piste de la Glère. Nous laissons les voitures à 1650 m pour partir chargés comme des mulets : matos d'escalade et de bivouac. Puis c'est la montée jusqu'au pied du refuge que nous abandonnons pour filer vers le lac de La Mourelle (2320 m) où nous installons le bivouac, joli petit village de 4 tentes.
Après un repas rapide, nous attaquons la montée vers la Hourquette de Mounicot, au pied de la crête de la Mourelle. Les moins fatigués s'équipent : Jako et Xav, Cliff et Guigui partent dans la voie de 250 m qui aboutit au sommet de pic du même nom. Belle course d'arête faite pour les gros bras.
Le soir, après une toilette glacée dans le lac, nous attaquons l'apéro autour d'un petit feu de bois de rhododendrons. La température s'abaisse jusqu'à - 5°C au moment du coucher. Jako en profite pour tester son duvet "Shocking blue" en dormant à la belle étoile. Dimanche matin : le lever prévu à 6 H 30 est retardé d'une heure, on s'extrait difficilement des duvets étant donné la température toujours aussi fraiche.
Nous partons direction la Brèche du Néouvielle à 2900 m. Au pied de l'arête des 3 Conseillers, Xav part à l'assaut du pic des 3 conseillers puis du Turon de Néouvielle tandis que deux cordées se forment : Jako avec Lucile et Philippe, et nos deux tourtereaux : Cliff et Guigui.









200 mètres d'escalade très variée dans un cadre grandiose sur un beau rocher nous mènent au sommet du pic de Néouvielle à plus de 3000 m.
Cette fois encore, nous mettrons beaucoup plus de temps que sur le topo, mais c'est surtout la descente dans les éboulis et les pierriers qui fut longue et fastidieuse, sans parler de la Brèche de Chaussenque à remonter puis descendre ! Cela aurait été beaucoup plus facile si nous avions eu encore des restes du glacier.
Les derniers arrivent au bivouac vers 19 H 30. Le temps de finir de ranger et de manger un peu, nous redescendons à la frontale dans la nuit noire. Ne pas se perdre surtout ! Ce qui a failli nous arriver au dernier lac quand les chefs de file (dont nous tairons les noms) sont partis plein ouest au lieu de plein nord....
Encore de la descente, interminable, sur la piste, mal aux pieds, sacs lourds, etc... Les derniers sont arrivés à 22 H 30 à la voiture ! Nous n'avons retrouvé notre lit charentais qu'à 4 h du matin !
En tout cas : ça c'est du week-end de trappeurs !
Vidéo : départ de Guigui et Cliff sur la crête de la Mourelle

10 août, 2009

Traversée des Alpes - Eté 2009 - France

1er partie : Sospel/Modane
Par Lucile et Philippe
Au nord du Mercantour

Nous revoilà partis dans une nouvelle traversée, c'est plus fort que nous ! Mais cette fois, ça va nous prendre plusieurs années ....

Pendant vingt jours, nous avons remonté l'arc alpin du sud au nord. Départ le 14 juillet de Sospel en passant par le Mercantour, l'Italie, le Queyras, Briançon et arrivée en Savoie le 2 août à Modane.


Face au massif des Ecrins

Les dix premiers jours ont été assez enneigés aux cols, parfois glacés mais de ce fait, pas beaucoup de monde en altitude et plein d'animaux : chamois, bouquetins, marmottes, et une flore magnifique. Nous avons beaucoup porté au début car pas de ravitaillement à part le repas du soir dans les refuges italiens où l'accueil a été très sympa. Ensuite, nous sommes descendus tous les 3 ou 4 jours dans des villages qui nous permettaient d'acheter de la nourriture et de dormir dans les camping pour la majorité bruyants.
Heureusement, nous avons profité de nombreux bivouacs dans de beaux coins : près d'un lac, dans une clairière, au gré de nos envies. Nous avons également testé une cabane de berger et un refuge d'hiver.
Dénivelé positif cumulé : 18 715 mètres !
Quelque part au bord d'un lac italien...

Par chance, nous avons eu beau temps sauf à la fin : pluie, froid et neige à 3000 m nous ont fait écourter notre périple de deux jours.
Nous sommes prêts pour la suite qui promet d'être belle, au départ de la Vanoise pour filer vers le Mont Blanc et la Suisse...

23 juin, 2009

Au bout de la corde...

Eperon Nord du Petit Vignemale - 20/21 juin 2009
Trappeurs : Lucile, Eric, Philou, Lolo, Jako, xav, accompagnés d'Olivier de La Rochelle et Stéphane d'Angoulême.
Le départ de l'éperon
Départ le vendredi soir pour les 4 premiers qui passeront une nuit humide sur le parking de la Fruitière à Cauterets. Le samedi, départ à 10 H du Pont d'Espagne pour le refuge des Oulettes où le reste de la troupe les rejoindra. Dimanche matin : levés à 4 H 45 pour partir à 5 H 30. On commence par traverser le glacier des Oulettes en visant la base de l'éperon. Philou et Lolo continuent vers le col pour faire le sommet par la voie normale.
Stéphane et Eric
Pendant ce temps, les cordées s'équipent : Jako emmène Stéphane et Eric, Olivier sera le chef de cordée de Lucile et Xav. Très peu d'équipement en place, chaque cordée doit pitonner et deséquiper. Cela prend du temps, d'autant plus que la 2e cordée à une corde de 80 mètres ! La vue est magnifique sur les sommets environnants, le glacier et les séracs. L'éperon se rétrécit pour nous faire évoluer sur une belle arête. Après 360 m de grimpe, le sommet est atteint au bout de 7 H 30 pour les premiers et 10 H pour les seconds. Heureusement, nous sommes le jour le plus long de l'année. Il fait beau mais le brouillard envahit la vallée. Arrivés au refuge à 20 H, il faut se retaper un peu avant de ranger et descendre. La descente, très éprouvante, se terminera à la frontale !
On reprend des forces au refuge avant la longue descente...
Une très belle course qui nous apprendra cependant à être plus vigilant quant au matériel à emporter et au temps à évaluer.

19 mai, 2009

On a trop Bubu !

Sierra de Partacua : Couloir Bubu (sommet el Triptico)
Mai 2019 - Trappeurs : Lucile, Philou, Jako, Guigui, Eric.

Notre projet initial était de s'attaquer à la voie des Séracs du Petit Vignemale. Jean-Jacques avait déjà réservé nos places au refuge des Oulettes. Mais les prévisions météo nous obligent à changer nos plans à deux jours du départ, pas question d'annuler une fois de plus ! Nous passerons le col du Pourtalet pour filer en Espagne dans la Sierra de la Partacua, plus connue pour son sommet la Peña Telera (2.762 m). Nous avons choisi d'y gravir un couloir de neige nommé Bu-bu (coté AD).


Nous quittons Fontcouverte à quatre, récupérons Jako sur le parking du célèbre MacDo de Saint-André de Cubzac et filons plein Sud. Petit pique-nique sous le soleil en cours de route, puis arrivée vers 22h30 à l'auberge du chemin de Perchades à Bilhères en Ossau, que Lulu nous a dégottée sur internet. Bonne pioche : les sympathiques gérants Odile et Jean-Louis nous offrent un pot de bienvenue et notre petit dortoir est spacieux et accueillant... Le lendemain matin, nous dégustons un bon et copieux petit-déjeuner en admirant la vue magnifique ! Le tout pour 15 € par tête : une bonne adresse à retenir.


Samedi matin, après un arrêt à Laruns pour le pain et au col du Pourtalet pour trouver une carte, nous filons vers le village de Piedrafita de Jaca (environ 20 km du col). Et nous voilà sur la piste, chargés comme des mulets puisque nous transportons le matériel de grimpe et de bivouac. Nous admirons au passage la flore de printemps, les torrents alimentés par la fonte des neiges et la Pena Telera qui scintille sous le soleil.

Nous choisissons de bivouaquer sur un petit plateau à 1850 m, près de ce que nous pensons être le couloir Bubu. L'herbe y est moelleuse à souhait, mais l'eau manque ; il y a bien de la neige, mais pas très propre en cette fin de printemps. Après un bon pique-nique, il faut donc redescendre un peu plus bas pour s'approvisionner en eau. C'est là qu'on se rend compte que notre couloir se trouve beaucoup plus à droite de la Peña et qu'il nous faudra marcher environ une heure demain pour arriver au pied.

Cela ne nous décourage pas et l'apéro est servi ! Nous sommes au lit vers 21 h pour se lever tôt.

Dimanche, le réveil sonne à 3h30 ! Le ciel a l'air dégagé. Nous partons à 4h20 pour rejoindre le pied du couloir. Là, nous nous équipons : baudrier, crampons, piolets. La neige est déjà molle mais tient bien.

Au départ, le
couloir est large et la pente de 35°, puis elle s'accentue jusqu'à des passages à 60°. Nous faisons deux cordées : Jako suivi de Lucile et Philou, Guigui avec Eric. La neige a fondu par endroit et nous oblige à quelques pas de mixte sur le rocher pourri... d'où des chutes de pierres, heureusement sans conséquence. Les relais sont là pour nous permettre de faire de courtes pauses.



Ce couloir de 500 mètres nous prendra environ 4 heures. A 9h30, Eric en tête de la seconde cordée en finit avec Bubu .
Au sommet, nous nous trouvons sur la crête enneigée de la Sierra de la Partacua. Nous contournons El Tripitico (2612 m) pour trouver le couloir en Z oùPlusieurs relais vont nous permettre de descendre en rappel sa partie haute.
A 12h45, nous sommes de retour au bivouac pour un déjeuner bien mérité. Voilà une belle course qui nous redonne du baume au coeur !

Merci à Charles Thiébault pour le topo fort bien fait
trouvé sur son site "Par vaux et monts".