26 mars, 2006

Stage de survie improvisé...

Mars 2006 à la Cabane d'Aygues-Cluses (Barèges)
Les Trappeurs : Xav, Guigui, Cliff, Karelle, Lulu et Philou, ne se laissent jamais prendre au dépourvu... Quand ils sont coincés dans un endroit par le mauvais temps ? et bien ils s'occupent !

LA GROTTE : Depuis le temps que nous voulions nous essayer au bivouac hivernal, au mois de mars 2006, nous avons enfin réaliser notre "rêve" de se prendre pour un ours polaire. Il faut dire que les conditions de neige n'étaient pas reunies pour fabriquer un igloo, nous avons donc creusés un abri style "chasseurs alpin" c'est à dire une sorte de grotte dans la neige.
Aprés une heure et demi à trois pelleteuses, dernier cri de chez caterpillar Xav, Guigui et Cliff), l'abri tant attendu nous a ouvert ses portes ! tout y est : la fosse froid, le couloir d'accès, la pièce à vitre pour deux... Guigui et Xav prennent place pour la nuit. L'isolation thermique et phonique de ce genre de construction est surprenante. Au coucher comme au lever : la tempête faisait rage et aucun bruit ne transperçait cette carapace de glace alors que les autres trappeurs, dans la cabane de berger, ont connus une nuit bruyante et un réveil glacé : de la neige était passée sous la porte recouvrant les chaussures, sacs...
Une expérience à renouveller dès que possible et à plusieurs cette fois-ci...
ARVA :

Le même jour de ce mois de mars a été l'occasion de s'entrainer à la recherche de victimes d'avalanches (ARVA). Philippe ayant déja pratiqué, nous a gracieusement formé au maniement de ces ustensiles vitaux. Des exercices qui nous ont ravis (puisque nouveau matos.... hein mon cliff !!). En fait, un groupe enfouissait un arva dans la neige (UNE FOIS l'appareil mis sous tension..hein KARELLE ?) puis le reste de la troupe s'affairait à le récupérer rapidement.
Exercices à renouveler fréquemment pour se rafraichir la mémoire au cas où.....

21 novembre, 2005

Pataugeage dans la neige...

NOVEMBRE 2005 : Autour du Refuge du Marcadau

Trappeurs : Xav, Jacquot, Lolo, Lulu + Christian.
Partis le vendredi soir, en cette fin novembre plutôt fraîche, la température était basse en arrivant au Pont d'Espagne.... Ne trouvant pas de gazon pour se poser, nous avons adopté le bitume (à contre coeur car c'est contraire à notre pratique...). C'est donc à l'intérieur de la gare du téléphérique que nous avons élu domicile. Christian, plus prudent, a dormi dans le Toy.

Samedi : au réveil, il a fallu quitter le duvet bien douillé pour se préparer et prendre le petit-déj sur le parking. La mise en jambe s'est faite sur le plateau de Cayan. Montée jusqu'au refuge tranquille. Après un petit casse-croute, nous sommes prêts pour attaquer le sommet de la Cardinquère (2 500 m). Les raquettes sont restées au refuge (c'est malin !) et la neige est plutôt molle !

Le soir : nous sommes seuls au refuge et pouvons profiter de la petite cheminée qui réchauffe l'atmosphère tandis que la bouteille de Bordeaux réchauffe la tête....
Dimanche : dès le lever du jour, départ en raquettes direction le col de la Fâche (2 664 m) dans le but de faire le sommet du même nom. Mais l'arrivée au col est un peu tardive et certains ont les jambes en vrac... (le surmenage ? les excès de la veille ?) Donc, il est plus sage de descendre tranquillement en profitant du paysage magnifique : le Vignemale au loin..., et de prendre le temps d'un bon casse-croûte sur la terrasse du refuge avant la longue route du retour.

20 septembre, 2005

Sommets du Cirque de Lescun


Septembre 2005 : avec Xav, Lulu, Cliff, Guigui, Jako et Lolo.

En cette mi-septembre, nous avons décidé de partir à Lescun faire quelques sommets : le Pic des Trois Rois (2 444 m) et le Billare (2 309 m).
Le vendredi soir, nous nous sommes entassés dans le Fiat Ulysse avec nos sacs, direction la vallée d'Aspe. C'est vers minuit que nous avons monté les tentes à la frontale sur le plateau de Sanchèse près de Lescun, point de départ pour le lendemain.

Samedi 17 : réveil en fanfare et petit-déj dans la rosée. Puis, montée vers le plat d'Anaye où le bivouac est installé. Enfin allégés, nous sommes repartis pour l'ascension du Pic des Trois rois (2 444 m) qui se fait laborieusement dans le lapiaz en suivant une multitude de cairns disséminés à la mode espagnole... Au sommet : casse-croûte. Après la descente, en fin d'après-midi, un feu de camp est installé et l'apéro préparé, des débats animés se succèderont toute la soirée sur des sujets divers et variés tels que "la douve du mouton peut-elle avoir raison d'un trappeur ?", "une petite robe verte peut-elle faire perdre la tête à un trappeur ?" "un trappeur peut-il résister à l'appel d'une ourse en chaleur ?".
Dimanche 18 : Lever et petit-déj tranquilles, le point de départ de l'ascension du Billare est juste en face du bivouac. 700 m de dénivelé très raide puis 100 m de grimpette dans du rocher avec quelques pas d'escalade sympas. Arrivée au sommet vers 11 h mais pas question de trainer étant donné la couleur du ciel et les grondements qui se rapprochent. En effet, à l'amorce de la descente, l'orage éclate, le grand jeu : éclairs, pluies, grêle. L'arrivée au bivouac, floc-floc, le démontage et le rangement se font sous des trombes d'eau. Pour couronner le tout, impossible de descendre le sentier rapidement puisque le berger a choisi ce moment pour descendre ses moutons ! Donc, la descente jusqu'à Sanchèse se fera au pas des moutons, pataugeant dans l'eau et la crotte, le rêve !
Enfin, le fiat Ulysse est investi par 6 trappeurs affamés, mouillés, puants (la routine, quoi !). Après quelques scènes de déshabillage....CENSURE.... un pique-nique est improvisé avant de rentrer à la maison, toujours sous la pluie.
Commentaires de Lulu : "la honte ... je fais du co-voiturage avec deux collègues et le lundi matin j'ai du leur donner plein d'explications pour justifier l'odeur de chacal qui régnait dans ma voiture, sans parler des traces du pique-nique !"

25 août, 2005

Comment devient-on une vraie trappeuse ?


BOLIVIE - JUILLET/AOUT 2005 Par Karelle et Lucile




En fait, il suffit de se trouver en terrain favorable, d'avoir envie de faire un trek sympa avec bivouac, de quelques conseils d'une copine déjà trappeuse et c'est parti !

En juillet 2005, nous partons
en Bolivie pour un mois avec un agenda très chargé puisque nous comptons visiter une bonne partie du pays. Après quelques jours à La Paz, au Lac Titicaca et l'Isla Del Sol, nous montons jusqu'à 5000 m à la Laguna Verde. Nous sommes donc acclimatées à l'altitude et partons faire le fameux trek du Choro. Le bus vous laisse à "La Cumbre" (4860 m) où on se sent un peu seules... on inscrit quand même son nom sur un registre "au cas où" et le garde du parc vous indique le col à passer un peu plus haut. Une fois au col, il s'agit de descendre jusqu'au village de Chairo à 1250 m. Cela fut fait en 2 jours et demi. Le baptême eut donc lieu pour Karelle : brouillard, montage de la tente au hasard sous la pluie, nouilles chinoises, nuit mouvementée et humide, duvet à faire sécher, re-nouilles chinoises, 2e nuit dans la forêt avec plein de bruits bizarres, douche sous une cascade glacée. Et elle aime ça !!

Par la suite, nous avons fait l'ascension du Cerro Chacaltaya (5395 m) et une halte au refuge au pied du glacier du Potosi. Nous sommes reparties bivouaquer dans la région de Sorata avec notre copine Christelle. Le clou du voyage fut une journée de grimpe sur le granit rose de La Paz avec Hugo ! Bref, un voyage sympa, initiatique et plein de bonnes surprises.

Donc, nous voici avec une deuxième trappeuse sur les bras !
Alors, les garçons, des commentaires ?
La Laguna Canapa

30 mai, 2005

The Top of the trappeurs !

ANETO (3404 m)

MAI 2005 - Trappeurs : Lolo, Cliff, Guigui et Xav.

Point culminant des Pyrénées, ce sommet se trouve côté espagnol ; il fallait donc un grand week-end afin de pouvoir s'y rendre.

1er Jour :

Tant bien que mal, les quatre trappeurs arrivent à Benasque. Préparation vestimentaire et alimentaire. Départ du parking, arrivée aire de bivouac du refuge de la Rencluse. Observations.

2eme Jour :

Départ matinal, Col du Portillon, Vue sur l'Anéto...Encordement, Glacier, Rude ascension. Pas de mahomet, Guigui Tranquille, SOMMET !!!

Descente, Tout Droit, Galère, Neige

Profonde. Bivouac, Ronflements....

3eme Jour :

Rangement campement, descente, parking. Torrent Douche, Rétrécissement matos génital...

20 janvier, 2005

Un sommet, ça se gagne !

Janvier 2005 : LE TAILLON 3 144m et le Glacier du Gabietous
Trappeurs : Xav, Cliff, Lulu.

Nous sommes partis, comme à chaque fois le vendredi soir, pour un week-end montagne, direction le magnifique cirque de Gavarnie. Partant à 19 heures de Saintes, nous avons décidé de nous arrêter sur un aire de repos juste avant Argeles pour y passer la nuit. Je vous laisse imaginer la température extérieure, mais à l'intérieur du fiat ulysse, après avoir oté le troisième siège, notre petit lit douillet etait fin prêt. Chacun dans son duvet (et oui pas trés "open" notre lulu mais bon on l'aime bien quand même), la nuit a été plus que correcte et le petit dej à l'intérieur du véhicule, ça le fait bien.
Lavage de gamelles, brossage des dents, un peu de "sent bon" sous les bras et route vers Gavarnie. Conditions idéales : froid sec, soleil radieux, neige transformée (quoique!), le pied quoi !!

Nous avons laissé la voiture à la station, puis il a fallu remonter le long des pistes pour arriver enfin au port boucharo. La civilisation est derrière nous pour un jour et demi, le bonheur..
Montée au refuge des Sarradets un peu laborieuse car la neige etait juste croutée et l'inclinaison un peu rude. Le refuge des Sarradets avec vue sur la brèche de roland, à cette saison, vaut le déplacement .Nous avons atteint le refuge dans l'aprés-midi, Lulu est allée se réchauffer dans son duvet, tandis que Cliff et Xav ont passé le reste du temps (plus de deux heures) à faire fondre de la neige afin d'obtenir le précieux liquide qui va nous permetre de concocter quelques soupes, le petit dej du dimanche matin et de nous réhydrater convenablement en soirée et tout au long de la journée de dimanche. Vue la lenteur, nous avons trouvé un slogan : Réchaud bleuet = bon à jeter.
Le lendemain,temps frais, Lucile est en forme malgré un froid aux pieds persistant (ses Trezeta ne sont pas prévues pour le grand froid), les crampons crissent sur la neige durcie par le gel matinal, nous partons en direction du taillon via la brèche, la pointe bazillac. Le taillon est à nos pieds, nous sommes seuls au monde ....
Pour couronner superbement cette course, nous redescendons par le glacier du Gabietous, un peu expo au dessus d'une barre rocheuse; une fois sur le glacier et aprés l'avoir traversé, nous sommes obligés de tirer deux rappels car l'eau a gelé sur les rochers..
Une fois en voiture, stop à Intersport de Luz pour achat d'un réchaud Coleman f1 lite ; et ça c'est pas du luxe.... : réchaud Coleman = gain de temps, c'est cool, man !
Durant le chemin de retour, les orteils de Lulu se sont réchauffés et ont doublé de volume... elle s'en sort avec un gros orteil gelé. Va falloir investir dans de bonnes chaussures d'hiver !

20 août, 2004

Grimpe à la Mâture

Escalade à la Mâture - Vallée d'Aspe - Juillet 2004 par Xav et Lulu.
En vacances en vallée d'Ossau, nous décidons d'aller tâter du rocher dans la vallée d'à côté. Les voies du Chemin de la Mâture nous attirent depuis longtemps.
Nous commençons par tirer un rappel de 120 m qui nous descend près du torrent. Il faut alors remonter une belle voie en dalle :" la Major". Le problème est qu'un orage éclate et on a plutôt le feu aux fesses. Les trois longueurs sont vite avalées !
Ensuite, comme le temps se calme, nous partons dans la "Lopo", un beau dièdre. Nous finirons par la première longueur "d'Astérix et Péril", le reste étant beaucoup trop difficile pour nous.
Une bonne après-midi de grimpe tranquille dans un cadre superbe !



Xav dans la Lopo




07 août, 2004

Un petit tour de cirque

la MUNIA

Aout 2004 : Lolo, Jako et Xav
la Munia (3 133 m) par les crêtes et redescente par la voie normale.
Superbe course ou la rando laisse place à l'escalade.
Cheminement se situant entre 2 900 et plus de 3 000m.
Trés beau parcours de crêtes où les sommets se succèdent : Troumouse, Serre mourène(escalade un peu expo, excellent!!), petite et grande Munia.
Une belle journée .........

10 juin, 2004

Echec au Vignemale

Juin 2004 :  Face Nord du Vignemale
Trappeurs : Jako et Xav.
Définition du mois de Juin : les iris sont en fleurs,les jours rallongent, la nature sort de son long repos hivernal et elle explose de mille feux. Définition de la face nord du vignemale : grande voie de montagne en style terrain d'aventure, 800 mètres de verticalité.

Jako et xav se rendent dans la superbe vallée de cauterets pour y gravir en deux ou trois jours le petit et le grand vignemale par leurs faces nord.D'abord le petit, pour se familiariser avec le rocher particulier et retrouver les reflexes et les manips de grimpe.Renseignements météorologiques pris, cette escapade se présente magnifique.Arrivés au refuge des oulettes,et aprés une discution avec le gardien du refuge,il leur conseille d'inverser leurs ascensions.Attentifs et disciplinés, au lit...demain ce sera donc le grand.
Aprés une heure de marche d'approche, ils sont au pied de la voie rangeant les crampons et équipés de tout le matos terrain d'aventure(friend's,sangles, pitons,marteau...).Jako part en tète, installe un soi disant relais,et commence à avaler le surplus de corde(utilisation d'une corde à double).Stuppeur !!!!un cri continu vient rompre ce silence matinal bien connu des montagnards qui se levent tot ; jako est en train de devisser, xav ne voit rien, ne sait pas trop ce qui se passe mais saisit la corde instinctivement et comme la paroi n'est pas trop verticale à cet endroit, jako s'arrete aprés une dizaine de mètres passés sur le cul.Il reprend ses esprits,remonte, installe un "vrai" relais,essaie d'avaler la corde(un brin est coincé),et donne les consignes d'usage à xav qui s'élance à son tour.Refroidit par l'immobilisme de l'attente et un peu stressé par l'incident, xav part dans sa longueur assuré par un seul brin et se bat avec l'autre pour le décoincer et ne pas perdre l'équilibre."Relais".
"qu'est ce qui s'est passé avec le relais?"
"Heu...j'avais mis un seul coinceur et en voulant décoincé la corde, je me suis désaxé, il s'est barré et j'ai dévissé"
Première longueur de mer....Peut être un signe....

Allez, il faut repartir,ils sortiront de la voie mais surement pas en huit heures car coté cheminement c'est pas mal mais c'est un peu moins vrai pour les differentes manips.Il est environ 16 heures, et voilà c'est fini : l'orage, un orage d'aout, est sur eux et il va les harceler durant deux heures ; tout y est, la pluie torentielle, la grèle,les éclairs et la foudre qui tombe dans la face de la pointe chausenque(100 mètres peut etre à vol d'oiseau).Les voilà, suspendus sur leur petite terrasse de 30 cm de large , avec 500 mètres sous les pieds et ne pouvant plus progresser.
Là, c'est mal barré mon pote à la compote !
Vers 18 heures environ, leur salut viendra par la voie des airs : l'hélico du PGHM de Tarbes ; merci les gars !
Hélitreuillage, dépose au refuge, nuit réparatrice.S' ils étaient parvenus à sortir de la voie, cela aurait été la première ascension de la saison 2004 dixit le gardien du refuge. En fait ce fut peut être le premier secours hélitreuillé !!
Et le petit vignemale?non, non......merci

P.S : le poids est l'ennemi du montagnard, mais il est toujours necessaire d'avoir au moins pour deux : un poncho, une tikka plus pour les signaux lumineux de détresse, un sifflet, de la patience et ..un brin de chance...

03 avril, 2003

Sommet dans les airs

AVRIL 2003 Trappeurs : Xav, Jacquot, Lulu, Lolo.

Commentaires de Lucile : en ce début avril, la neige est toujours présente au col du Pourtalet. La montée au refuge de Pombie se fait donc en raquettes. Il est agréable de pouvoir profiter du soleil à cette saison avant le froid de la nuit. Le refuge d'hiver se trouve vite plein après l'arrivée d'un troupeau géant d'espagnols. Très sympathique, le repas est pris tous ensemble. Chacun déballe ses spécialités culinaires. Celles des trappeurs étant, comme chacun sait : saucisson, fromage, pain de campagne et Bordeaux !

Dimanche : levés tôt, Xav et Jacquot se préparent pour l'ascension de l'Ossau par le col de la Fourche et descente par la voie normale. Ils pensent être de retour au refuge vers 15 H 00. Je reste avec Lolo qui est en convalescence (opération des pieds). Après avoir fait une balade en raquettes au Pic de Peyreget, nous commençons à attendre, observer le col de Suzon aux jumelles, attendre, attendre ! Les espagnols reviennent les uns après les autres, ils n'ont pas pu terminer l'ascension de la voie normale du pic à cause de l'enneigement et n'ont pas vu nos deux loustics. Le refuge se vide, l'heure tourne, je m'inquiète pour mes petits. Vers 17 H 30, le brouillard nous cache le col et le pic, il est temps de prendre le téléphone de secours du refuge. Plus tard, nous entendrons l'hélico tourner un moment et venir se poser près du refuge. Un secouriste descend pour nous rassurer : nos trappeurs arrivaient juste au pied de la voie normale et ont préféré descendre à pied. Ouf ! Nous les attendrons encore un moment car ils sont trés fatigués. Après un bon thé chaud, tout le monde reprend la descente vers le parking, la nuit tombe... Le retour sera long... Je surveille mes marmottons qui dorment au fond de la voiture....

Commentaires de Xav : Nous partons du refuge de Pombie à 6heures du mat. Nous remontons la raillère de Pombie en direction du col de la fourche. Les crampons mordent bien dans la neige cristallisée par le gel, le froid est saisissant mais la pente nous réchauffe trés vite. Nous débouchons au col de la Fourche et attaquons le sommet du pic du midi d'ossau par la face nord par une voie cotée AD ; la cotation correspond à la saison estivale, mais la neige change la donne. Néanmoins, nous progressons à un rythme régulier et le sommet (2 884m) est atteint. Un vent démoniaque nous accueille , et c'est parti pour la descente par la voie normale.

A partir de ce moment là, les risques objectifs vont nous harceler jusqu'au pied de la voie normale : la neige sans consistance va nous poser des problèmes récurents lors des descentes de cheminées, mise en place des relais... Il nous faudra six heures pour redescendre du sommet jusqu'au refuge de pombie, d'où l'inquiétude, bien compréhensible de nos amis, relatée un peu plus haut ; la prudence s'imposait.

Nous nous en tirons avec un moindre mal : le casque de xav déformé par un caillou "volant" et un gant "volant"perdu au pied de la voie ..

La morale : Quand les conditions sont mauvaises, prends ton temps et tout se passera bien.