15 août, 2008

Haute Route Pyrénéenne - partie 2

Juillet/Août 2008 : Traversée des Pyrénées par la Haute Route (Luchon/Banyuls).
Par Lucile et Philippe.
Cette deuxième partie s'est faite en 25 étapes, comme la première. Le début s'est avéré périlleux car les cols entre 2700 et 3000m étaient très enneigés pour la saison.

Le temps a été correct avec du froid certains matins, même en Espagne, et du très chaud en s'approchant de la Méditerranée. Il a fallu braver les attaques de moustiques, porter des sacs lourds avec parfois 5 jours de nourriture (peu de points de ravitaillement), marcher sous le crachin ariégeois. Quelquefois, le découragement s'est fait sentir lors d'errances hors sentier, le passage d'interminables pierriers ou à la fin de longues étapes (départ à 8 H, arrivée à 19 H).
Mais tout cela était vite oublié quand nous traversions de superbes vallées en profitant de la flore variée, sympathisant avec des chevaux.

Nous avons installé notre bivouac près de torrents ou de lacs, et près des sources à la fin du périple. Trois nuits se sont passées dans des petits refuges ou cabanes non gardés.

Et tout ça s'est terminé devant un bon verre de Banyuls !

26 mai, 2008

Neige mouillée !

24-25 Mai 2008
Refuge d'Arrémoulit
Jako, Lucile, Philippe, Xav, Eric.

Nous n'en pouvions plus d'annuler les sorties depuis le mois de mars pour cause de mauvais temps, déjà qu'il n'est pas facile de trouver une date où tout le monde est disponible ! Donc ce week-end, malgré les prévisions peu optimistes, nous comptions sur la "fenêtre" annoncée par Météo France dans les Pyrénées Atlantiques pour dimanche matin.

Samedi 24 : départ du Caillou de Soques vers 9 H, sous une pluie fine mais persistante qui devient franchement froide aux alentours de 2000 m. Nous rencontrons la neige assez rapidement et elle est très épaisse et lourde au Col d'Arrious. Nous tentons d'accéder au passage d'Orteig sous un vent glacial. Mais il est trop dangereux de s'y aventurer, le passage est glacé. Donc, demi-tour et descente raide vers le Lac d'Artouste puis remontée aussi raide vers le refuge d'Arrémoulit que nous rejoignons à 13 H 30. Nous sommes bien humides, voire trempés pour certains imprévoyants qui se croient au printemps.... Un bon repas pour se retaper, une toilette, des vêtements secs et on s'est mis au chaud dans les duvets en écoutant le vent souffler.
A 17 H, le temps s'est radouci et nous profitons de la vue sur les sommets alentours plus ou moins dégagés.
Puis, c'est l'heure de l'apéro : une bonne bouteille, du foie gras, des apéricubes.... ça vous remet un trappeur d'aplomb à 2300 m par temps hivernal !

La nuit fut bonne malgré les périgrinations de Jako et de ses bouteilles à l'utilisation plus que douteuse.... Nous n'en dirons pas plus, il faut l'avoir vécu pour comprendre....

Dimanche 25 : délégué pour le bulletin météo de 6 H, Jako se recouche aussitôt levé : les sommets sont bouchés et le temps très perturbé, pas la peine de tenter quoi que ce soit. Nous repartons après 9 H sous la tempête de neige. Les accalmies sont très brèves et nous avons aussi droit à la pluie, l'orage et la grêle pendant la descente au Caillou de Soques. A midi, nous sommes attablés au resto du Pic du Midi à Gabas devant une bonne garbure !
Ce week-end, plutôt gastronomique, nous a tout de même permis de tester nos nouveaux achats : pantalons, vestes, chaussures, qui ont fait leurs preuves. Nous essayons de retrouver un semblant de moral en attendant nos prochaines sorties sous le soleil....

14 mai, 2008

Le tour du Sancy

10, 11 et 12 mai 2008, par Lucile et Philippe

Annulation de la sortie au Mont Perdu pour cause de météo capricieuse : damned !
On ne va pas se laisser abattre, il a l'air de faire à peu près beau dans le Massif Central. Nous voila partis vendredi direction le parking du Capucin au Mont Dore où nous passons la nuit.

Samedi 10 : départ avec les sacs à dos chargés de nourriture pour deux jours et du matériel de bivouac. Nous longeons les crêtes très abruptes et encore enneigées. Le temps est gris et le vent froid. Au sommet du Puy de Sancy, nous ne restons pas longtemps vu le nombre de touristes montés en téléphérique... En bas, nous trouvons encore pas mal de neige pour la saison. Puis nous marchons sur les crêtes qui longent la vallée de Chaudefour, le soleil est au rendez-vous. Nous apercevons des chamois. Après la pause déjeuner, descente dans la vallée où il y a pas mal de visiteurs. Nous installons le bivouac près du torrent dans un petit bois hors de vue des promeneurs.
Dimanche 11 : nous remontons sur les crêtes de la vallée de Chaudefour côté Est, les pâturages sont remplis de jonquilles. Nous admirons la "crête de coq" et la "dent de la rancune" où nous aimerions bien revenir grimper le lendemain. C'est à la fin de la pause de midi que la grêle et la pluie sont venues nous déranger. Les ponchos sont sortis. Arrivés au-dessus du Mont Dore, le soleil est déjà de retour. Nous traversons la ville et remontons au parking du Capucin sous la chaleur.

Lundi 12 : les précipitations de la veille au soir ont tapissé les sommets de grêle et la température a chuté. Il faut abandonner l'idée d'aller grimper sur la Crête de Coq. Nous allons faire une randonnée qui se terminera par une grosse averse et un pique-nique dans la voiture !
L'Auvergne, c'est pas si mal après tout, très jolie au printemps. En attentant que les Pyrénées soient disposées à nous accueillir, nous avons pu nous entraîner un peu et faire du dénivelé.

29 mars, 2008

Séance d'oxygénation !

Refuge Russel

MARS 2008 :
Par Cliff et Xav

Les jambes engourdies aprés tant d'immobilisme, il nous fallait les remettre en action tant pour le physique que pour le moral des troupes. "les troupes" vont pour des raisons d'emploi du temps se limiter à Cliff et Xav! Nous voilà partis ce jeudi 27 mars et ce pour deux jours. La premiere nuit, si on peut parler de nuit, dans le Partner, est éxécrable avec un grand E.

Petit déj à Cauterets puis direction la Raillère ; arrivée au refuge Russel (1980m), petit casse croute puis il faut allumer la cheminée histoire de diffuser un peu de chaleur. Vers 16 H, nous sortons pour couper d'autres bois, la neige tombe abondamment et le vent commence a souffler. En cours de soirée, nous sommes obligés d'arrêter le feu car le vent souffle la fumée de la cheminée dans la pièce et nous sommes plus prés de ressembler à des jambons fumés que des trappeurs. Coucher 19h30 et lever 7h30.

Le lendemain, dehors 40 cm de poudreuse, la descente est un vrai régal, le soleil pointe le bout des ses rayons et nous sommes heureux d'être là, même si la rando s'est limitée à la montée au refuge mais nous le savions avant de partir, l'essentiel est ailleurs !

@ + pour de nouvelles aventures.

28 janvier, 2008

Baptème de trappeur !

PIC D'ARDIDEN : 26/27 Janvier 2008
Trappeurs : Jako, Lulu, Guigui et le petit dernier : Eric.

En cette fin janvier, douce pour la saison, un week-end ensoleillé est annoncé. Nous partons comme d'habitude le vendredi soir, direction Argelés où un nouveau gite nous accueille : "Notre Dame de l'Estaou" à Ayros-Arbouix. Gite confortable, propriétaire charmante, prix raisonnable.
Samedi matin, nous arrivons vers 10 H au parking de la Raillère au-dessus de Cauterets. Les sacs sont déjà prêts. Il faut quand même y ajouter : raquettes, crampons, piolet, ARVA, sonde et pelle.
Après quelques petits raidillons dans les bois, nous arrivons dans la vallée de la Fruitière que nous longeons un grand moment. La neige, déjà présente, est relativement dure. Nous prenons notre temps et profitons du magnifique paysage, du calme et faisons une pause.
Nous sommes obligés de chausser les raquettes 1/2 heure avant le refuge Russell, que nous atteignons vers 14 H. Quel plaisir de déjeuner au soleil, en face du Vignemale et du couloir de Gaube (convoité par certains trappeurs !).
Ensuite, il faut penser à s'installer et surtout à s'occuper du bois. En plus de la fameuse scie du trappeurs (invention de l'année, rappelons-le !), nous trouvons au refuge une hâche et une longue scie. Nous descendons dans la forêt et trouvons du bois mort de toutes tailles.

Guigui, le roi de la flambée, réchauffe le refuge dès le coucher du soleil. L'apéro est préparé : vin rouge, saucisson et toasts grillés pour le foie gras apporté par Eric (il est bien ce petit nouveau, il prend déjà de bonnes habitudes !). Nous sommes les plus heureux ! Une pensée pour nos trappeurs restés à la maison et qui nous manquent.


Le dortoir est un vrai frigo, chacun dort plus ou moins bien. Dimanche, le réveil sonne à 6 H et nous partons à 7 H à la lumière des frontales et d'un quartier de lune. Jako fonce tête baissée vers le col de Culaus alors que nous devons bifurquer bien avant. Nous rattrapons notre itinéraire par une pente déjà bien bavante et nous apercevons au loin le Pourtau des Agudes (passage pour la voie normale) que nous avons loupé. Pour gagner du temps, nous décidons d'attaquer le couloir qui se présente devant nous et qui mène au sommet. Crampons et piolet sont sortis, on ne plaisante plus. La pente s'accentue, la neige se durcie, il faut être prudent, Lucile n'est pas rassurée. Arrivé sur les premiers rochers, Jako essaie de nous dégommer avec un gros caillou mais c'est raté ! Nous voici dans du mixte, quelques derniers efforts, la pente se redresse, nous sortons de la combe et le paysage s'offre à nous. Le sommet du Pic d'Ardiden est atteint à 11 H : 2989 m ! Nous profitons de la vue sur les massifs alentour : Gavarnie, Vignemale, Balaïtous. Pas un nuage et pas de vent.
Il faut attaquer la descente par la crête (voie normale) et passer le Pourtau des Agudes. Nous avons failli encore louper ce passage puisque Jako, le sournois, tente une nouvelle fois de se débarrasser de nous dans une brèche vertigineuse. Mais c'est encore raté ! On a la peau dure !


Vers 14 H, nous retrouvons notre douillet refuge où nous pouvons décompresser et reprendre des forces au soleil. Il fait bon, on a envie de rester.... Mais le devoir nous appelle, les obligations, le travail, les bras d'une dulcinée... Il faut rentrer.... 2 H 30 de descente finissent d'achever nos muscles et nos orteils.
Voilà, tout y était : une météo idéale, un refuge accueillant, une course magnifique. Et un nouveau trappeur ! Eric est donc sacré "trappeur 1er piolet", il l'a bien mérité. On arrose ça bientôt !

12 janvier, 2008

MELI-MELO PHOTOS






















02 janvier, 2008

Réveillon face à l'Ossau

  par Lucile et Philippe

En cette fin d'année 2007, nous avons de nouveau été tentés de passer un réveillon en montagne. Sur le chemin des lacs d'Ayous, à 1700 m d'altitude, se trouve la petite cabane du col long d'Ayous, juste à la sortie de la forêt.

Nous laissons la voiture à Gabas car la route est interdite l'hiver. La neige est présente bien avant le barrage de Bious-Artigue et nous chaussons les raquettes. En 3 heures de marche tranquille, nous rejoignons la cabane et nous nous dépêchons d'aller chercher du bois mort avant la tombée de la nuit. Ce soir, la petite cheminée apportera une chaleur bien appréciable.

Au menu du réveillon : foie gras d'oie et confit de canard aux lentilles, le tout arrosé de Margaux, château Prieuré Lichine 1993. Puis c'est la nuit sur les matelas en mousse de la mezzanine.

Le matin du jour de l'an, 0° dans la cabane mais toujours un beau soleil qui nous invite à monter jusqu'au col d'Ayous, avec une magnifique vue sur les lacs gelés et toujours l'Ossau. Puis descente au refuge pour déjeuner sur la terrasse. Nous n'avons croisé personne de la journée.

Dans la forêt près de la cabane, nous avons trouvé plein de bois mort qui sera bienvenu pour une nouvelle soirée au coin du feu. Cette fois, le vent souffle, annonciateur de la perturbation prévue par Météo France. Notre sommeil a juste été troublé par le bruit d'une petite souris fouineuse dans les poches de nourriture, sinon silence total en ce lieu si fréquenté l'été.
Le lendemain, le ciel est gris. Nous redescendons par un autre chemin dans les bois et par la rive gauche du lac de Bious.
Ci-dessous, un article spécial pour l'invention de l'année !

L'invention de l'année 2008 ?


Le trappeur cherche toujours à concilier deux impératifs : l'efficacité et la légèreté. L'hiver, contrairement au bucheron dont il a parfois la subtilité, le trappeur ne peut donc se permettre d'emporter sa hache en montagne pour couper son bois de chauffage.
Philippe a trouvé la solution : Une lame de scie à bois achetée en magasin de bricolage, 4 bouchons en liège de grands crus classés et de l'adhésif solide et fluorescent : poids total de l'engin : 52g ! Et ça marche !
NB : L'adhésif fluo permet de retrouver rapidement l'outil dans les cabanes éclairées à la bougie.
Pour les bouchons, ça marche aussi avec des vins ordinaires, mais comme il faut commencer par boire les bouteilles...


A noter que cet outil a été testé uniquement sur du bois mort car, quand on est dans le Parc National et même ailleurs, on respecte la nature.

Le défi est donc lancé aux autres trappeurs pour le concours de l'invention de l'année 2008 !

14 décembre, 2007

Un nouveau trappeur !

Décembre 2007 :
On se demande encore si Karelle et François l'ont fabriqué pendant un week-end de mars au Refuge Russell ? Toujours est-il que le 14 décembre est né Rémi !

09 novembre, 2007

Népal 2007

Le 05 octobre 2007 , le début de l'aventure pour Jako et Xav ; un voyage qui ne laisse pas insensible ... Objectif : découvrir ce pays magnifique

05/10/07 : Paris

06/10/07 : Barhein

07/10/07 : NAMASTE KATMANDOU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Katmandou : ville klaxon, sale, misérable mais si attrayante


Normalement, nous aurions du séjourner à KTM seulement deux jours mais les conditions climatiques ont scotchés les avions au sol jusqu'au samedi 13. En fait, pour se rendre au départ du trek dans la vallée du khumbu, il faut prendre un autre avion qui atterrit à 2 800 mètres d'altitude sur une piste minuscule. Nous serons logés chez Amrit et sa charmante famille pendant 6 jours ou nous apprendrons beaucoup de choses sur la vie et la culture népalaise.

Samedi 13/10 : Lukla, direction Phakding à 2600m : des fourmis dans les jambes, la joie et la bonne humeur retrouvée ; ca y est , la montagne nous accueille enfin!!

Dimanche 14/10 : une des plus grosses étapes pour se rendre à Namche Bazar(3 440 m) ; quel beauté , c'est le dépaysement total : à cette altitude, nous trouvons des potagers, des multitudes de fleurs, et la forêt est omniprésente. Premiers pas sur les ponts suspendus et première vue sur l'everest : la révélation!!!! Namché aprés 4h35 de marche : village coloré et important pour cette altitude.

Jusqu'au 18 octobre c'est une marche d'approche buccolique qui nous amène au pied de l'Island Peak (6 189m), le premier sommet convoité. Mais la montagne dicte sa loi et le mal des montagnes a raison de nous; nous devons revoir le programme et abandonner l'ascension. Passage chez le médecin à 4 200m.

Du 19/10 au 21/10 : Nouvelle marche d'approche mais en direction de l'Everest pour gravir le Kala Pattar (5 640m au gps), point de vue panoramique sur le plus haut sommet de la planète (8 850 m au gps mais pas le nôtre!!).

22/10 : LA COMTEMPLATION !!!! Aprés une ascension arrassante, le sommet du Kala Pattar est atteint, Sagarmatha (nom népalais de l'Everest) est là face à nous, séquences embrassades et émotions... Une sacré récompense, c'est pour ca que l'on est venus et on sait pourquoi on est là : voir le plus haut sommet du monde, un aboutissement pour deux amoureux de la montagne. On se dit qu'on peut mourir tranquille aprés avoir été l'acteur privilégié de cette magnifique journée. Une pensée pour tous nos proches, c'est aussi pour eux et grace à eux que nous sommes ici. Une plus particulière pour le "gros". Les appareils photos crépitent à tour de rôle pour prendre la "photo"; nous en prenons une multitude au cas où la précédente serait loupée, sous un autre angle , sous une autre lumière : c'est l'everest, il est là et les mots nous manquent. Il n'y qu'à regarder, se laisser porter par cette ambiance. Plus d'une heure, nous resterons au sommet,pour ne rien oublier.Et puis, c'est l'heure de la séparation : Jean-Jacques continue le périple vers Gokyo (où nous aurions dû aller ensemble au départ du trek mais le temps en avait décider autrement et Xavier doit déja penser à la redescente.

Avant de repartir pour la métropole : shopping, visite de la ville de Bhaktapur et une bonne douche (ça faisait longtemps !!)

Un voyage inoubliable,une magnifique aventure humaine, LE souvenir qui marque une vie de trappeur !!