23 juin, 2009

Au bout de la corde...

Eperon Nord du Petit Vignemale - 20/21 juin 2009
Trappeurs : Lucile, Eric, Philou, Lolo, Jako, xav, accompagnés d'Olivier de La Rochelle et Stéphane d'Angoulême.
Le départ de l'éperon
Départ le vendredi soir pour les 4 premiers qui passeront une nuit humide sur le parking de la Fruitière à Cauterets. Le samedi, départ à 10 H du Pont d'Espagne pour le refuge des Oulettes où le reste de la troupe les rejoindra. Dimanche matin : levés à 4 H 45 pour partir à 5 H 30. On commence par traverser le glacier des Oulettes en visant la base de l'éperon. Philou et Lolo continuent vers le col pour faire le sommet par la voie normale.
Stéphane et Eric
Pendant ce temps, les cordées s'équipent : Jako emmène Stéphane et Eric, Olivier sera le chef de cordée de Lucile et Xav. Très peu d'équipement en place, chaque cordée doit pitonner et deséquiper. Cela prend du temps, d'autant plus que la 2e cordée à une corde de 80 mètres ! La vue est magnifique sur les sommets environnants, le glacier et les séracs. L'éperon se rétrécit pour nous faire évoluer sur une belle arête. Après 360 m de grimpe, le sommet est atteint au bout de 7 H 30 pour les premiers et 10 H pour les seconds. Heureusement, nous sommes le jour le plus long de l'année. Il fait beau mais le brouillard envahit la vallée. Arrivés au refuge à 20 H, il faut se retaper un peu avant de ranger et descendre. La descente, très éprouvante, se terminera à la frontale !
On reprend des forces au refuge avant la longue descente...
Une très belle course qui nous apprendra cependant à être plus vigilant quant au matériel à emporter et au temps à évaluer.

19 mai, 2009

On a trop Bubu !

Sierra de Partacua : Couloir Bubu (sommet el Triptico)
Mai 2019 - Trappeurs : Lucile, Philou, Jako, Guigui, Eric.

Notre projet initial était de s'attaquer à la voie des Séracs du Petit Vignemale. Jean-Jacques avait déjà réservé nos places au refuge des Oulettes. Mais les prévisions météo nous obligent à changer nos plans à deux jours du départ, pas question d'annuler une fois de plus ! Nous passerons le col du Pourtalet pour filer en Espagne dans la Sierra de la Partacua, plus connue pour son sommet la Peña Telera (2.762 m). Nous avons choisi d'y gravir un couloir de neige nommé Bu-bu (coté AD).


Nous quittons Fontcouverte à quatre, récupérons Jako sur le parking du célèbre MacDo de Saint-André de Cubzac et filons plein Sud. Petit pique-nique sous le soleil en cours de route, puis arrivée vers 22h30 à l'auberge du chemin de Perchades à Bilhères en Ossau, que Lulu nous a dégottée sur internet. Bonne pioche : les sympathiques gérants Odile et Jean-Louis nous offrent un pot de bienvenue et notre petit dortoir est spacieux et accueillant... Le lendemain matin, nous dégustons un bon et copieux petit-déjeuner en admirant la vue magnifique ! Le tout pour 15 € par tête : une bonne adresse à retenir.


Samedi matin, après un arrêt à Laruns pour le pain et au col du Pourtalet pour trouver une carte, nous filons vers le village de Piedrafita de Jaca (environ 20 km du col). Et nous voilà sur la piste, chargés comme des mulets puisque nous transportons le matériel de grimpe et de bivouac. Nous admirons au passage la flore de printemps, les torrents alimentés par la fonte des neiges et la Pena Telera qui scintille sous le soleil.

Nous choisissons de bivouaquer sur un petit plateau à 1850 m, près de ce que nous pensons être le couloir Bubu. L'herbe y est moelleuse à souhait, mais l'eau manque ; il y a bien de la neige, mais pas très propre en cette fin de printemps. Après un bon pique-nique, il faut donc redescendre un peu plus bas pour s'approvisionner en eau. C'est là qu'on se rend compte que notre couloir se trouve beaucoup plus à droite de la Peña et qu'il nous faudra marcher environ une heure demain pour arriver au pied.

Cela ne nous décourage pas et l'apéro est servi ! Nous sommes au lit vers 21 h pour se lever tôt.

Dimanche, le réveil sonne à 3h30 ! Le ciel a l'air dégagé. Nous partons à 4h20 pour rejoindre le pied du couloir. Là, nous nous équipons : baudrier, crampons, piolets. La neige est déjà molle mais tient bien.

Au départ, le
couloir est large et la pente de 35°, puis elle s'accentue jusqu'à des passages à 60°. Nous faisons deux cordées : Jako suivi de Lucile et Philou, Guigui avec Eric. La neige a fondu par endroit et nous oblige à quelques pas de mixte sur le rocher pourri... d'où des chutes de pierres, heureusement sans conséquence. Les relais sont là pour nous permettre de faire de courtes pauses.



Ce couloir de 500 mètres nous prendra environ 4 heures. A 9h30, Eric en tête de la seconde cordée en finit avec Bubu .
Au sommet, nous nous trouvons sur la crête enneigée de la Sierra de la Partacua. Nous contournons El Tripitico (2612 m) pour trouver le couloir en Z oùPlusieurs relais vont nous permettre de descendre en rappel sa partie haute.
A 12h45, nous sommes de retour au bivouac pour un déjeuner bien mérité. Voilà une belle course qui nous redonne du baume au coeur !

Merci à Charles Thiébault pour le topo fort bien fait
trouvé sur son site "Par vaux et monts".


25 avril, 2009

Escalade à Riglos - avril 2009

Trappeurs : Karelle, Eric, Lucile qui ont eu la chance de se rendre dans ce lieu mythique de la grimpe. A voir sur :

http://molluxe.canalblog.com/archives/2009/04/index.html

12 mars, 2009

Un nouveau bricolage : la tente salle à manger

Un nouveau bricolage du désormais spécialiste Philou : la tente salle à manger transformable en stockage des sacs à dos pour la nuit.

Notre petite tente légère ne nous permet pas de stocker nos sacs à dos pour la nuit. Nous les laissons généralement à l'extérieur enveloppés dans un sac poubelle ou un poncho.
Pour notre trek au Maroc avec portage par mule, j'ai mis au point une petite "tente salle à manger".

Ici, on peut voir Philou faire les premiers essais dans son jardin !
Les ingrédients : Une bâche renforcée achetée en grande surface de bricolage (3 m x 4 m), 4 morceaux de lien élastique acheté au mètre puis découpé, quelques sardines alu de récupération et le tapis de sol d'une vieille tente. L'ensemble est léger et peu encombrant une fois plié. Coût total : environ 8 €.

Un bâton de rando étaie l'ensemble et nous permettra de diner "au chaud" ou au moins, à l'abri de la pluie et du vent. Et quand vient la nuit, il suffit de coucher le bâton au sol et de recouvrir la bâche de quelques pierres pour la transformer en abri à toute épreuve pour les sacs.
Ci-contre : la première utilisation en février dans le Djebel Sarho (soirées fraiches et du vent).

Bilan : Protection efficace contre le vent, le soleil ou la pluie ; une bâche un peu plus grande serait plus confortable.

10 mars, 2009

DJEBEL SARHO - MAROC - Février/mars 2009

Par Lucile et Philippe

Le Maroc est un pays trop fréquenté à la belle saison, nous étions sûrs de trouver la tranquilité en hiver.
En effet, après avoir préparé notre parcours, pris l'avion pour Marrakech et le bus pour Keela M'gouna, nous n'avons pas mis longtemps à trouver un muletier pour nous emmener dans le Djebel Sarho. Le temps d'acheter quelques vivres au marché et nous étions prêts pour 6 jours d'autonomie.
Nous avons traversé ces belles montagnes au relief très varié, aux paysages étonnants. C'était le printemps là-bas, les vallées étaient bien vertes et les troupeaux de chèvres encore dans la montagne. Lorsque l'été arrive, il fait trop chaud, il n'y a plus d'eau et tout le monde part vers le Haut Atlas.
Nous étions en autonomie pour la nourriture et le couchage. Nous portions juste notre sac à dos avec le pique-nique du midi. Notre abri nous a bien servi lors des soirées fraiches (il faisait nuit à 19 H) et en cas de vent. Nous avons dormi une fois chez l'habitant et c'est cette nuit là où il a neigé !
Nous retournerons au Maroc, il existe plein d'autres massifs à explorer....

19 janvier, 2009

Les trappeurs se forment

On le sait maintenant : le Poitou-Charentes, terre de plaines s'il en est, abrite en son sein des montagnards qui ont la bougeotte !

Ce week-end des 18 et 19 janvier a été riche pour les trappeurs :

- En vallée d'Ossau : Lucile, Philippe, Guillaume et Eric.
Nous avons revu les
techniques d'encordement et de sécurité lors d'un stage organisé par le Comité Départemental Charente-Maritime.



Et avec ça : de belles randos sur les pics de Canaourouye et de Chérue, voisins de l'Ossau. Nous avons obtenu notre passeport alpinisme jaune de la F.F.M.E.

Et François, aspirant trappeu
r, a obtenu son passeport blanc. Un bon début !

- A Bielsa : Xavier et Jean-Jacques.
En compagnie d'un guide, nous avons pu nous initier à la cascade de glace lors d'un stage organisé par le Comité Régional Poitou-Charentes. Nous avons fait de belles voies en tête et sur plusieurs longueurs.




















Voilà nos trappeurs prêts pour de nouvelles zaventures !

10 novembre, 2008

Seuls dans la poudreuse !


Refuge de la Glère
8/9 Novembre 2008
avec Jako, Lucile, Cliff et Eric
.



Nous avions prévu de faire la Crête de La Mourèle et le Turon de Néouvielle mais, une fois de plus, la météo en a décidé autrement ! Il a beaucoup neigé la semaine précédente : dès 1200 m et une hauteur de 1,20 m au-dessus de 2400m.

Vendredi soir : direction le gite des Cascades à Luz, fermé normalement mais la patronne est sympa et nous a laissé un dortoir ouvert. On a nos entrées maintenant !
Samedi : Barèges, parking de chez Louisette (1400m). Déjà beaucoup de neige, on ne peut pas aller plus loin en voiture. Aucun de nous ne connait l'endroit et, après un petit détour involontaire dans la forêt..., on est obligé de redescendre une pente très verticale pour retrouver notre itinéraire qui est beaucoup plus évident ! Mais nous ne sommes pas rendus, la vallée est très longue et nous devons faire la trace. Enfin, à 13 H passées, nous arrivons au refuge de La Glère (2 150m) , complètement lessivés ! Repas dehors au soleil. Le refuge est très confortable et le dortoir douillet. Il y a un poêle à bois dans la grande salle, on peut faire fondre de la neige.

Nouilles chinoises arrosées de Côte de Bourg et de Pauillac. La prochaine fois, on amènera du cassoulet pour mieux harmoniser le repas !


Dimanche : levés à 6 H 30, nous partons une heure après, le jour se lève. Là aussi, il faut faire la trace, nous avançons lentement dans un grand désert blanc, direction le Turon de Néouvielle en sachant que nous aurons peu de chance de l'atteindre, faute de temps. Arrivés dans le couloir avant le col, le vent se lève, il fait très froid et il est déjà 11 H. Donc demi-tour pour retrouver le soleil, redescendre tranquillement vers le refuge et prendre un bon repas avant la longue descente.

Très beau coin que nous sommes heureux d'avoir découvert. Nous pourrons y retourner et réaliser notre programme lors d'une saison moins enneigée.



20 octobre, 2008

GUET-APENS CHEZ LES TRAPPEURS !

Refuge Russell : 18/19 octobre 2008 avec Xav, Lucile, Jako, Eric, Karelle, Guillaume, Lolo et Cali.

Ce week-end était mijoté depuis longtemps mais pas facile à organiser puisqu'il s'agissait de tendre un guet-apens à Lolo ! En effet, il croyait avoir rendez-vous le vendredi soir à la gare de Lourdes avec Jako mais il a vu débarquer 6 trappeurs bien décidés à arroser ses 50 ans.... Chants et corne de brume ont animé la gare ... réveillant quelques bonnes soeurs assoupies !


La soirée s'est prolongée à Cauterets dans l'appartement familial de Karelle.
Le samedi, nous sommes montés au refuge Russell sous un petit crachin. Là-bas, il y avait aussi 8 jeunes fêtards.... donc la soirée fut très animée ! Et encore plus quand 5 autres jeunes ont débarqué dans la soirée.Il a fallu se serrer pour loger à 20. Notre copieux menu : toasts au foie gras avec du Loupiac, fondue savoyarde et cannelés maison, bien arrosé comme il se doit.

Une vidéo édifiante de l'ambiance de la soirée ! :

Le lendemain : décrassage en montant au col de Cestrède, ce qui nous fit le plus grand bien.... avant de descendre à la voiture où il s'est remis à pleuvoir.
Bon, d'accord, ce n'était pas un week-end très sportif... mais c'est sympa aussi de prendre le temps de faire la fête !

30 septembre, 2008

Népal 2008 - Manaslu, Annapurna, Langtang

Du 8 octobre au 11 décembre 2008
Notre Philou nous abandonne pour partir au Népal.

Suivez ses zaventures sur : http://www.chapeauvoyageur.blogspot.com/

23 septembre, 2008

Trappeurs heureux !

PIC DE CAMPBIEIL (3173 m) et PIC BADET (3160m)

Septembre 2008 avec Xav, Lucile, Philippe, Cliff, Eric.

Cette fois, c'est la joie au coeur que nous partons, sûrs d'une météo idéale. Le départ se fait toujours de Fontcouverte mais maintenant il faut s'arrêter en chemin pour prendre Xav, de nouveau girondin. Le point de ralliement se trouve au MacDo de St André de Cubzac.
La route est longue jusqu'en Vallée d'Aure et nous arrivons vers minuit et dans le brouillard au parking du lac de Cap de Long (2175 m). Installation rapide du bivouac grâce aux tentes 2 secondes et dodo. Samedi matin, grand beau un peu frisquet. Le petit déjeuner est pris et les sacs sont faits, assez lourds puisqu'on se trimballe tout le matériel pour le bivouac et pour l'escalade. 700 m de montée jusqu'au pied du Campbieil où nous faisons une pause casse-croute.
Puis nous laissons les gros sacs pour monter au sommet par la Hourquette de Cap de Long.
Très belle vue du Mont Perdu au Balaïtous en passant par Gavarnie et le Vignemale. Descente par les éboulis puis installation du bivouac près des petits lacs.
La toilette des grands fauves est vite faite dans l'eau glacée. Nous filtrons de l'eau pour le lendemain et les repas. Nous sommes dans un endroit très bizarre, désertique, qui doit se transformer en lac au printemps. Lorsque le soleil se cache, le brouillard arrive et un petit vent se lève, il fait nettement plus froid. Nous nous abritons derrière les petites murettes pour manger. L'apéro se cantonne à quelques apéri-cubes puisque personne n'a eu le courage de monter une bouteille !

Nous sommes dans les duvets vers 20 H.

Dimanche matin, il fait 4° dans la tente. Xav, qui avait seulement pris son double toit a dormi habillé.
Nous laissons nos affaires inutiles dans un creux de rocher. Départ pour l'ascension du Pic Badet : pierriers, éboulis puis rochers et belle crête pour finir. Au sommet, toujours une vue splendide et pas un nuage. Nous nous équipons pour la suite vers le Pic long : un crête très aérienne. Il a neigé le week-end d'avant ce qui rend la progression difficile par endroit, on ne voit pas toujours les cairns. Il faut désescalader, si on se loupe c'est l'atterrissage 100 m plus bas sur le glacier.
Arrivés en milieu de crête, ça devient de plus en plus chaud : couloir glissant, rocher gelé (nous sommes sur la face nord) et l'heure tourne. Nous décidons de descendre en rappel vers le glacier. Malgré notre expérience de grimpeurs et la vivacité de notre Cliff, il nous faut tout de même pas mal de temps pour tirer 4 rappels et descendre tous les cinq jusque sur le glacier, à un endroit moins pentu.
En fait, nous retrouvons nos affaires vers 14 H 30. Le temps de manger et de tout ranger, nous arrivons au parking vers 17 H 15. Nous serions bien restés une journée de plus. Pour une fois qu'il fait beau !
Le retour est long avec une pause épique au MacDo de Langon. Mais c'était que du bonheur !